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The salt Fix

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The salt Fix  Empty The salt Fix

Message  Luc le Sam 15 Déc 2018 - 10:09

The salt Fix – Why the Experts Got it all Wrong – And how Eating more Might Save your Life.
La solution au problème par le sel – Pourquoi les experts ont-ils tout faux – et comment en manger davantage pourrait vous sauver la vie.
Par Dr. James DiNicolantonio – Dr. of Pharmacy and Cardiovascular Research Scientist.

Résumé chapitre I : Le sel ne cause-t-il pas une pression artérielle élevée?
IL n’y a jamais eu de preuves scientifiques solides pour appuyer l’idée que la consommation de sel augmente la tension artérielle et provoque ainsi une hypertension artérielle chronique.

L’hypothèse est la suivante : Selon la théorie, quand on ingère du sel, la soif est augmentée et on boit alors plus d'eau. Dans l'hypothèse de l'hypertension artérielle liée au sel, cet excès de sel force alors le corps à conserver cette quantité d'eau accrue afin de diluer la salinité du sang. L'augmentation du volume sanguin qui en résulterait entraînerait automatiquement une augmentation de la pression artérielle.

 Une corrélation n'équivaut pas nécessairement à la causalité - simplement parce qu'une chose (le sel) peut parfois conduire à autre chose (une pression artérielle plus élevée), ce qui se trouve corréler avec une autre chose (événements cardiovasculaires), cela ne prouve pas nécessairement que la première chose a causé la troisième chose. Et encore, l’augmentation de la pression artérielle n’est rencontrée que chez 25 % des sujets, prédisposés.

Le sel a provoqué le plus de controverse, bien plus que le cholestérol, par exemple.

Nous avons passé sous silence le point le plus important: pourquoi le sel peut-il augmenter la pression artérielle chez certaines personnes mais pas chez d'autres? Si nous nous étions concentrés là-dessus, nous aurions compris que le fait de régler le problème sous-jacent, qui n’a rien à voir avec une consommation excessive de sel, corrige complètement la «sensibilité au sel».
Lorsque nous combinons tous les dangers connus de la restriction en sel, il est facile de voir que les inconvénients dépassent de loin les avantages possibles. En d’autres termes, nous nous sommes concentrés sur un seul paramètre qui pourrait changer avec un régime hyposodé, la pression artérielle, mais nous avons complètement ignoré tous les autres effets nocifs du processus…

Notre corps a évolué de telle manière que nous avons besoin du sel.
Les recommandations pour une faible teneur en sel sont basées sur une «sagesse» héritée, et non sur des faits scientifiques.

Pendant tout ce temps, le vrai coupable était le sucre (un excès de sucre raffiné, ndlr, et ça commence quand cela dépasse 20 gr de sucre raffiné).
Enfin, le sel pourrait constituer une solution plutôt qu'une cause de crise en matière de maladies chroniques dans nos pays.

Votre corps vous pousse à manger plusieurs grammes de sel (environ 8 à 10 grammes, soit 3 000 à 4 000 milligrammes de sodium) chaque jour pour maintenir l'homéostasie, un état optimal dans lequel vous soumettez le moins de stress possible au corps.
En examinant de près le rôle crucial du sel dans notre passé, nous pouvons commencer à restaurer sa réputation ternie et à honorer la place du sel dans notre avenir.

Dr. J. Dinicolantonio est Dr en pharmacie, chercheur cardiovasculaire  à Saint Luke’s Mid America Heart Institute. Il est éditeur associé du BMJ Open Heart.

Au total, il a passé près d’une décennie à examiner les recherches sur le sel et à collaborer avec des cliniciens pour démêler la complexité de notre consommation de sel et aller au cœur du problème. Devrions-nous éliminer ces restrictions obsolètes? Qui a vraiment besoin de moins de sel et qui a besoin de plus? Combien et quels types sont optimaux?

PS : Citation du docteur Aseem Malhotra, cardiologue consultant et conseiller du National Obesity Forum du Royaume-Uni – « Ce livre superbe évoque de nombreuses idées fausses sur la consommation de sel. Il faut lire ce livre ». (« a must-read »)..

À suivre : chapitre II – We Are Salty Folk  (Nous sommes dépendant du sel)

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Message  Luc le Sam 15 Déc 2018 - 10:09

Aperçu du contenu (table des matières) :

1. But Doesn’t Salt Cause High Blood Pressure? p7

2. We Are Salty Folk 15

3. The War against Salt—and How We Demonized the Wrong White Crystal p31

4. What Really Causes Heart Disease? p66

5. We Are Starving Inside p90

6. Crystal Rehab: Using Salt Cravings to Kick Sugar Addiction p101

7. How Much Salt Do You Really Need? p118

8. The Salt Fix: Give Your Body What It Really Needs p159

Epilogue: reach for the right white crystal p185

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Message  Luc le Sam 15 Déc 2018 - 10:10

Liens intéressants pour vous faire patienter jusqu'à demain (un chapitre toutes les 36 H.
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The salt Fix  Empty La physiologie des reins explique notre capacité à excréter 10 fois le sodium que nous ingérons

Message  Luc le Dim 16 Déc 2018 - 11:57

Chapitre II: We are Salty Folks (Nous sommes un peuple salé)

Nous pleurons des larmes salées, notre transpiration est salée et les cellules de notre corps sont baignées de liquides salés. Sans sel, nous ne pourrions pas vivre.

Une petite pincée de sel peut rehausser toutes les saveurs d’un plat fade et le rendre extraordinaire. Le sel tempère l'amertume et donne un goût plus doux aux aliments, réduisant ainsi le besoin de sucre. Et tout en nous réjouissant, le sel joue un rôle fondamental dans des dizaines de fonctions essentielles corporelles.

Le sel est nécessaire pour maintenir la quantité optimale de sang dans notre corps; le cœur en a même besoin pour pomper le sang dans tout notre corps. Le sel est essentiel à la digestion, à la communication entre cellules, à la formation et à la solidité des os et à la prévention de la déshydratation. Le sodium est également essentiel à la reproduction, au bon fonctionnement des cellules et des muscles et à la transmission optimale de l'influx nerveux à destination et en provenance d'organes tels que le cœur et le cerveau. En effet, notre corps dépend d’éléments appelés électrolytes — tels que le sodium, le potassium, le magnésium et le calcium — dans nos fluides corporels pour nous aider à réaliser des impulsions électriques qui contrôlent bon nombre des fonctions de notre corps. Sans apport adéquat en sodium, notre volume sanguin diminue, ce qui peut entraîner la fermeture / la baisse de régime de certains organes, tels que le cerveau et les reins.

En termes simples, si nous éliminions tout le sodium de notre alimentation, nous mourrions.

Notre cerveau et notre corps déterminent automatiquement la quantité de sodium que nous mangeons, réabsorbons et excrétons. La capacité de notre corps à conserver le sel et l'eau est supposée être contrôlée par notre hypothalamus, une partie de notre cerveau reptilien qui reçoit et transmet des signaux qui nous poussent à manger salé ou à avoir soif.

Si nous les honorons, ces signaux nous amènent à créer naturellement des niveaux optimaux d’eau et de sel dans le corps, car ces puissantes pulsions instinctives sont le résultat direct de faits de la vie évolutifs. Les premiers êtres vivants de la planète ont baigné dans l'eau de mer et, lorsqu'ils sont arrivés sur la terre ferme, ils ont « emporté » le sel de l'océan avec eux. (1) Et aujourd'hui, des millions d'années plus tard, la composition de nos fluides corporels humains ressemble encore à celle de l'ancien océan.

Hors de l'océan
L'océan couvre 71% de la surface de la Terre mais, en raison de son volume considérable, il représente également 99% de l'espace vital total de la planète. (2) Le chlorure de sodium, ou sel, représente 90% de la totalité des minéraux de l'océan, (3) le même pourcentage de contenu minéral trouvé dans notre sang. La seule différence entre les deux réside dans la concentration: l'océan est quatre à cinq fois plus salé que notre propre sang (environ 3,5% de NaCl contre 0,82% de NaCl). (…)

La similitude entre la teneur en minéraux et la concentration de notre sang et de l’eau de mer est connue depuis des décennies. (5) Les cellules ne peuvent pas survivre en dehors d’une plage étroite de niveaux d’électrolyte dans le liquide extracellulaire qui les baigne. Pour qu'une espèce puisse quitter l'océan et survivre sur terre, plusieurs systèmes de régulation du sel ont dû se développer et évoluer. Ces systèmes fonctionnent dans tout notre corps, y compris dans notre peau, nos glandes surrénales et nos reins.

Les calibrages ioniques précis qui facilitent la vie cellulaire n’ont pas beaucoup changé depuis le début de la vie. (6) Même à présent, nos corps retiennent le sel en période de pénurie, et excrètent le sel en excès lorsque nous n’en avons pas besoin. Cette capacité à réguler la quantité de sel dans notre corps et à le rechercher en cas de besoin nous a permis de survivre et de prospérer dans presque tous les types de régions géographiques du monde - mais, par essence, notre sang reflète encore le vieil océan où la vie a commencé et à partir de laquelle elle a évolué.

Comparé aux changements spectaculaires de la forme, de la structure et de la fonction des organes survenus au cours de l'évolution des vertébrés, le fait que la composition électrolytique du liquide extracellulaire soit restée généralement constante (7) suggère que l'équilibre salin est une adaptation évolutive. Cette adaptation reste rigoureusement réglementée pour maintenir la vie de tous les vertébrés, y compris les poissons et les tortues de mer et d'eau douce, les reptiles, les oiseaux, les amphibiens et, oui, les mammifères (Cool. Ce fait est à la base de la théorie selon laquelle tous les animaux - y compris les humains - auraient évolué à partir de créatures originaires de l'océan (9). (…)

D'un point de vue évolutif, les reins ont probablement d'abord évolué dans la mer et considéreraient donc le sel comme un ami, pas comme un ennemi. Ce fait semble s’être perdu dans notre débat actuel sur la consommation optimale de sel.

La capacité d’un organisme à retenir et à excréter le sel est essentielle pour assurer le bon fonctionnement cellulaire et l’hydratation qui soutient la vie. Il n'y a pas de meilleur exemple de cela que des poissons capables de vivre à la fois en eau douce et en eau salée. La plupart de ces poissons peuvent activement réabsorber ou excréter du sodium par leurs branchies, ce qui permet un changement radical de la salinité dans l'environnement. (10)

Sortie sur le rivage
Il est communément admis que nous avons évolué du stade amphibien, puis reptile et/ou oiseau, vers le stade mammifère. Ainsi, non seulement il était important de conserver / épargner le sel, mais une «faim» de sel aurait évolué chez ces animaux afin de répondre à leurs besoins. Cette "faim" fournirait un signal physiologique - un appétit - à chercher du sel chaque fois qu'un déficit se profilait à l'horizon. Leur tout nouveau système circulatoire fermé leur donnait alors une capacité accrue à maintenir l'homéostasie du sodium et de l'eau, principalement suite à l'évolution des reins, de la vessie, de la peau, des intestins et d'autres glandes endocrines non présentes chez les anciens invertébrés marins.

Pour ces mammifères marins, la teneur en sel de leur sang n'est pas très différente de celle des mammifères terrestres (17) - et comme ils ingèrent de l'eau de mer, qui est quatre à cinq fois plus salée que leur sang, ce sel doit être excrété par les reins.
Et, pour le dire carrément: leurs reins devaient être capables d'excréter des quantités massives de sel.

Cette physiologie de base des reins est la même chez l'homme. En fait, des recherches ont montré que les patients présentant une pression artérielle et une fonction rénale normales peuvent facilement excréter dix fois plus de sel que nous en consommons chaque jour. (18) La raison pour laquelle un humain ne peut pas vivre uniquement avec de l’eau de mer n’est pas due à la haute teneur en sel - c'est que pour ce faire, l'eau doit partir avec elle, [comme seule source], ce qui provoquerait éventuellement une déshydratation (et éventuellement la mort!). Mais si nous avions suffisamment accès à l'eau douce pour remplacer ce qui est perdu lors de l'excrétion de ce sel, les humains seraient absolument en mesure de boire de l'eau de mer.
Presque sans exception, la régulation du sel et de l'eau est un mécanisme de survie bien adapté à presque tous les animaux - et cela inclut tous les primates, y compris les humains.

Primates préhumains
Même aujourd'hui, la plupart des gens croient que les primates pré-humains (tels que les orangs outans, les singes, les babouins et les macaques) vivaient principalement dans une forêt fruitière, avec une alimentation pauvre en sel. Mais ce n'est clairement pas le cas.

Il y a des millions d'années, les changements climatiques entraînèrent des saisons sèches intenses et obligèrent les primates non humains à rechercher des zones humides (19). Leur régime alimentaire aurait consisté en une végétation aquatique contenant une teneur en sodium cinq fois supérieure à celle supposée. Les primates non humains ont commencé à manger de la viande, ce qu’ils auraient rencontré pour la première fois lorsque des poissons et des invertébrés aquatiques étaient piégés dans la végétation aquatique - fournissant ainsi aux primates « une salade de fruits de mer » (21). Une fois que ces aliments furent mangés «par inadvertance», les primates ont commencé à les chercher délibérément. (…)

Le goût des poissons et autres créatures aquatiques a peut-être amené ces primates pré-humains à commencer délibérément à attraper des poissons à la main et à utiliser des outils tels que bâton, piège et amorce pour attraper des poissons, ce qui représente un progrès considérable en termes de développement cognitif. (…)

Au moins cinq autres espèces, outre les orangs outans, utilisent des outils pour se procurer du poisson et d'autres proies aquatiques salées. Par la suite, les hominidés - auraient utilisé ces pratiques de capture comme les primates (24).

Les premiers humains
Curieusement, l’émergence de la pêche assistée par outils remonte à environ 2,4 millions d’années. Les habitudes alimentaires des primates suggèrent que les hominidés auraient également commencé par manger des plantes aquatiques, puis accidentellement les animaux aquatiques accrochés à leur alimentation nocturne, et, ayant pris goût à une nouvelle viande, ont fini par capturer du poisson et d'autres proies aquatiques. (25) (…)  Ces aliments aquatiques contiennent beaucoup de sel et de nouveaux nutriments de haute qualité, tels que l'acide docosahexaénoïque (DHA). Il y a un parallèle qui peut être fait. Semblable à la manière dont ces acides gras essentiels peuvent avoir conduit à la croissance du cerveau chez les primates pré-humains, le DHA a permis au cerveau d'augmenter sa taille chez les humains primitifs (26).

Le fait que le DHA soit important pour la croissance du cerveau humain crée la suggestion inévitable que les aliments aquatiques - et la soif de sel qui attirait nos ancêtres - ont joué un rôle important dans la façon dont le cerveau humain a évolué pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. (27) Les plantes terrestres sont faibles en DHA, ce qui suggère que cette transition vers la végétation aquatique et les proies était essentielle pour augmenter la taille de notre cerveau. (28) Imaginez: notre faim de sel pourrait avoir joué un rôle dans le grand bond en avant des humains.

Même les premiers hommes qui vivaient loin des eaux saumâtres de l’océan avaient cette soif de sel. Les données suggèrent que les premiers humains parcourant les régions non côtières d’Afrique de l’Est, entre 1,4 et 2,4 millions d’années, auraient peut-être consommé une alimentation extrêmement riche en sel. Un ancien ancêtre des humains connu sous le nom d '«Homme Casse-Noisette» aurait vécu en mangeant de grandes quantités de noix tigrées (29). Ce fossile a été retrouvé en 1959 en Tanzanie,  et est indicatif d'un régime riche en noix tigrées. Les noix tigrées sont extrêmement riches en sel (jusqu'à 3.383 milligrammes de sodium pour 100 grammes, la quantité moyenne de sodium que nous mangeons en une journée pour les hommes modernes). (30) Une poignée (3 onces) de ces tubercules en forme de noix aurait fourni la ration de sodium dans le monde d'aujourd'hui.

L'homme Casse-Noisette  ne vivait pas seulement de noix. Il a également survécu grâce à un régime alimentaire composé en grande partie de sauterelles. Proche parent de la sauterelle, le grillon contient une très bonne quantité de sodium (environ 152 milligrammes de sodium pour cinq grillons). (31) Vraisemblablement, certains insectes sont très riches en sodium car cela leur permet de se déplacer plus rapidement et de voler plus vite. Les scientifiques ont observé que la carence en sodium pouvait entraîner le cannibalisme chez les insectes (et probablement aussi chez d’autres animaux). (33) Selon la théorie, les animaux savent instinctivement que du sel est contenu dans le sang, le liquide interstitiel, la peau, les muscles et autres parties du corps. Il n’est donc pas surprenant que les experts croient que les humains consomment des protéines et des micronutriments d’insectes sauvages depuis plusieurs millénaires - et continuent de le faire à ce jour, en particulier dans certaines régions d’Afrique, d’Asie et du Mexique (34).
Suite sur le post suivant.

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Message  Luc le Dim 16 Déc 2018 - 12:07

Le cas est clair
Du point de vue de l'évolution, les preuves ne suggèrent pas que nous ayons évolué sur base d’un régime alimentaire pauvre en sel. Au lieu de cela, une grande partie de notre théorie de l'évolution semble corroborer le fait que nous avons évolué sur un régime riche en sel. Alors, d'où vient cette idée fausse persistante à propos de notre régime original?

L'idée que nos ancêtres humains consommaient très peu de sel, généralement moins de 1 500 milligrammes de sodium par jour, est à la fois ancienne et actuelle (35). Une partie du débat sur le régime évolutif semble découler d'un article influent sur le sujet, publié en 1985 dans le New England Journal of Medicine, l'un des journaux médicaux les plus prestigieux au monde. Les auteurs de cet article ont estimé que notre consommation de sodium n'était que de 700 milligrammes par jour pendant la période paléolithique (il y a 2,6 millions d'années environ jusqu’à 10.000 ans environ). Mais ce chiffre est basé sur la teneur en sodium de certains animaux terrestres (et seulement la teneur en sodium de la viande) ainsi que des plantes terrestres à la disposition des chasseurs-cueilleurs. Cette estimation n’inclut pas le sodium qui aurait été obtenu à partir de noix tigrées, d’insectes, de la végétation aquatique ou de proie, ni les autres grandes réserves de sodium trouvées chez les animaux, autres que les muscles / la viande, telles que celles trouvées dans la peau, le liquide interstitiel, la moelle épinière, le sang, et la moelle osseuse (nous savons que les chasseurs-cueilleurs en ont mangé). Nous ne pouvons pas oublier que, mis à part leur viande, les animaux eux-mêmes (muscles, organes, viscères, peau, sang) sont d’excellentes sources de sel. Par exemple, le muscle contient environ 1 150 milligrammes de sodium par kilogramme. Les Aborigènes d’Australie devraient manger entre 2 et 3 kilogrammes de viande par séance au cours d’une chasse. (37) Cela équivaut à 3.450 milligrammes de sodium par jour, la quantité exacte de sodium que consomment les Américains de nos jours (quand ils ne cherchent pas à atteindre le minimum – les directives officielles relatives au sel). La teneur en sel des organes (viscères) des animaux est encore plus élevée que celle des muscles: seulement 10 onces de côtes de bison (environ un quart de kilogramme) fournissent 1 500 milligrammes de sodium, la même quantité dans seulement 13,5 onces de rein de bison ou 2 livres de foie de bison. Et rappelez-vous, cela n'inclut même pas le sel qui se trouve dans la peau, le liquide interstitiel, le sang et la moelle osseuse.


Les premiers humains ont probablement aussi reçu du sel d'autres manières. Certains auraient également mangé de la terre, comme le font encore les femmes kikuyu africaines, connues pour préparer des plats à partir de sols riches en sodium. (38) Nos ancêtres suçaient probablement aussi des pierres de sel (salt licks) et buvaient de l'eau de pluie, ce qui montre clairement que les estimations précédentes de l'apport en sodium au cours de notre évolution sont très probablement des sous-estimations drastiques.


Mais hélas, le mantra a toujours été que le régime végétarien strict de nos premiers ancêtres ne fournissait que 230 milligrammes de sodium par jour et que même un régime carnivore ne fournissait qu'environ 1 400 milligrammes de sodium. Ces estimations basses ont amené la plupart des experts à penser que notre consommation actuelle de sel était de deux à vingt fois celle consommée par nos ancêtres. Et si nous n’avons pas mangé autant de sel au cours de notre évolution, notre consommation actuelle ne peut pas être bonne pour nous! (Ainsi va le mantra.)

Personne ne sait vraiment combien de sel nos ancêtres paléolithiques ont mangé ou combien de sel notre cerveau humain a évolué - mais c’est probablement beaucoup plus que ne le pensent la plupart des experts. Certains experts estiment que 45 à 60% des calories de nos ancêtres paléolithiques proviennent d’aliments pour animaux (39), naturellement riches en sel.


Les humains ont toujours eu besoin de sel
Nous savons que le sel était important pour les premiers hommes, reflétant et imitant le milieu marin dont nous sommes issus. Mais nous sommes supposés avoir évolué bien au-delà de cette étape. Que fait le sel pour nous maintenant?

