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Bicarbonate et inflammation - Mise au point

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Bicarbonate et inflammation - Mise au point

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 8:36

Cytokines et Polarisation des lymphocytes T

Repolarisation des Macrophages M1 <> M2


Le bicarbonate permet de repolariser les cellules

Le bicarbonate peut-il traiter les maladies auto-immunes de l'arthrite à la sclérose en plaques en remettant en marche la balance « M1 / M2 » et en rétablissant ainsi l'équilibre immunitaire?

Mise au point
Suite à la sortie de 2 ou 3 articles commentant une étude relative aux bienfaits du bicarbonate de soude (Paul O’connor, Université d’Atlanta), il est important de préciser que le mode d'action du bicarbonate de soude n’est pas forcément lié au pH. Bien sûr, le bicarbonate va tamponner l’acidité stomacale, mais il y aura un effet rebond (…) Ce n’est donc pas comme ça qu’il faut appréhender le problème ! (…)

Cet article aborde les points suivants :
• Qu’implique la repolarisation des cellules
• Les fonctions du potassium dans la cellule
• Le bicarbonate permet de repolariser les cellules
• Défectuosité des cellules T régulatrices dans l'auto-immunité
• Le bicarbonate restaure la fonction Treg normale afin que ces cellules puissent faire leur(s) job(s) et tempérer les cellules T auto-réactives.
• Mécanisme sous-jacent : Le bicarbonate induit une réponse des cellules mésothéliales de la rate,  organe qui joue un rôle dans l’immunité et le renouvellement des cellules sanguines.
• Th1 <> Th2 : Comprendre les cellules Th (lymphocytes)
• Contrindications à prolonger un pH au-delà de 8.5

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Re: Bicarbonate et inflammation - Mise au point

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 8:41

Tentative d’explication.
Vocabulaire : Polarisation des cellules
1. La polarisation des cellules cardiaques
        Lorsque la cellule cardiaque est au repos, on dit qu’elle est en état de polarisation. Les charges à l’intérieur de la cellule sont alors négatives et à l’extérieur positives. Le domaine intra cellulaire est donc chargé en d’ion potassium et le domaine extra cellulaire en ions calcium et sodium. La membrane de la cellule au repos est donc plus ou moins perméable aux ions. On dira que la membrane plasmique est au repos et on appellera ce phénomène potentiel de repos.
NB : Un ion est un atome ou une molécule chargée électriquement.
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2. Dépolarisation des cellules
On parle de dépolarisation notamment pour les cellules excitables (neurone, cellule musculaire...) lorsqu’il y a un changement physiologique des variations de potentiel membranaire. Comprenez que la concentration des ions Na+ de K+ Cl- et Ca++ interagit et fait varier la concentration des fluides. Il y a donc un mouvement des fluides. Si vous avez trop de Na+ à l’intérieur de la cellule, et pas assez de K+ pour compenser, il va y avoir un problème. La pompe Na-K renvoie le sodium à l'extérieur de la cellule en cherchant à compenser avec un ion hydrogène. Et c’est là le problème, un excès d’hydrogène (H+) à l’intérieur de la cellule, si cette situation se prolonge trop longtemps (ou se répète trop souvent). Il faut autant que possible éviter cela (acidose).   Donc modérez votre consommation de sel à 5 ou 10 gr maxi, et veillez bien à un apport ad hoc de potassium, via les fruits et surtout les légumes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

On parle donc potentiel membranaire. Comprenez la capacité à échanger des fluides au travers d’une membrane.  Ce potentiel dépend entre autres des concentrations extracellulaires et intracellulaires, de part et d’autre de la membrane, des ions pour lesquels la cellule est perméable (calcium, potassium, sodium, chlore).

Lors de la dépolarisation des cellules, la perméabilité de la membrane cellulaire change / augmente. Les micro-courants ou stimulations électriques sont responsables de la dépolarisation des cellules, ce qui va permettre au calcium de pénétrer dans la cellule et de déclencher la contraction. Cette dépolarisation se propage le long de la membrane …  On répète : Nous aurons donc un appel de Ca++ lorsqu’il y a contraction / excitation.

Si vous souhaitez agir et modérer cette contraction (en cas de crampe), un soulagement immédiat / rapide pourra être obtenu avec un apport de Mg+. En effet, en entrant dans la cellule, le Ca a chassé le Mg qui s’y trouvait. Il y donc à ce moment un manque.

NB : Du glycérophosphate de Mg ou du bisglycinate de Mg, de préférence. Pas du nigari, hein ! (chlorure de Mg). Sinon, on va tourner en rond (40 % de chlore) (% exact ?).
 
Le calcium chasse le magnésium
Lors des contractions des muscles, un appel de calcium est sollicité. Plus nous sommes sensibles au stress dû à notre environnement (accumulation de fatigue, de contrariétés), plus nous mobilisons du calcium. En pénétrant dans les cellules, le calcium chasse le magnésium dans le débit sanguin. Arrivé au foie, ce dernier constate qu'il y a surcharge de Mg et ordonne aux reins d'évacuer cet excès magnésium. Or lorsque le contexte redeviendra plus calme, "normal", l'individu mobilisera à nouveau du Mg pour produire de l'énergie au niveau musculaire. Non seulement le stress augmente la dépense d'énergie, mais il réduit, de manière temporaire, les capacités des muscles à produire de l'énergie. Voilà pourquoi la raison la plus fréquente d'un excès de fatigue est le stress, surtout le stress aigu.
Malheureusement, notre alimentation est souvent déficiente en magnésium. 80 % des français manque de Mg, et singulièrement si vous souffrez d'une pathologie inflammatoire. Pas étonnant dès lors que vous ayez les jambes coupées la plupart du temps …


Dernière édition par Luc le Sam 19 Mai 2018 - 18:59, édité 2 fois

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Comprendre le rôle du potassium

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 8:49

Comprendre le rôle du potassium
Le potassium dans l'organisme
La teneur en potassium du corps humain


Le corps d'un adulte de 70 kilos contient environ 150 grammes de potassium.
La masse totale de potassium de l'organisme est surtout fonction de l'importance de la masse musculaire qui représente sa principale réserve (soit 80 % du potassium total). Le foie, les os et les globules rouges en contiennent chacun environ 8 %. Le tissu adipeux, quant à lui, est très pauvre en potassium.

Entrées / Sorties
Le potassium ingéré est absorbé en quasi-totalité (90 %) au niveau du duodénum et de l'intestin grêle. Il passe dans la veine porte qui draine le sang du tube digestif, puis atteint le foie pour finalement être distribué dans tout l'organisme.

