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SIBO & pullulation bactérienne

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SIBO & pullulation bactérienne

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:25

SIBO : l’invasion des mauvaises bactéries dans votre intestin

Les chercheurs les plus en pointe sont aujourd’hui convaincus que de très nombreuses maladies trouvent leur origine au fond de l’intestin grêle. La cause ? Une pullulation bactérienne que les scientifiques anglo-saxons appellent S.I.B.O. Elle pourrait être enrayée grâce à un protocole naturel encore inconnu en France.

Par le Dr. Antonello D’Oro, Médecin spécialiste en rhumatologie, formé en médecine nutritionnelle et fonctionnelle, il exerce cette spécialité depuis 15 ans à Genève. Le Dr d’Oro tient également un blog d’information sur la nutrition depuis de nombreuses années ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]).

Idées clés

- Le microbiote est le centre de notre immunité.
- Si vous souffrez régulièrement de ballonnements, d’éructation, de flatulences, de reflux gastrique, de douleurs abdominales et / ou de diarrhée, où même de fatigue inexpliquée, la plupart de ces troubles proviennent de l’intestin grêle où il y a un excès de bactéries (Sibo).
Il y a un lien étroit entre la pullulation bactérienne et  la maladie cœliaque (côlon irritable ou IBS).
- Sibo, FODMAP, sensibilité au gluten, intolérance au lactose, etc. concourent à faire le lit d’une inflammation de bas grade de la muqueuse intestinale. Or, une inflammation de bas grade affaiblit l’étanchéité intestinale (leaky gut). C’est la porte ouverte à la réaction auto-immune.

Comprendre le processus qui amène la perméabilité intestinale :
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Re: SIBO & pullulation bactérienne

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:36

Article :

Pas un jour ne passe sans qu’un média nous parle de notre microbiote : c’est devenu le sujet « fétiche » des nutritionnistes, ceux-ci nous expliquent souvent comment bien le nourrir.
On affirme qu’il est important de manger beaucoup de végétaux, des fibres, des fruits etc. Les produits lactofermentés ont aussi le vent en poupe : presque chaque jour un nouveau prébiotique est présenté.

Pourtant, de nombreuses personnes se sentent mal en mangeant la plupart de ces aliments sains. Elles souffrent fréquemment de troubles digestifs variés : ballonnements, éructation, flatulences, reflux d’acidité, douleurs abdominales, diarrhées… Ou même de troubles divers mal définis comme une fatigue inexpliquée, des troubles cognitifs, des états anxio-dépressifs, des intolérances alimentaires, etc.
NDLR : La digestion brûle 10 à 15 % de notre énergie.

La plupart de ces troubles proviennent de notre intestin grêle – c’est un carrefour important de notre santé – car trop de bactéries au mauvais endroit provoquent d’innombrables symptômes. Cet excès de bactéries dans l’intestin grêle s’appelle S.I.B.O.
Sibo signifie en anglais « small intestinal bacterial overgrowth » que l’on peut traduire en français par une « pullulation bactérienne de l’intestin grêle ».
Depuis quelques années, la communauté médicale témoigne d’un intérêt grandissant pour le Sibo et les recherches dans ce domaine sont en forte augmentation.

50 maladies associées à cette affection de l’intestin grêle
De nombreuses études médicales montrent que cette affection est associée à au moins une cinquantaine de maladies aussi diverses que la rosacée, une maladie dermatologique fréquente1, les thromboses veineuses profondes2, la fibromyalgie3, le diabète4, la maladie de Parkinson5, le syndrome des jambes sans repos6 ou l’autisme7, ainsi que de nombreuses autres maladies. Les maladies métaboliques comme l’obésité et le syndrome métabolique8-9 sont clairement en relation avec la pullulation bactérienne de notre intestin grêle, autant chez l’adulte10-11 que chez l’enfant12-13.
À l’avenir, la prise en charge de ces maladies métaboliques devra de plus en plus tenir compte du Sibo.
NDLR : Notre immunité dépend à 70 % de l’état de santé de notre microbiote !
De nombreux nutritionnistes comme le Pr Gerard E. Mullin, du Johns Hopkins Hospital à Baltimore, aux  États-Unis, proposent de traiter d’emblée cette affection chez la plu¬part des personnes obèses.
1-32 : les références sont consultables en ligne : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Côlon irritable et Sibo : et si c’était la même chose ?
Aujourd’hui, la médecine regroupe la plupart des plaintes digestives fonctionnelles sous le diagnostic du « côlon irritable ». Ce syndrome toucherait 5 à 10 % de la population, soit presque 6 millions de Français. Le syndrome du côlon irritable est évoqué sur la base de critères cliniques, mais sans tenir compte des causes qui sont encore peu comprises. Pourtant, la relation entre le côlon irritable et le Sibo a été fréquemment constatée.
Depuis déjà une dizaine d’années, on évoque le lien étroit entre les fermentations de l’intestin grêle (Sibo) et le côlon irritable 14. Ces dernières années, de nombreuses études confirment cette hypothèse bactérienne en montrant la relation entre le côlon irritable et la présence d’une pullulation bactérienne aux tests respiratoires 15-16-17. Certains chercheurs estiment que de nombreuses personnes souffrant de côlon irritable souffrent en réalité de Sibo. D’autres pensent que le Sibo représente une des causes principales du côlon irritable (environ 60 % des cas de côlon irritable). Dans tous les cas, on peut estimer que des millions de personnes en France présentent un Sibo sans le savoir avec des conséquences loin d’être négligeables sur leur santé.

Votre médecin ignore sûrement le Sibo… ou il préfère l’ignorer
Malgré cela, ne soyez pas étonné si votre médecin ne connaît pas ce diagnostic, ni les protocoles de traitement qui le concernent. Les raisons de cette ignorance sont difficiles à comprendre alors que les études sont de plus en plus nombreuses dans ce domaine. Et c’est même pire : de nombreux gastro-entérologues sont de plus en plus dérangés par ces hypothèses qui complexifient leur vision simpliste du côlon irritable. Dans une étude de 2017, des auteurs s’inquiétaient de la multiplicité des causes reliées au côlon irritable : Sibo, FODMAP, sensibilité au gluten, intolérance au lactose, etc. Ils se demandent si l’on n’a pas ouvert la boîte de Pandore18. On devrait plutôt se réjouir de mieux comprendre les mécanismes complexes des troubles digestifs, car c’est la seule façon d’améliorer la prise en charge de ceux qui en souffrent.