Le sel (chlorure de sodium, ou NaCl) est la substance blanche que nous connaissons tous à table. Le NaCl se transforme en électrolytes une fois qu'il est dissous dans le sang et d'autres fluides corporels, formant ainsi l'ion sodium chargé positivement (Na+) et l'ion chlorure chargé négativement (Cl-). Le Na+ est le principal électrolyte chargé positivement connu sous le nom de cation qui constitue le fluide dans lequel nos cellules baignent; le chlorure est le principal électrolyte chargé négativement connu sous le nom d'anion dans notre sang. Na+ et Cl- sont les électrolytes dont la concentration dans le sang est la plus élevée par rapport à tout autre électrolyte (tel que le potassium, le magnésium ou le calcium).

L'iode est également un minéral, comme le sodium et le chlorure, mais il ne se trouve que dans le corps à l'état de traces. Bien qu’il soit un oligo-élément, l’iode est essentiel à la santé de tout notre corps. L'iode est la pierre angulaire de nos hormones thyroïdiennes, trois atomes d'iode constituant l'hormone thyroïdienne T3 (triiodothyronine) et quatre atomes d'iode constituant T4 (thyroxine). Une carence en iode diminue la production de T3 et de T4 par le corps et peut élargir le tissu thyroïdien, provoquant un goitre et éventuellement cela peut conduire à une fonction thyroïdienne sous-active (hypothyroïdie) ou hyperactive (hyperthyroïdie).

Les niveaux d'eau et de sodium dans notre corps s'équilibrent constamment, un processus connu sous le nom d'osmorégulation. Chaque fois que la concentration de sodium dans le sang augmente, les reins absorbent simplement moins de sodium, l'excès est excrété dans l'urine et le corps maintient un taux de sodium sérique normal dans le sang. Ce mécanisme aide à prévenir les dommages cellulaires causés par le passage de liquide dans les cellules.

Si le taux de sodium dans le sang descend trop bas, l'eau contenue dans le sang pénètrera dans les cellules de nos tissus afin de ramener le taux de sodium dans le sang à la normale, mais ce transfert de liquide peut entraîner un gonflement cellulaire. Si le taux de sodium dans le sang augmente, de l'eau sera extraite des cellules des tissus vers le sang afin de ramener le taux de sodium à la normale - mais cela peut provoquer un rétrécissement / une contraction des cellules. L'expansion cellulaire et le rétrécissement cellulaire peuvent être extrêmement nocifs. C'est pourquoi notre corps fera tout pour maintenir un taux de sodium normal dans le sang et c’est pourquoi la consommation de sel et son équilibre sont si étroitement réglementés. Si notre corps n’était pas capable de le faire, un faible taux de sodium dans le sang pourrait entraîner une trop grande quantité d’eau dans le cerveau, entraînant éventuellement la mort.

Une adaptation évolutive qui nous a permis de mieux équilibrer le sel, une fois établi sur la terre ferme, était la transformation de la production d'hormones surrénaliennes. Les vertébrés inférieurs vivant dans des environnements salés produisent du cortisol et de la corticostérone, alors que les animaux terrestres non aquatiques ont évolué pour produire de la corticostérone et de l'aldostérone. (40) Les humains ont ensuite évolué pour produire du cortisol et de l'aldostérone. Ces hormones surrénaliennes sont essentielles pour la réponse de notre système nerveux lors d’un combat ou lorsqu’il faut fuir pour s’échapper (cortisol) et à notre équilibre en sels (cortisol et aldostérone).

Le cortisol, peut-être la plus célèbre «hormone du stress», est le principal glucocorticoïde produit par nos glandes surrénales en période de stress. Le cortisol semble également être impliqué dans la libération de sodium de nos réserves situées dans la peau, pour nous aider pendant les périodes de stress. Rappelez-vous comment les insectes peuvent apparemment voler plus vite si leurs membranes renferment plus de sel? Eh bien, la même chose peut se produire avec des humains qui essaient d'éviter d'être mangés par un lion. L'aldostérone, une autre hormone libérée par nos glandes surrénales, stocke le sodium dans la peau et nous permet de réabsorber plus de sel des reins en cas de déficit ou de besoin. Donc, l'aldostérone est un «stockeur de sel» alors que le cortisol semble être un «libérateur de sel», l'interaction des deux hormones aidant à déterminer notre statut global en sel.

Un autre régulateur physiologique de notre état de sel est ce que nous appelons un capteur de volume, ou récepteur, qui se trouve dans nos artères carotides et dans l’aorte. Ces récepteurs détectent les changements de pression qui déclenchent des signaux dans le cerveau, ce qui amène les reins à retenir ou à excréter davantage de sel et d’eau, en fonction des réserves de sodium corporel. (41) En moyenne, nos reins peuvent filtrer entre 3,2 et 3,6 livres de sel (1,28 et 1,44 livres de sodium) par jour. (42) Cela représente environ 150 fois la quantité de sel ingérée par jour. Pour mettre cela en perspective, la plupart des agences de santé nous disent que consommer seulement 6 grammes de sel (environ 2.300 milligrammes de sodium ou une cuillère à thé de sel) est trop élevé, mais nos reins filtrent cette quantité de sel toutes les cinq minutes.

Les recommandations en matière de restriction saline n’ont guère de sens d’un point de vue physiologique
, mais ces chiffres permettent de relativiser les choses. La quantité de sel que nous mangeons par jour est vraiment une goutte dans le seau comparée à la quantité que les reins filtrent quotidiennement. En fait, le stress sur nos reins provient principalement de la nécessité de conserver le sel et de réabsorber la totalité des 3,2 à 3,6 livres de sel que nous filtrons chaque jour (43). Cette réabsorption nous oblige à utiliser l’adénosine triphosphate (ATP), l’énergie créée par la nourriture que nous ingérons, est utilisée par nos cellules pour faciliter de nombreuses fonctions corporelles. Notre pompe à sodium utilise environ 70% de l'énergie de base dépensée par les reins (44), ce qui fait qu’un régime pauvre en sel se présente comme un dévoreur énergétique (energy hog) et place un stress énorme sur les reins. C’est un moyen par lequel les régimes pauvres en sel peuvent entraîner une prise de poids en épuisant lentement nos réserves d’énergie et nous induire à rester plus sédentaires. Quel organisme voudrait bouger (et transpirer du précieux sodium) quand il a trop peu de sel pour s’autogérer?

Semblable à la façon dont un régime pauvre en sel épuise l'énergie via les reins, il en va de même pour le cœur (45). Lorsque nous limitons notre consommation de sel, notre rythme cardiaque augmente, le débit de la circulation sanguine se réduit ainsi que notre oxygène dans tout notre corps, et cela augmente le besoin en oxygène du cœur. (46) Chacun de ces effets, tous produits par un régime pauvre en sel, pourrait augmenter le risque de crise cardiaque.

Obtenir suffisamment de sel est essentiel pour tant de choses. La diarrhée, les vomissements et la transpiration peuvent entraîner un déficit en sel. Un déficit en sel peut réduire la vitesse et l'endurance, ainsi que la thermorégulation chez les athlètes. (47) Une quantité suffisante de sel crée le bon équilibre en sodium des fluides, évitant ainsi la déshydratation, l'hypotension, les vertiges, les chutes et les troubles cognitifs. Et peut-être plus important encore pour le destin de la race humaine, le sel est essentiel à la reproduction.

Le sel et le sexe
L’une des propriétés les plus fascinantes du sel est son importance pour de nombreuses facettes de la reproduction - du désir sexuel à la procréation, en passant par la gestation et la lactation (48) - et ce lien est connu au moins depuis l’époque des Grecs anciens. (…)
Aujourd'hui, les agriculteurs constatent les mêmes effets chez les animaux d'élevage modernes. On a constaté que la réduction du sodium réduisait le poids à la naissance et la taille de la portée (51). (…)

 Dans tous les contextes, lorsque les animaux souffrent d'une carence en sodium, ils se mettent en quatre pour trouver ce minéral essentiel. Un besoin de sel pousse les éléphants du Kenya à se rendre dans les grottes noires du mont Elgon pour lécher le sulfate de sodium des parois de la grotte. Les éléphants du Gabon qui sont privés de sel déracinent des arbres entiers pour accéder au sol riche en sodium sous les racines. Même les gorilles sont connus pour suivre les éléphants pour manger la terre riche en sel et mâcher du bois en décomposition, pour manger les microbes salés. (52) (…)

 Un régime pauvre en sel semble agir comme un contraceptif naturel chez les animaux et les humains, à la fois chez les hommes et les femmes. Un régime pauvre en sel entraîne une diminution de la libido; probabilité réduite de devenir enceinte; réduction de la taille de la portée (chez les animaux) et du poids des nourrissons; et augmentation de la dysfonction érectile, de la fatigue, des problèmes de sommeil et de l'âge auquel les femmes deviennent fertiles (56). Les Indiens Yanomamo mangeant peu de sel n'ont en moyenne qu'une naissance vivante tous les quatre à six ans, bien qu'ils soient sexuellement actifs et n'utilisent pas de méthode de contraception (57). La recherche ont constaté que les femmes ayant des reins gaspillant de sel en raison d'un problème surrénalien congénital avaient un taux de fertilité et d'accouchement réduit (58).

La médecine moderne nous a détournés de notre voie d'évolution en décidant que le sel était un additif alimentaire toxique, addictif et non essentiel. Les graines de ce mythe destructeur ont été semées il y a cent ans, mais nous en supportons encore les coûts actuellement.

A suivre : Chapitre III – La guerre contre le sel – et comment nous avons démonisé le cristal blanc.

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Message  Gaffal le Lun 17 Déc 2018 - 22:41

"L'aldostérone, une autre hormone libérée par nos glandes surrénales, stocke le sodium dans la peau et nous permet de réabsorber plus de sel des reins en cas de déficit ou de besoin. Donc, l'aldostérone est un «stockeur de sel»"


Ok pour l' effet de réabsoption recyclage du Na par le rein (pompe Na K)

 mais je n' avais jamais entendu paler du stockage dans la peau ..
ce qui serait contradictoire avec l' effet recheché (maintenir la concentration de Na du sang )
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Message  Luc le Mar 18 Déc 2018 - 10:00

Chapter III (p 31 - 36) - Résumé
The War against Salt — and How We Demonized the Wrong White Crystal
La guerre contre le sel – Et comment nous avons démonisé le mauvais sel blanc
Ce chapitre retrace le parcours qui a amené les autorités sanitaires à restreindre l’emploi du sodium, puis comment elles ont rectifié /adapté les niveaux optimaux afin de ne pas tomber trop bas en iode.
Précisons d’entrée de jeu que les dispositions prises sont basées sur des allégations ou des opinions et non sur des preuves.  Lorsqu’il y a des études qui étayent les dommages causés par le sel, ces études ne prennent pas en compte, suffisamment ou pas du tout, les facteurs bénéfiques (potassium et fibres) et les facteurs aggravants (glycémie et obésité). Certains autres faits ont été occultés ou ignorés …

 Pendant des années, afin d'obtenir un soutien en faveur de la restriction en sel, de nombreux défenseurs pour une consommation très restreinte de sel ont affirmé avec force et sans relâche que l'augmentation de la consommation de sel était accompagnée d'une augmentation de l'hypertension et des maladies cardiovasculaires dans le monde. En dépit des preuves contraires apportées.

Avant la réfrigération, le sel était le principal agent antimicrobien et conservateur. Ainsi les Romains consommaient en moyenne 25 grammes de sel, soit 10 grammes de sodium par jour, soit plus de 2,5 fois notre consommation moyenne actuelle. Au XVIe siècle, on estimait que les Européens consommaient environ 40 grammes de sel par jour; et 70 grammes au XVIIIe siècle, provenant principalement de morue et de hareng salés, soit quatre à sept fois plus que l'apport actuel de sel dans le monde occidental. Le sel était encore plus consommé dans les pays scandinaves …

Tout cela donne à penser que la consommation de sel dans l'ensemble de l'Europe lors des cent dernières années était probablement au moins deux fois, voire même dix fois supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui.

Examinons maintenant la montée des maladies chroniques. Au début des années 1900 aux USA, la prévalence de l’hypertension était estimée à 5 à 10 % de la population. En 1939, à Chicago, c’était 11 à 13 % chez les adultes. Ce chiffre a continué à progresser, et, en 2014, un adulte sur trois aux États-Unis souffrait d'hypertension. L’augmentation des maladies chroniques ne correspond tout simplement pas à l’augmentation de la consommation de sel - elle est inversement proportionnelle.

Dr. James Nicolantonio retrace ensuite le parcours des recommandations des autorités nutritionnelles, sur quelles bases elles ont été effectuées, bien que, pour 80 % de la population, la consommation de sel n’ait pas été démontrée néfaste.  Ainsi, l'American Medical Association (AMA) déclarait en 1977: « Bien que les observations épidémiologiques suggèrent une relation entre l'ingestion de sel et l'hypertension, elles ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle la consommation de sel est un facteur majeur de l'hypertension chez les personnes aux États-Unis». Trois grands établissements médicaux se méfiaient même des conseils donnés, en matière de faible teneur en sel … Mais on préféra laisser couler et la guerre fit encore rage, pdt 40 ans, jusqu’à aujourd’hui.

Ces effets étaient en réalité plus probablement imputables à une consommation insuffisante de fibres et surtout de potassium, et à une consommation plus élevée de sucre et de glucides raffinés.
Les «avantages» des régimes hyposodés chez les patients hypertendus (étude basée encore sur quelques centaines de patients seulement) ont été extrapolés à tout le monde aux États-Unis, même ceux dont la pression artérielle était normale.  Chez les patients hypersensibles au sodium, 25 % bénéficiaient d’une diminution des apports, au niveau de la pression artérielle. Fait important, l’apport en potassium était 50 % en-deçà des 4.700 mg recommandés actuellement par jour.

On a d’abord fixé les normes entre 1.840 et 3680 mg de sodium, sans se soucier des conflits d’intérêts, avec l’industrie alimentaire. Idem, avec les lobbyistes du sucre. Lorsque seules les études ne présentant pas de conflits d'intérêts avec l'industrie alimentaire étaient analysées, 83,3% révélaient une association positive, à savoir que les boissons sucrées ont un lien bien marqué avec la prise de poids et l'obésité. Mais ce pourcentage était inversé lorsque les études étaient subsidiées. Or, il a fallu attendre 2013 pour établir clairement l’impact scientifique de ce type d’influence sur la science (résultats orientés) (1)

En influençant la perception des médias et de l'opinion publique, sur les méfaits du sucre, l'industrie du sucre influençait également de manière significative la littérature scientifique. (2)
Ainsi, la consommation de sucres raffinés aux États-Unis a été multipliée par 30 entre 1776 et 2002. Il est intéressant de noter que cette évolution est parallèle à celle de maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète, l'obésité et les maladies du rein.

Le coupable était tout trouvé : Les acides gras saturés et trans, ainsi que le manque d’exercice physique, et pour les hypertendus, l’excès de sodium, le manque d’exercice et une absence de volonté. Peu importe que les directives fussent hors de portée de la plupart des individus. La faute ne se trouvait pas du côté des manufacturiers et des autorités sanitaires mais du côté de votre incapacité à suivre les conseils des organismes de santé…

1. Revue PLOS Medicine, 2013, conflicts of interest with the sugar industry.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
2. Dinicolantonio, O’keefe and Lucan. Added fructose: a principal driver of type 2 diabetes mellitus and its consequences. 372-381

Des extraits plus larges sur le post suivant, si vous voulez des détails, sinon vous pouvez zapper et aller directement au résumé …
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Dernière édition par Luc le Mar 18 Déc 2018 - 10:28, édité 1 fois

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Message  Luc le Mar 18 Déc 2018 - 10:16

Chapter III (p 31 - 36) – Texte +/ complet
The War against Salt — and How We Demonized the Wrong White Crystal
La guerre contre le sel – Et comment nous avons démonisé le mauvais sel blanc
Ce chapitre retrace le parcours qui a amené les autorités sanitaires à restreindre l’emploi du sodium, puis comment elles ont rectifié /adapté les niveaux optimaux afin de ne pas tomber trop bas en iode.
Précisons d’entrée de jeu que les dispositions prises sont basées sur des allégations ou des opinions et non sur des preuves.  Lorsqu’il y a des études qui étayent les dommages causés par le sel, ces études ne prennent pas en compte, suffisamment ou pas du tout, les facteurs bénéfiques (potassium et fibres) et les facteurs aggravants (glycémie et obésité). Certains autres faits ont été occultés ou ignorés …
Pendant des années, afin d'obtenir un soutien en faveur de la restriction en sel, de nombreux défenseurs pour une consommation très restreinte de sel ont affirmé avec force et sans relâche que l'augmentation de la consommation de sel était accompagnée d'une augmentation de l'hypertension et des maladies cardiovasculaires dans le monde. En dépit des preuves contraires apportées.

Exploitation de l'or blanc
Résumé : Ce paragraphe retrace la consommation de sel, souvent située entre 25 et 70 grammes de sel, selon les périodes et endroits, avec des extrêmes bien plus élevés. Ensuite, nous établissons une corrélation contraire entre la consommation de sodium et la prévalence des crises cardiaques, entre 1900 et 2015. Un adulte sur trois aux États-Unis souffre d'hypertension.
Depuis au moins huit mille ans, les humains produisent consciemment du sel en le raclant depuis au moins huit mille ans (3) et en extrayant le sel de la terre asséchée (3). L'extraction du sel a commencé en Chine mais s'est étendue à diverses régions du monde, incluant l’Égypte, Jérusalem, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et les anciens territoires celtiques. Ces territoires ont également échangé du sel et des aliments salés, tels que du poisson et des œufs de poisson, des olives, de la charcuterie, des œufs et des légumes marinés, dans diverses régions du monde ; commerce qui se pratique depuis des milliers d’années. Presque toutes les villes romaines importantes se trouvaient à proximité d'une source de sel, et les Romains consommaient en moyenne 25 grammes de sel, soit 10 grammes (10.000 milligrammes) de sodium par jour, soit plus de 2,5 fois notre consommation moyenne actuelle. (4)

Avant la réfrigération, le sel était le principal agent antimicrobien et conservateur, contribuant à maintenir la fraîcheur des aliments pendant des semaines voire des mois, une fois mis en conserve. Le sel était considéré comme si précieux qu'il était utilisé pour payer les soldats romains et qu'il symbolisait un accord contraignant.

Au XVIe siècle, on estimait que les Européens consommaient environ 40 grammes de sel par jour; au XVIIIe siècle, leur consommation atteignait 70 grammes, provenant principalement de morue et de hareng salés (6), soit quatre à sept fois plus que l'apport actuel de sel dans le monde occidental. En France, en 1725, où l'on tenait des registres détaillés sur les revenus du sel en raison des lourdes taxes, la consommation journalière de sel se situait entre 13 et 15 grammes par jour. (7) À Zurich, en Suisse, elle dépassait 23 grammes. Le sel était encore plus consommé dans les pays scandinaves: sa consommation dépassait 50 grammes de sel au Danemark et Nils Alwall avait même estimé qu'au XVIe siècle, la consommation quotidienne de sel en Suède approchait des 100 grammes (encore une fois, principalement à partir de poisson et de viande salée) .8

Tout cela donne à penser que la consommation de sel dans l'ensemble de l'Europe lors des cent dernières années était probablement au moins deux fois, voire même dix fois supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui. Examinons maintenant la montée des maladies chroniques en Europe. Et comment nos cœurs se sont-ils tirés d'affaire à cette époque glorieuse de consommation de sel débridée?

Nous savons que la prévalence de l'hypertension au début des années 1900 aux États-Unis était estimée à 5 à 10% de la population. (9) En 1939, à Chicago, la prévalence de l'hypertension chez les adultes n'était que de 11 à 13%. Ce chiffre a ensuite doublé pour atteindre 25% en 1975, avant d'atteindre finalement 31% en 2004. (10) Ce chiffre a continué à progresser légèrement et, en 2014, un adulte sur trois aux États-Unis souffrait d'hypertension (11).

En nous éloignant de ces données, nous pouvons généraliser et dire que la prévalence de l'hypertension aux États-Unis dans la première moitié des années 1900 était d'environ 10%. Cependant, la prévalence de l’hypertension est maintenant trois fois plus élevée (12), bien que la consommation de sel soit restée remarquablement stable au cours des cinquante dernières années (13).

Il est clair que notre consommation de sel n’a pas été parallèle à la hausse de la prévalence de l’hypertension aux États-Unis au cours de la dernière moitié du vingtième siècle. Mais qu'en est-il des maladies cardiaques?

Nous savons déjà que la consommation de sel était extrêmement élevée en Europe au cours des années 1500, entre 40 et 100 grammes de sel par jour. Si le sel causait une maladie cardiaque - une douleur thoracique entraînant une mort subite - et que les Européens consommaient environ 40 grammes de sel par jour dans les années 1500 (14), des centaines de milliers de cas de maladie cardiaque auraient dû être signalés au cours de cette période. Pourtant, le premier cas n’a pas été signalé avant le milieu du 16e. (15) Et les taux de maladies cardiaques n’ont atteint un niveau critique qu’au début des années 1900. L’augmentation des maladies chroniques ne correspond tout simplement pas à l’augmentation de la consommation de sel - elle est inversement proportionnelle.

Comment les recommandations nutritionnelles actuelles ont-elles été élaborées? Recherchez les faux pas, l’arrogance, les conflits de financement, le refus obstiné de céder - toutes ces forces se combinent pour former ces recommandations et les maintenir en place, même aujourd’hui.
Comment les recommandations ont-elles été faites ?