Environ 90 % du potassium absorbé chaque jour est éliminé dans les urines par le rein et échangé contre des ions sodium (Na+) ou hydrogène (H+). Ces échanges sont essentiellement influencés par une hormone : l'aldostérone, nous y reviendrons plus loin. Il existe aussi une élimination digestive  (10 %) et cutanée par la transpiration.

Normalement, 300 à 600 mg de potassium sont excrétés chaque jour dans les selles
, mais chez une personne souffrant de diarrhée abondante ou de vomissements importants, Cette valeur peut augmenter considérablement: le risque de carence en potassium est alors réel.

L'excrétion de potassium par les glandes sudoripares est habituellement minime, mais une personne qui transpire beaucoup peut perdre 400 à 1 600 mg de potassium par jour.
Apport alimentaire et élimination rénale
déterminent la « balance » du potassium
et donc les réserves de l'organisme.


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Fonctions du potassium dans la cellule

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 9:12

Les Fonctions du Potassium dans la Cellule

Les ions potassium (K+) ont un rôle vital pour la cellule. Ils jouent un rôle indispensable dans les propriétés électriques des cellules et dans toutes leurs fonctions essentielles. Ils permettent la respiration cellulaire, la régulation des mouve¬ments de l'eau et le maintien de la tonicité du milieu intracellulaire. Ils contrôlent le pH intracellulaire (notion sur laquelle nous reviendrons plus loin), la polarisation cellulaire et donc la transmission de l'influx nerveux.

Dans notre organisme, les mouvements de l'eau de part et d'autre des membranes cellulaires suivent les mouvements du sodium, qui eux-mêmes ne sont possibles que si un ion sodium est échangé contre un ion potassium ou un ion hydrogène pour des raisons d'électroneutralité. Ainsi, la répartition de l'eau dans l'organisme est fonction de ces échanges d'ions.

Le potassium est le principal cation intracellulaire (un cation est un ion porteur d'une charge électrique positive). Plus de 90 % du potassium de l'organisme est intracellulaire. Il est surtout libre et ionisé. À l'inverse, l'ion sodium (Na+) est le principal cation du milieu extracellulaire.
À l'intérieur des cellules, la concentration en potassium est de l'ordre de 5 500 mg/L. À l'extérieur, c'est-à-dire dans le plasma et le liquide extracellulaire, elle est beaucoup plus basse, maintenue entre 135 et 195 mg/L.

Les biochimistes et les médecins n'ont pas pour habitude d'exprimer les concentrations des substances du corps humain en milligrammes. Ils préfèrent utiliser une autre unité plus compliquée : la millimole (mmol). Pour le potassium, on retiendra que 1 mmol = 39 mg. Ainsi, la concentration plasmatique normale du potassium est comprise entre 3,5 et 5 mmol/L.

Les ions sodium (Na+) et potassium (K+) peuvent diffuser passivement à travers la membrane cellulaire, mais le maintien d'une forte concentration intracellulaire de potassium dépend de mécanismes actifs utilisant des « pompes membranaires ». Ces pompes évacuent le sodium qui tend à pénétrer dans les cellules et y font rentrer le potassium qui tend à en sortir. Pour fonctionner correctement ces systèmes de pompe ont besoin de phosphore et de magnésium.

La Pompe à Sodium / Potassium  
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L'intérieur de la cellule est pauvre en sodium, mais très riche en potassium. Cette différence est le résultat d'un transport actif des ions à travers la membrane de la cellule grâce à la pompe sodium-potassium. Elle expulse 3 ions sodium à l'extérieur de la cellule et fait pénétrer 2 ions potassium à l'intérieur (pompe électrogénique). Après ce cycle qui prend à peine quelques millisecondes, la pompe est prête à recommencer.

Le transport actif des ions potassium dans la cellule par ces pompes crée un déséquilibre électrique de part et d'autre de la membrane cellulaire, appelé potentiel de membrane et présent dans toutes les cellules vivantes. C'est ce potentiel transmembranaire qui permet à la cellule de remplir ses fonctions, notamment la transmission des impulsions nerveuses, les contractions musculaires et le fonctionnement du cœur.

L'excitabilité (électrique) d'une cellule augmente quand s'accroît la différence de concentration en potassium qui existe entre l'intérieur et l'extérieur de la cellule (cette différence appelée « gradient de concentration » est normalement de 38:1). Toute variation de ce gradient affecte la fonction cellulaire et entraîne une dysfonction de la membrane cellulaire (cela signifie que si la différence de concentration en potassium entre l'extérieur et l'intérieur de la cellule est anormale, la cellule fonctionnera moins bien).

Régulation du Niveau de Potassium dans le Sang (kaliémie)
Le taux de potassium dans le sang, appelé concentration plasmatique de potassium ou kaliémie, est très finement régulé, en particulier au niveau du rein qui élimine rapidement tout excès dans les urines. Ainsi, ce taux demeure normalement dans une fourchette précise de 3,5 à 5 millimoles par litre (mmol/L).
Les variations pathologiques du taux de potassium dans le sang
(hypokaliémie et surtout hyperkaliémie) sont des troubles sévères,
susceptibles d'entraîner des anomalies cardiaques fatales.
La concentration de potassium dans le sang (kaliémie) ne varie pas toujours dans le même sens que les réserves en potassium de l'organisme. C'est pourquoi la kaliémie doit être appréciée en fonction de nombreux paramètres que les médecins connaissent bien (état d'hydratation, fonction rénale, équilibre acide-base, prise de médicaments...).

L'élimination rénale de potassium (kaliurèse) permet un bilan nul en ajustant les sorties en fonction des entrées. Mais l'adaptation rénale est lente et incomplète.
En cas de surcharge en potassium, l'augmentation de l'élimination est lente mais peut devenir importante.

En cas de carence en potassium, la diminution de l'élimination est lente mais ne s'annule jamais. Il n'existe pas de mécanisme efficace de conservation du potassium par le rein, alors qu'il en existe un pour le sodium (son élimination rénale peut s'annuler totalement en cas de carence en sodium). Ceci est dû au fait que l'alimentation ancestrale apportait peu de sodium (moins de 1,5 gramme par jour) et de grandes quantités de potassium (environ 8 grammes par jour).2

De ce fait, le rein humain a développé une grande efficacité pour éliminer le potassium et épargner le sodium.