Fugure1 : Les ballonnements créent une pression douloureuse
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
100 milliards de bactéries dans 1 cuillerée à café
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Le Sibo, c’est simplement une prolifération de bactéries anormalement nombreuses dans l’intestin grêle (N° 5, ndlr). Normalement, la majorité des bactéries intestinales se trouvent dans le gros intestin (N° 4 = colon ou gros intestin, ndlr). Pour vous donner un ordre d’idée, une cuillerée à café de fluide de l’intestin grêle contient à peine 100 000 bactéries. Cela n’est rien comparé aux nombreuses bactéries du gros intestin atteignant 10 à 100 milliards de bactéries par cuillerée à café. Cette différence provient du fait que le rôle de l’intestin grêle est d’effectuer surtout l’absorption et la digestion de nos aliments. De plus, l’intestin grêle se débarrasse des bactéries et des aliments non digérés (fibres) en les propulsant efficacement vers le gros intestin pour être pris en charge. En effet, le gros intestin est une usine à fermenter nos fibres et dont la biodiversité et la quantité des bactéries sont essentielles à notre santé. C’est le microbiote.
Si l’on revient à l’intestin grêle, on peut comprendre qu’une prolifération bactérienne enflammant la muqueuse intestinale va interférer avec la digestion et l’absorption normale des aliments, et être responsable d’innombrables problèmes de santé.


Dernière édition par Luc le Sam 23 Déc 2017 - 8:26, édité 1 fois

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Les principaux symptômes du Sibo

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:42

Troubles digestifs : gaz, ballonnements, constipation ou diarrhées
Nous avons vu que lorsqu’il y a trop de bactéries dans votre intestin grêle, les bactéries en excès commencent à profiter des résidus alimentaires non digérés. Les bactéries, en fermentant ces résidus, libèrent fréquemment des gaz de fermentation dont un des plus fréquents est l’hydrogène, et parfois le méthane.

Que se passe-t-il quand l’intestin est rempli de gaz ? Les symptômes dus à ces gaz sont souvent des ballonnements, des flatulences et même des douleurs abdominales. Les douleurs sont dues à la sensibilité des intestins à la pression. Cette sensibilité peut être exacerbée lorsque l’intestin est chroniquement sous pression. On retrouve également des épisodes de diarrhée ou de constipation, quelquefois en alternance. Les nausées et les reflux d’acidité sont également fréquemment constatés dans le Sibo. Probablement la pression des gaz intestinaux réduit-elle la vidange gastrique vers l’intestin grêle et, par pression, pousse le bol alimentaire vers l’œsophage. En traitant un Sibo, on assiste souvent à la disparition des reflux gastro-œsophagiens.

Figure 2 : Le Sibo favorise l’anémie et la fatigue chronique
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Attention aux carences nutritionnelles
Si le Sibo ne se manifestait que par des troubles digestifs, le problème ne serait pas si important. Mais étant donné l’impact sur la muqueuse intestinale, le Sibo peut favoriser de nombreuses carences nutritionnelles délétères pour notre santé. Les problèmes de carences peuvent se manifester par des troubles d’absorption des graisses en raison de la capacité des bactéries à bloquer l’activité des sels biliaires. Le Sibo peut ainsi avoir des carences en vitamines liposolubles essentielles pour notre immunité telles que la vitamine A, D ou E, ou d’une mauvaise absorption des acides gras essentiels.
La déficience en B12 est un problème important avec le Sibo car les bactéries consomment la vitamine B12 avant que le corps n’arrive à l’absorber. La B12 joue un rôle important, incluant la formation de notre ADN, la qualité de notre sang et la santé de nos nerfs. Le manque de B12 peut se manifester par de la fatigue, de la dépression, des troubles de la mémoire, des fourmillements ou une anémie (mégaloblastique). En fait, le Sibo, par sa capacité à enflammer la muqueuse de l’intestin, peut engendrer des difficultés d’absorption de nombreux micronutriments avec des carences multiples.

Les dégâts de la perméabilité intestinale
Nous avons vu qu’en endommageant notre muqueuse intestinale qui devient plus perméable, des particules alimentaires non totalement digérées et des fragments bactériens peuvent pénétrer dans notre corps, obligeant le système immunitaire à réagir. C’est ainsi qu’un Sibo peut être accompagné d’intolérances alimentaires, de céphalées, de douleurs articulaires, d’un état de fatigue chronique, etc. Cette hyperperméabilité intestinale peut également être liée à divers troubles neurologiques (migraines, autisme) ou psychologiques (dépression, anxiété).

Les explosives douleurs de Mme HB (encadré)
Mme HB, 65 ans me consulte en novembre 2016 en raison de divers problèmes digestifs com-prenant des ballonnements, des gaz fréquents, des douleurs épigastriques ainsi que des selles défaites. Elle souffre aussi d’un diabète insulinodépendant depuis plusieurs années. D’autre part, elle se plaint de symptômes dépressifs se caractérisant par une baisse de moral et des troubles du sommeil.
Je lui propose d’abord de faire un test au bicarbonate de sodium qui met en évidence une tendance à l’hypochlorhydrie gastrique. La prescription d’enzymes digestives avec de la bétaine HCL ainsi qu’un cocktail de plantes amères permet rapidement une meilleure digestion et une réduction des reflux d’acidité. Un test respiratoire de fermentation au lactulose met en évidence une fermentation à l’hydrogène importante indiquant clairement un SIBO.
Je lui recommande une diète FODMAP associée à des préparations à base d’huiles essentielles.
En quelques semaines, les symptômes digestifs disparaissent. Son humeur s’améliore nettement. Elle parvient mieux à gérer son stress. Elle veille désormais à éviter les aliments qu’elle tolère mal, et grâce à une prescription d’Iberogast, elle a réussi depuis à maintenir une bonne motricité digestive. (Fin de l’encadré).