Dr Dinicolantonio retrace le parcours qui a amené les scientifiques à établir l’hypothèse que le sel augmente la pression sanguine. Cela a commencé avec 6 patients français, puis aux USA en 1920, mais sans preuve réelle (Allen), suivi en 1939 par le régime Kempner, à base de riz et de fruits. 64 % d’amélioration avec une diète vraiment très restreinte et sous surveillance. Mais les résultats n’ont pu être reproduits (20 à 40 %). En outre, ce type de diète est dangereux : Un régime à base de riz épuise dangereusement le sodium dans l’organisme, abaissant considérablement le taux de chlorure plasmatique de 97 mEq/L à 91,7 mEq/L. (32) Or, des taux de chlore inférieurs à 100 mEq/L sont associés à une mortalité plus élevée. (33) Une diète renfermant moins de 1.15 grammes de sodium par jour s’est montré dangereuse, renversant les bénéfices d’un régime à base de riz. (40)

Ainsi, la principale revendication concernant le régime alimentaire était, en fait, ce qui le rendait moins efficace. Avec le recul, si nous pouvons retirer quoi que ce soit du régime au riz de Kempner, nous devons augmenter notre consommation de potassium et de fibres sous forme de fruits et de céréales complètes - cela seul peut suffire.

À ce stade, il y a près de trente-cinq ans, Laragh et ses collègues ont laissé entendre que rien ne prouvait qu'une restriction modérée en sel empêcherait l'hypertension au niveau de la population (41), et même chez ceux qui sont considérés « sensibles au sel » - ces 25 à 45% chez qui la restriction en sel réduit légèrement la tension artérielle - il n'y avait que peu de preuves que cela fonctionne. Laragh et ses collègues ont conclu que la perte de poids et la réduction de la pression artérielle avec le régime à base de riz étaient en réalité entièrement indépendantes de la consommation de sel. (42) Seules chez les personnes pour qui la restriction en sodium a été démontrée «efficace», devraient continuer avec un régime adapté.

D'autres encore ont testé le régime pauvre en sel et l'ont trouvé insuffisant ou impossible à mettre en œuvre (trop restrictif). (…)

Schroeder et Goldman, en  1949, dans le Journal American Medical Association (JAMA) (47),  ont déclaré que le postulat selon lequel une dépréciation modérée de sodium seule accomplirait [un risque réduit d’hypertension dans la population générale] est une hypothèse de travail. En outre, l'idée selon laquelle une réduction modérée des sels dans notre société serait inoffensive n'a pas été prouvée. De nombreux chercheurs sont restés sceptiques quant aux recommandations sur le sel au cours des décennies suivantes ; d'autres ont signalé une efficacité bien moindre du régime au riz de Kempner (et des régimes à faible teneur en sel en général). La restriction en sel en tant que moyen de prévention et de traitement de l'hypertension est alors tombée en général en disgrâce. Jusqu'à Lewis K. Dahl.

Dahl réussit à convaincre le « Pediatric Committee » qu’il fallait imposer une diminution des apports chez les jeunes enfants, suite à ses travaux sur des rats génétiquement modifiés pour être hypersensibles au sel. (…)

  En 1976,  Meneely et Battarbee publièrent un article “High Sodium-Low Potassium Environment and Hypertension,” juste avant la révision décennale des objectifs nutritionnels. C’était juste une théorie, mais elle contribua à emporter la décision des experts du comité de révision, bien que les conclusions de cette étude ne s’appliquassent qu’à une population limitée, en hypertension et ayant un déficit dans l’équilibre sodium potassium. Cela ne signifiait pas que tout le monde pourrait profiter d’un régime à faible teneur en sodium. Les auteurs de cette étude laissèrent couler, vu la renommée acquise.

  En 1977, les experts fixèrent la limite à 3 gr de sel par jour, mais un an plus tard, ils corrigèrent cela et portèrent la limite à 5 gr, afin d’obtenir le montant adéquat d’iode, 150 mcg par jour. A nouveau, on mit l’emphase sur le minimum nécessaire et non pas sur le niveau optimal.

 Des points de vue supplémentaires reflétaient un dialogue vigoureux sur les directives concernant le sel. Ils ont également évoqué les mises en garde des consommateurs au sujet de la restriction de sel pour les personnes prenant des médicaments qui éliminent le sel ou conduisent à son épuisement. Et même l'American Heart Association aurait déclaré qu’« avec l'avènement des diurétiques efficaces pour éliminer le sodium, la nécessité de suivre un régime à forte teneur en sodium a été radicalement modifiée ». L'American Medical Association (AMA) a déclaré: « Bien que les observations épidémiologiques suggèrent une relation entre l'ingestion de sel et l'hypertension, elles ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle la consommation de sel est un facteur majeur de l'hypertension chez les personnes aux États-Unis. Et le Comité de Nutrition Pédiatrique a déclaré: «Le rôle de la consommation de sel en tant que facteur environnemental dans le déclenchement de l'hypertension reste à définir. Pour 80% de la population de ce pays, la consommation actuelle de sel n’a pas été démontrée néfaste, c’est-à-dire que l’hypertension n’a pas évolué.» En d’autres termes, trois grands établissements médicaux se méfiaient des conseils donnés, en matière de faible teneur en sel, à tous les Américains au tout début des objectifs nutritionnels en 1977.

 On laissa couler et la guerre fit encore rage, pdt 40 ans, jusqu’à aujourd’hui.

Inverser les dangers lors de la prise de diurétiques
Les normes sont situées en général entre 137-142 mEq/L (sodium sanguin). 125 mEq peut être mortel. (…)

Adhésion officielle aux lignes directrices sur la réduction de la teneur en sel
Arthur Guyton, physiologiste américain, était l’une des voix les plus influentes du début des années 1980. Il pensait qu'une augmentation de l'apport en sel extracellulaire liée à une consommation accrue de sel pourrait conduire à l'hypertension. (72) Cependant, il pensait également que les reins devraient être compromis pour que cela se produise, car il était bien connu que tout excès de sel dans le corps peut être facilement excrété par les reins (73). Cependant, on ne savait pas à l’époque ce qui endommageait les reins et créait une «hypertension sensible au sel». (C’est l’autre cristal blanc, le sucre). 74
NB : Ces effets étaient en réalité plus probablement imputables à une consommation insuffisante de potassium et à une consommation plus élevée de sucre et de glucides raffinés (75).
75. Meneely and Battarbee. High sodium–low potassium environment and hypertension. 768-785 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
 
En 1983 Laragh et Cie ont affirmé qu'au total, moins de deux cents patients avaient déjà été soumis à une restriction modérée en sel pour traiter l'hypertension (79). Laragh a également souligné que la plupart des études étaient de courte durée et qu'elles ne prenaient pas en compte les paramètres d’événements cardiovasculaires ou décès. En dépit de ces résultats médiocres, chaque Américain fut invité à limiter sa consommation de sel en suivant les consignes en matière de santé publique. De plus, aucun bénéfice clair n'avait été trouvé chez les personnes ayant une pression artérielle normale qui restreignaient le sel. Les «avantages» des régimes hyposodés chez les patients hypertendus (étude basée encore sur quelques centaines de patients seulement) ont été extrapolés à tout le monde aux États-Unis, même ceux dont la pression artérielle est normale. L'étude croisée a testé un régime pauvre en sel (1 840 milligrammes de sodium par jour) et un régime normal en sel (3 680 milligrammes de sodium par jour). (80) –Alors que la pression artérielle moyenne était d'environ 9/5 mmHg, plus basse donc dans le groupe suivant un régime bas en sodium, certains des dix-neuf patients n'avaient aucun bénéfice significatif et deux patients ont présenté une légère augmentation de leur pression artérielle. Fait important, sur la base de taux de potassium urinaire sur 24 heures, la consommation de potassium au cours de l’essai était faible (environ 2,2 à 2,5 grammes par jour, soit environ la moitié de la consommation recommandée de 4,7 grammes de potassium par jour (81) – Ce que cet essai a démontré, comparé à un régime alimentaire normal en sel associé à un faible apport en potassium, un régime faible en sel diminue la pression artérielle chez certains patients hypertendus, mais peut augmenter la pression artérielle chez d’autres. En d'autres termes, des résultats mitigés. Cette étude illustre les problèmes d'extrapolation des résultats de milieux cliniques contrôlés au monde extérieur. Personne n'a pensé que le fait d'ajouter du sel aux légumes augmenterait leur attrait et, partant, leur consommation. En d’autres termes, l’utilisation du sel nous permet de consommer plus de légumes (à savoir du potassium), ce qui conduit à une amélioration générale de notre santé et de notre tension artérielle. Au lieu de cela, nous recevions le mauvais message en nous basant sur des preuves qui avaient peu à voir avec la vie réelle des gens.

Malheureusement, MacGregor a choisi de s'en tenir à l'interprétation erronée de ces résultats et a entrepris la mission de réduction du sel à l'échelle mondiale. Après cette étude, MacGregor a entamé sa croisade individuelle acharnée contre le sel qui se poursuit depuis des décennies et l'a placé au sein de conseils consultatifs de gouvernements et d'organismes de santé, exerçant largement son influence. Il a été extrêmement efficace pour inciter les industries et les agences de santé publique à se plier à sa volonté. (…)

La première revue systématique d’essais testant une faible teneur en sel n’a été publiée qu’en 1991, près de quinze ans après que les objectifs nutritionnels de 1977 nous aient ordonné de limiter notre consommation de sel. Cette revue systématique, réalisée par Law et ses collègues, incluait soixante-dix-huit essais, dont dix seulement étaient randomisés. (85) Cet examen systématique a servi de base aux raisons pour lesquelles les directives américaines en matière d’hypertension préconisaient des régimes à faible teneur en sel auprès du grand public, car une réduction à 2.300 milligrammes de sodium par jour ferait chuter la tension artérielle de 10/5 mmHg chez les personnes avec une tension artérielle normale, et 14/7 mmHg chez les personnes hypertendues. Law et ses collègues ont poursuivi en affirmant que les régimes pauvres en sel permettraient d'éviter soixante-dix mille décès par an en Grande-Bretagne (uniquement sur la base d'une réduction potentielle de la pression artérielle). Ces déclarations fortes visaient clairement à unir un groupe épuisé par la controverse entourant la guerre du sel.

Cependant, ces bénéfices sur la tension artérielle étaient significativement supérieurs aux résultats obtenus quelques années plus tard à partir de méta-analyses de qualité supérieure incluant uniquement des données randomisées. (…)

La méta-analyse de Law conclut qu'une réduction modeste de la consommation de sodium (1.150 milligrammes de sodium) réduirait la tension artérielle systolique de 7 mmHg chez les personnes hypertendues et de 5 mmHg chez celles ayant une pression artérielle normale.

Entre 1991 et 1998, la méta-analyse de Law de 1991 a été citée plus que toute autre, bien qu’elle soit la plus faible. Toute constatation à l'appui de la restriction en sel était plus citée (mise en évidence) que les études contraires. (88)

En fin de compte, un poids lourd s’est approché de la montagne. John D. Swales, médecin, expert en hypertension et rédacteur en chef fondateur du Journal of Hypertension, a publié un article en 2000 qui montrait que les personnes ayant une pression artérielle normale ne subissaient qu'une légère réduction des pressions systolique (1 à 2 mmHg) et diastolique.(89) De plus, Swales a écrit que les recommandations sur la faible teneur en sel étaient basées sur des données qui avaient été «amplifiées par un biais de publication» (la tendance à publier des résultats positifs plutôt que négatifs); que la montant de la restriction en sel pour obtenir des petites réductions de la pression artérielle était irréalisable par le public; et que les résultats pourraient être dus à d’autres modifications du régime alimentaire, en plus d’une simple réduction du sel. Swales a également déclaré que la réduction de la consommation de sel avait un coût, à la fois un coût social / de qualité de vie et un coût économique. Ces considérations ont longtemps été considérées comme presque sans importance.

Swales a ensuite cité six méta-analyses sur la restriction en sel dans son article, dont cinq ne comportaient que des essais randomisés et une méta-analyse comprenant à la fois des études randomisées et non randomisées. Les cinq méta-analyses comportant des études randomisées ont démontré que, chez les personnes ayant une pression artérielle normale, la restriction en sel ne réduisait même pas la pression artérielle systolique de 2 mmHg - pas même 2 points! Une seule méta-analyse sur les cinq a révélé une réduction de la pression artérielle diastolique supérieure à 1 mmHg - le reste se situant entre 0,1 mmHg et 0,97 mmHg. (…)
En d'autres termes, le «grand potentiel» de réduction de la pression artérielle par la restriction en sel reposait sur une réduction du sel deux à trois fois supérieure à celle que le public serait probablement en mesure de réaliser
.
(…)
Plus important peut-être, une méta-analyse réalisée par Midgley et ses collègues a mis en évidence l’influence du biais de publication dans les essais sur la restriction du sodium. Il a constaté que les essais qui testaient des taux de sodium faibles avec des résultats positifs étaient plus susceptibles d'être publiés que des essais négatifs (95). Midgley a souligné que le biais de publication avait amené la communauté scientifique à surestimer les avantages de la réduction du sel pour réduire la pression artérielle. Ce biais de publication continue à déformer la vérité dans la guerre du sel, encore à ce jour.

L’ombre énorme de l’étude « Intersalt »
Suite sur le post suivant

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Message  Luc le Mar 18 Déc 2018 - 10:21

L’ombre énorme de l’étude « Intersalt »
En 1989, le Conseil Nutritionnel (Food and Nutrition Board), dans « Conséquences pour la réduction du risque de maladies chroniques» fixait un apport maximal de 2 400 milligrammes de sodium. Cette étude était basée sur l’étude Intersalt de 1988, une vaste étude épidémiologique menée dans cinquante-deux centres de population du monde entier, dirigée par le Dr Paul Elliot du département d’épidémiologie de la London School of Hygiene and Tropical Medicine de Londres. Le Food and Nutrition Board a affirmé que l'étude Intersalt avait prouvé que la pression artérielle augmentait avec l'âge si l'apport en sodium était supérieur à 2 400 milligrammes par jour (96). Il y pourtant un problème car l'étude Intersalt a démontré le contraire. Seules cinq des 52 populations étudiées consommaient moins de 2 400 milligrammes par jour, et quatre d'entre elles étaient des sociétés primitives. La cinquième population consommant moins de 2 400 milligrammes de sodium présentait en réalité une pression artérielle systolique plus élevée que celle de plusieurs populations consommant beaucoup de sel. En fait, une population a consommé plus du double de sel mais sa pression artérielle systolique était inférieure. Et lorsque les quatre sociétés primitives ont été exclues des cinquante-deux autres populations, les données ont changé – il s'est soudainement créé une nette tendance à la baisse pour la tension artérielle à mesure qu'augmentait l'apport en sel (97).

 C’est vrai: à mesure que l’apport en sel augmentait, la pression artérielle diminuait. La valeur quotidienne de 2 400 milligrammes pour le sodium (imprimée sur chaque étiquette d’un produit pour la valeur nutritive) est l’exemple parfait du complexe Napoléon des guerriers anti-sel: prompt à exagérer pour compenser le manque de preuves. Il n’a jamais vraiment existé d’éléments probants permettant de fixer une limite à 2 400 milligrammes de sodium par jour, mais cet objectif a été scellé sur chaque étiquette de valeur nutritive avant d’être reporté dans les Dietary Guidelines for Americans de 1995.

Ce qui est le plus effrayant, c’est la décision apparente du groupe Intersalt de ne pas publier les données sur la fréquence cardiaque. La fréquence cardiaque aurait été mesurée dans l'étude, du moins selon Bjorn Folkow, qui aurait déclaré que Paul Elliot (l'auteur référent pour l’étude Intersalt) lui avait communiqué que la fréquence cardiaque avait été mesurée dans Intersalt (98). Nous ne saurons probablement jamais pourquoi cette fréquence cardiaque n’a pas été publiée. Les données n'ont jamais été publiées par le groupe Intersalt, mais il est bien connu que les régimes pauvres en sel augmentent le rythme cardiaque (99). Intersalt pourrait-il être juste un autre exemple du fait de «publier des résultats qui appuient votre théorie et enterrer ceux qui ne le font pas»? La ligne officielle est que le groupe Intersalt "a refusé de rendre publiques les données sous-jacentes ... en raison de la nécessité de préserver l'indépendance de la recherche scientifique, l'intégrité des données et la confidentialité des informations" (100). Cette explication de ces auteurs semble être sans aucune logique.

Une autre explication: si les données de fréquence cardiaque avaient été effectivement mesurées et publiées, Intersalt aurait probablement fait du tort au concept d’une alimentation pauvre en sel. En effet, comme l'a suggéré Folkow, le stress total sur le cœur et les artères provient d'une combinaison de pression artérielle et de fréquence cardiaque - un fait bien accepté par la communauté médicale, sauf en ce qui concerne l'apport en sodium! Folkow a conclu que les régimes pauvres en sel augmenteraient le stress général sur le cœur et les artères et augmenteraient donc le risque d'hypertension et d'insuffisance cardiaque. (101)
Le plus petit commun dénominateur
En 2005, l’Institute of Medicine (IOM) déterminait ce qui était censé être un apport suffisant en sodium (AS), censé couvrir les pertes de sodium par la transpiration, même chez les individus non adaptés, afin de répondre aux besoins des personnes saines et modérément actives. Chez les personnes âgées de neuf à cinquante ans, l'IA pour le sodium était évaluée à 1 500 milligrammes par jour.

L’IOM a également fixé à 2 300 milligrammes par jour un apport maximal tolérable  (AMT) pour le sodium chez les adolescents et les adultes de tous âges (14 ans et plus). L'AMT est le plus haut niveau quotidien d'ingestion de nutriments susceptible de ne pas poser de risque d'effets néfastes sur la santé.

 En 2015, on aperçut enfin un peu de nuance dans les lignes directrices nutritionnelles. La faible teneur en sel ne fonctionne que pour un très petit sous-groupe de personnes.
Et à ce stade, nous avons enfin — enfin — commencé à voir les autorités de santé publique commencer à mettre davantage l'accent sur le tueur silencieux qui nous poursuivait depuis le début, endommageant nos reins (et créant même nos problèmes avec le sel), et qui généralement portait atteinte à notre santé globale. Le cristal blanc qui mériterait vraiment l’appellation de manteau «toxique», le sucre.

Le sucre : Un libre-accès
En 1977, étonnamment, la 1ère édition du Guide Alimentaire ne recommandait que 15 % de sucre ajouté, du total de nos calories, et l’édition suivante préconisa même 10 % de sucre raffiné. (121)

Mais l’industrie sucrière publia de plus en plus d’études et commença à promouvoir le sucrose (saccharose, issu du sucre de canne et / ou de betterave). Le sucre ne devait pas remplacer d’autres aliments mais il fallait en promouvoir la consommation. (…) On commença à parler de calories vides, comme source additive.  On laissait entendre que ce n’était pas dommageable…

Mais, bien sûr, il est tout simplement faux de croire que les calories contenues dans les sucres ne sont pas nocives: une calorie issue du sucre cristallisé est nocive, et même plus nocive que les autres calories glucidiques, en raison de la manière dont les sucreries affectent les niveaux d’insuline, la chimie du cerveau, le système immunitaire, l’inflammation et de nombreuses autres variables physiologiques (129). Heureusement, de plus en plus de scientifiques commencent à percevoir l’obscurcissement et sont convaincus que le sucre est un facteur de développement des maladies cardiaques et d’autres types de maladies chroniques (130).

En influençant la perception des médias et de l'opinion publique, sur les méfaits du sucre, l'industrie du sucre influençait également de manière significative la littérature scientifique.

129. Dinicolantonio, O’keefe and Lucan. Added fructose: a principal driver of type 2 diabetes mellitus and its consequences. 372-381

Au fil des ans, les effets des conflits d'intérêts avec l'industrie du sucre n'ont jamais été quantifiés, jusqu'à ce qu'une revue systématique récente soit publiée en 2013 dans la revue PLOS Medicine. L’examen a révélé que, dans les études en conflit d’intérêts avec l’industrie alimentaire, 83,3% n’avaient trouvé aucun lien entre les boissons sucrées et le gain de poids / obésité. En revanche, lorsque seules les études ne présentant pas de conflits d'intérêts avec l'industrie alimentaire ont été analysées, le même pourcentage (83,3%) a révélé une association positive, à savoir que les boissons sucrées ont un lien définitif avec la prise de poids et l'obésité. Cette étude ne donne qu'un petit aperçu de l'impact scientifique de ce type d'influences sur la science (131). C'est un message fondamental sur lequel j'ai insisté lors de mon témoignage devant le Sénat canadien concernant les méfaits des sucres ajoutés dans notre alimentation. (132)
132.  https://www.youtube.com/watch?v=eIlaGlBVphI  (Vidéo 10.53’’)

La Love Affair du public américain avec le sucre
En 1776, un Américain ne consommait que 4 livres de sucre (2 kg) par personne et par an (133). 76 livres en 1913. Une augmentation similaire se produisit en Angleterre. Au cours de cette période de consommation en flèche de sucre, la consommation de sel en Europe a été réduite d'environ sept fois, passant d'environ 70 grammes par personne et par jour, à la fin du XVIIIe siècle à seulement 10 grammes en 1950.(136) L'implication est claire: la consommation de sucre, et non de sel , est parallèle à la montée des maladies chroniques en Europe, et la même chose s’est produite aux États-Unis.