En revanche, quand l’apport en potassium est faible, le rein a des difficultés à le conserver. Ainsi la fonction rénale normale protège bien l'organisme en cas d'apport abondant en potassium (l'hyperkaliémie survient difficilement) alors que si l'apport en potassium est réduit comme c'est le cas dans l'alimentation moderne (40 à 80 millimoles par jour soit 1,5 à 3 g par jour), un déficit pourra s'installer. La concentration plasmatique est toutefois maintenue normale, d'une part grâce à un mécanisme de conservation rénal, peu efficace, d'autre part et surtout grâce au relargage du potassium intracellulaire, essentiellement à partir des muscles.3 Il en résulte un déficit substantiel en potassium dans les tissus sans que le taux sanguin de potassium ne soit toutefois inférieur à 3,5 mmol/L.

Les ions K+ perdus par les cellules sont remplacés par des ions H+, conduisant à une acidose intracellulaire qui a ses propres conséquences biologiques néfastes.

Que se Passe-t-il au Niveau du Rein ?
Les reins filtrent chaque jour 1 500 litres de sang qu'ils purifient pour finalement fabriquer 1,5 à 2 litres d'urine par jour. La sécrétion de potassium par les reins s'adapte à la quantité de potassium à éliminer. Elle est augmentée lorsque les reins réabsorbent du sodium. C'est à ce niveau qu'intervient principalement une hormone appelée aldostérone, en accroissant l'absorption de sodium.

Comment agit l’Aldostérone ?
L'aldostérone est une hormone secrétée par les glandes cortico-surrénales, situées au-dessus des reins, en réponse (notamment) à une augmentation de la teneur du sang en potassium.
Son rôle est fondamental dans le maintien d'une kaliémie normale, mais aussi dans la régulation du volume sanguin et de la pression artérielle. La sécrétion d'aldostérone, qui est directement proportionnelle au taux de potassium dans le sang, favorise la réabsorption du sodium et l'élimination du potassium par le rein. Bien que l'aldostérone agisse essentiellement au niveau du rein, elle augmente aussi l'excrétion de potassium par l'iléon, le côlon et dans la sueur.
Au final, l'aldostérone tend à faire sortir le potassium de l'organisme
.

Les autres Facteurs de Régulation du Taux de Potassium dans le Sang
Le contrôle du taux de potassium dans le sang ne dépend pas seulement des reins. Des mécanismes extra-rénaux interviennent aussi. Ainsi, l'insuline fait entrer le potassium dans les cellules, indépendamment de son action sur le glucose. Une concentration minimum d'insuline est nécessaire à la captation du potassium par les cellules, et face à une augmentation importante de la teneur du sang en potassium, on constate un accroissement de la sécrétion d'insuline par le pancréas.
Le foie, qui draine la circulation du sang venant des intestins, module aussi le niveau de potassium sanguin : la fabrication de glycogène (sucre de réserve) par le foie s'accompagne d'une entrée de potassium dans la cellule hépatique
.
Les membranes qui contiennent la pompe sodium-potassium sont aussi des modulateurs importants de l'équilibre potassique. Cette enzyme qui pompe du potassium vers l'intérieur de la cellule et en expulse du sodium, est influencée par de nombreux facteurs au premier rang desquels se trouve l'activité du système nerveux sympathique. Les concentrations en magnésium et en phosphore modulent aussi son action.

Enfin, le pH du sang a aussi un effet sur l'équilibre du potassium. Lorsqu’il y a acidose, les protons (H+) entrent dans la cellule et sont échangés contre des ions potassium, créant ainsi une augmentation de la concentration sanguine en potassium. En cas d'alcalose, ce mécanisme est inversé.
Un état d'acidose conduit à un appauvrissement de la cellule en potassium et à une augmentation de la teneur du sang en potassium.
Les causes et les conséquences d'un manque ou d'un excès de potassium dans le sang
Une simple prise de sang (ionogramme sanguin) permet de connaître la teneur du sang en potassium.

Hypokalémie
C'est une diminution anormale de la concentration de potassium dans le sang au-dessous de 3,5 millimoles par litre.
L'hypokaliémie est un désordre hydro-électrolytique susceptible de menacer le pronostic vital par la survenue de troubles du rythme cardiaque, cependant moins fréquemment que dans l'hyperkaliémie.

Causes d'hypokaliémie
La cause la plus fréquente est une augmentation des pertes digestives (diarrhée abondante, abus de laxatifs, vomissements importants, aspiration digestive par une sonde gastrique, tumeur villeuse intestinale). La perte en potassium provenant de troubles digestifs est associée le plus souvent à une alcalose, qui elle-même aggrave la chute du taux de potassium en favorisant son élimination dans les urines.

La deuxième cause par ordre de fréquence est l'effet secondaire de la prise de médicaments (certains diurétiques, corticoïdes, insuline, bêta-2-mimétiques
). Les autres causes sont beaucoup plus rares : intoxication à la glycirrhizine (un composant de la réglisse), certaines maladies rénales (néphropathies) avec pertes potassiques, coup de chaleur, brûlures étendues, maladie de Cushing, alcalose.  À noter qu'un manque de magnésium favorise le déficit en potassium. Le magnésium (Mg++) est indispensable à la stabilité de la concentration intracellulaire de potassium (K+) et à l'équilibre du potassium de part et d'autre des membranes cellulaires. En cas de déficit en magnésium, on assiste à une fuite du potassium musculaire, squelettique et cardiaque.

Les signes d'hypokaliémie
Les signes cliniques d'hypokaliémie ne sont pas spécifiques. On doit être alerté en priorité par des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque.
On peut aussi constater :
• Fatigue, crampes musculaires, diminution de la force musculaire.
• Picotements des extrémités ainsi que du pourtour de la bouche et des narines, parfois véritables crises de tétanie.
• Polyurie (urines abondantes) avec soif intense
• Troubles digestifs : nausées, constipation due à une paraly¬sie intestinale (iléus paralytique).
Néanmoins, chez certains patients, elle n'entraîne aucun symptôme, notamment lorsqu'elle se constitue progressivement.

L'Hyperkaliémie
C'est une augmentation anormale de la concentration plasmatique de potassium au-dessus de 5 mmol/L.
En fonction de son importance et de sa rapidité d'installation, l'hyperkaliémie peut menacer la vie en provoquant des troubles du rythme et de la conduction cardiaques susceptibles d'aboutir, en l'absence de traitement urgent, à un arrêt cardiaque.