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Microbiote perturbé & eczéma

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:46

Et même des conséquences psychologiques !
Concernant les troubles de l’humeur tels que dépression et anxiété, la causalité est plus complexe. On connaît depuis un certain temps l’importance de l’axe cerveau-intestin. Ainsi, on sait depuis longtemps que des états de stress peuvent influer sur notre intestin. Mais plus récemment, on a pris conscience que la communication va dans les deux sens. Le cerveau émotionnel peut perturber l’intestin, mais un intestin endommagé ou un microbiote perturbé peuvent également perturber le cerveau.
Ainsi, bien que le stress soit une cause importante de Sibo, un intestin enflammé et un écosystème perturbé peuvent également affecter notre cerveau et générer des états de stress ou d’anxiété. Des chercheurs ont ainsi montré, dans une population de personnes consultant pour des troubles digestifs, une forte relation avec des troubles psychologiques tels que l’anxiété ou la dépression. Ces états anxieux ou dépressifs étaient corrélés significativement à un Sibo19.

Des symptômes cutanés
Un problème de Sibo peut se manifester par une crise d’acné, d’eczéma, voire une éruption cutanée. Un Sibo peut favoriser des problèmes cutanés de nombreuses façons, par exemple en interférant avec l’absorption de vitamines et nutriments importants pour la peau (vitamines A, E, acides gras polyinsaturés).
Figure 3 : Un eczéma peut cacher un Sibo
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 
D’autre part, cela peut être en relation avec l’hyperperméabilité intestinale et également avec la modification du microbiote intestinal pouvant altérer la flore cutanée et favoriser des états inflammatoires locaux.

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Causes du SIBO

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:51

Quelles sont les causes du Sibo ?

Il est important de se rappeler que, dans le Sibo, cela ne sert à rien de blâmer les mauvaises bactéries mais que l’important est de comprendre la cause qui a permis à certaines bactéries de proliférer. Nous allons survoler les aspects principaux de ce problème de déplacement spontané de bactéries, mais il me semble plus important d’insister sur certaines causes qui peuvent être prises en charge par des modifications de notre style de vie.

Des troubles de la motilité intestinale (encadré)
Un des rôles importants de l’intestin grêle est de se débarrasser des résidus alimentaires non digérés (fibres), ainsi que des bactéries, en les repoussant vers le gros intestin. Dès lors, tout ce qui empêche le nettoyage naturel de l’intestin grêle peut favoriser un Sibo. Ce nettoyage de l’intestin dépend de la motilité intestinale, c’est-à-dire des mouvements propulsifs et rythmiques du MMC (migrating motor complex). Dans certaines conditions, ce système moteur migratoire devient insuffisamment efficace pour faire bouger le contenu digestif qui stagne ainsi dans l’intestin grêle. De nombreuses maladies peuvent altérer ce système, telles que le Parkinson, le diabète, l’hypothyroïdie(20), l’amyloïdose ou la sclérodermie.
Plus récemment, grâce aux travaux du Dr Pimentel, il a été montré que, lors d’une gastro-entérite, la plupart des bactéries pathogènes ont la possibilité de sécréter une toxine appelée CDT (cytholethal distending toxin). Cette toxine va altérer le MMC qui permet le nettoyage naturel de notre intestin. Notre système immunitaire, en s’attaquant à cette toxine, va, par confusion (mimétisme moléculaire), générer des anticorps contre notre complexe moteur migratoire. Cela va progressivement provoquer un ralentissement des contractions intestinales et favoriser une pullulation bactérienne (Sibo). Depuis peu, il existe un test sanguin (IBSchek) qui permet de confirmer ce mécanisme expliquant l’apparition fréquente d’un côlon irritable après une gastro-entérite(21). Ce test est très utile pour différencier un côlon irritable classique d’un côlon irritable post-infectieux(22). De plus, si ce test est positif, cela indique que le MMC dysfonctionne de façon persistante et que le risque de Sibo est permanent. (Fin de l’encadré).

Stress et Sibo : les meilleurs amis
Probablement, de nombreux Sibo sont favorisés par le stress. On sait qu’il y a une forte connexion entre le cerveau émotionnel et les intestins. Si vous mettez quelqu’un dans une situation stressante, vous constatez que son microbiote change de façon importante. En vérité, le stress peut favoriser un Sibo de multiples façons ; par exemple, dans un état de stress chronique, il existe une baisse de l’immunité, ce qui peut entraîner une prolifération de bactéries opportunistes. Le stress perturbe également nos sécrétions gastriques. Cela favorise une mauvaise digestion, augmentant le risque de Sibo. Le stress est également accompagné de troubles de la motilité intestinale également reliés au Sibo. C’est pourquoi, pour prendre en charge le Sibo, une stratégie efficace doit inclure une bonne gestion du stress.


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Pullulation bactérienne favorisée par la prise d'antibiotiques répétée

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:54

Le rôle des antibiotiques
Figure 4 : La prise fréquente d’antibiotiques déstabilise le système immunitaire
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]La prescription massive d’antibiotiques pour la moindre raison est probablement l’une des causes majeures de la perturbation de notre écosystème intestinal et du Sibo. Les antibiotiques sont une grande percée de la médecine occidentale et ont permis de sauver d’innombrables vies. Toutefois, il existe aujourd’hui un grand problème de sur-prescription. Des études récentes montrent clairement que celles-ci sont souvent inutiles, le problème étant fréquemment viral23-24.
Rappelez-vous que lors de la prise d’antibiotiques, ce ne sont pas seulement les mauvaises bactéries responsables de l’infection qui meurent, mais également une partie de nos bonnes bactéries. Nous avons besoin de bonnes bactéries pour contrôler les intrus, sinon nous permettons aux mauvaises bactéries de proliférer.
Donc, réfléchissez à deux fois avant de prendre un antibiotique sans certitude de son absolue nécessité. D’autre part, il est important de se rappeler que notre plus grande consommation d’antibiotiques provient de l’apport de résidus d’antibiotiques dans la viande industrielle que nous consommons.