Aux États-Unis, la consommation de sucres ajoutés – le sucre de table et, plus tard, le sirop de maïs à haute teneur en fructose – atteignait environ 100 livres par personne et par an en 1920 et restait stable jusque vers la fin des années 1980, année où elle a recommencé à augmenter régulièrement, à environ 120 livres en 2002. C'est presque 150 grammes de sucre par jour.

 Ainsi, la consommation de sucres raffinés aux États-Unis a été multipliée par 30 entre 1776 et 2002. Il est intéressant de noter que cette évolution est parallèle à celle de maladies chroniques telles que l'hypertension, le diabète, l'obésité et les maladies du rein.
(…)

Lorsque nous examinons les chiffres et étudions les estimations de la consommation de sucre et de sel au cours des derniers siècles, tant en Europe qu'aux États-Unis, il apparaît clairement que le sucre, et non le sel, est probablement le coupable alimentaire pour les maladies chroniques de civilisation. Mais comme la démonisation du sel mettra des décennies à s’inverser, l’effet de halo de la recherche non éthique aura pris (et continuera à prendre) des années à se révéler.
Les Directives diététiques pour les Américains de 1980 indiquaient également qu '«il n'existe pas non plus de preuve convaincante que le sucre provoque des crises cardiaques ou des maladies coronariennes » (145)

En y regardant maintenant, il semble que les directives diététiques aient délibérément défendu le sucre. La recommandation générale en 1980 était «d’éviter les excès de sucre». En 1985, c’était «d’éviter trop de sucre». En 1990, c’était «d’utiliser le sucre avec modération» et, en 1995, de «choisir un régime modéré en sucres »  – comme si maintenant il était conseillé de suivre un régime alimentaire contenant des quantités modérées de sucre raffiné. Enfin, en 2000, des déclarations telles que «le sucre ne cause pas le diabète» et «rien ne prouve que le sucre provoque le diabète» ont été éliminées. Le conseil étant de «choisir des boissons et des aliments en vue de modérer la consommation de sucres».

En 2002, L’IOM donna enfin une limite supérieure au sucre, depuis 1977 : 25 % du total des calories, en tant que sucre ajouté. Et c’est encore 2 fois plus que ce qui avait été recommandé auparavant (avant le lobbying alimentaire, ndlr).

Vers 2010, Les consignes alimentaires permettaient 19 %, sur une base de 3.000 calories par jour. Mais heureusement, en 2015, le comité consultatif des directives diététiques corrigea ces errements / cette erreur, recommandant que 10% au plus des calories proviennent de sucres ajoutés (50 grammes de sucre ajouté par 2 000 calories).

 Les vieilles croyances ont la vie dure – et on reproche toujours au sel de contribuer aux maladies cardiaques, dans les médias, dans les cabinets de médecins et même dans les menus de restaurants «intelligents». Examinons de près les idées reçues qui sous-tendent ces affirmations sur les maladies du cœur, déconstruisons-les et posons la question : Quelles sont les véritables causes des maladies cardiaques ?

A suivre : chapitre IV – Qu’est-ce qui cause réellement la maladie cardiaque ?

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The salt Fix  Empty Directives pour Sodium et Sucre ajouté

Message  Luc le Mar 18 Déc 2018 - 10:26

Directives adaptées et revues à la hausse, chez les personnes non prédisposées à l’hypertension :
*) Sodium
- Organisme de santé : 5 à 6 gr de sel
- Nutritionnistes à la page : 3 à 4 gr de sodium, soit 7.5 à 10 gr de sel.
On veillera à un apport adéquat de potassium. 4.7 gr de K pour les AJR.
NB: Avec un rapport minima de 1/1, tendant vers 1/2.3 pour le ratio Na/K (avis personnel). Pas nécessairement tous les jours. En fonction du ressenti et du terrain. Il faudra développer. pirat
*)  Sucre ajouté : 20 gr par jour avec un maximum de 5 % des calories (base 3.000 K/cal). Mais ce dernier chiffre est laxiste, si vous souffrez d’une pathologie inflammatoire ou d’une « sensibilité » à l’insuline.
NB: Calcul:
1 gr de sodium donne 2.54 gr de sel. On simplifie et on multiplie par 2.5

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The salt Fix  Empty Qu'est-ce qui cause la crise cardiaque ?

Message  Luc le Mer 19 Déc 2018 - 17:29

Chapter IV (p66)
What really Causes Heart Disease
Ce qui cause la crise cardiaque?

Idées clés


• Lorsque la consommation de sel est basse nous stressons l’organisme en activant le système rénine-angiotensine-aldostérone (bien connu pour augmenter la pression artérielle) et le système nerveux sympathique (bien connu pour augmenter le rythme cardiaque).

• Le but physiologique ultime de la consommation de sodium est précisément le maintien de la pression artérielle dans les limites optimales.

• Si quelqu'un devait simplement consommer entre 3 000 à 5 000 milligrammes de sodium par jour, ces mêmes hormones retenant le sel resteraient inhibées. (3 gr de Na = 7.5 gr de sel)

• Giampietro et ses collègues ont été l'un des premiers groupes à conclure que le diabète était un état de rétention de sodium, avec une activité réduite de Na-K-ATPase (pompe à sodium) au niveau du cœur, des nerfs périphériques, de la barrière hémato-encéphalique et des globules rouges. En 2007 les auteurs d’une étude (75) ont suggéré que la résistance à l’insuline et les taux élevés d’insuline étaient au centre de l’hypertension sensible au sel. Si nous traitions la résistance à l'insuline en éliminant le sucre, nous pourrions remédier à l'hypertension sensible au sel.

• Il y a encore un dernier élément de preuve impliquant le sucre comme cause de l'hypertension sensible au sel, à savoir le cortisol. Mais il faudra approfondir : L'hypertension induite par le cortisol pourrait probablement être confondue avec l'hypertension sensible au sel, car, à mesure que le cortisol augmente dans le corps,  le sodium, le volume sanguin et la pression sanguine augmentent également.

• Le Dr Perera a également démontré que les régimes pauvres en sel pouvaient être dangereux chez une personne en insuffisance hormonale. les 3 hormones de base font souvent défaut en cas de burnout.

• Sur la base des données (étude PURE) , un apport en sodium compris entre 3 et 6 grammes par jour constitue probablement la plage optimale pour la plupart d'entre nous. Moins de 2 300 milligrammes par jour ou plus de 6 000 milligrammes par jour est associé à un risque accru de décès et d'événements cardiovasculaires, mais le risque est plus élevé avec une consommation de sel faible qu'une consommation de sel élevée.

• C’est un euphémisme. Les recommandations relatives à une faible teneur en sel ne sont pas « idéales ». Elles ont probablement contribué à accentuer l’épidémie croissante de diabète, causée en partie par un phénomène de plus en plus répandu et pourtant peu connu appelé «famine interne».
NB: Un texte plus complet suivra...


Dernière édition par Luc le Sam 22 Déc 2018 - 15:54, édité 1 fois

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Jeu 20 Déc 2018 - 8:36

Ce qui cause la crise cardiaque (Chap. IV)
Trois pays où le taux de décès par cardiopathie coronarienne est le plus faible au monde (Japon, France et Corée du Sud) ont tous une alimentation très riche en sel. Le régime méditerranéen, le mode d'alimentation désormais largement recommandé pour la santé du cœur, est assez riche en sel (pensez aux sardines et aux anchois, aux olives et aux câpres, aux fromages affinés, aux soupes, aux crustacés et au lait de chèvre). Les Français, qui consomment autant de sel que les Américains, dégustent du fromage, de la soupe, du pain traditionnel et des viandes salées et ont un taux de mortalité coronarienne faible. (…)

Il est important de noter que beaucoup de ces pays à forte consommation de sel ont une espérance de vie très longue, y compris le Japon, qui a la plus longue espérance de vie au monde. En revanche, la Lettonie, avec une consommation de sel d’environ la moitié de celle du Japon (7 g grammes) a un taux de mortalité plus de dix fois supérieur à celui du Japon.

De nombreux facteurs jouent sans aucun doute dans ces chiffres, comme le fait que la plus grande partie du sodium en Corée provient du kimchi (légumes fermentés salés qui ont probablement d'autres propriétés bénéfiques) plutôt que des aliments transformés. L'essentiel est que même dans les pays connus pour ingérer beaucoup de sel, la maladie coronarienne semble également être la plus basse de celles qui consomment le plus de sodium. En Corée, par exemple, le groupe consommant le plus de sodium présente une prévalence de l'hypertension inférieure de 13,5% à celle du groupe consommant le moins de sodium. Au moins quatorze pays au moins ont une alimentation riche en sel mais avec un faible taux de décès dus à une maladie coronarienne. (Voir la liste à la page 68 du livre). Tous ces pays consomment la même quantité de sel que les habitants des États-Unis, sinon plus, et ont pourtant un taux de décès moins élevé dû aux maladies coronariennes.

On nous a tous répété à maintes reprises que le sel augmentait la tension artérielle, ce qui augmentait le risque d'accident vasculaire cérébral et de crise cardiaque. En regardant les données de la population, il est clair que les régimes riches en sel ne semblent pas provoquer d'accidents vasculaires cérébraux ni de crises cardiaques. Au contraire, nous constatons que des apports élevés en sel réduisent le risque de maladie cardiovasculaire et de décès prématuré. Que se passe-t-il? Comment les Coréens (et les Français et les Japonais) s’en sortent-ils en mangeant autant de sel tout en jouissant d’une bonne santé cardiaque? Pourquoi tout ce sel ne fait-il pas monter la tension artérielle? Examinons de plus près ce qui se passe réellement dans le corps lorsque nous mangeons un régime alimentaire pauvre en sel, normalement riche en sel et riche en sel.

Suit un tableau de plusieurs populations mondiales consommant entre 300 mg (minimum vital, étude de contrôle chez des nonnes), 3.300 mg (+/ normes minimales de santé), et un apport plus élevé chez les populations suivantes : Corée du Sud, France, Japon, Portugal, Espagne, Italie, Belgique, Danemark, Canada, Australie, Norvège, Pays-Bas, Zimbabwe et Suisse.
Tous ces pays consomment la même quantité de sel que les habitants des États-Unis, si ce n'est plus, et enregistrent un taux de mortalité moins élevé au niveau coronarien.

La connexion entre le sel et la pression sanguine
La théorie, au début, avait beaucoup de sens: des quantités excessives de sel amènent le corps à retenir de l'eau en excès et à provoquer une hypertension artérielle chez la plupart des gens; Par conséquent, réduire votre consommation de sel réduira votre tension artérielle. Limpide, simple, logique, n'est-ce pas?
NDLR : Certains auteurs simplifient encore, de la manière suivante : L’eau suit le sel (mécanisme d’adaptation et de protection). Le sodium chasse alors le potassium de l’intérieur de la cellule. Il y a une augmentation concomitante de la pression.

Comme nous l’avons vu, c’était complètement faux (réduire sa consommation de sel en vue de réduire la tension).

Voici la vérité: la pression artérielle normale est inférieure à 120/80 mmHg. Mais réduire votre consommation de sel à environ 2 300 milligrammes par jour (une cuillère à thé de sel) ne peut faire baisser votre tension artérielle que de 0,8 / 0,2 mmHg. (16). Ainsi, après avoir subi une restriction en sel incroyablement fade et souvent débilitante, votre tension artérielle peut maintenant fluctuer aux environs de 119/80 mmHg – un petit échelon, pas une différence significative.

De plus, comme vous l'avez vu plus tôt, environ 80% des personnes ayant une pression artérielle normale ne sont même pas sensibles à ces maigres effets du sel qui font augmenter votre tension artérielle ; parmi les personnes souffrant de pré-hypertension (un précurseur de l’hypertension), environ 75% ne sont pas sensibles au sel, et parmi celles souffrant d’hypertension avérée, environ 55% sont immunisées contre les effets du sel sur la pression artérielle. En effet, même chez les patients hypertendus (pression artérielle de 140/90 mmHg ou plus), la réduction de la consommation de sel ne peut conduire qu'à une réduction de la pression artérielle d'à peine 3,6/1,6 mmHg (17).


Comme nous l'avons également vu, de nombreuses personnes ayant une pression artérielle normale, une pré-hypertension et une hypertension artérielle peuvent même voir leur tension augmenter si elles restreignent leur consommation de sel (18). En effet, lorsque la consommation de sel est sévèrement limitée, le corps commence à activer systèmes de sauvetage qui essaient avidement de retenir plus de sel et d'eau en émanant du régime alimentaire. Ces opérations de sauvetage incluent le système rénine-angiotensine-aldostérone (bien connu pour augmenter la pression artérielle) et le système nerveux sympathique (bien connu pour augmenter le rythme cardiaque). (19) Il est clair que c'est le contraire de ce que vous voulez qu’il se produise!

Une autre conséquence du régime pauvre en sel est que vos artères peuvent devenir plus resserrées (augmentation de ce qu'on appelle la «résistance totale périphérique»), en raison de la diminution du volume sanguin (20). Pour lutter contre cette résistance accrue des petites artères, le cœur doit pomper plus fort et la pression du sang sortant du cœur devrait être encore plus élevée. La résistance périphérique totale impose un stress supplémentaire au cœur et aux artères, vous rendant plus vulnérable à une pression artérielle élevée et chronique. En d’autres termes, les régimes pauvres en sel peuvent en réalité causer la maladie qu’ils sont supposés prévenir et traiter.

En bref, la fonction du sel dans le corps, c’est exactement ce pour quoi il a été diabolisé. «Le but physiologique ultime de la consommation de sodium est précisément le maintien de la pression artérielle», a déclaré le Dr Robert Heaney dans Nutrition Today. «Diaboliser le sodium est non seulement dénué de fondement, mais c’est aussi contre-physiologique, car cette approche ignore la fonction la plus fondamentale du sodium dans le corps des mammifères.» (21) Malheureusement, en raison des fausses hypothèses émises au début du XXe siècle, la preuve évidente ultérieure de l'innocence du sel a été pour ainsi dire ignorée. Trop peu de personnes ont écouté la science, trop de personnes ont argumenté et trop d'années ont été perdues dans la recherche via le mauvais bout de la lorgnette.

Pourquoi avons-nous cru ce mensonge aussi longtemps ?
La campagne publique contre le sel, qui a débuté à la fin des années 1970, a donné l’impression d’un consensus parmi les scientifiques selon lequel le sel était mauvais pour la santé. Et aux yeux du public, si le gouvernement et les agences de santé disaient aux gens que le sel était mauvais pour eux, alors cela devait être vrai. Mais malheureusement, ce n’était pas le cas. En effet, comme l’a expliqué plus tard un rédacteur en chef de JAMA, «les autorités qui ont diffusé le message « mangez moins de sel » s’étaient engagées au-delà des faits scientifiques (22).
(…)
Kirkendall et ses collègues ont étudié la tension artérielle normale chez les hommes d'âge moyen et ont découvert que le passage d'un régime très pauvre en sodium (230mg par jour) à un régime riche en sodium (9.430mg) pendant quatre semaines n'entraînait aucun changement dans la quantité totale d'eau dans le corps ni de la tension artérielle. La résistance vasculaire périphérique a en fait diminué, car l’apport de sel a entraîné un relâchement des vaisseaux sanguins. Les auteurs ont conclu qu'il n'y avait pas de changement de la pression sanguine systolique, diastolique ou moyenne. D'autres ont eu des résultats similaires.
Le résultat final était que les patients avec une pression artérielle normale devaient consommer une quantité astronomique de sel afin de produire des augmentations même légères de la pression artérielle. De plus, des charges de sel élevées peuvent réellement assouplir les vaisseaux sanguins. Belding H. Scribner, MD, de la faculté de médecine de l'Université de Washington, a déclaré que notre capacité à gérer le sel était étonnante:  
« Aussi incroyable que 80% d'une population donnée puisse gérer même les apports habituels de sel les plus élevés (28), de sorte qu’il a appelé les directives relatives à une faible consommation de sel, une erreur qui pourrait « occasionner un sentiment de culpabilité chez les 70 à 80% d'entre nous qui n'ont pas à s'inquiéter de la consommation du sel ».

 Mais l'idée selon laquelle tout le monde tirerait profit de la restriction en sel était fortement défendue devant le public par les principaux universitaires, les organismes gouvernementaux et les organismes de santé. Même aujourd'hui, l'idée que le sel augmente la tension artérielle chez tout le monde est encore une croyance répandue. C’est le contraire qui est vrai: chez ceux qui ont une pression artérielle normale, une pré-hypertension et une hypertension légère, on a constaté que deux cinquièmes (41%) avaient une augmentation de la pression artérielle avec une restriction en sel. (29) Et même chez les personnes en hypertension, plus d'un tiers (37%) ont une augmentation de la pression artérielle (jusqu'à 25 mmHg) avec une restriction en sel (30). En d'autres termes, environ trois personnes sur cinq ayant une pression artérielle normale, deux sur cinq personnes pré-hypertendues et une personne sur trois souffrant d’hypertension peuvent avoir une augmentation de leur pression artérielle lorsqu’elles réduisent leur consommation de sel.

Si nous sommes réellement préoccupés par les conséquences de la consommation de sel sur la santé du cœur et du système cardiovasculaire, l’élévation de la fréquence cardiaque avec restriction en sel est particulièrement troublante. Par rapport aux réductions minimes de la pression artérielle, l’élévation de la fréquence cardiaque est alarmante. Plus important encore, les personnes dont la fréquence cardiaque et la pression artérielle sont élevées, avec une restriction de consommation de sel, peuvent avoir des résultats nettement moins bons pour la santé, un fait qui toucherait une partie beaucoup plus grande de la population. Notre gouvernement et nos agences de santé nous ont mal informés sur les avantages supposés de la restriction du sel; ils ont globalisé un effet qui n’avait été utile que pour une poignée de personnes. (On pense à l'idée draconienne de «sacrifier» la majorité d'une population pour le bien de quelques-uns!)

Oui, le sel retient dans une certaine mesure l’eau dans le corps - mais c’est en réalité une propriété qui sauve la vie, pas une propriété nuisible. L'ingestion de quantités suffisantes de sel permet à votre corps de maintenir une pression artérielle normale sans avoir à activer un arsenal d'hormones pour compenser. De plus, l'idée selon laquelle une consommation élevée de sel entraîne une rétention excessive d'eau n'a pas été étayée par la littérature (31). En fait, les études ont constamment montré que le volume sanguin n'augmentait pas chez les patients hypertendus (32). Même après une véritable expansion du volume sanguin, (33) il faut environ soixante-quinze minutes pour que la pression artérielle augmente, ce qui est plus que suffisant pour que des reins normaux éliminent tout sel et toute eau supplémentaires afin de maintenir une pression artérielle normale.

En substance, l’argument selon lequel une consommation élevée de sel conduirait à une augmentation du volume (du moins chez les personnes dont les reins fonctionnent normalement) n’a pas de sens physiologique. Le domaine médical sait depuis longtemps que les reins peuvent excréter des quantités énormes de sel, bien au-delà de ce que nous consommons normalement en une journée. On a constaté que les personnes ayant une pression artérielle normale excrétaient dix fois plus de sodium, jusqu'à 86 grammes de sel par jour (34). Kirkendall et ses collègues ont constaté que, chez les adultes présentant une pression artérielle normale, même une différence de 41 fois [la dose] dans la prise de sodium n'a pas altéré / modifié l'eau totale du corps. (35)

Ce qui est peut-être le plus troublant, à propos des lignes directrices pour une faible consommation en sel, ce n'est pas le peu d'effet qu'elles ont sur la tension artérielle lorsque le sel est restreint, mais leur effet négatif sur le fonctionnement normal, tel que le volume sanguin. Lorsque la consommation de sodium est fortement restreinte, le volume sanguin peut diminuer de 10 à 15%. (36)

Ce changement indique que le corps est sous stress de déshydratation. À ce stade, le corps fait face à une urgence et les hormones retenant le sel sont libérées comme dernier recours en vue de maintenir l’homéostasie du corps - afin de prévenir une chute importante de la pression artérielle.

En d'autres termes, un régime pauvre en sel indique une crise pour le corps ; ce n’est pas une recette pour une santé optimale. Si quelqu'un devait simplement consommer 3 000 à 5 000 milligrammes de sodium par jour, ces mêmes hormones retenant le sel resteraient inhibées. Ce seul fait est une preuve solide que ce niveau de consommation de sodium impose le moins de stress au corps et constitue logiquement la zone de consommation de sel préférée du corps pour maintenir l’homéostasie. (37)

Alors, comment le concept d’une si mauvaise science a-t-il perduré si longtemps? La vérité triste et simple est la suivante: les gens cherchaient des réponses faciles. Expliquer aux patients et au grand public que la réduction de la pression artérielle avec un régime pauvre en sel peut en réalité indiquer un volume sanguin faible et une déshydratation, et pourrait créer un stress hormonal supplémentaire au corps, nécessiterait une description / explication détaillée. Mais l'équation simple « sel + soif accrue + rétention d'eau = augmentation du volume sanguin = augmentation de la pression artérielle » est beaucoup plus facile. Cette équation simple a simplement un sens « logique ». Cette idée était quelque chose que les médias, les communautés médicales, le public et les agences gouvernementales / de santé pouvaient facilement comprendre et aller au-delà. Et c’est exactement ce qui s’est passé: le sel a été diabolisé en tant que substance toxicomanogène (qui induit une toxicomanie) provoquant une augmentation de la pression sanguine, en étant addictif plus que jamais.