Causes d'hyperkaliémie
plus fréquemment rencontrées sont :
• une destruction cellulaire : en particulier des cellules musculaires (rhabdomyolyse), notamment au cours de l'écrasement d'un membre (appelé crush syndrome). Mais aussi lors de la destruction d'une tumeur cancéreuse par la chimiothérapie (syndrome de lyse tumorale) ;
• une insuffisance rénale avancée ;
• un effet secondaire de certains médicaments hyperkaliémants (glucagon, certains diurétiques dits « épargneurs de potassium », les inhibiteurs de l'enzyme de conversion plasmatique ou les inhibiteurs de l'angiotensine II, etc.) surtout si la fonction rénale est altérée ou que ces médicaments sont prescrits en association ;
• une insuffisance surrénalienne (maladie d'Addison) ;
• un déficit en insuline (diabète de type 1 en particulier) ;
• une acidose.

En dehors de ces situations très particulières, il est quasiment impossible d'avoir une hyperkaliémie chez un sujet sain dont les reins fonctionnent normalement.
Les personnes âgées sont les plus vulnérables à hyper-kaliémie car leurs reins fonctionnent moins bien et parce qu'elles prennent souvent de nombreux médicaments.
Les signes d'hyperkaliémie
La plupart du temps, l'hyperkaliémie est découverte lors d'un examen systématique, le patient ne se plaignant de rien.

Les signes cliniques sont donc très variables et dépendent de la sévérité et de la rapidité d'installation de l'hyperkaliémie :
• Fatigue, tremblements et paresthésies (fourmillements ou engourdissement) des membres, faiblesse musculaire voire paralysie (en raison d'une hyperpolarisation cellulaire).
• Une bradycardie (diminution de la fréquence cardiaque) ou des palpitations cardiaques peuvent apparaître.
Comme pour l'hypokaliémie, toute hyperkaliémie est une urgence thérapeutique car elle peut entraîner la mort.

À retenir
La mesure de la kaliémie (teneur du sang en potassium) fait partie du bilan de base lors d'une analyse de sang. L'hyperkaliémie provoque des troubles cardiaques pouvant être mortels. Ne prenez pas de supplément de potassium sans avis médical.

Source : Potassium – Mode d’Emploi. Par le Dr Philippe VEROLI. Editions Thierry Souccar 2013

Suite sur ce lien :
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Repolariser les cellules avec du bicarbonate de soude

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 9:17

Le bicarbonate permet de repolariser les cellules

Le bicarbonate peut-il traiter les maladies auto-immunes de l'arthrite à la sclérose en plaques en remettant en marche la balance « M1 / M2 » et en rétablissant ainsi l'équilibre immunitaire?

L’effet du bicarbonate est dû à une (re)-polarisation des macrophages M1 / M2 et à l'augmentation de cellules FOXP3 + CD4 + cellules T régulatrices (Tregs). Ces cellules T régulent la réponse immunitaire (d'où le nom « T regulatory cells », en anglais).

Vocabulaire : Cellules Tregs
Les lymphocytes T régulateurs (ou Treg ; prononcez [Ti-rεg]) sont une sous-population de lymphocytes T CD4+ ayant la propriété d’inhiber la prolifération d’autres lymphocytes T effecteurs. Ils sont nécessaires au maintien de la tolérance immunitaire, ils participent donc au maintien de l'homéostasie.
Exprimé plus simplement encore, les Tregs participent/ facilitent la tolérance immunitaire.
Ces cellules Tregs ont été impliquées en tant que cibles potentielles pour le traitement des maladies auto-immunes, parce que ces cellules échouent à faire leur travail, càd communiquer aux cellules T auto-immunes de se comporter normalement au lieu de passer en mode attaque.

Figure : cellules Tregs
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Tregs cells are inoperative in auto-immune pathology

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 9:22

Défectuosité des cellules T régulatrices dans l'auto-immunité.

En bonne santé, les Tregs maintiennent la tolérance en exerçant une suppression / modération des cellules T effectrices. Dans une maladie auto-immune spécifique à un organe, les Tregs ne parviennent pas à supprimer / modérer les cellules T effectrices auto-réactives, conduisant ainsi à la mort des cellules cibles. Les raisons notées, relative à cet effet, comprennent un nombre inadéquat de Tregs, une capacité de suppression  / modération altérée, la conversion des Treg en cellules effectrices et une résistance des cellules T effectrices à la modération / suppression (médiée par Treg) (Grant 2015).
Dans un contexte avec des effets anti-inflammatoires globaux profonds, Ray et al. ont observé chez les rongeurs et chez les humains, qu’ il est vraiment possible que l'ingestion chronique de bicarbonate :
1. soit en mesure de vous protéger contre le développement d'un Treg-dysfonctionnement ;
2. restaurerait peut-être même la fonction Treg normale afin que ces cellules puissent faire leur(s) job(s) et tempérer les cellules T auto-réactives qui attaquent ses propres organes dans les maladies auto-immunes.

De plus, si ce mécanisme est en effet, comme le suggère l'étude en question, médiée par l'activation de la voie anti-inflammatoire cholinergique, les effets bénéfiques des Tregs, dont Ray et al. soulignent que
- "[... ils] pourraient être bénéfiques dans une grande variété d'états pathologiques impliquant l'activation pathologique du système immunitaire, incluant l'allergie, l'asthme, la sclérose en plaques, la réaction du greffon contre l'hôte, le diabète et l'hypertension" ;
- [ils] pourraient être confondus par la diminution marquée du TNA-alpha –  le facteur n ° 1 parmi les cytokines que les scientifiques ont relié au développement / à la progression d'un « large éventail de maladies, y compris la polyarthrite rhumatoïde, les maladies cardiovasculaires, l'athérosclérose, le syndrome du côlon irritable (IBS), le diabète de type 2 et les maladies neurodégénératives » (Ray 2018).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 
Ray et al.   
Sarah C. Ray et al. Oral NaHCO3Activates a Splenic Anti-Inflammatory Pathway: Evidence That Cholinergic Signals Are Transmitted via Mesothelial Cells, The Journal of Immunology (2018). 
DOI: 10.4049/jimmunol.1701605 

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Mécanisme sous-jacent dans la prise de NaH30

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 9:22

Mécanisme sous-jacent
Les scientifiques de l’étude parue dans  le Journal of Immunology  estiment que le bicarbonate de soude induirait tous ces changements via son interaction avec les cellules mésothéliales de la rate, organe qui joue un rôle dans l’immunité et le renouvellement des cellules sanguines. Ce changement anti-inflammatoire a été visible durant quatre heures chez l’homme, et durant trois jours chez le rat.
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Sources : Oral NaHCO3 Activates a Splenic Anti-Inflammatory Pathway: Evidence That Cholinergic Signals Are Transmitted via Mesothelial Cells, Sarah C. Ray et al, The Journal of Immunology, 16 avril 2018
The mesothelial cell, Steven E. Mutsaers, The International Journal of Biochemistry & Cell Biology, 2004
Polyarthrite rhumatoïde - Une maladie modèle pour la recherche sur l’inflammation chronique, Inserm,

Th1 <> Th2 : Comprendre les cellules Th
Figure 1: Vue d'ensemble de la manière dont différents stimuli, par ex. Le TNF-alpha, déclencheront l'engagement de Th0 (Th0 = lymphocytes T auxiliaires naïfs) sur les cellules Th1, Th2, Th17 et Treg. Ces cellules T sont les premiers intervenants, elles attaquent et tuent les intrus qui seront ensuite «mangés» par les macrophages.