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Reflux gastrique & bactéries intestinales

Message  Luc le Ven 22 Déc 2017 - 23:57

Le manque d’acidité de l’estomac
Une croyance médicale bien implantée est de croire que les symptômes du reflux gastro-œsophagien sont dus à un excès d’acidité, alors qu’en réalité, dans une majorité des cas, il s’agit plutôt d’un manque d’acidité. Les sensations de brûlure ne sont pas dues à trop d’acidité, mais au contact de l’acidité gastrique avec la muqueuse de l’œsophage. Ce reflux vers l’œsophage est souvent favorisé principalement par une augmentation de la pression intra-gastrique due à des fermentations de bactéries au niveau de l’intestin grêle ou de l’estomac. La célèbre « hernie hiatale », responsable selon les médecins du reflux, n’est en fait qu’un épiphénomène qui favorise secondairement le reflux.
Il est toutefois important de comprendre que la prescription d’antiacides comme les IPP ne permet pas de traiter les causes du reflux, mais uniquement les symptômes. Ces médicaments vont même perpétuer le problème gastrique. En effet, nous avons besoin d’un certain niveau d’acidité pour activer correctement nos enzymes digestives et dénaturer certains aliments. L’arrivée dans l’intestin grêle d’aliments mal digérés par la diminution de l’acidité gastrique va favoriser la pullulation bactérienne (Sibo), ce qui devient également un problème chez les enfants qui reçoivent de plus en plus d’IPP (25). Une méta-analyse de 2017 publiée dans une revue de gastroentérologie a confirmé le risque de Sibo par une consommation régulière des IPP (26).


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Gluten et Sibo ?

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 0:00

Et le gluten ?
L’intolérance au gluten est également en relation avec le Sibo. Une étude de 2014 a montré que les deux tiers des personnes souffrant de la persistance de troubles gastro-intestinaux après l’arrêt du gluten étaient testées positives pour un Sibo (27). Et même si vous n’avez pas de maladie cœliaque, le gluten peut être souvent un problème. En effet, selon certaines études, 7 à 29 % de la population serait sensible au gluten, ce qui pourrait favoriser la survenue d’un Sibo par mal-digestion.
Figure 5 : Les personnes souffrant de maladie cœliaques sont davantage sujettes au Sibo
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Re: SIBO & pullulation bactérienne

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 0:04

Avez-vous le Sibo ?
Il y a plusieurs manières de dépister un Sibo. En premier lieu, le test estimé de référence serait une analyse bactérienne du liquide de l’intestin grêle par aspiration. Cela sous-entend qu’il faut faire une endoscopie jusque dans l’intestin grêle pour réaliser un prélèvement. C’est un test invasif et peu plaisant. De plus, la mise en culture de ce liquide n’est pas très performante si l’on en croit une étude publiée dans Science qui montre que cette méthode ne teste que 20 % du microbiote et peut passer à côté d’un diagnostic de Sibo. Les analyses de selles pour rechercher des germes ne permettent pas d’évaluer l’activité bactérienne de l’intestin grêle. En effet, une analyse de selles évalue plutôt la flore du gros intestin, tout en sachant que 90 % du microbiote intestinal n’est pas détectable par cette méthode. Un examen de selles peut toute¬fois être utile pour rechercher une maldigestion (examen de digestion, élastase fécale), une inflammation (calprotectine) ou des pathogènes (parasites, bactéries).

La méthode diagnostic la plus utile : les tests respiratoires
Les bactéries de notre intestin se nourrissent de certains sucres complexes. En faisant cela, elles produisent divers métabolites gazeux, dont les plus étudiés sont l’hydrogène et le méthane. Ces gaz sont en partie absorbés par la paroi intestinale et après être passés dans notre sang et nos poumons, ils sont finalement exhalés dans notre souffle. C’est pour cela que la mesure de l’hydrogène ou du méthane dans notre souffle permet d’évaluer une fermentation intestinale excessive (Sibo). Le manque de standardisation de ces tests respiratoires a justifié en 2017 la mise en place d’un standard biologique aux USA28. Durant ces réunions, les experts ont consensuellement décidé les valeurs pathologiques de ces tests.
Ainsi, il faut une augmentation de l’hydrogène de plus de 20 ppm ou pour le méthane de plus de 10 ppm, 90 minutes après ingestion de lactulose, pour retenir le diagnostic de Sibo. Ce test doit être logiquement prescrit par un médecin. L’examen est précédé d’une diète pauvre en hydrates de carbone fermentescibles 24 heures avant. Le jour du test, dans un premier temps, à jeun, on enregistre les gaz expiratoires afin de mesurer les valeurs de base d’hydrogène et de méthane puis, après ces premières mesures, on donne 10 g de lactulose et on enregistre la dynamique des gaz toutes les 20 minutes pendant 3 heures. Il est important de tester les deux gaz, car la plupart des bactéries qui se nourrissent de carbohydrates produisent de l’hydrogène, mais 8 à 27 % des gens souffrant de Sibo n’ont pas d’augmentation de H2. À la place, ils produisent du méthane en excès. Bien entendu, on peut voir dans un Sibo une augmentation des deux gaz. Actuellement, le test au lactulose de 3 heures, avec enregistrement de l’hydrogène et du méthane, reste le test le plus performant pour diagnostiquer le Sibo.

Plutôt hydrogène ou méthane ?
Il est utile de savoir si votre Sibo est un Sibo à prédominance hydrogène ou à prédominance méthane. Dans un intestin sain, les aliments sont digérés et absorbés par la paroi intestinale pour aller dans le sang. Dans le Sibo, les bactéries en excès se précipitent sur les hydrates de carbone pour les fermenter, produisant ainsi de l’hydrogène en excès. Toutefois l’intestin contient différents autres organismes, dont les archéa, qui se nourrissent d’hydrogène et qui produisent du méthane. Cela va réduire le taux d’hydrogène et donner l’impression d’un test d’hydrogène négatif. Diverses études ont montré que ces flores qui produisent du méthane en excès ne sont pas si bonnes pour notre intestin. Le problème principal de l’excès de méthane est la constipation29. De plus, ces flores méthanogènes augmentent l’absorption des acides gras volatils et sont reliées à une augmentation de la prise de poids et du risque d’obésité30. Différencier une fermentation à prédominance hydrogène ou méthane permet de mieux cibler le traitement. Par exemple, beaucoup d’archéa qui produisent du méthane sont résistantes à des antibiotiques classiques utilisés dans le Sibo et il faut dès lors utiliser d’autres stratégies thérapeutiques.