Néanmoins, aussi simple et pratique que cette explication l’ait été, lorsque des études ont montré qu’il n’était pas possible d’obtenir une augmentation du volume [sanguin] chez la plupart des consommateurs de régimes riches en sel, quelle que soit leur tension artérielle, l’hypothèse de la pression artérielle due au sel devait évoluer pour survivre à un examen minutieux. Plutôt que d’admettre la misconception du principe fondamental « le sel est mauvais! », les défenseurs des produits à faible teneur en sel se sont concentrés sur le volume sanguin et la résistance vasculaire. Les chercheurs ont commencé à affirmer que l'augmentation soudaine du volume sanguin associée à une consommation accrue de sel conduirait à une augmentation de la résistance vasculaire périphérique, à une constriction des vaisseaux sanguins. (38)

Mais assez « curieusement », des études ultérieures ont montré que des apports élevés en sel diminuaient la résistance vasculaire, entraînant un relâchement des vaisseaux sanguins, tandis que les régimes pauvres en sel augmentaient la résistance vasculaire périphérique (39). Même si quelqu'un subissait une réduction de la pression artérielle avec un régime pauvre en sel (encore une fois, indiquant probablement des effets nocifs dus à la déshydratation et à un faible volume sanguin), il y avait une augmentation de la résistance vasculaire périphérique et une augmentation de la fréquence cardiaque, qui semblaient dépasser considérablement les avantages d'abaisser la tension artérielle (40). Bjorn Folkow, le chercheur suédois spécialisé dans l'hypertension, conclut de manière convaincante que le stress général sur le cœur et les artères provenait des effets combinés de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, suggérant que la restriction en sel augmentait les effets combinés de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle (41). En d'autres termes, les régimes pauvres en sel augmenteraient le stress général sur le cœur et les artères, et donc augmenteraient aussi le risque d'hypertension et d'insuffisance cardiaque.

Malheureusement, Folkow n'a pas fait beaucoup de bruit dans les médias. Il ne semblait pas non plus avoir beaucoup d'influence auprès du gouvernement ou des agences de santé, aussi ses idées sont-elles tombées à l'eau. Plus important encore, un nouveau coupable était présenté comme la cause de l'hypertension: « l'hormone natriurétique ».
L'hormone natriurétique (éliminant le sel), récemment découverte, aiderait à éliminer le sel et l'eau du corps en inhibant la pompe de réabsorption du sodium dans les reins, appelée Na-K-ATPase. Une alimentation riche en sel entraînerait une augmentation de cette hormone, entraînant une restriction des vaisseaux sanguins et une hypertension. La vasoconstriction étant presque toujours retrouvée chez les patients hypertendus (42), la théorie de l'hypertension «hormono-natriurétique» a beaucoup retenu l'attention. Et vous savez ce qui est arrivé ici: le sel porta tout le blâme. (43)

Pendant de nombreuses années, personne ne savait vraiment ce qu’était exactement «l’hormone natriurétique». Cependant, nous la connaissons aujourd'hui sous le nom de marinobufagénine, un stéroïde sécrété par les glandes surrénales qui augmente l'action de pompage du cœur et inhibe la pompe de réabsorption du sodium dans les reins. Toutefois, si la marinobufagénine est responsable de l’hypertension et que le sel en est la cause, une alimentation riche en sel devrait entraîner une augmentation de la quantité de marinobufagénine. Alors que se passa-t-il lorsque les rats reçurent un régime riche en sel? Il y a effectivement une augmentation de la marinobufagénine chez les rats sensibles au sel, mais les rats résistants au sel n'observent qu'une «augmentation modeste de la marinobufagénine» après avoir mangé une alimentation salée. (44) Comme nous le savons, la sensibilité au sel n'est pas une condition naturelle (les rats doivent avoir été génétiquement modifiés à la génération précédente) ; quel que soit le défaut qui cause la sensibilité au sel chez l’homme, c’est le défaut [qui est responsable] et non la consommation de sel en soi. Et l’autre côté de l’hypothèse n’a pas non plus résisté: une augmentation de la marinobufagénine était censée entraîner une augmentation de la résistance vasculaire périphérique et, chez l’homme, une alimentation riche en sel n’en est pas la cause (45). La théorie de «l’hormone natriurétique» responsable de l'hypertension n'a pas été confirmée par les expériences.

[Qu’est-ce qui était] caché, pourtant à la vue de tous, tout au long de cette controverse? La résistance insulinique et le diabète coïncident systématiquement avec la sensibilité au sel et des taux élevés d'hormone natriurétique. En fait, les diabètes de types 1 et 2 étaient associés à une augmentation des niveaux de marinobufagénine (hormone natriurétique). (46) Un groupe a constaté que, chez les diabétiques, une perturbation de la fonction Na-K-ATPase était associée à une résistance à l'insuline, à une rétention rénale du sodium et au développement de l'hypertension (47). En d'autres termes, la cause du diabète altérait également la Na-K-ATPase (via une augmentation de la marinobufagénine) et provoquait une hypertension sensible au sel. Et la substance diététique responsable du diabète était ... (tambour, s'il vous plaît): le sucre. (48)

47. Bagrow, Y.Y., et al. 2007. Endogenous sodium pump inhibitors, diabetes mellitus and preeclampsia. Pathophysiol 14(3-4): 147-151.

Avant que l’on détermine que la marinobufagénine était l’hormone natriurétique, on avait constaté une augmentation significative de son augmentation dans l’urine des patients atteints de diabète de type 1. (49)

Donc, l'inhibition de la N-K-ATPase (causée par la marinobufagénine) était apparemment causée par le diabète. De plus, la consommation de quantités élevées de sucre, et non de sel, était systématiquement liée à un risque accru de diabète (50). On a constaté que les régimes riches en sucre augmentaient le [nombre diagnostiqué] de diabète ou de pré-diabète, même lorsque les calories étaient maintenues constantes (51). Ainsi, en augmentant [l’activité de] la marinobufagénine, une alimentation riche en sucre était probablement à l'origine de l'hypertension, de lésions rénales et d'un risque accru d'accident vasculaire cérébral. (52)

52. McCarty. Marinobufagenin may mediate the impact of salty diets on left ventricular hypertrophy by disrupting the protective function of coronary microvascular endothelium. 854-863

L'idée que le sucre pouvait être à l'origine d'une hypertension sensible au sel était considérée comme un blasphème nutritionnel. Du moins, jusqu'en 1988, lorsque Ottavio Giampietro et ses collègues proposèrent un mécanisme permettant au diabète de causer une hypertension (53).

À l'époque, il était de notoriété publique que les personnes diabétiques étaient également susceptibles de souffrir d'hypertension artérielle (54). Giampietro et ses collègues savaient également que les diabétiques sous insuline présentaient une augmentation de leur sodium corporel (55), probablement causée par des taux élevés d'insuline dans le sang ; ce qui est connu pour stimuler la réabsorption du sodium par les reins (56). (En d'autres termes, plutôt que d'excréter la quantité normale de sel dans leur urine, les diabétiques retiendraient ce sel dans leur corps.) De plus, les diabétiques insulino-dépendants présentaient des taux circulants élevés d’hormone de croissance (57), ce qui augmentait également la réabsorption du sodium (58). Giampietro et ses collègues ont été l'un des premiers groupes à conclure que le diabète était un état de rétention de sodium, avec une activité réduite de Na-K-ATPase au niveau du cœur, des nerfs périphériques, de la barrière hémato-encéphalique et des globules rouges ; (59) ils pensaient que la pompe à sodium devenait résistante à l'insuline chez les diabétiques, car l'insuline en stimulait l'activité [de manière excessive] (60). Ainsi, On peut donc retrouver l'idée, dès la fin des années 1980, que le diabète (ou des taux d'insuline élevés) était à l'origine de l'hypertension « sensible au sel ». (=> le diabète était le coupable de l’hypertension chez les personnes sensibles au sel
).

Il est intéressant de noter que la teneur en sodium dans la cellule était plus élevée chez les personnes obèses souffrant d'hypertension artérielle par rapport aux personnes maigres (lean body) (61). En substance, l'obésité peut également augmenter le taux de sodium dans la cellule.

Dans les années 1980, de nombreux scientifiques ont finalement commencé à penser que l'hypertension était un trouble métabolique, en particulier un état de résistance à l'insuline (62). En effet, on a souvent constaté que l'hypertension se retrouvait chez les patients collectionnant des taux élevés de glucose, d'insuline et d'obésité. (63) Et jusqu'à 80% des personnes souffrant d'hypertension essentielle avaient une résistance à l'insuline. (64) Un autre groupe d'auteurs, publiés dans le New England Journal of Medicine a conclu que « l'hypertension essentielle est un état résistant à l'insuline » (65). John Yudkin avait également montré que le sucre augmentait les niveaux d'insuline à jeun chez les humains et les primates non humains (66). Parallèlement, il a été constaté que les régimes pauvres en sel occasionnaient des vaisseaux sanguins résistant / [peu sensibles] à l'insuline, entraînant une augmentation de la vasoconstriction, le même problème que chez les patients hypertendus (67). Ainsi, il n’y a pas un grand pas à faire, même sans l'aide du sucre, pour affirmer qu’une alimentation pauvre en sel contribuait probablement à l'hypertension en provoquant l'insulino-résistance.

62. Ferrannini, E., et al. 1989. Hypertension : a metabolic disorder ? Diabetes Metab 15(5 Pt 2) : 284-291 ; Ferrannini, E., et al. 1987. Insulin resistance in essential hypertension. N Engl J Med 317(6): 350-357 ; Reaven, G.M., and B.B. Hoffman. 1987. A role  for insulin in the aetiology and course of hypertension? Lancet 2(8556): 435-437.

Cependant, le vieux dogme a la vie dure et, même avec cette nouvelle ligne de recherche convaincante, il a été reconnu que près de 90% des personnes hypertendues présentaient une « hypertension essentielle », une pression artérielle élevée sans cause connue. On pensait que ces personnes étaient simplement « prédestinées génétiquement » à développer une hypertension - génétiquement prédisposée [à une fragilité] au sel et non au sucre (68). On a constaté que ces mêmes personnes présentaient une résistance accrue à l'insuline et que leur degré de résistance à l'insuline était également associé à une augmentation de la pression artérielle moyenne. Les antécédents familiaux d’hypertension ont plus que doublé le risque de résistance à l’insuline (prévalence de 45% contre 20% chez les personnes sans antécédents familiaux d’hypertension).

 Cependant, cela a créé le casse-tête œuf / poule : — Était-ce l'hypertension provoquant une résistance à l'insuline, ou vice versa? En substance, ceux qui sont nés de parents hypotendus ont un degré plus élevé de résistance à l'insuline, ce qui entraîne probablement une pression artérielle élevée plus tard dans la vie. Les auteurs ont également conclu que les perturbations de la capacité de ces patients à métaboliser efficacement les glucides pouvaient être détectées bien avant qu’ils ne développent une hypertension artérielle (70), suggérant que la résistance à l’insuline était la première, puis que l’hypertension se développait plus tard. Quelle que soit la cause de la résistance insulinique, l'hypertension serait alors provoquée.

La poule a rencontré l'œuf.
Suite sur le post suivant ...

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Message  Luc le Jeu 20 Déc 2018 - 8:44

Ces résultats ont été maintes fois confirmés par des études ultérieures (71): Des enfants de parents souffrant d'hypertension artérielle ont montré une tendance à développer une résistance à l'insuline et des taux élevés d'insuline circulante. (73)

Des études ont également montré que la pré-hypertension et l'hypertension s'accompagnaient d'obésité et de résistance à l'insuline (73). De plus, des rapports ont commencé à montrer que la sensibilité au sel était courante chez les personnes obèses et hyper-insulinémiques (74). Mais là encore, les vieux dictons dominaient: l'obésité était considérée comme un état de « déséquilibre calorique », tandis que l’idée qu’un niveau élevé d’insuline (dû à une consommation excessive de sucre) puisse entraîner un gain de poids n’était pas une théorie [couramment] acceptée.

Cependant, des études menées de la fin des années 80, jusqu’au milieu des années 2000, ont commencé à suggérer que l'obésité était un déséquilibre hormonal, marqué notamment par des taux élevés d'insuline, et que le traitement du taux d'insuline élevé pouvait traiter l'hypertension. En effet, une étude de douze mois publiée en 2007 a montré que, lorsque les niveaux d'insuline étaient réduits en raison de changements de mode de vie, associés à la metformine (un médicament contre le diabète), la pression artérielle sensible au sel était efficacement éliminée (75). Les auteurs ont suggéré que les anomalies métaboliques apparues à côté de l'obésité (comme la résistance à l'insuline et l'activation du système nerveux sympathique) provoquaient une hypertension sensible au sel, et la correction de ces anomalies métaboliques corrigeait la sensibilité au sel. Une autre étude réalisée en 1989 a révélé que des adolescents obèses ayant perdu 8% de leur poids de départ étaient capables de corriger leur tension artérielle sensible au sel (76). Des études animales ont ensuite étendu ces résultats. Une autre étude a montré que l'administration de metformine à des rats permettait de prévenir l'hypertension induite par le sel (77). Une autre étude établit que manger plus de sel améliorait les effets anti-hypertenseurs de la metformine (78).

Toutes ces recherches ont confirmé l’idée que la résistance à l’insuline et les taux élevés d’insuline étaient au centre de l’hypertension sensible au sel. Si nous traitions la résistance à l'insuline en éliminant le sucre, nous pourrions remédier à l'hypertension sensible au sel. Néanmoins, le mythe a été maintenu et la réduction de la consommation de sel, et non de sucre, a continué d’être le centre de la prévention et du traitement de l’hypertension.

Même la perte de poids en elle-même avait entraîné de fortes réductions de la pression artérielle, même lorsque l'apport en sodium n'était pas réduit. (79) Un groupe d'auteurs a étudié 25 patients obèses du programme UCLA, un programme de contrôle de l'obésité avec facteurs de risque, qui ont été randomisés avec objectif de consommer un apport en sodium normal de 2 760 milligrammes par jour ou un apport en sodium faible de 920 milligrammes par jour tout en perdant du poids. La pression artérielle des deux groupes a chuté de manière égale avec la perte de poids. Les résultats de l'étude étaient clairs: Si le patient perdait du poids, la tension artérielle baisserait sans qu'il soit nécessaire de réduire considérablement l'apport en sel.

Il y avait un dernier élément de preuve impliquant le sucre comme cause de l'hypertension sensible au sel, à savoir le cortisol. L’excès de cortisol local était connu pour entraîner l’hypertension chez les personnes atteintes du syndrome de Cushing, d’insuffisance rénale chronique et d’hypertension essentielle. Et l'hypertension induite par le cortisol était probablement confondue avec l'hypertension sensible au sel, car, à mesure que le cortisol augmentait dans le corps, le sodium, le volume sanguin et la pression sanguine augmentaient également. Des taux élevés de cortisol étaient également à l’origine des taux élevés d’insuline, puisqu’un excès de cortisol (comme dans le syndrome de Cushing) entraîne de l’obésité abdominale, de l’intolérance au glucose, de l’hyperglycémie, de l’hyperlipidémie, de l’hypertension et de l’athérosclérose. Un excès de cortisol local non diagnostiqué était à l'origine de l'hypertension, et les régimes riches en sel continuaient à être blâmés. On savait également que le sel pouvait faire augmenter la pression artérielle chez les animaux qui recevaient des injections de corticostéroïdes (80). Cependant, si les niveaux élevés de cortisol étaient abaissés, l'effet hypertensif du sel disparaissaient (NDLR : conditionnel employé, non justifié : « it would go away »).

Et donc la grande question: quelles sont les causes des niveaux élevés de cortisol? Et oui, vous l'avez deviné: le sucre peut augmenter les niveaux de cortisol et donc provoquer une hypertension sensible au sel. (81) John Yudkin l'avait montré en 1974, lorsque l'apport en sucre des rats augmentait, cela augmentait 300 fois les niveaux de corticostérone (l'équivalent du cortisol chez l'homme). Cela a été constaté même avant l’augmentation des niveaux d’insuline, ce qui laisse supposer qu’une concentration élevée de cortisol peut en réalité provoquer une résistance à l’insuline.

Le Dr George A. Perera a également écrit sur la manière dont les corticostéroïdes peuvent être la cause sous-jacente de l'hypertension. Il a montré que l'hormone adrénocorticotrophine (ACTH), l'hormone qui précède la libération de cortisol et d'aldostérone par la glande surrénale, pourrait augmenter la pression artérielle. (83) Mais ce n'est qu'un demi-siècle plus tard qu’il a été établi que le fructose dans le cerveau peut stimuler l'ACTH, et de ce fait [peut] augmenter la sécrétion de cortisol. (84) Il est important de noter que [l’on pensait que] les taux de fructose devaient être trop bas dans le corps pour que cela puisse avoir une incidence sur le cerveau. Depuis, nous avons toutefois découvert que le fructose pouvait se former dans le cerveau à partir du glucose, en particulier dans les états de résistance à l'insuline (85).

Le Dr Perera a également montré que les régimes pauvres en sel pouvaient être dangereux chez une personne dépourvue de corticostéroïdes. Perera a écrit que la réduction de la consommation de sel chez un patient atteint de la maladie d’Addison (dans laquelle les glandes surrénales produisaient des niveaux inadéquats de cortisol et d’aldostérone) entraînait de fortes baisses de la pression artérielle, de faibles niveaux de sodium dans le sang et une faiblesse grave. Cependant, lorsque les corticostéroïdes ont été complémentés, le sodium sanguin est revenu à la normale et la pression artérielle s’est améliorée (blood pressure rebounded). Ainsi, il était évident que les glucocorticoïdes et les minéralocorticoïdes déterminaient les effets du sel alimentaire sur la tension artérielle et que ce n’était pas la consommation de sel en soi (86). Il a été constaté que le sucre augmentait les glucocorticoïdes et provoquait donc une pression artérielle sensible au sel.

La consommation de sel et la pression sanguine – Étude des populations
(…)
Les habitants d'Akita, au Japon, étaient connus pour leur taux d'hypertension et de décès par accident vasculaire cérébral très élevé, et ils ingéraient beaucoup de sel (environ 27 grammes de sel par jour, avec une consommation maximale comprise entre 50 et 61 grammes), de soupe miso, sauce soja, assaisonnements et légumes / cornichons. Le sel n'était qu'une des nombreuses causes possibles de leur maladie cardiovasculaire. Les chercheurs ont suggéré que le taux élevé d'accidents vasculaires cérébraux au Japon (en particulier à Akita) était dû à d'autres facteurs que le sel, tels que "un régime déséquilibré composé de riz poli et de carences dans la vie diététique". D'autres ont noté « la gourmandise pour le riz », « le stress de la vie, tel que le surmenage des agriculteurs », «une carence en vitamine C dans le régime », « la quantité d'acide silicique dans l'eau de boisson et dans les aliments », « le cadmium dans les intestins de poissons de rivière consommés au Japon »et le « rapport soufre / carbonate de l’eau de rivière » en tant que facteurs pouvant contribuer au taux élevé de décès par accident vasculaire cérébral. (87) Et le cadmium est un suspect probable. Au Japon, on estime que 17% des cas d'AVC y sont associés (88). De plus, la faible consommation de graisses saturées au Japon était liée au taux plus élevé de décès par accident vasculaire cérébral (89).

Cependant, les taux d’accident vasculaire cérébral d’Akita sont frappants par rapport aux taux d’accident vasculaire cérébral à Aomori, au Japon. (…)

Les chercheurs ont suspecté un autre facteur à l'œuvre: le potassium. Dans une étude menée auprès de 1 110 adultes à Aomori, au Japon, une augmentation de la consommation de pommes était associée à une baisse de la pression artérielle. Les pommes sont une bonne source de potassium. La tension artérielle systolique des hommes avait tendance à dépasser 150 mmHg quand ils ne mangeaient pas de pommes par jour, mais elle tombait à moins de 140 mmHg quand ils mangeaient trois pommes par jour. Les chercheurs ont estimé que le potassium dans les pommes était la clé ici. Cet effet antihypertenseur de la pomme a également été confirmé par un essai clinique mené à Akita chez 38 hommes et femmes d'âge moyen (106), ainsi que par une étude menée chez des patients japonais souffrant d'hypertension essentielle, qui, en dépit de la consommation d'environ 15 grammes de sel par jour, constata que leur tension artérielle est tombée à la normale quand ils ont augmenté leur apport alimentaire en potassium, qui est passé d’environ 3 grammes à 7 grammes. (107) Qui savait que le vieil adage selon lequel une pomme par jour était si véridique? Le problème à Akita n’est pas le sel, mais l’alimentation par ailleurs pauvre en potassium.