Vocabulaire : Facteur TNF-alpha
Le facteur de nécrose tumorale (TNF de l'anglais : tumor necrosis factor) est une importante  cytokine impliquée dans l'inflammation systémique et dans la réaction de phase aiguë. Nous cherchons souvent à contrôler / modérer cette cytokine dans les réactions inflammatoires.

Vocabulaire : Th = abréviation pour lymphocytes.  Les lymphocytes font partie de la famille des leucocytes (globules blancs). On les retrouve dans le sang, la moelle osseuse (où ils sont produits) et des tissus lymphoïdes (rate, ganglions lymphatiques). Th est l’abréviation de « thymus », l’endroit où sont maturés ces lymphocytes T.

Il existe essentiellement des lymphocytes T et B. B parce que le siège de ces lymphocytes B a été découvert en 1er lieu dans la bourse de Fabricius chez les oiseaux (« bird », en anglais). La bourse de Fabricius est une glande du système immunitaire (située dans le tissu lymphoïde).

Les lymphocytes B sont responsables de la production des anticorps, ou immunité humorale. « Humoral » parce que l'immunité est « liée » aux lymphes ou au sang.

Les lymphocytes T (maturés dans le thymus, d'où le T) sont quant à eux impliqués dans l'immunité à médiation cellulaire (càd l'immunité adaptative).
On distingue l’immunité adaptative / acquise et l’immunité innée.
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Dans un modèle (sur-simplifié, les rapports Th1 / Th2 et M1 / M2 (M = macrophages) peuvent ainsi être utilisés comme indicateurs pour déterminer si oui ou non le  système immunitaire est en mode type M1 / inhibiteur, orienté vers la défense de l’hôte, ou dans un mode de type M2 / guérison, orienté sur la réparation et le remplacement des tissus perdus ou défectueux en vue de maintenir l'homéostasie de l'hôte (Mills 2015a).

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M1→M2 repolarisation

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 9:46

Infos supplémentaires : Mitochondrial Dysfunction Prevents Repolarization of Inflammatory Macrophages   Cell Reports. 2016
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La dysfonction mitochondriale empêche la repolarisation des macrophages pro-inflammatoires
• Une fonction mitochondriale en bon état de marche est requise pour la repolarisation en phénotype M2.
• Moduler l'activation des macrophages pour atténuer les maladies inflammatoires en favorisant la repolarisation des macrophages inflammatoires (M1) en macrophages anti-inflammatoires (M2) présente un grand intérêt au niveau de l’homéostasie.
• Nous avons identifié l'inhibition de la phosphorylation oxydative mitochondriale, associée à M1, comme facteur responsable de la prévention de la repolarisation M1 → M2. Exprimé plus simplement, si nous inhibons M1, nous pourrons éviter la repolarisation.  

Vocabulaire : phosphorylation oxydative
La phosphorisation oxydative est le processus qui amène la plus grande partie de l'énergie utilisable, obtenue à partir de la décomposition des glucides ou des graisses, qui a lieu dans les mitochondries. Cette voie métabolique permet aux cellules, via les enzymes, d’oxyder les nutriments, libérant ainsi de l'énergie qui est utilisée pour produire l'adénosine triphosphate (ATP). L'ATP est la molécule clé dans le processus qui apporte l’énergie aux cellules.

Inhiber la formation d'oxyde nitrique favorise la reprogrammation métabolique et le phénotype des macrophages M2.

M1→M2 repolarisation
=> Les macrophages sont des cellules immunitaires innées qui adoptent divers états d'activation en réponse à leur micro-environnement. La modulation de l'activation des macrophages pour atténuer les maladies inflammatoires, en favorisant la repolarisation des macrophages inflammatoires (M1) en macrophages anti-inflammatoires (M2), présente un grand intérêt. Ici, nous avons constaté que les macrophages M1 des souris murines et des humains ne parviennent pas à se transformer en cellules M2 après exposition à l'IL-4 in vitro et in vivo.

Vocabulaire : IL-4  
L'Interleukine 4 ou IL-4 est une cytokine dont le rôle est d'induire la différenciation des lymphocytes T auxiliaires naïfs (lymphocytes Th0) en lymphocytes Th2.

En revanche, les macrophages M2 sont plus plastiques (modulables) et facilement repolarisés dans un état M1 inflammatoire. Nous avons identifié l'inhibition de la phosphorylation oxydative mitochondriale, associée à M1, en tant que facteur responsable de l’insuffisance de repolarisation M1 → M2.

Décodage : Si la mitochondrie respire / carbure mal, la repolarisation de M1 en M2 se fait mal ou pas du tout.

L'inhibition de la production d'oxyde nitrique, une molécule effectrice clé dans les cellules M1, amortit le déclin de la fonction mitochondriale et donc cela permet d’améliorer la reprogrammation métabolique et phénotypique des macrophages M2. Ainsi, l'activation des macrophages inflammatoires affaiblit la phosphorylation oxydative, empêchant ainsi la repolarisation. La restauration thérapeutique de la fonction mitochondriale pourrait être utile pour améliorer la reprogrammation des macrophages inflammatoires en cellules anti-inflammatoires pour contrôler la maladie.
Décodage : Inhibiter la production d’acide nitrique (NO) est favorable à l’homéostasie.
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L’interféron-gamma (INF-γ) + les lipopolysaccharides (LPS) favorisent la formation d’acide nitrique (NO).  L’oxyde nitrique (NO) est un médiateur important des processus inflammatoires.