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Re: SIBO & pullulation bactérienne

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 0:04

A suivre
La prise en charge naturelle du Sibo

La prise en charge du Sibo doit intégrer plusieurs aspects pour être efficace :

  • Assainir les bactéries pathogènes ou excessives par des plantes antimicrobiennes ;

  • Utiliser une diète adaptée ;

  • Stimuler la motilité intestinale ;

  • Éviter les récidives et s’occuper de son intestin.



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Re: SIBO & pullulation bactérienne

Message  Proserpine le Sam 23 Déc 2017 - 7:55

Hyper intéressant !  study J'attends la suite avec impatience... Merci Luc 

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Re: SIBO & pullulation bactérienne

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 9:02

proserpine a écrit:Hyper intéressant !  study J'attends la suite avec impatience... Merci Luc 

Smile
Flo va être aux anges aussi Wink
Elle qui nous dit depuis longtemps qu'il faut surveiller le déséquilibre de la flore intestinale.
Savez-vous que si vous mangez de la viande, vous n'aurez pas le même type de population qu'un individu qui mangerait 8 portions de fruits et légumes par jour (niveau requis pour avoir 30 gr de fibres, agissant comme substrat pour favoriser l'implantation de bonnes bactéries).
Mais ce n'est pas tant la différence qui pose problème mais plutôt le squattage des bactéries opportunistes qui prolifèront lors d'un déséquilibre prolongé.
Attention donc aux mono-diètes, à base de féculent, par exemple, si ...

Rappel:
On commence son repas par les crudités si vous avez des problèmes de digestion car les fibres se digèrent en 30' alors qu'un repas complet prend souvent 3H. Il va donc y avoir stagnation et fermentation si vous terminez votre repas par une mandarine, sous prétexte que vous aimez bien finir votre repas par une touche sucrée.
Et si en plus vous prenez une poire (volume trop important), vous allez mettre une charge excessive (fructose et polyols)
PS: Si vous fermentez un max, il faudra temporairement vous adapter et modifier la nature, la quantité et la qualité des fibres. On lèvera le pied sur les fruits (généralement riches en sucres divers). Les légumes cuits passeront souvent mieux que les crudités (balayage).
Il faudra alors bien souvent faire baisser le niveau de l'inflammation en 1er lieu. Mais c'est un autre sujet ...

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Mettez des épices au menu si vous fermentez

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 9:10

1. Les plantes antimicrobiennes pour assainir l’intestin grêle
Figure 6 : Le thym est une plante antimicrobienne
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
NDLR: Avec la tige, pas seulement les feuilles séchées. Au printemps prochain, vous allez cultiver une plante de thym en pot ou dans votre jardin.  alien
Attention, il faut 15° minimum pour que les graines germent ..

Suite de l'article:
La médecine classique s’est attaquée au Sibo comme à une infection classique et propose pour cela l’administration d’antibiotiques. Les plus utilisés sont la Rifamixin, la Néomycin ou le Metronidazole. L’avantage des deux premiers antibiotiques est qu’ils agissent principalement au niveau de l’intestin et sont peu absorbés dans le sang. Ces antibiotiques sont utilisés sur des cures de 10 à 14 jours.
Souvent, les résultats sont relativement bons mais il y a beaucoup de récidives, raison pour laquelle les antibiotiques sont utilisés de façon répétitive. Cela semble toutefois un peu « absurde » d’utiliser des antibiotiques alors qu’ils sont eux-mêmes une cause de Sibo. Bien sûr, le grand avantage de ces traitements est qu’ ils permettent de réduire momentanément les bactéries responsables des symptômes, mais cela se fera au détriment également de bonnes bactéries, qui servent entre autres à contrôler les mauvaises. C’est peut-être la raison de la décevante efficacité des traitements antibiotiques au long cours, avec une récidive dans un cas sur deux.
Il existe heureusement des alternatives naturelles aux médicaments antibiotiques, à savoir les plantes antimicrobiennes et les huiles essentielles.
Dans la prise en charge du Sibo, il y a plusieurs avantages à utiliser des plantes par rapport aux médicaments. D’abord, il n’y a pas de problème de résistance, il y a peu d’effets secondaires et certaines plantes ont montré une efficacité identique, voire meilleure que les antibiotiques.
En effet, dans une étude de 2014, 104 personnes diagnostiquées Sibo ont été séparées en deux groupes, l’un traité par Rifamixin et l’autre par des herbes antimicrobiennes. Les résultats ont été meilleurs dans le groupe traité par des plantes que par un antibiotique31.
Malheureusement, il y a très peu de recherches sérieuses sur l’effet thérapeutique dans le Sibo de ces plantes antimicrobiennes par rapport aux multiples études sur les antibiotiques. Il semble que les compagnies pharmaceutiques préfèrent investir dans des médicaments potentielle¬ment rentables plutôt que dans des remèdes naturels et bon marché.

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Quel type de nourriture en cas de colon irrité

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 9:23

1. Diète adaptée pour traiter le Sibo
Les plantes ou huiles essentielles sont une alternative aux médicaments, mais elles ne sont pas la seule solution pour traiter le Sibo. Il faut aussi corriger les facteurs sous-jacents qui ont permis l’installation de cette pullulation bactérienne.
Souvent, le changement d’alimentation est une étape essentielle dans la prise en charge du Sibo. Gardez en tête que les bactéries opportunistes adorent notre modèle alimentaire occidental classique, riche en sucres simples et en féculents. Dans la prise en charge du Sibo, dans un premier temps, il est nécessaire d’opter pour une diète qui va drastiquement réduire les aliments fermentescibles afin d’affamer nos bactéries excessives et permettre à l’intestin de se rétablir. Il peut sembler étrange, lorsqu’on souffre d’un Sibo, que les aliments souvent considérés comme sains et favorables pour notre intestin, tels que les aliments fermentés, de nombreux végétaux et fruits soient mal tolérés et doivent être évités. Mais cela est nécessaire dans un premier temps afin de permettre la réduction des bactéries exces¬sives de l’intestin grêle. Il existe probablement plusieurs diètes pos¬sibles utilisées dans le Sibo, la plus connue et étudiée restant la diète FODMAP.