Cet effet a également été observé chez les végétariens adventistes du septième jour, les omnivores adventistes du septième jour et les omnivores mormons (108). L'apport quotidien en sodium dans ces groupes variait entre 3 500 et 3 700 milligrammes, soit légèrement plus que la moyenne des gens aux États-Unis. Cependant, la pression artérielle moyenne dans les trois groupes était totalement normale. Fait important, l’apport en potassium se situait entre 3 000 et 3 600 milligrammes par jour (presque deux fois plus que l’apport en potassium moyen en Amérique), ce qui constitue une preuve supplémentaire que le potassium joue un rôle essentiel dans la régulation de la pression artérielle.

Ces études de population nous apportent la preuve concrète qu'une consommation plus élevée de sel peut être saine - bien plus saine que la restriction en sel. Mais ils nous aident également à comprendre la complexité des facteurs conduisant à l'hypertension et aux accidents vasculaires cérébraux. Peut-être devons-nous attirer l'attention sur le fait que la consommation moyenne de potassium aux États-Unis est environ deux fois moins élevée que celle consommée par les groupes étudiés ici, principalement en raison d'une consommation plus faible de fruits et de légumes (109). Bien que, plutôt que de chercher des moyens de réduire le sel, nous pourrions rechercher des moyens de consommer davantage d’aliments à base de plantes riches en potassium, tels que les légumes verts à feuilles, les courges, les champignons et les avocats. Et devinez ce qui nous aide à faire ça? Manger plus de sel!
Suite sur le post suivant

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Message  Luc le Jeu 20 Déc 2018 - 8:45

Populations qui consomment  des montants amples de sel
chez qui l’hypertension est virtuellement absente

Les nonnes italiennes (3300 mg), Indiens Kuna (Panama) (3400), végétariens et omnivores adventistes du septième jour et omnivores mormons (3450), Java (Indonésie) et Thaïlande (3600), Taiwan (poulation agricole) (4000), guerriers Samburu (4 à 5000), habitants de Kotyang, Nepal (4600), Inde du Nord (5600) (mais Inde du sud 3200 avec des problèmes, 141/88 mmHg), Aomori au japon (6000) (131.4/78.6 mmHg, mangent des pommes), Okayuma (japon) (6000, en été) 122/75 mmHg chez les H and 122/72 chez les F, Bantu (rural) (7600) et les fermiers bouddhistes en Thaïlande (8000).

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The salt Fix  Empty Comment un manque de sel peut amener de l'hypertension

Message  Luc le Jeu 20 Déc 2018 - 8:50

Comment une consommation faible de sel peut créer une épidémie d’hypertension
Pouvez-vous commencer à imaginer à quel point les chercheurs qui ont ouvertement questionné le dogme d’une consommation faible de sel ont été frustrés? Ils avaient prouvé que l’empereur ayant une faible consommation en sel ne portait pas de vêtements depuis des décennies, mais leur voix n’était toujours pas entendue. (Image : L’empereur sodium est sacro-saint et donc tabou ; la couronne doit être protégée). Ils savaient que le sel ne faisait pas augmenter la tension artérielle chez la plupart des habitants. Ils savaient que même chez ceux qui avaient une pression artérielle élevée, une consommation plus élevée de sel présentait les avantages suivants: une fréquence cardiaque plus basse, une réduction du taux d'insuline, des hormones surrénales mieux équilibrées et des reins plus performants, toutes choses qui surpassent probablement tous les risques encourus par une pression artérielle élevée.

Dans le même temps, les données ont continué de monter, montrant que le sucre augmentait à la fois la pression artérielle et le rythme cardiaque, mais il n’a pas été découvert que plusieurs décennies plus tard qu’une alimentation riche en sucre augmentait de trois fois le risque de décès cardiovasculaire par rapport à un régime alimentaire pauvre en sucre. Yudkin a pu maintes et maintes fois démontrer que de nombreuses anomalies constatées chez les patients présentant une cardiopathie coronarienne (lipides élevés, insuline, acide urique et dysfonctionnement plaquettaire) pouvaient être causées par seulement quelques semaines de régime riche en sucre. (110) Mais Cependant, malgré les efforts de Yudkin, et même à ce jour, le sucre n'a [toujours] pas été clairement désigné pour assumer la responsabilité de notre épidémie de maladies cardiovasculaires. Aux yeux du public et de la plupart des membres de la profession médicale, ce blâme repose encore – de manière étonnante – sur les pieds du sel.

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont récemment demandé à l'Institute of Medicine (IOM) de réévaluer les preuves relatives à la consommation de sodium et au risque cardiovasculaire, et son rapport de 2013 indiquait qu'il n'y avait aucun avantage à limiter l'apport en sodium à moins de 2 300 milligrammes par jour.  En fait, elle a conclu que des effets néfastes sur la santé pouvaient en résulter (111). Néanmoins, inexplicablement, la limite maximale de 2 300 milligrammes par jour fixée par l'OIM en 2004/2005 sur le sodium était maintenue et « reste la base de la politique fédérale en matière de sel aujourd'hui » (112). Même aujourd'hui, les principales agences de santé ne peuvent s'accorder sur la quantité de sel que nous devrions consommer – mais cela n'a toujours pas arrêté le dogme sur la faible teneur en sel. Et la conclusion effrayante de toute cette controverse pourrait bien être que le régime pauvre en sel a contribué à, plutôt qu’à prévenir l’augmentation du nombre de maladies cardiaques dans ce pays.

Les dernières études randomisées et en double-aveugle ont montré que les régimes pauvres en sel étaient à l’origine des anomalies couramment observées chez les patients atteints de coronaropathie et du syndrome métabolique. Et cet effet a été constaté chez les patients sensibles au sel et les patients résistant au sel.

On a constaté que le sel réducteur accélérait le durcissement des artères et faisait augmenter le cholestérol et les triglycérides chez les animaux. "(113) La restriction en sel chez les humains souffrant d’hypertension augmente également les lipoprotéines plasmatiques et les marqueurs inflammatoires." (114) Chez les personnes souffrant d’hypertension chronique, le sel a augmenté les taux de lipoprotéines de basse densité (LDL, « mauvais » cholestérol) dans le sang."(115) Mais d’autres études ont révélé que la restauration de niveaux plus élevés de sel (passant de 2 grammes de sel par jour à 20 grammes par jour pendant cinq jours) abaissaient significativement le cholestérol total plasmatique, le cholestérol estérifié, les bêta-lipoprotéines, des lipoprotéines de faible densité (LDL) et l'acide urique chez les personnes hypertendues (116). Même la célèbre étude DASH-Sodium, fondement du régime alimentaire le plus connu à faible teneur en sel, a révélé que la restriction de sel augmentait les triglycérides, les LDL et le rapport cholestérol total / lipoprotéines de haute densité (TG:HDL). (117)

 Même chez les personnes ayant un poids normal et une pression sanguine normale, on a constaté que les régimes pauvres en sel compromettaient la fonction rénale, diminuaient les lipoprotéines de haute densité (HDL, «bon» cholestérol) et réduisaient l'adiponectine, une substance libérée par les cellules adipeuses, supposée améliorer la sensibilité à l'insuline. (118) Une méta-analyse Cochrane de près de 170 études a révélé que les interventions à faible teneur en sodium ne faisaient que réduire la pression artérielle de manière minime, tout en augmentant de manière significative les niveaux d'hormones rénales, d'hormones de stress et de triglycérides de manière malsaine. Les auteurs de l'analyse Cochrane (qui est généralement considérée comme la norme d'excellence des revues de recherche) ont conclu que les régimes pauvres en sel pourraient avoir un effet négatif global sur la santé en raison de l'augmentation des hormones, du « mauvais » cholestérol et des triglycérides. (119)

Un autre risque pour la santé, une augmentation de la viscosité du sang (un «épaississement» du sang) s'est produit lors de la restriction en sel. (120). Une augmentation de la viscosité du sang, souvent observée chez les patients obèses, contribuerait à un risque accru d'événements thrombotiques vasculaires, tels que caillots sanguins et thrombose veineuse profonde. (121) La restriction en sel augmente également la noradrénaline à jeun, une substance qui augmente le rythme cardiaque. Le cœur reçoit un apport de sang pendant la relaxation, tandis que tous les autres organes reçoivent du sang lorsque le cœur se contracte. Ainsi, plus le cœur pompe vite, moins le cœur est détendu pour recevoir du sang et donc de l’oxygène. C'est l'une des raisons pour lesquelles les régimes pauvres en sel (122) ont été impliqués dans l'augmentation du risque de crise cardiaque: en réduisant le flux sanguin vers le cœur. L'augmentation de la norépinephrine dans les régimes pauvres en sel peut même produire une hypertrophie cardiaque, une surcroissance du cœur pouvant entraîner une insuffisance cardiaque. (123)

S'exprimant au nom de nombreux partisans frustrés du sel, Weder et Egan ont conclu dans l'un de leurs articles que « le bénéfice net du risque cardiovasculaire d'une réduction moyenne de la tension artérielle de seulement 1,1 mmHg pourrait bien être plus que compensé par les augmentations de cholestérol, d'insuline, de noradrénaline et l'hématocrite résultant de la restriction en sel ».  (128) En augmentant l'angiotensine-II et l'aldostérone, les régimes pauvres en sel pourraient en réalité causer une croissance excessive du cœur et des reins, ce qui pourrait entraîner une insuffisance cardiaque et une maladie rénale, ces mêmes maladies qui nous ont été signalées comme étant occasionnées par l’excès de sel. (Ironie).

Weder et Egan ont conclu: « L'impact potentiellement négatif de la restriction alimentaire en sel sur le profil de facteur de risque de la maladie cardiovasculaire suggère que des études supplémentaires sont nécessaires avant qu'une réduction de l'apport en sel alimentaire puisse être prescrite à la population en général » (125).

C’était en 1991, il y a plus de 25 ans.

En 1995, Michael Alderman et ses coauteurs ont ouvertement suggéré que les régimes pauvres en sel pouvaient augmenter le risque d'événements cardiovasculaires. (126) Ils ont signalé un risque d'infarctus du myocarde, plus de quatre fois supérieur chez les hommes qui consommaient le moins de sel par rapport au groupe plus salé.  

Des études à grande échelle ont continué à mettre l'accent sur ces mêmes résultats. Deux grandes études européennes prospectives, comprenant près de 4 000 patients sans maladie cardiovasculaire préalable, ont révélé une mortalité plus de cinq fois supérieure avec un apport en sodium faible par rapport à l'apport en sodium le plus élevé (127). L'étude prospective sur l'épidémiologie urbaine rurale (PURE) a examiné plus de 100 000 personnes dans 17 pays et a établi que le risque de décès ou d'événements cardiovasculaires était le plus faible chez les personnes consommant entre 3 000 et 6 000 milligrammes de sodium par jour (128). Graudal et ses collègues ont effectué une méta-analyse concernant près de 275 000 patients (129) et ont révélé qu'une consommation de sodium comprise entre 2 645 et 4 945 milligrammes par jour était associée au risque de décès et de maladies cardiovasculaires le plus faible. Après ajustement pour tenir compte d'autres facteurs de confusion, seul le groupe ayant consommé moins de 2 645 mg par jour a connu une augmentation significative de la mortalité toutes causes confondues; cela n'a pas été trouvé chez ceux qui consommaient plus de 4 945 mg de sodium par jour.

Sur la base de ces données, un apport en sodium compris entre 3 et 6 grammes par jour constitue probablement la plage optimale pour la plupart d'entre nous. Moins de 2 300 milligrammes par jour ou plus de 6 000 milligrammes par jour est associé à un risque accru de décès et d'événements cardiovasculaires, mais le risque est plus élevé avec une consommation de sel faible qu'une consommation de sel élevée.

Comme il ressort clairement de la littérature médicale, ainsi que des études sur la population, les recommandations relatives à une faible teneur en sel ne sont pas « idéales ». Elles ne sont même pas anodines. Nous découvrirons peut-être un jour que les recommandations relatives à une faible teneur en sel ont créé plus de maladies cardiaques qu'elles n'en ont jamais empêchées. En dernière analyse, ils ont peut-être même contribué au plus grand défi de notre époque en matière de santé publique: l’épidémie croissante de diabète, causée en partie par un phénomène de plus en plus répandu et pourtant peu connu appelé «famine interne» (internal starvation).

Fin du chapitre 4.

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Message  Luc le Jeu 20 Déc 2018 - 8:53

PS (NDLR): Il ne faudrait pas se braquer uniquement sur l'apport optimal de sodium (3 à 4 gr de Na) (3 gr de Na = 7.5 gr de sel). N'oubliez pas le potassium. Les AJR de K sont 4.700 mg.
Un peu de Magnésium aussi (420 mg). Vous en aurez besoin ...
On en reparlera plus tard.
Quand on parle du carré magique, c'est Ca K Na Mg.
Pour le calcium, je vise 800 mg. 500 mg minimum. 1200 mg maxi

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The salt Fix  Empty Nous affamons les mitochondries

Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 16:46

Chapitre V
We Are Starving Inside
(p 92)

Nous affamons les cellules

Idées clés

• Quand le niveau d’insuline est élevé, les glucides sont le seul macronutriment que vous pouvez utiliser efficacement pour obtenir de l’énergie. Ce qui vous incite à manger toutes les 2 ou 3 H en vue de maintenir un apport d’énergie suffisante.

• La restriction en sel aggrave la capacité du corps à utiliser correctement le glucose tout en augmentant le poids, la graisse corporelle et les taux d’acides gras circulants.

• IL a été démontré que les régimes riches en sel augmentaient la protéine GLUT4 dans les tissus adipeux et les muscles. GLUT4 permet à votre corps d'extraire plus de glucose de la circulation sanguine.


• Un régime pauvre en sel altère la voie de sensibilisation à l'insuline, mais il a été aussi démontré qu'un régime riche en sel améliorait la sensibilité à l'insuline.  

• L'insuline aide les reins à réabsorber le sel, un mécanisme compensatoire permettant au corps de retenir plus de sel.

• Des niveaux élevés de glucose dans le sang entrainera une fuite de l'eau des cellules, provoquant une déshydratation cellulaire.


Dernière édition par Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:16, édité 4 fois

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The salt Fix  Empty Un manque de sodium contribue à l'insensibilité à l'insuline

Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:01

Traduction du chapitre V
On ne peut nier que nous sommes au cœur d'une épidémie d'obésité à l'échelle nationale qui menace notre santé, notre bien-être et notre longévité collectifs: 69% des adultes américains ont maintenant un excès de poids ou sont obèses (1). L'obésité a commencé à augmenter dans les années 1950; elle a connu une hausse vers 1980 et le taux a doublé de 1980 à 2000. La sagesse conventionnelle attribue [la faute de] l'obésité à un déséquilibre entre notre consommation de calories et notre dépense d'énergie, autrement dit, nous ingérons plus de calories que ce que nous en brûlons par nos diverses activités. C’est pourquoi on nous dit souvent de manger moins et de bouger plus. Comme vous le savez peut-être par expérience personnelle, cette stratégie ne fonctionne pas pour tout le monde, ni même pour la plupart des gens.

De plus en plus de théories alternatives sur l'obésité se sont concentrées sur la qualité des calories que nous consommons et sur leur incidence physiologique, comme l'a illustré Gary Taubes dans son livre « Good Calories, Bad Calories ». (…)

Etant donné que le sucre a enfin reçu son dû, en tant que Ennemi Public N ° 1 de la Santé, il n’est pas surprenant que le sucre déclenche une série d’événements internes qui ont un impact négatif sur notre tour de taille et notre santé. Mais ce que nous commençons à peine à comprendre, c’est comment une faible consommation de sel peut produire des effets physiologiques similaires. Consommer trop peu de sel peut déclencher une cascade de changements malheureux qui se traduisent par une résistance à l'insuline, une augmentation des fringales de sucre, un appétit incontrôlable et ce que l'on a surnommé la "famine interne" (càd la privation / la carence cellulaire cachée), favorisant ainsi la prise de poids. (3) Une personne en surpoids peut littéralement mourir de faim à l’intérieur (au niveau cellulaire).

En cas de famine interne, vos hormones (insuline, leptine et d’autres) peuvent jouer contre vous, en détournant / stimulant (to hijack) essentiellement votre appétit et en suscitant votre désir de consommer des aliments plus malsains tout en altérant les processus internes qui régulent l’utilisation de votre graisse et des protéines pour l'apport d’énergie. C’est comme si vous n’étiez plus en charge de vos habitudes / règles alimentaires et que votre corps était devenu fripon (rogue) quand il s’agissait de gérer sa dépense énergétique et sa consommation.

Lorsque vous commencez à limiter votre consommation de sel, votre corps fera tout pour essayer de le conserver. Malheureusement, l’un des mécanismes de défense de l’organisme consiste à augmenter les taux d’insuline. Pour ce faire, il crée un état de résistance à l'insuline. Lorsque la résistance à l'insuline entre en action, le corps est moins en mesure de transporter du glucose dans les cellules et il doit sécréter plus d'insuline pour contrôler la glycémie. Rappelez-vous également que lorsque la consommation de sel alimentaire est dérisoire, les hormones qui compensent pour aider le corps à retenir le sel (comme la rénine, l’angiotensine et l’aldostérone) sont libérées en plus grande quantité. Eh bien, ces hormones finissent également par augmenter l'absorption des graisses. En substance, comparé à une personne qui n’a pas réduit sa consommation de sel, un régime alimentaire faible en sel peut vous amener à absorber deux fois plus de graisse par gramme consommé (4).

Ce niveau d'insuline élevé en permanence maintient les réserves de graisse et les protéines stockées sous clé, les rendant ainsi indisponibles pour les cellules qui en ont besoin. Quand le niveau d’insuline est élevé, les glucides sont le seul macronutriment que vous pouvez utiliser efficacement pour obtenir de l’énergie. En effet, des niveaux élevés d'insuline vous obligent fondamentalement à manger plus de glucides, car vous ne pouvez pas obtenir facilement de l'énergie avec quoi que ce soit d'autre. Ensuite, la consommation de glucides raffinés entraîne une plus grande libération d'insuline, et le cycle se répète et se renforce, perpétuant inlassablement le problème des taux élevés d'insuline, qui à leur tour perpétuent l'obésité. (5)

Si vous réduisez considérablement votre consommation de sel, vous pourriez également développer une carence en iode, car le sel de table est notre meilleure source d’iode. Ceci est important (et problématique!) Car l'iode est nécessaire au bon fonctionnement de la thyroïde: si la fonction thyroïdienne baisse, vous pourriez développer une hypothyroïdie, une condition dans laquelle votre taux métabolique ralentit, plus de graisse est stockée (en particulier dans les organes), une résistance à l'insuline se développe, et le gain de poids se produit - encore un autre mécanisme qui peut conduire à la famine interne.

De plus, les régimes pauvres en sel augmentent le risque de déshydratation globale (et donc de déshydratation cellulaire), ce qui pose un problème car les cellules généralement bien hydratées fonctionnent beaucoup plus efficacement et consomment moins d'énergie que les cellules déshydratée (6). Moins il y a d’énergie disponible pour le métabolisme des cellules, plus l'état de famine interne est grand, et plus vous êtes susceptible de consommer des calories. Commencez-vous à comprendre en quoi un régime pauvre en sel peut entraîner une prise de poids?

Même si ces changements ne conduisent pas à une accumulation de kilos en trop, le résultat est le même: ces changements physiologiques font en sorte que quelqu'un devient «en surpoids métabolique» ou obèse, même si cela ne se traduit pas par un nombre plus élevé sur la balance ou par une perte de poids (indice de masse corporelle  - IMC). En d’autres termes, vous pouvez être «maigre à l’extérieur et gros à l’intérieur» (ce que l’on appelle souvent TOFI - alias « la graisse maigre »). Vous êtes peut-être TOFI si votre poids est normal mais que vous avez une quantité disproportionnée de graisse viscérale et de tissu adipeux stockés dans votre abdomen, où il est le plus nocif. En d’autres termes, votre poids pourrait rester dans les limites de la normale, mais vous pourriez tout de même avoir une accumulation dangereuse de graisse dans et autour de vos organes, ainsi qu’une résistance à l’insuline et un syndrome métabolique, un ensemble de conditions telles que un tour de taille important, une glycémie à jeun élevée, de l’hypertension artérielle, des triglycérides élevés et un taux de cholestérol HDL bas qui augmentent le risque de maladies cardiaques, de diabète et d’accidents vasculaires cérébraux.