Dernière édition par Luc le Dim 20 Mai 2018 - 8:32, édité 2 fois

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Re: Bicarbonate et inflammation - Mise au point

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 10:03

Liens utiles
1. Un excès de NO est délétère.
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Extrait :
“Nitric oxide is increasingly seen as an important factor in nerve degeneration (Doherty, 2011). Nitric oxide activates processes (Obukuro, et al., 2013) that can lead to cell death. Inhibition on the production of nitric oxide protects again various kinds of dementia (Sharma & Sharma, 2013, Sharma & Singh, 2013). Brain trauma cases large increase in nitric oxide formation, and blocking its synthesis improves recovery (Huttenmann, et al., 2008); Gahn, et al., 2006).
“Niacianamide, like progesterone, inhibits the production of nitric oxide, and also like progesterone, it improves recovery from brain injury. (Hoane, et al., 2008).”
“And, obviously, drugs that are intended to increase the effects of nitric oxide (asparagine, zildenafil/Viagra, minoxidil/Rogaine) and acetylcholine (bethanechol, benzpyrinium, etc.) should be avoided.”
2. Utilité du bicarbonate:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
3. Polarization and Repolarization of Macrophages
Journal of Clinical & Cellular Immunology  2015
=> Abstract:
Macrophages can acquire distinct phenotypes and biological functions depending on the microenvironment and the metabolic state. Macrophages, classically activated by IFN-γ (interferon gamma, cytokine) and/or microbial products, display an M1 phenotype characterized by high expression of interleukin (IL)-12, inducible nitric oxide synthase (iNOS) and TNF-α. They trigger a Th1 immune response and are generally considered potent effector cells which kill microorganisms and tumor cells. Alternatively activated or M2 macrophages are stimulated by IL-4, IL-10, IL-13, immune complexes, or glucocorticoids. M2 phenotype is characterized by low iNOS and IL-12 production and triggers Th2 response. M2 macrophages are involved in tissue repair and angiogenesis. M1 and M2 macrophages display differences in metabolism and reduced glutathione (GSH) concentration. This review describes the main macrophage phenotypes with a major focus on the differences in protein, glucose and lipid metabolism. Moreover, repolarization of macrophages as potential therapeutic approach and the critical role of GSH in regulating repolarization are discussed.
4. Macrophage Polarization: Mini-review
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
Macrophages have different functions and transcriptional profiles, but all are required for maintaining homeostasis. This involves phagocytosis of debris and pathogens, dead cell clearance, and matrix turnover. (…)
It has recently been demonstrated that in vitro, macrophages are capable of complete repolarization from M2 to M1, and can reverse their polarization depending on the chemokine environment (Davis MJ et al. 2013). The change in polarization is rapid and involves rewiring of signaling networks at both the transcriptional and translational levels.
5. Comprendre l’immunité
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
How do Regulatory T Cells Work?   
CD4+ T cells are commonly divided into regulatory T (Treg) cells and conventional T helper (Th) cells. Th cells control adaptive immunity against pathogens and cancer by activating other effector immune cells. Treg cells are defined as CD4+ T cells in charge of suppressing potentially deleterious activities of Th cells.
6. The impact of biological therapy on regulatory T cells in rheumatoid arthritis
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
Regulatory T cells (Treg) are functionally defective in patients with RA. Restoring their function may not only control inflammation but also restore tolerance in these patients.
 
 7. Regulatory T cells (Tregs): The Missing Link to Cure Autoimmune and Inflammatory Disorders
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
The good and the bad
Tregs can have a dark side when it comes to cancer because they limit our ability to fight tumors, to a certain degree.
Tregs also inhibit the body’s ability to suppress the formation of cancerous cells (R), which means high Tregs will lead to cancer.

Patients with tumors have a local excess of Tregs (R).
Tregs can also increase inflammation in certain situations because they can become dysfunctional and start producing IL-17 (R).

The Ideal Treg Scenario
The ideal scenario is to have a healthy Treg level throughout your body, but low Treg levels in cancer or precancerous tissue.  
Also, ideally, Tregs would be decreased when we have an infection and increase when we get over it.

Increasing Tregs or lowering Tregs
Increasing Tregs is a way to benefit both Th1 and Th2 dominance (R).). Tregs decrease Th1 cells and help create oral tolerance for Th1/Th2 type allergies.
Inhibiting mTOR results in increased Treg levels (R).
However, studies have found that having variations in mTOR is important for Treg development. So you don’t want to constantly inhibit it; instead, cycle with high and low mTOR activation (R).
The depletion of  arginine, glutamine, and tryptophan increases Treg generation (via inhibiting
mTOR) (R).
Increasing AMPK also increases Tregs (mTOR article has AMPK activators) (R).
Tregs prefer to burn fat for fuel and when you take this away from them, they are less likely to develop (R).
Oddly, gluten may increase Tregs. Tregs were significantly lower in patients who had abstained from gluten compared with individuals on a standard diet (R). However, I wouldn’t pay much attention to this, because Tregs probably went down as a result of less inflammation (so there needed to be less Tregs)… 

Factors that enhance the production of Treg cells (favorable):


  • Sun/UV (R)

  • Exercise (R

  • Fall in love, have sex, nurse and have positive social encounters. All of these lead to increased oxytocin (R). Oxytocin increases Tregs and wound healing (R)

  • Circadian Rhythm – if you constantly break the rhythm, you will produce more Th17 instead of Tregs.

  • alpha-MSH (R)

  • Polyphenols in general (R)

  • Oxytocin (R)   

  • L Reuteri – Increases oxytocin also (R)

  • IGF-1 (R)    

  • Vitamin A adequacy (R)       

  • Vitamin D3 adequacy (R)

  • THC/Pot (CB2) (R)

  • CBD (R

  • DHA (R, R2)

  • Grape Seed Extract (R)       

  • Licorice (R)

  • Baicalin (R) (Increased Treg numbers, TGF-B, IL-10, and FOXP3) (R)

  • Honokiol (R) (TGF-B, IL-10, FOXP3)    

  • Naringenin (R)   

  • Astragalus  (R, R2) – Increased Foxp3 and decreased that of RORγt.  But it decreases TGF and Tregs when exposed to some viruses (R)

  • Lipoic Acid (R)

  • Cocoa (R) – prevented a decrease in Tregs… 

  • Whey (R)   

  • Cat‘s claw (R)

  • Papain/Papaya (R)

  • Probiotics (R)–Lactobacilli (R), Probiotics (L caseiL Reuteri, Lactobacillus rhamnosusGoldin-Gorbach and L. casei Shirota, L. salivarius, IRT5L. plantarum, L. salivarius(R), and L. lactis (R)), B Fragilis (R). 

  • GABA(A) (R)     

  • Nicotine (R) (increases Foxp3, CTLA-4)

  • Nitric Oxide (R) – arginine, exercise

  • Exogenous ATP (R

  • FOXO3a(+), IDO (R), DPP4 (-) (R), DNMT (-) (R), NFAT hyperactivation (R)….Some ingested immunoreactive proteins type I IFN, SIRS peptide 1–21, α-MSH, ACTH, SST… 


Decreasing Tregs
The mTOR–Akt pathway suppresses Treg cell production and activity (R). So you want to inhibit mTOR.