La diète FODMAP
Cette diète, sur une période plus ou moins longue, consiste à éliminer certains aliments qui vont fermenter dans l’intestin pour permettre au système digestif de se reposer. Les aliments évités seront ensuite réintroduits progressivement.
Qu’est-ce que les FODMAP ? C’est l’acronyme qui désigne un ensemble de sucres à courtes chaînes qui sont contenus dans certains aliments. Ces sucres, qui ne sont pas absorbés, fournissent une excellente nourriture pour les bactéries qui vivent dans notre intestin. Souvent ces sucres à courtes chaînes sont décrits comme bons pour la santé. Ils sont en effet de véritables prébiotiques favorisant le développement d’une flore intestinale saine. Toutefois, chez les personnes souffrant d’une pullulation bactérienne de l’intestin grêle, ces sucres fermentescibles provoquent un excès de gaz responsables de nombreux symptômes. L’importance des symptômes varie en fonction de la quantité et du type de gaz produit qui, lui-même, dépend des espèces de bactéries et de leur quantité vivant dans notre intestin. Les FODMAP sont divisés en plusieurs groupes de sucres dont les principales sources sont reprises dans le tableau ci-après.
Pour vous aider à constituer vos menus, vous pouvez vous référer à des listes d’aliments, riches et pauvres en FODMAP, que vous pouvez trouver dans des ouvrages traitant de cette diète, sur Internet ou sur des applications téléphoniques (celle que je conseille est MonashUniversityLow FODMAP Diet).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La diète sans FODMAP se déroule en trois étapes. La première étape étant d’éliminer de son alimentation les aliments riches en sucres fermentescibles (FODMAP). La deuxième phase consiste à les réintroduire progressivement, afin de retrouver petit à petit une alimentation équilibrée, en connaissant votre seuil de tolérance pour les groupes d’aliments fermentescibles.

Phase 1 : une alimentation sans FODMAP
Pour pouvoir constater une nette amélioration des symptômes, il est nécessaire de suivre une restriction alimentaire sur plusieurs semaines, variant de minimum 2 à maximum 6 semaines en fonction de l’importance des symptômes.
Parmi les aliments qui sont riches en FODMAP, il faut retenir l’ail, l’oignon, le miel, la majorité des fruits, le lactose, les céréales conte¬nant du gluten et les légumineuses. Toutefois, il est important de noter qu’une telle alimentation est déséquilibrée, raison pour laquelle elle ne doit pas être prolongée au-delà de 6 semaines sans avis médical. En outre, avec le manque de fibres, les patients rapportent une modification de leur transit, avec des selles assez compactes. Il est nécessaire de contrôler que l’alimentation contient un apport suffisant de fibres, soit 25 à 30 g par jour. Certains aliments tolérés tels que le kiwi, les fruits de la passion, les framboises, les oranges et les amandes entre autres sont riches en fibres.
Figure 8 : Le kiwi est pauvre en FOMAP et est généralement bien toléré

Phase 2 : la réintroduction progressive
Cette deuxième phase consiste à réintégrer un aliment pour chaque groupe de sucres concerné. C’est une phase très importante, puisqu’elle permet de distinguer les aliments qui provoquent encore des symptômes de ceux qui sont bien tolérés par le patient. Il est donc capital, durant cette deuxième phase, que le patient tienne un journal de bord des nouveaux aliments introduits et des symptômes ressentis. Il est également essentiel de comprendre que les notions de quantité et de fréquence sont très importantes durant cette phase de réintroduction.

Quand la diète FODMAP ne marche pas, faut-il aller plus loin ?
La diète FODMAP est à l’origine une diète principalement mise au point pour le côlon irritable, bien qu’elle puisse être utilisée pour le Sibo souvent avec succès. Toutefois, dans les formes plus sévères de Sibo, elle peut moins bien fonctionner car elle ne restreint pas certaines sources de glucides (polysaccharides et disaccharides) telles que les céréales sans gluten, les végétaux féculents et le sucrose. Ces glucides, d’habitude, sont bien absorbés mais lorsque le Sibo est important, ils peuvent être fermentés par l’excès de bactéries. Dès lors, pour espérer guérir, il faut également ôter ces glucides.
Dans ce cas, il faut envisager la combinaison d’une diète pauvre en FODMAP et d’une diète pauvre en glucides, telle que la SCD (Specific Carbohydrate Diet) qui est plus adaptée à un Sibo important. Cette combinaison entre deux diètes est appelée « the Sibo-Specific Diet ». Il est conseillé de la suivre environ 2 à 3 mois et de bien contrôler au test respiratoire la normalisation des gaz avant de réintroduire progressivement des aliments fermentescibles. Il existe plusieurs applications informatiques utiles pour choisir ces aliments. Toutefois, il reste préférable d’être suivi par un nutritionniste compétent dans ces diètes.

3. Stimuler la motilité intestinale
Dans la prise en charge du Sibo, il ne faut pas sous-estimer l’importance de la motilité de l’intestin grêle. Nous avons vu dans les causes du Sibo qu’un problème de motilité intestinale pouvait à lui seul favoriser une pullulation bactérienne. Rappelez-vous que plus les aliments restent dans l’intestin grêle, plus les bactéries peuvent s’en nourrir et se multiplier. Nous avons déjà parlé de l’importance du MMC (migrating motor complex). Il s’agit d’un système de nettoyage de l’intestin. Les mouvements propulsifs par vague permettent d’éliminer les résidus alimentaires non digérés et les bactéries vers le gros intestin. Pour traiter le Sibo, il est nécessaire souvent de stimuler ce système MMC. Le fait d’avoir des diarrhées n’empêche nullement de stimuler le MMC, car les diarrhées sont souvent la conséquence d’une stagnation dans l’intestin grêle ou d’un problème du microbiote du gros intestin.