En cas de famine interne, la résistance à l’insuline altère / empêche essentiellement le système du métabolisme des graisses stockées, vous encourageant à manger davantage pour compenser [le manque dû au stockage] des calories qui sont véhiculées dans vos cellules adipeuses et y sont bloquées. Cela peut vous donner l'impression de mourir de faim à l'intérieur tout en prenant du poids en même temps. De plus, étant donné que votre corps ne peut pas accéder à son énergie stockée, l'exercice devient extrêmement peu attrayant. Au lieu de cela, votre cerveau et votre corps basculent dans le mode de conservation des calories et vous recherchez un calme relatif plutôt que le mode de dépense énergétique, car vous êtes littéralement en manque d’énergie utilisable. Résultat probable: prise de poids et poursuite de l’accumulation de graisse corporelle, un autre cycle continu qui perpétue cet état déplorable des « affaires internes ». (7)

Le concept de famine interne a été théorisé pour la première fois au moment du déclenchement de la guerre du sel, bien qu'il ait [encore] fallu attendre des décennies avant que cette idée ne fasse son chemin. «L’obésité hypothalamique», une concept créé en 1900 par le neurologue français MJ Babinski, est une maladie résultant d'une lésion de l'hypothalamus (la partie du cerveau qui contrôle la satiété et la faim), entraînant ainsi des changements métaboliques, une suralimentation, un poids rapide et une résistance à l’insuline. ( 8 ) Le regretté Stephen Walter Ranson, MD, directeur de l’Institut de neurologie de la Northwestern University, est souvent considéré comme l’un des premiers à avoir suggéré dans les années 1940 que l’obésité est une condition de semi-famine cellulaire larvée / cachée. » Ranson pensait que cet état était déclenché par une pénurie de nutriments, ce qui oblige ensuite le corps à augmenter sa consommation de nourriture, à réduire sa dépense énergétique en diminuant son activité physique ou en combinant ces deux mesures (causant à nouveau une perte de poids). 20 ans plus tard, Edwin Astwood, MD, endocrinologue et physiologiste à la Tufts University, a inventé le terme « famine interne » pour décrire le même phénomène.
(…)
Il est intéressant de noter que de plus en plus de preuves démontrent que la consommation de sel de votre mère, pendant que vous étiez dans l’utérus, peut influer sur votre risque de souffrir de la famine interne une fois que vous êtes né et que vous vous débattez pour vivre (once you’re kicking). Plus précisément, si votre mère a suivi un régime pauvre en sel pendant la grossesse, vous pouvez naître dans un état de famine interne, avec plus de graisse autour des organes, des taux de leptine anormaux et une résistance à l'insuline. (10) Un faible apport en sel pendant la grossesse peut essentiellement programmer l'obésité dans la progéniture d'une mère dès le premier jour, selon les recherches effectuées sur les animaux. C’est un effet corollaire puissant, en effet!

Une vérité salée
Nous savons qu'un faible apport en sel entraîne une résistance à l'insuline et augmente les niveaux d'insuline. La résistance à l'insuline provoque l'accumulation de glucose dans le sang au lieu d'être absorbé par les cellules pour produire de l'énergie, ce qui déclenche une longue chaîne problématique d'événements physiologiques - faim excessive, excès de nourriture, un plus grand stockage des graisses dans vos cellules adipeuses et une crise énergétique interne. Chez une personne saine et maigre, un taux d'insuline à jeun normal est généralement de 5 uIU/ml ou moins, tandis qu'un niveau deux fois plus élevé (10 uIU/ml) indique probablement une résistance à l'insuline (11). Les régimes pauvres en sodium peuvent augmenter l'insuline à jeun à un niveau compris entre 10 et 50%, ce qui pourrait faire passer une personne saine comme ayant tendance au diabète (12). Un étude a examiné les effets néfastes des régimes pauvres en sel et a révélé que, dans des études d'une durée de une à deux semaines seulement, Les régimes hypo-saliques ont un effet élévateur d’insuline chez les patients obèses souffrant d’hypertension artérielle. (13) L’examen a révélé que même une restriction modérée en sel (2 grammes de sel par jour) pouvait augmenter la réponse insulinique à un test de tolérance au glucose pris par voie orale chez les patients hypertendus.(14) On a constaté que le fait de limiter le sodium à environ 460 milligrammes par jour (environ 1/5 cuillère à thé de sel) pendant une semaine augmentait l'insuline à jeun, la réponse de l'insuline à un test de tolérance au glucose par voie orale, le triacylglycérol à jeun, les acides gras plasmatiques, ainsi que l'aldostérone et  les niveaux de rénine. (15)

 Nous savons que des niveaux d'insuline plus élevés entraîneront un stockage plus important des graisses, même si votre apport calorique global reste identique - et nous voyons maintenant que cette concentration plus élevée en acides gras dans le sang peut également augmenter les dommages causés aux artères et aux vaisseaux sanguins. (16) Quand la restriction en sel diminue le flux sanguin vers le foie et nuit à la capacité du foie à neutraliser (to break down) [le niveau de] l'insuline - un mécanisme possible expliquant comment une alimentation pauvre en sel augmente le taux d'insuline.

En revanche, les régimes riches en sel continuent de chercher de mieux en mieux. Nous avons déjà entendu dire que manger plus de sel améliorait la dilatation des vaisseaux sanguins, en particulier chez les patients résistant au sel, effet qui persiste pendant plusieurs mois au moins dans les études cliniques. Limiter votre consommation de sel peut avoir un effet contraire: resserrer vos vaisseaux sanguins et diminuer la capacité de vos muscles à absorber le glucose, ce qui peut entraîner une élévation chronique de l'insuline et, vous le supposez bien, un stockage accru de graisse. (17) : Ainsi plusieurs chemins mènent tous au même endroit (à la même cnséquence) : L’augmentation de la graisse corporelle.

(…) Egan et ses collègues ont constaté que les régimes à faible teneur en sel augmentaient d'environ 25% l'insuline à jeun et postprandiale par rapport aux régimes à forte teneur en sel, un effet qui a été reproduit et confirmé – c’est  établi / prouvé – dans de nombreuses études, des méta-analyses et des études randomisées et contrôlées, ultérieurement. (20) Même les rares personnes dont la pression artérielle pourrait baisser avec un régime pauvre en sel – les « sensibles au sel » parmi nous – connaissent une augmentation significative de l’insuline (21).

L’un des mécanismes à l’œuvre est la capacité du sel à améliorer la capacité de nos cellules à utiliser le glucose. Des études chez l’animal ont montré que la restriction en sel aggravait la capacité du corps à utiliser correctement le glucose tout en augmentant le poids, la graisse corporelle et les taux d’acides gras circulants. Une consommation élevée de sel augmente probablement le transporteur de glucose GLUT4 dans les tissus sensibles à l'insuline et permet ainsi une plus grande élimination du glucose (23). En effet, il a été démontré que les régimes riches en sel augmentaient la protéine GLUT4 dans les tissus adipeux et les muscles. C'est une bonne chose, car cela permet à votre corps d'extraire plus de glucose de la circulation sanguine, ce qui réduit les niveaux d'insuline et minimise les dommages que des niveaux élevés de glucose pourraient avoir sur les vaisseaux sanguins. Il a été prouvé qu'un régime pauvre en sel altère la voie de sensibilisation à l'insuline (insulin signaling), mais il a été aussi démontré qu'un régime riche en sel améliorait la sensibilité à l'insuline (to enhance insulin signaling) (23). Des études de restriction du sel chez l'homme ont mis en évidence des effets indésirables sur le métabolisme du glucose et des lipides. (24) Un régime pauvre en sel augmente le poids corporel, la graisse au ventre et les taux de glucose sanguin et d'insuline plasmatique, alors qu'il induit une résistance à l'insuline dans le foie et les tissus musculaires. (25)

On a également constaté que les régimes pauvres en sel augmentaient la synthèse des acides gras dans le foie, ce qui peut contribuer à la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), communément appelée «stéatose hépatique», ainsi qu’au stockage des graisses dans les organes, par rapport à un apport normal en sel. Les chercheurs ont découvert que l'activité des tissus adipeux bruns - la « bonne graisse » pour  brûler les calories - était réduite avec un régime pauvre en sel, ce qui indique que les régimes pauvres en sel peuvent réduire notre taux métabolique de base et éventuellement contribuer à un vieillissement accéléré. (26)

Pire encore, de nombreux patients obèses commencent leurs programmes d'amaigrissement en essayant de réduire leur consommation de glucides. En coupant les glucides, vous entrez en déficit de sel (you become a « salt waster » = vous devenez un gaspilleur de sel), en excrétant plus de sel que vous ne le feriez avec une alimentation plus équilibrée, en particulier en cas de cétose ([si vous consommez] près de 50 grammes de glucides par jour ou moins). Ainsi, si vous souhaitez réduire votre consommation de glucides, vous devriez augmenter votre consommation de sel pour compenser la perte supplémentaire de sel par les reins et pour aider à prévenir l'augmentation ultérieure du taux d'insuline afin de compenser cette perte. Malheureusement, la plupart des médecins associent les recommandations pour perdre du poids à des recommandations pour réduire le sel en même temps. Mais il semble que la plupart des gens ont besoin de 2 grammes supplémentaires de sodium par jour par rapport à leur apport normal en sodium au cours de la première semaine de restriction en glucides et d'environ 1 gramme supplémentaire de sodium par jour au cours de la deuxième semaine pour compenser les pertes de sel accrues.

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Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:03

Les dangers des diurétiques (témoignage)
Heureusement, certains médecins commencent à suggérer une augmentation de la consommation de sel comme moyen de court-circuiter le cycle de famine interne. Dave, un officier de la marine âgé à la retraite, souffrant d'hypertension, de diabète et d'obésité centrale, avait récemment souffert d'insuffisance rénale. (…) L'augmentation de sa consommation de sel, combinée à une réduction de la consommation de glucides raffinés, améliora sa fonction rénale et son état humoral interne (internal fluids), faisant passer Dave d'un état de famine interne à une meilleure santé. (Fin de l’encadré).

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Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:05

En effet, nous constatons qu’augmenter sa consommation de sel, même au-dessus de ce qui est généralement considéré comme un apport normal, peut aider à améliorer votre sensibilité à l’insuline. Un essai clinique a révélé que, comparés à une consommation d’environ 3.000 mg de sodium par jour, ceux qui en consommaient environ 6.000 mg de sodium par jour ont considérablement réduit leur réponse glycémique à un test de tolérance au glucose oral de 75 grammes. En outre, les chercheurs ont constaté que, lorsque les patients diabétiques étaient soumis à un régime riche en sodium, leur réponse à l'insuline s'améliorait. Les auteurs ont été assez emphatiques et ont suggéré que certaines personnes ajoutent même du sodium, affirmant qu '«un apport abondant en sodium peut améliorer la tolérance au glucose et la résistance à l'insuline, en particulier chez les sujets hypertendus essentiels diabétiques, sensibles au sel ou traités avec médicament ». (27)

Nous savons que les régimes pauvres en sel semblent entraîner la résistance de vos cellules adipeuses aux effets de l'insuline (28), ce qui augmente le taux de glucose dans le sang et provoque un stress oxydatif, une inflammation et des lésions des artères. augmentation de la résistance à l'insuline. C’est un cercle vicieux de famine interne. Les médecins savent depuis des décennies que le fait de donner aux gens des diurétiques, qui aident le corps à se débarrasser du sel, peut également favoriser la résistance à l'insuline et le diabète. Eh bien, lorsque vous limitez votre consommation de sel, vous produisez essentiellement les mêmes effets physiologiques néfastes que si vous preniez un diurétique. (29)

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The salt Fix  Empty Processus qui nous amène à l'état de famine cellulaire

Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:09

Alors, pour récapituler cette folie:
Une résistance à l'insuline et des taux d'insuline plus élevés sont probablement des adaptations physiologiques à la restriction en sel.
L'insuline aide les reins à réabsorber le sel, un mécanisme compensatoire permettant au corps de retenir plus de sel.
• L'élévation des niveaux d'insuline nous rend plus gros et nous fait sombrer davantage dans la famine interne.
Nos muscles squelettiques et nos cellules adipeuses deviennent résistants à l'insuline afin d'éviter que les taux d'insuline élevés ne provoquent une chute trop faible de notre glycémie (hypoglycémie), ce qui pourrait être fatal.
NDLR: Correct mais explication fausse. Nos récepteurs cellulaires deviennent insensibles à cause de la sur-stimulation. Et aussi en partie comme mode de protection. L'insuline induit le stockage des graisses (conversion). Avec la graisse autour des muscles, les récepteurs sont plus difficiles à atteindre. Plus d'insuline est nécessaire pour faire le même travail. Progressivement, les capteurs fonctionnent de moins en moins bien et cela entraîne ce qu’on appelle une insensibilité à l’insuline.
Cela entraîne une augmentation des taux de glucose et d'acide gras [circulants] dans le corps, ce qui endommage les vaisseaux sanguins et entraîne l'accumulation de davantage de graisse dans et autour de nos organes vitaux au lieu d'être stockés là où la graisse devrait se trouver – dans nos cellules adipeuses.
Manger trop peu de sel, plutôt que trop, déclenche toute cette spirale inutile, qui se renforce elle-même et qui se détériore sans cesse.

À tout moment, vous pouvez commencer à inverser cette spirale descendante - avec plus de sel! Obtenir suffisamment de sel peut également vous aider à maîtriser vos envies de sucre et à maintenir un équilibre hydrique approprié dans votre corps, ce qui contribuera au bon fonctionnement métabolique.

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Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:11

La « sugar connection » (Le lien avec le sucre, + jeu de mots : Lobbying).
Aussi important qu’il soit d’augmenter le sel pour prévenir la famine interne, il est encore plus important d’éviter le sucre. Nous savons tous que les calories provenant du sucre nuisent particulièrement à notre capacité de gérer notre poids et notre santé en général. Cela tient en partie au fait qu’un plus grand apport en calories issues du sucre stimule une plus grande résistance à l’insuline et un stockage plus important des graisses que d’autres types de calories, même lorsque l’apport calorique total reste le même. (30)

Une consommation excessive de fructose peut entraîner une accumulation excessive de graisse dans le foie, ce qui fait que cet organe vital devient résistant à l'insuline, vous préparant ainsi à une résistance globale à l'insuline dans tout votre corps. (31) – Une prise élevée de fructose peut aussi diminuer la capacité du foie à stocker la graisse dans le tissu adipeux, en plaquant cette graisse dans et autour des organes comme le coeur, le pancréas et le foie. (En effet, en consommant trop de fructose, vous sur-stimulez le foie avec un stockage de graisse provenant de deux directions différentes.) Ceci est nocif pour votre santé à de nombreux niveaux, car cela provoque une inflammation chronique et un stress oxydatif, entre autres effets néfastes. (32) En plus, en favorisant l’attirance pour le sucre, cela peut également endommager les mitochondries, les cellules en charge de la production d'énergie, ce qui entraîne une diminution de l'ATP, ce qui augmentera votre faim et vous laissera sans énergie pour faire de l'exercice. (33) Ces niveaux élevés de glucose dans le sang entrainera même une fuite de l'eau des cellules, provoquant une déshydratation cellulaire. L'eau qui a été essentiellement volée dans vos cellules et rejetée dans votre sang – un phénomène traditionnellement imputé au sel – a pour conséquence une baisse du niveau de sel dans votre sang.

Essentiellement, un régime riche en sucre augmente votre besoin en sel en le diluant dans votre sang. (34) Et pourtant, c’est une autre façon de montrer comment plus de sel peut nous aider: manger suffisamment de sel pour satisfaire nos envies de sel peut tout simplement être la clé pour éliminer définitivement nos envies de sucre.
Fin du chapitre 5.

Les références suivent ci-après.

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Ven 21 Déc 2018 - 17:12

References CHAPTER 5: WE ARE STARVING INSIDE
1. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
2. Lucan, S. C., and J. J. DiNicolantonio. 2015. How calorie-focused thinking about obesity and related diseases may mislead and harm public health. An alternative. Public Health Nutr 18(4): 571-581; Bray, G. A., S. J. Nielsen, and B. M. Popkin. 2004. Consumption of high- fructose corn syrup in beverages may play a role in the epidemic of obesity. Am J Clin Nutr 79(4): 537-543; DiNicolantonio, J. J. 2014. The cardiometabolic consequences of replacing saturated fats with carbohydrates or Q-6 polyunsaturated fats: do the dietary guidelines have it wrong? Open Heart 1: e000032. doi:10.1136/openhrt- 2013-000032.
3. Taubes, G. 2007. Good Calories, Bad Calories. New York: Knopf; Prada, P. O., et al. 2005. Low salt intake modulates insulin signaling, JNK activity and IRS-iser307 phosphorylation in rat tissues. J Endocrinol 185(3): 429-437; Garg, R., et al. 2011. Low-salt diet increases insulin resistance in healthy subjects. Metabolism 60(7): 965-968.
4. Weidemann, B. J., et al. 2015. Dietary sodium suppresses digestive efficiency via the renin-angiotensin system. Sci Rep 5: 11123.
5. Taubes. Good Calories, Bad Calories.
6. Gupta, N., K. K. Jani, and N. Gupta. 2011. Hypertension: salt restriction, sodium homeostasis, and other ions. Indian J Med Sci 65(3): 121- 132.
7. Taubes. Good Calories, Bad Calories.
8. Lustig, R. H. 2011. Hypothalamic obesity after craniopharyngioma: mechanisms, diagnosis, and treatment. Front Endocrinol 2: 60.
9. Taubes. Good Calories, Bad Calories.
10. Prada. Low salt intake modulates insulin signaling, JNK activity and IRS-iser307 phosphorylation in rat tissues. 429-437; Leandro, S. M., et al. 2008. Low birth weight in response to salt restriction during pregnancy is not due to alterations in uterine-placental blood flow or the placental and peripheral renin-angiotensin system. Physiol Behav 95(1-2): 145-151; Lopes, K. L., et al. 2008. Perinatal salt restriction: a new pathway to programming adiposity indices in adult female Wi-star rats. Life Sci 82(13-14): 728-732; Vidonho, A. F., Jr., et al. 2004. Perinatal salt restriction: a new pathway to programming insulin resistance and dyslipidemia in adult Wistar rats. Pediatr Res 56(6): 842- 848.
11. Wilcox, G. 2005. Insulin and insulin resistance. Clin Biochem Rev 26(2): 19-39; [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Wu, T., et al. 2002. Associations of serum C-reactive protein with fasting insulin, glucose, and glycosylated hemoglobin: the Third National Health and Nutrition Examination Survey, 1988- 1994. Am J Epidemiol 155(1): 65-71; Palaniappan, L. P., M. R. Carnethon, and S. P. Fortmann. Heterogeneity in the relationship between ethnicity, BMI, and fasting insulin. Diabetes Care 25(Cool: 1351-1357; Lindeberg, S., et al. 1999. Low serum insulin in traditional Pacific Islanders—the Kitava Study. Metabolism 48(10): 1216-1219; Lind- garde, F., et al. 2004. Traditional versus agricultural lifestyle among Shuar women of the Ecuadorian Amazon: effects on leptin levels. Metabolism 53(10): 1355-1358.
12. Patel, S. M., et al. 2015. Dietary sodium reduction does not affect circulating glucose concentrations in fasting children or adults: findings from a systematic review and meta-analysis. J Nutr 145(3): 505-513.
13. Egan, B. M., K. Stepniakowski, and P. Nazzaro. 1994. Insulin levels are similar in obese salt-sensitive and salt-resistant hypertensive subjects. Hypertension 23(1 Suppl): I1-I7; Egan, B. M., and K. Stepniakowski. 1993. Effects of enalapril on the hyperinsulinémie response to severe salt restriction in obese young men with mild systemic hypertension. Am J Cardiol 72(1): 53-57; Egan, B. M., and K. T. Stepniakowski. 1997. Adverse effects of short-term, very-low-salt diets in subjects with risk-factor clustering. Am J Clin Nutr 65(2 Suppl): 671S-677S.
14. Iwaoka, T., et al. 1988. The effect of low and high NaCl diets on oral glucose tolerance. Klin Wochenschr 66(16): 724-728.
15. Egan, B. M., K. Stepniakowski, and T. L. Goodfriend. 1994. Renin and aldosterone are higher and the hyperinsulinémie effect of salt restriction greater in subjects with risk factors clustering. Am J Hypertens 7(10 Pt 1): 886-893.
16. Egan and Stepniakowski. Adverse effects of short-term, very-low-salt diets in subjects with risk-factor clustering. 671S-677S.
17. Ibid.
18. Egan, B. M., and D. T. Lackland. 2000. Biochemical and metabolic effects of very-low-salt diets. Am J Med Sci 320(4): 233-239.
19. Ruppert, M., et al. 1991. Short-term dietary sodium restriction increases serum lipids and insulin in salt-sensitive and salt-resistant normotensive adults. Klin Wochenschr 69(Suppl 25): 51-57.
20. Patel. Dietary sodium reduction does not affect circulating glucose concentrations in fasting children or adults: findings from a systematic review and meta-analysis. 505-513; Egan, Stepniakowski, and Nazzaro. Insulin levels are similar in obese salt-sensitive and salt-resistant hypertensive subjects. I1—I7; Egan and Stepniakowski. Effects of enalapril on the hyperinsulinemie response to severe salt restriction in obese young men with mild systemic hypertension. 53-57.
21. Egan, B. M., et al. 1991. Neurohumoral and metabolic effects of short-term dietary NaCl restriction in men. Relationship to salt-sensitivity status. Am J Hypertens 4(5 Pt 1): 416-421.
22. Prada, P., et al. 2000. High- or low-salt diet from weaning to adulthood: effect on insulin sensitivity in Wistar rats. Hyper tension 35(1 Pt 2): 424-429.
23. Okamoto, M. M., et al. 2004. Changes in dietary sodium consumption modulate GLUT4 gene expression and early steps of insulin signaling. Am J Physiol Regul Integr Comp Physiol 286(4): R779-R785.
24. Iwaoka. The effect of low and high NaCl diets on oral glucose tolerance. 724-728; Ruppert. Short-term dietary sodium restriction increases serum lipids and insulin in salt-sensitive and salt-resistant normotensive adults. 51-57; Sharma, A. M., et al. 1990. Dietary sodium restriction: adverse effect on plasma lipids. Klin Wochenschr 68(13): 664-668.
25. Prada. High- or low-salt diet from weaning to adulthood: effect on insulin sensitivity in Wistar rats. 424-429.
26. Xavier, A. R., et al. 2003. Dietary sodium restriction exacerbates age- related changes in rat adipose tissue and liver lipogenesis. Metabolism 52(Cool: 1072-1077.
27. Ames, R. P. 2001. The effect of sodium supplementation on glucose tolerance and insulin concentrations in patients with hypertension and diabetes mellitus. Am J Hypertens 14(7 Pt 1): 653-659.
28. McCarty, M. R 2004. Elevated sympathetic activity may promote insulin resistance syndrome by activating alpha-1 adrenergic receptors on adipocytes. Med Hypotheses 62(5): 830-838.
29. Ibid; Pollare, T., H. Lithell, and C. Berne. 1989. A comparison of the effects of hydrochlorothiazide and captopril on glucose and lipid metabolism in patients with hypertension. N Engl J Med 321(13): 868-873.
30. DiNicolantonio, J. J., J. H. O’Keefe, and S. C. Lucan. Added fructose: a principal driver of type 2 diabetes mellitus and its consequences. Mayo Clin Proc 90(3): 372-381.
31. Lustig, R. H. 2010. Fructose: metabolic, hedonic, and societal parallels with ethanol. J Am Diet Assoc 110(9): 1307-1321.
32. Bursae, B. N., et al. 2014. High-fructose diet leads to visceral adiposity and hypothalamic leptin resistance in male rats—do glucocorticoids play a role? J Nutr Biochem 25(4): 446-455.
33. Lim, J. S., et al. 2010. The role of fructose in the pathogenesis of NAFLD and the metabolic syndrome. Nat Rev Gastroenterol Hepatol 7(5): 251-264; Abdelmalek, M. F., et al. 2012. Higher dietary fructose is associated with impaired hepatic adenosine triphosphate homeostasis in obese individuals with type 2 diabetes. Hepatology 56(3): 952-960.
34. Palmer, B. F., and D. J. Clegg. 2015. Electrolyte and acid-base disturbances in patients with diabetes mellitus. N Engl J Med 373(6): 548-559.