  • High-fat diet (R) (in mouse livers)  

  • Leptin (R)

  • Marathons / Excess exercise (R)

  • Artemisinin (R) – in cancer cells

  • NAD+? (R)  

  • Melatonin (R) – in tumor tissues  


Contradictory/Doesn’t Alter Tregs


  • Resveratrol (R) – By activating SIRT1, it may block Tregs (R). Prevents high-fat diet decrease in Tregs (R).

  • Bromelain (R) (Decreases CD25 though) 

  • Berberine (R)  


Dernière édition par Luc le Dim 20 Mai 2018 - 8:26, édité 2 fois
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NaH3O envoie un message à la rate via l'acétylcholine

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 10:04

*) Articles de presse:

1. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Quand les scientifiques ont enlevé la rate, cela a rompu les connexions des cellules mésothéliales et la réponse anti-inflammatoire a été perdue. La rate est un organe impliqué dans le système immunitaire ; elle filtre le sang et stocke des globules blancs comme les macrophages. Le bicarbonate de soude enverrait un message à la rate signifiant de ralentir la réponse immunitaire. Pour le chercheur, « assurément, boire du bicarbonate affecte la rate et nous pensons que c'est à travers les cellules mésothéliales. »

Le dialogue avec la rate ferait intervenir l'acétylcholine, un messager chimique du cerveau qui semble favoriser un environnement anti-inflammatoire. D’après Paul O’connor, « Nous pensons que les signaux cholinergiques (acétylcholine) dont nous savons qu’ils sont les médiateurs de cette réponse anti-inflammatoire ne viennent pas directement du nerf vagal innervant la rate, mais des cellules mésothéliales qui forment ces connexions vers la rate. »

Un peu de bicarbonate tous les jours pourrait donc aider à réduire l’inflammation. L’inflammation chronique est commune à de nombreuses maladies : asthme, tendinites, maladie de Crohn, maladie céliaque, arthrose, maladies cardiovasculaires, cancers, Alzheimer, maladies auto-immunes, maladie de Lyme et maladies infectieuses chroniques. En outre, il y a une composante inflammatoire dans bien d'autres maladies, comme l'ostéoporose, le diabète (le sucre sanguin élevé favorise l'inflammation), le cancer, les maladies neurodégénératives, l'athérosclérose et même l'obésité.

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Re: Bicarbonate et inflammation - Mise au point

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 12:52

2. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  

“‘It’s most likely a hamburger not a bacterial infection,’ is basically the message,” said study senior author Dr. Paul O’Connor, from the Department of Physiology at Augusta University.

Drinking baking soda tells the spleen — which is part of the immune system, acts like a big blood filter and is where some white blood cells, like macrophages, are stored — to go easy on the immune response.

“Certainly drinking bicarbonate affects the spleen and we think it’s through the mesothelial cells,” Dr. O’Connor said.

“The conversation, which occurs with the help of the chemical messenger acetylcholine, appears to promote a landscape that shifts against inflammation.”

In the spleen, as well as the blood and kidneys, the scientists found after drinking water with baking soda for two weeks, the population of immune cells called macrophages, shifted from primarily those that promote inflammation, called M1, to those that reduce it, called M2.
=> Ingérer du bicarbonate envoie un message à la rate (spleen): Tout doux!
C'est l'acétylcholine qui envoie le message au cerveau.
Il y a un rééquilibre de M1 vers M2 qui intervient après la prise de 2 gr de bicarbonate.

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Les cellules mésothéliales analysent l'environnement

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 12:55

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A daily dose of baking soda may help reduce the destructive inflammation of autoimmune diseases like rheumatoid arthritis, scientists say. They have some of the first evidence of how the cheap, over-the-counter antacid can encourage our spleen to promote instead an anti-inflammatory environment that could be therapeutic in the face of inflammatory disease, scientists report.

Mesothelial cells line body cavities, like the one that contains our digestive tract, and they also cover the exterior of our organs to quite literally keep them from rubbing together. About a decade ago, it was found that these cells also provide another level of protection. They have little fingers, called microvilli, which sense the environment, and warn the organs they cover that there is an invader and an immune response is needed.

Drinking baking soda, the MCG scientists think, tells the spleen -- which is part of the immune system, acts like a big blood filter and is where some white blood cells, like macrophages, are stored -- to go easy on the immune response. "Certainly drinking bicarbonate affects the spleen and we think it's through the mesothelial cells," O'Connor says.

The conversation, which occurs with the help of the chemical messenger acetylcholine, appears to promote a landscape that shifts against inflammation, they report.

In the spleen, as well as the blood and kidneys, they found after drinking water with baking soda for two weeks, the population of immune cells called macrophages, shifted from primarily those that promote inflammation, called M1, to those that reduce it, called M2. Macrophages, perhaps best known for their ability to consume garbage in the body like debris from injured or dead cells, are early arrivers to a call for an immune response.

In the case of the lab animals, the problems were hypertension and chronic kidney disease, problems which got O'Connor's lab thinking about baking soda.

One of the many functions of the kidneys is balancing important compounds like acid, potassium and sodium. With kidney disease, there is impaired kidney function and one of the resulting problems can be that the blood becomes too acidic, O'Connor says. Significant consequences can include increased risk of cardiovascular disease and osteoporosis.

"It sets the whole system up to fail basically," O'Connor says. Clinical trials have shown that a daily dose of baking soda can not only reduce acidity but actually slow progression of the kidney disease, and it's now a therapy offered to patients.

"We started thinking, how does baking soda slow progression of kidney disease?" O'Connor says.

That's when the anti-inflammatory impact began to unfold as they saw reduced numbers of M1s and increased M2s in their kidney disease model after consuming the common compound.

When they looked at a rat model without actual kidney damage, they saw the same response. So the basic scientists worked with the investigators at MCG's Georgia Prevention Institute to bring in healthy medical students who drank baking soda in a bottle of water and also had a similar response.

"The shift from inflammatory to an anti-inflammatory profile is happening everywhere," O'Connor says. "We saw it in the kidneys, we saw it in the spleen, now we see it in the peripheral blood."

The shifting landscape, he says, is likely due to increased conversion of some of the pro-inflammatory cells to anti-inflammatory ones coupled with actual production of more anti-inflammatory macrophages. The scientists also saw a shift in other immune cell types, like more regulatory T cells, which generally drive down the immune response and help keep the immune system from attacking our own tissues. That anti-inflammatory shift was sustained for at least four hours in humans and three days in rats.