Figure 9 : La longueur moyenne de l’intestin grêle est de 6 m (au centre) (1ère partie, repliée)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Il ne faut pas confondre le MMC avec le péristaltisme. En effet, le péristaltisme – qui désigne les contractions musculaires permettant la progres¬sion du bol alimentaire dans le tube digestif – fonctionne lorsque vous avez mangé, alors que le MMC commence à s’activer lorsque vous êtes plutôt à jeun. Au moins 2 heures après manger, il aide à évacuer les résidus alimentaires non digérés. Comme les phases de sommeil, il y a 4 phases dans le MMC (durée environ 1 h 45) avec alternance de phases calmes et de phases de contractions plus rapides. Il est donc nécessaire d’attendre 3 h à 5 h entre les repas avant de remanger afin de permettre au MMC de faire correctement son travail. Mis au point récemment, un test sanguin permet d’évaluer si le MMC est chroniquement atteint. Il s’agit du IBS check. Ce test évalue deux anticorps (anti-CdtB et antivinculine). Leur présence indique que le MMC est dysfonctionnel (après une gastro-entérite) et favorise ainsi la récidive du Sibo.
En fait, dès que vous avez terminé la phase de diète associée à des plantes antimicrobiennes, il est impératif de préserver la meilleure fonction de notre MMC ; pour cela, il est important de respecter certains conseils tels que :
- Gérer le stress qui est un grand perturbateur du MMC
- Ne pas manger entre les repas (pas de snacks). Cela permettra à votre intestin de se nettoyer correctement.
- Dormir suffisamment
- Essayer l’acupuncture pour stimuler la motilité intestinale
- Prendre une substance prokinétique pour stimuler le MMC.

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Reflux gastrique et insuffisance de sécrétion

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 9:30

Manquez-vous d’acidité gastrique ? (encadré)
Le test le plus performant serait le test d’Heidelberg. Le patient avale une capsule électronique de la taille d’un comprimé qui permet d’analyser l’acidité gastrique par des mesures de pH. Il n’est pas toujours facile de trouver un médecin pratiquant ce test, c’est pourquoi il existe deux procédures plus simples et pas chères.

Le test du bicarbonate de soude : le matin à jeun, vous diluez ¼ de cuillerée à café dans un verre d’eau ; boire, démarrer un chronomètre et l’arrêter à la première éructation. Le bicarbonate est une base qui va réagir avec l’acide de l’estomac pour créer un gaz (dioxyde de carbone). Plus on a d’acide, plus on a une éructation puissante et plus elle arrivera rapidement. Une éructation marquée doit se faire dans les 2 premières minutes. Si le gaz remonte au-delà de 2 minutes, une hypochloridrie est probable ; au-delà de 5 min, une hypochloridrie est pratiquement certaine.

Un test à la bétaïne HCL : il s’agit de prendre un comprimé de bétaïne HCL avec pepsine pendant un repas riche en protéines (un steak entre 150 et 180 g par exemple), puis de voir si la digestion est bonne ou meilleure que d’habitude, indiquant une possible hypo-acidité. Si vous tolérez mal ce comprimé (apparition de brûlures d’estomac), cela indique que vous avez suffisamment d’acidité ou peut-être trop. Il faut toutefois formellement éviter de prendre du HCL lors d’utilisation concomitante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou de corticoïdes, car ces médicaments peuvent endommager la muqueuse gastrique et un supplément contenant du HCL pourrait aggraver le risque de saignement ou d’ulcère. (Fin de l’encadré)

1. Prévenir les récidives et s’occuper de son intestin
Après avoir traité un Sibo, il faut être conscient que les récidives sont fréquentes. Les statistiques parlent d’environ 50 % de récidive à 9 mois, cela après un traitement d’antibiotiques. En effet, il ne suffit pas seulement d’éliminer les bactéries pathogènes ou en excès pour guérir. De plus, répéter les cures d’antibiotiques ne semble pas non plus la solution. Il faut se rappeler que même un traitement antibactérien naturel (plantes, huiles essentielles) peut également affecter nos bonnes bactéries. Toutes les recherches sur le microbiote intestinal nous le disent, il faut surtout retrouver un écosystème intestinal équilibré, avec de bonnes bactéries en quantité suffisante. Malheureusement, retrouver un microbiote sain prend beaucoup de temps. Vous trouverez ci-dessous les éléments importants pour ne pas récidiver votre Sibo et améliorer l’état de votre intestin.
Réduire son stress
• Adopter une alimentation saine
• Manger des produits non transformés
en évitant surtout l’excès de glucides (pâtes, féculents, sucres). La pire chose que vous puissiez faire est de reprendre une alimentation occidentale classique riche en féculents (pâtes, pizzas, frites viennoiseries, etc.) et en produits transformés. Adoptez au moins un régime de type méditerranéen si possible sans gluten.
Ayez une bonne acidité gastrique
Rappelez-vous qu’une des causes importantes favorisant le Sibo est le manque d’acidité gastrique. Environ 60 % des personnes souffrant de gastralgies et de reflux ont paradoxalement plutôt un manque d’acidité que trop d’acidité. En effet, une baisse de l’acidité de l’estomac va s’accompagner d’aliments insuffisamment digérés dans l’intestin grêle favorisant par la même occasion une pullulation bactérienne avec des gaz. L’accumulation de ces gaz dans l’intestin grêle va augmenter la pression intra-abdominale, ce qui va à son tour faire pression sur l’estomac, faisant remonter l’acidité vers l’œsophage. Pour guérir d’un Sibo, il est primordial d’arrêter les antiacides tels que les IPP.
S’occuper de son microbiote et de sa muqueuse intestinale


Tant que le Sibo n’est pas guéri, on peut penser que les probiotiques sont peu utiles, voire néfastes. En effet, il s’agit de bactéries vivantes que l’on rajoute à d’autres bactéries en excès. Toutefois, dans l’expérience, cela ne semble pas vrai. Les probiotiques font partie de bactéries amies. Elles réduisent l’inflammation intestinale et aident à tuer les mauvaises bactéries. La prise de probiotiques semble donc plutôt conseillée, ceci même dans les premières phases de la prise en charge32. Toutefois, en pratique, certains probiotiques semblent mal tolérés tant que le Sibo n’est pas bien contrôlé (exemple : Lactobacillus acidophilus). Il peut être nécessaire de faire des tests avec divers probiotiques.