The shift ties back to the mesothelial cells and their conversations with our spleen with the help of acetylcholine. Part of the new information about mesothelial cells is that they are neuron-like, but not neurons, O'Connor is quick to clarify.

"We think the cholinergic (acetylcholine) signals that we know mediate this anti-inflammatory response aren't coming directly from the vagal nerve innervating the spleen, but from the mesothelial cells that form these connections to the spleen," O'Connor says.

In fact, when they cut the vagal nerve, a big cranial nerve that starts in the brain and reaches into the heart, lungs and gut to help control things like a constant heart rate and food digestion, it did not impact the mesothelial cells' neuron-like behavior.

The affect, it appears, was more local because just touching the spleen did have an effect.

When they removed or even just moved the spleen, it broke the fragile mesothelial connections and the anti-inflammatory response was lost, O'Connor says. In fact, when they only slightly moved the spleen as might occur in surgery, the previously smooth covering of mesothelial cells became lumpier and changed colors.

"We think this helps explain the cholinergic (acetylcholine) anti-inflammatory response that people have been studying for a long time," O'Connor says.

Studies are currently underway at other institutions that, much like vagal nerve stimulation for seizures, electrically stimulate the vagal nerve to tamp down the immune response in people with rheumatoid arthritis. While there is no known direct connection between the vagal nerve and the spleen -- and O'Connor and his team looked again for one -- the treatment also attenuates inflammation and disease severity in rheumatoid arthritis, researchers at the Feinstein Institute for Medical Research reported in 2016 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

O'Connor hopes drinking baking soda can one day produce similar results for people with autoimmune disease.

"You are not really turning anything off or on, you are just pushing it toward one side by giving an anti-inflammatory stimulus," he says, in this case, away from harmful inflammation. "It's potentially a really safe way to treat inflammatory disease."



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Effet balancier entre les macrophages M1 et M2

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 12:56

4. Th1 / Th2 & M1 / M2
Macrophages at the Fork in the Road to Health or Disease
Front Immunol. 2015. Charles D. Mills, Laurel L. Lenz et al.
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Macrophages in infections - Macrophage responses in atherosclerosis and other non-pathogen-induced inflammatory conditions - Regulation of Macrophage Differentiation and Functions.
The importance of macrophage M1/inhibit and M2/heal imbalances in various disease or protective processes being clear, immunologists and clinicians are interested in how they might therapeutically intervene to shape macrophage differentiation or modulate various macrophage functions to restore health.
The “Fork in the Road” that macrophages take in making either M1/inhibit or M2/heal-type responses define “immunity” throughout the animal kingdom. In all animals, M1/inhibit-type responses are the primary host defense, and M2/heal-type responses help repair and replace lost or effete tissue to maintain host homeostasis. In humans (and other higher animals), macrophage M1/inhibit or M2/heal-type responses necessarily direct T (and B) cells/adaptive immunity to make Th1 or Th2-like responses. Thus, whether acting directly or indirectly, which “fork” macrophages take is the central controlling element that promotes health (as in pathogen control or wound repair) or impedes health (as in atherosclerosis, autoimmunity, or cancer). By illuminating the biochemical underpinnings, evolution, diseases, and regulation of macrophage functions, the papers in this Topic advance our understanding of how to modulate this most important of all leukocytes: the chicken and the egg of immunity (1).
=> La «Fourche sur la route» que les macrophages prennent en donnant des réponses de type M1 / inhibition ou M2 / guérison définissent «l'immunité» dans tout le règne animal. Chez tous les animaux, les réponses de type M1 / inhibiteur sont la principale défense de l'hôte, et les réponses de type M2 / guérison aident à réparer et à remplacer les tissus perdus ou épuisés pour maintenir l'homéostasie de l'hôte. Chez les humains (et d'autres animaux supérieurs), les réponses de type macrophage M1-inhibiteur ou M2-guérisseur obligent / induisent nécessairement les cellules T (et B), et l'immunité adaptative à produire des réponses de type Th1 ou Th2.

Exprimé autrement, de manière un peu trop simpliste : M1 va induire une réponse de type Th1. M2 va induire une réponse de type Th2. Th1 sera pro-inflammatoire. Th2 sera anti-inflammatoire (mode guérison et reconstruction).
Dernier rappel : C’est un équilibre qu’il faut trouver (effet balancier).


PS1: Exprimé autrement, il ne faut pas chercher à supprimer complètement M1, tout le temps. M1 a son utilité aussi. C'est plutôt le rapport M1<> M2 qu'il faut optimiser.

PS2: O'connor est un peu trop catégorique / excessif (emporté par son enthousiasme dans l'avant dernier post !?) quand il dit qu'on ne tourne pas le bouton en mode off (turn off) mais qu'on modère seulement l'inflammation.
O' Connor a écrit:"You are not really turning anything off or on, you are just pushing it toward one side by giving an anti-inflammatory stimulus," he says, in this case, away from harmful inflammation. "It's potentially a really safe way to treat inflammatory disease."
« Vous n'éteignez pas vraiment les choses, vous ne faites que les pousser d'un côté en leur donnant un stimulus anti-inflammatoire », dit O'Connor, dans ce cas, loin de l'inflammation nocive.
"C'est potentiellement un moyen très sûr de traiter les maladies inflammatoires."

PS3: Oui, c'est potentiellement un moyen très sûr, mais certaines études insistent sur le fait qu'il ne faut pas supprimer totalement M1 (effet balancier à conserver).
Chris Masterjohn est aussi de cet avis.
Et si vous flirtez un peu trop souvent (sans effet balancier entre M1 et M2) avec un pH au-dessus de 8.5, vous favoriserez d'autres pathologies. Comprenez que ce n'est pas bon de rester de manière continue avec un pH au-dessus de 8.5.
On vise un reset; on tempère l'emballement et on favorise ainsi l'homéostasie.
Vocabulaire: Faire un reset
En anglais, le verbe to reset (prononcez [ri'sεt]) signifie remettre à zéro ou réinitialiser. Quand le disque dur de mon enregistreur DVD déconne, je fais un reset. Même chose quand mon PC refuse de répondre et est bloqué.

Rappel: Le cerveau (feedback) contrôle sévèrement le pH du sang: entre 7.32 et 7.42.
Voir aussi le graphique sur ce post (Terrain biologique)
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Dernière édition par Luc le Dim 20 Mai 2018 - 7:26, édité 7 fois

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Compte-rendu & suivi de la cure de bicarbonate

Message  Luc le Sam 19 Mai 2018 - 16:19

Lire aussi le compte-rendu de la cure de 7 jours avec bicarbonate, et surtout le suivi après
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Re: Bicarbonate et inflammation - Mise au point

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