S’occuper de son microbiote consiste également à avoir une alimentation saine de type méditerranéen en évitant les aliments riches en sucres, en farines blanches et en aliments transformés, en gérant son stress, en évitant les antibiotiques (viandes bio) et en introduisant très progressivement selon tolérance des aliments fermentés riches en probiotiques naturels.

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Comment traiter un sibo

Message  Luc le Sam 23 Déc 2017 - 9:40

Protocoles complémentaires pour traiter le Sibo
A. Le programme antimicrobien sur environ un mois
C’est la première approche à faire pour contrôler la pullulation bactérienne, ceci associé avec la diète spécifique décrite ci-dessus (Fodmap, Sibo specificDiet). Je propose comme exemple 2 protocoles possibles, le premier parce qu’il provient d’une des plus grandes expertes au monde du Sibo et le second venant d’une pratique que j’ai testée sur des centaines de patients avec succès. Vous pouvez également essayer des mélanges d’huiles essentielles si vous connaissez des thérapeutes ou pharmaciens formés en aromathérapie.

Protocole 1
Voici les conseils du Dr Allison Siebecker. Elle a traité des dizaines de milliers de personnes souffrant du Sibo. Son approche : une combinai¬son variable de 1 à 4 plantes proposées ci-dessous pendant un mois.
- Allicin (extrait d’ail concentré sans Fodmap), la formule la mieux étudiée et la plus concentrée est Allimed 450 mg, 1 comprimé 3 fois par jour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
- Huile d’Origan 150 mg, 2 comprimés 3 fois par jour
- Complexe de Berberine : 2 comprimés 3 fois par jour, la formule la plus utilisée est le Candibactin- BR (produit américain que l’on trouve aussi en France).

Figure 9 : Berberine antibactérienne
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Protocole 2
Voici un protocole proposé par le Dr Bruno Donatini que j’ai utilisé avec succès sur de nombreux patients. L’efficacité est surtout importante dans les fermentations avec H2. Malheureusement ce traitement n’a pas été validé scientifiquement dans des études.
De plus, le dosage des composés n’est pas indiqué. Je peux cependant témoigner de l’efficacité que j’ai moi-même constatée sur de nombreux patients. Ces produits peuvent être commandés chez Forêt et Nature. 
NB: (Soyez prudent avec le clou de girofle pour ceux qui souffrent d’hypertension artérielle).
- Laetiporus TM (thym, menthe, clou de girofle), une dosette 2 fois par jour au milieu d’un repas, par exemple au cours du repas du matin et de midi.
- Laetiporus OC (origan, cannelle, clou de girofle), une dosette 1 fois par jour, par exemple au cours du repas du soir.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  

B. La stratégie pour améliorer la motilité intestinale
Nous avons vu l’importance de stimuler la motilité de l’intestin grêle afin de traiter et de prévenir le Sibo. On peut commencer à prendre un prokinétique dès la fin du traitement antibiotique pendant au moins 3 mois. S’il existe une dysfonction du MMC (IBS check), vous devrez probablement le prendre à long terme. Il existe des médicaments prokinétiques mis sur le marché et qui ont été étudiés dans le Sibo. Il s’agit du Tegaserod (Zelnorm) et du Prucalopride (Resotran).
Ces médicaments peuvent être très efficaces mais ne sont pas dénués d’effets secondaires. Certains nutritionnistes utilisent également de faibles doses de Naltroxone ou de faibles doses d’érythromycine (50 mg avant le coucher). Pour l’érythromycine, il est étonnant d’utiliser un antibiotique, mais à très faible dose il a montré une capacité à stimuler le MMC. Toutefois, dans cet article, il s’agit en premier lieu de proposer des alternatives naturelles, les plus documentées sont :
- L’Iberogast : 20 gouttes avant le coucher ou avec le repas.
- Certains probiotiques ont montré une capacité à renforcer la phase 3 du MMC, il s’agit du Lactobacillus rhamnosus et du Bifidobaterium lactis.
- Le gingembre, à bonne dose avant le coucher.
- Le Motilpro est beaucoup utilisé par les nutritionnistes anglo-saxons (3 comprimés avant le coucher et éventuellement encore 3 comprimés entre les repas). Il s’agit d’un produit stimulant la motilité intestinale en soutenant la neurotransmission sérotoninergique et cholinergique. On retrouve entre autres du gingembre, du 5 HTP (griffonia), de la B6 et de l’acetyl carnitine.

Figure 10 : Le gingembre stimule le métabolisme
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

C. Corriger ses déficits nutritionnels
Nous avons vu que la fonction principale de l’intestin grêle est de digérer et d’absorber nos nutriments et micronutriments. Si l’intestin est endommagé par le Sibo, il est probable qu’il existe des carences nutritionnelles telles que la B12, le fer, etc. De plus, les bactéries intestinales peuvent interférer avec l’action des sels biliaires et provoquer des déficits en vitamines liposolubles (vitamines A, D, E). Les carences devront être déterminées par des bilans nutritionnels. Si les carences sont importantes, il faudra les corriger de suite. Quelquefois, la voie intramusculaire permettra d’éviter le passage par l’intestin (exemple : vitamine B12).
Si les carences sont modérées, il est préférable d’attendre l’amélioration de la fonction de l’intestin par la prise en charge du Sibo.

Dr Antonello D’Oro. Santé-Corps-Esprit N° 18. 12/2017
Fin de l'article


Pour lire à tête reposée, avec passages importants surlignés et références:
Fichiers joints
Sibo pullulation bactérienne.docx Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(957 Ko) Téléchargé 5 fois

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Re: SIBO & pullulation bactérienne

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