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The salt Fix  Empty Se débarraser de l'envie irrésitible de sucres

Message  Luc le Dim 23 Déc 2018 - 10:24

Idées clés chapitre 6


Réhabilitation du sel:
Utiliser l’envie de sel pour se débarrasser de l’addiction au sucre


• Lorsque nous consommons peu de sel, nous avons une sensibilité accrue des récepteurs gustatifs (perception du goût salé). Protection de l’espèce.  

Nous avons un thermostat inné pour ajuster la consommation de sel, en vue de satisfaire les besoins physiologiques, pourvu que ce thermostat n’ait pas été déréglé, comme par exemple par un allaitement et une gestation pauvre en sodium (transmission génétique).

• Les envies de sel suggèrent que votre équilibre interne mésenchyme-sel-électrolyte est déséquilibré. La caféine augmente l'excrétion de sodium.

Lorsque nous faisons de l'exercice physique pendant une heure, nous sommes susceptibles de perdre environ 2 grammes de sodium. Plus encore par temps chaud. Par conséquent, notre consommation devrait être plus élevée pour remplacer ce qui a été perdu.

• Un régime normal en sel semble moins stressant pour le corps.

Le corps dispose d’un système de récompense pour remplacer ce qui fait défaut (régulation via les récepteurs de la dopamine D2 dans le cerveau).

• En rendant les voies de dépendance du cerveau plus sensibles, la restriction en sel rend également les personnes plus vulnérables aux drogues addictives dangereuses et à la dépendance alimentaire.

• Les envies irrésistibles de sel, induites  par des périodes de restriction en sel, ne semblent pas conduire à une surconsommation prolongée – elles ne semblent durer que jusqu'à ce que l'épuisement en sel ait été corrigé.

• Certaines personnes anxieuses peuvent se tourner vers le sucre en vue de les assister à faire face à un problème. Dépendance physiologique (hypoglycémie) ou désir psychologique (système de récompense), peu importe la puissance de ces envies, cela ne signifie pas que votre corps ait réellement besoin de sucre !

• Si on le fait régulièrement, cela peut créer un cercle vicieux de consommation continue de sucre (et de dépendance réelle au sucre). La dépendance au sucre peut même être plus intense que la dépendance à d'autres drogues. On peut se faire assister médicalement, le temps de réaccoutumer les transmetteurs défaillants.

• Les personnes en surpoids ont souvent l’hormone leptine défaillante (hormone de satiété). La leptine active également le système nerveux central, en stimulant les tissus adipeux à brûler les graisses pour obtenir de l'énergie. Il y a donc là une double punition, lorsque combiné à une hypoglycémie (cercle vicieux).

Votre corps sait mieux que les experts la quantité de sel dont il a besoin. Ecoutez votre thermostat interne (si vous consommez +/ 3 à 4 gr de sodium par jour, ndlr). Sinon, il y aura un temps d’adaptation, progressif, ndlr.

Un apport adéquat de sodium (et de potassium, ndlr) peut vous aider en vous assistant dans la gestion du stress, en servant le mécanisme d’adaptation pour faire face à l'adversité psychologique et émotionnelle.

Des extraits plus large sur le post suivant.
The salt Fix  2969150256

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The salt Fix  Empty Réhabilitons le sel

Message  Luc le Dim 23 Déc 2018 - 12:48

Chapter VI (p 101)
Crystal Rehab: Using Salt Cravings to Kick Sugar Addiction
Réhabilitation du sel
:
Utiliser l’envie de sel pour se débarrasser de l’addiction au sucre


 Le sel est l’une de nos cinq sensations gustatives innées, et pour cause: à part rendre le goût des aliments bon, nous avons constaté à quel point le sel est vital pour notre santé. Heureusement, le corps humain possède un système intégré – un «thermostat du sel» – qui nous aide à obtenir la quantité adéquate. Notre thermostat du sel signale au cerveau de chercher plus de sel lorsque nous en avons besoin pour satisfaire nos besoins physiologiques, ainsi que d'arrêter lorsque nous en avons assez pour remplir nos fonctions biologiques. Ce système intégré aide à réguler notre équilibre interne fluide-sel-électrolyte et le réinitialise lorsque cela est nécessaire - et tout est réglé automatiquement, sans aucun effort de notre part.

Le sucre est une autre affaire. Contrairement aux envies de sel, qui sont contrôlées par les besoins innés de notre corps, les envies de sucre sont provoquées par un désir psychologique (et, chez certaines personnes, une addiction) ou des envies physiologiques (en réponse au faible taux de sucre dans le sang consécutif à une surcharge de sucre antérieure).  Ce n’est pas un signe que votre corps a réellement besoin de sucre – votre corps n’a en réalité besoin d’aucun sucre alimentaire pour survivre. En termes scientifiques, la consommation de sel est un système de rétroaction négative (à un moment donné, le corps dit de réduire sa consommation), alors que le sucre est un système de rétroaction positive (plus vous mangez de sucre, plus vous en avez envie, plus vous avez envie de continuer à en manger). Tandis que l’une est le signe d’un mandat biologique, l’autre peut devenir une dépendance auto-infligée, qui raccourcit la vie et qui est extrêmement dommageable.

Heureusement pour nous, réapprendre à écouter une envie  pour l’un a le pouvoir de nous guérir de l'autre. Il est temps de mettre les choses au clair sur la nature des désirs concernant le sel qui protègent la santé et qui sauvent des vies – et de laisser tomber la culpabilité pour de bon.

Est-ce que le sel est addictif ?
Le sel a bon goût et en ingérer procure au corps une sensation de bien-être. Lorsque nous avons besoin de plus de sel, nous percevons une envie irrésistible de plus de sel. Lorsque vous consommez peu de sel, vous êtes plus sensible au goût du sel – le sel aura littéralement un goût plus salé. Voici pourquoi: la saveur du sel est un signal pour votre corps, et si vous ne parveniez pas à détecter le sel pendant les périodes de faible consommation, vous pourriez peut-être mourir. Lorsque vous réduisez la quantité de sel que vous consommez, votre capacité à le détecter est améliorée, une adaptation évolutive qui a assuré la survie de nombreuses espèces pendant des millions d'années. Lorsque les aliments ont un goût plus salé, votre corps vous envoie un message direct: « Hé, regarde ça! Vous avez besoin de plus de sel que cela! » Mais honnêtement, vous n'avez pas à craindre de trop manger du sel. Si vous ajoutez habituellement du sel à vos aliments, le pire qui puisse arriver est que vos papilles gustatives s'habituent à ce niveau de salé – mais même s'il vous arrive de vous gaver de sel, nous savons que nos reins en réabsorberont simplement moins. Pas de mal, pas de faute. En fait, comme nous l’avons vu, une consommation élevée de sel peut même être meilleure pour la santé à long terme.

Plus souvent qu'autrement, les envies de sel suggèrent que votre équilibre interne mésenchyme-sel-électrolyte est déséquilibré. La caféine augmente l'excrétion de sodium, ce qui pourrait amener les caféinomanes à développer un penchant accru (et un besoin physiologique) pour le sel. Il en va de même pour les athlètes et les sportifs: si une personne fait de l'exercice pendant une heure, elle risque de perdre environ 2 grammes de sodium. Par conséquent, sa consommation devrait être plus élevée pour remplacer ce qui a été perdu.

Quand le sel devient une épice
Lewis Dahl a suggéré que la consommation de sel était induite en raison de son omniprésence dans l'approvisionnement alimentaire. Il a suggéré que si le sel était fourni en quantités plus faibles, nous nous adapterions et en consommerions moins, et que si nous recevions plus de sel, nous nous y habituerions rapidement et commencerions à adopter un régime plus riche en sel.
La consommation de sel est "induite" par ses "effets nocifs qui se manifestent dès l'enfance, lorsque des habitudes de consommation excessive de sel sont acquises à la table familiale et se perpétuent comme habitude permanente." (4)

 Notre « faim » de sel a une ressemblance très physiologique avec notre soif d’eau – notre consommation dépend de la quantité dont nous avons besoin. En été, nous buvons plus d'eau parce que nous en perdons plus via notre sueur; en hiver, notre consommation d'eau diminue. (6) Nous ajustons la consommation d'eau en écoutant notre soif. La consommation de sel fonctionne exactement de la même manière.

 Essentiellement, votre corps sait mieux que les experts la quantité de sel dont il a besoin – et dire à quelqu'un de restreindre sa consommation de sel revient à dire à quelqu'un de restreindre sa consommation d'eau lorsqu'il a soif. Cela n'a aucun sens biologique.

 (…) C’est la preuve que si suffisamment de sel est disponible, les gens en consommeront plus, mais seulement jusqu’à un point de consigne déterminé par la physiologie, qui offre une santé et une longévité idéales. En effet, lorsque le sel est librement accessible, les gens parmi de nombreuses populations ont tendance à consommer une quantité qui reste dans une plage extrêmement étroite, généralement entre 3 et 4 grammes de sodium par jour. (9) Lorsque le sel est librement disponible, même les animaux en consomment une quantité presque exactement proportionnelle à l'absorption instinctive de l'homme. (10) Cette cohérence conforte l'idée d'un « seuil du sel » évolutif (an evolutionary “salt set point”), tant chez l'homme que chez l'animal. Notre consommation de sel est contrôlée inconsciemment par notre thermostat interne.

 (…) Fait intéressant, le sel peut être stocké dans la peau – de la même manière que le chameau stocke la graisse dans sa bosse, mais distribué largement et de manière invisible – via un mécanisme qui semble être contrôlé par certaines hormones produites dans le corps. Certains ont proposé que l'aldostérone augmente ces réserves de sel dans la peau, alors que le cortisol pourrait les épuiser (11). (Rappelez-vous que l’aldostérone aide également le corps à retenir le sel pendant la raréfaction du sel.) Lorsque nous n’ingérons pas assez de sel, l’hormone aldostérone augmente, ce qui induit alors un stockage de sel dans la peau. (…)

 N'oubliez pas non plus que, comparé à un régime pauvre en sel, un régime normal en sel semble moins stressant pour le corps – Au lieu que le corps cherche continuellement à retenir plus de sel par l'activation chronique des hormones retenant le sel (ce qui nécessite beaucoup d’énergie), il peut simplement obtenir le sel dont il a besoin via son alimentation sans se soucier de la nécessité d’en réabsorber autant au niveau des reins. Et voyons les choses en face, pourquoi le corps choisirait-il d’absorber moins de sel si cela met plus de stress sur ses organes? En effet, notre thermostat de sel interne semble [logiquement] nous amener à consommer une quantité de sel qui imposerait le moins de stress à notre corps.

(…)En fait, même si le désir de sel diminue en cas de restriction, cela est dû au fait que les reins bloquent l'excrétion de sel (les reins tentent de conserver chaque milligramme filtré de sodium dans les régimes pauvres en sel). En outre, seul un faible pourcentage (environ 25%) de la population est capable de réduire sa consommation de sel à la plupart des recommandations (13). Le corps semble «combattre» la restriction de sel de toutes ses forces en raison du stress supplémentaire que lui impose la restriction de sel. Ceux qui semblent consommer des quantités extrêmement élevées de sel (en ajoutant du sel à chaque repas qu'ils mangent) peuvent inconsciemment protéger leur volume sanguin optimal. (14) (…)

Donc, si votre corps devait épuiser sa réserve de sel, comment le saurait-il? Et surtout, comment cela vous obligerait-il à vous comporter pour remplacer ce qui a été perdu?

Le côté sombre d’un apport peu élevé en sel
Le corps dispose d’une manière très élégante de remplacer tout sel perdu: en rendant le système de récompense de votre cerveau hypersensible et en lui permettant de recevoir plus de plaisir en mangeant du sel. Cette «sensibilisation» se produit au cours  de la déplétion en sel (épuisement des réserves), vous donnant une plus grande envie de sel et vous récompensant ensuite quand vous en mangez beaucoup (15). L'épuisement en sel nous fait tout simplement apprécier ce dernier encore mieux. (16)

Cependant, il y a un revers à cette récompense lorsque nous limitons notre consommation de sel : la même sensibilisation qui vous pousse à rechercher et à consommer plus de sel pourrait également préparer votre cerveau à d'autres dépendances. En augmentant le volume de votre circuit de récompense [sensibilité accrue], votre cerveau pourra ressentir [aussi] un plus grand plaisir en consommant d’autres substances alimentaires qui déclenchent le système de récompense. Cela pourrait créer des problèmes de dépendance, en particulier au niveau du sucre raffiné et des drogues, augmentant ainsi leur potentiel de dépendance. (18)

Ce n’est pas trop de sel qui crée une «dépendance au sel». C’est une restriction de sel, ce qui augmente notre risque de déplétion en sel (épuisement des réserves), ce qui peut provoquer des changements au centre de récompense du cerveau. Restreindre le sel entraîne des modifications structurelles du noyau accumbens, ce qui permet au cerveau de tirer une plus grande récompense du «sel». Ces modifications ressemblent aux changements qui se produisent chez les personnes qui sont devenues toxicomanes, et cette sensibilisation peut être détournée par d'autres substances utilisées abusivement. (19)

Cela semble incroyable, n'est-ce pas? Qu'une « faim de sel » accrue, née en période de déplétion de sel, puisse « effectuer un transfert » (a cross over) et améliorer notre récompense en termes d'abus de sucre raffiné et de drogues? Mais les preuves dans la littérature appuient fortement cette notion. (…) En rendant les voies de dépendance du cerveau plus sensibles, la restriction en sel rend également les personnes plus vulnérables aux drogues addictives dangereuses et à la dépendance alimentaire.

Les envies irrésistibles de sel, induites  par des périodes de restriction en sel, ne semblent pas conduire à une surconsommation prolongée – elles ne semblent durer que jusqu'à ce que l'épuisement en sel ait été corrigé. Et une fois corrigé, les signaux d'inhibition désactivent le "goût" du sel et activent un signal "d'aversion". 23
(…)
En substance, notre mécanisme de défense hormonal évolutif pour survivre à des périodes d'épuisement en sel peut maintenant jouer contre nous, augmentant notre risque de devenir accro à des substances addictives. Et plus nous essayons de suivre les conseils [diététiques] de faible teneur en sel, plus nous risquons d'augmenter notre risque d'abus de sucre raffiné et de drogues. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher le déraillement de notre thermostat inné.
Suite sur le post suivant.

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Dim 23 Déc 2018 - 12:55

Du berceau à la tombe: Comment notre thermostat sodique en vient-il à dérailler

Deux des manières les plus courantes dont notre thermostat sodique naturel peut être détourné / hijacké sont, premièrement, en  étant  tôt dans la vie mal approvisionné en sel; et, deuxièmement –  vous l’avez deviné –  en suivant les directives diététiques relatives sur la faible teneur en sel. Et tout commence au tout début, dans l'utérus.

Disons que votre mère a consommé trop peu de sel pendant la grossesse, pensant bien faire pour elle et pour son bébé. En tant que fœtus, votre corps se développerait alors dans un état dépourvu de sel, et les récepteurs de la dopamine dans le centre de la récompense de votre cerveau deviendraient hautement sensibilisés au sel, ce qui vous donnerait une plus grande récompense en mangeant du sel. Des études ont montré qu'une faible consommation de sel chez les femmes enceintes pouvait amener la progéniture à manger et avoir davantage d’envies irrésistibles de sel pendant l'enfance et l'âge adulte. (26) L'augmentation de l'appétit dû au sel semble aider à assurer la survie de la progéniture lors d'autres épisodes de déshydratation soudaine un jour de chaleur. Malheureusement, cela peut aussi vous prédisposer à la toxicomanie. (…)

Malheureusement, de nombreuses mères enceintes et allaitantes bien intentionnées suivent les conseils de leurs médecins en matière de réduction de la consommation de sel et, par conséquent, elles peuvent prédisposer leurs enfants au sel, au sucre et à la toxicomanie. Ceci est juste un autre exemple de la façon dont un conseil pour la restriction en sel peut aboutir exactement aux résultats contraires qu'il est censé prévenir. Vous Parlez des conséquences inattendues!

En ce qui concerne la consommation de sel, c’est votre corps qui le sait / le sent le mieux. Manger la quantité de sel que votre corps vous incite à consommer, plutôt que d'essayer de restreindre consciemment votre consommation de sel, cela vous aidera à éviter les dommages causés lors d’une déplétion en sel et, ce faisant, à prévenir les problèmes de consommation excessive de sucre et d'autres drogues.

Sel et anxiété
Une étude réalisée en 2011 par l'Université de Haïfa en Israël suggère qu'une forte consommation de sel peut aider à atténuer les effets du stress, en servant de mécanisme d'adaptation pour faire face à l'adversité psychologique et émotionnelle. Dans le cadre de la même ligne d’étude, les chercheurs ont également découvert que la diminution de la consommation d’aliments riches en sodium provoquait de l’anxiété chez les sujets présentant des problèmes mentaux. (29) (…)

Certaines personnes peuvent se tourner vers le sucre pour les aider à faire face [à un problème]. L'augmentation de l'anxiété psychologique liée à une alimentation pauvre en sel peut conduire à des envies de sucre, car le sucre déclenche une libération neurochimique dans le cerveau qui peut aider les personnes à «gérer» temporairement leur anxiété. (32)

Comment une diète faible en sel peut rendre plus addictif au sucre
Une fois laissés à eux-mêmes, nous avons vu comment les animaux (y compris les humains) consomment juste la bonne quantité de sel, puis s’arrêtent. La soif de sel disparaît ou notre corps rejette tout excès. Rien de semblable ne se produit avec le sucre. Alors que certaines personnes ne consomment normalement qu’un peu de sucre, un groupe important et croissant de personnes, en particulier les enfants, consomme du sucre raffiné et / ou du sirop de maïs à haute teneur en fructose en quantités énormes, sans interruption. (…)

Et contrairement aux envies de sel, qui sont contrôlées par le besoin inné de notre corps (thermostat), les envies de sucre sont stimulées par un désir psychologique ou par une dépendance physiologique à celui-ci. Peu importe la puissance de ces envies, cela ne signifie pas que votre corps ait réellement besoin de sucre! Comme nous l'avons vu au chapitre précédent, consommer beaucoup de sucre peut contribuer à l'état de famine interne, stimuler votre appétit et vous inciter à en ingérer plus – et plus de bonbons, en particulier. (…)

Avec le sel, nous ne voyons pas une augmentation continue de sa consommation. Contrastez cela avec le sucre. Après l’introduction du sucre dans le régime alimentaire des animaux et des humains, les scientifiques ont dressé un bilan définitif de sa consommation, qui a été multipliée par trente, avec des preuves de boulimie, de tolérance et de changements structurels dans le cerveau en réponse à cette consommation, tous des critères clés de la dépendance. (35) (…) Une fois qu'une « bouche sucrée » se développe, les gens préfèrent des aliments qui avaient jadis un goût trop sucré, mais qui peuvent maintenant sembler fades et peut-être même légèrement amers. Lorsque les récepteurs gustatifs changent en raison d'une alimentation riche en sucres ajoutés, il peut être plus difficile pour une personne d’apprécier des aliments non sucrés, ce qui entraîne une édulcoration supplémentaire de l'alimentation.

Auparavant, Il y a longtemps, notre goût / attirance pour les aliments sucrés était fonctionnelle, car cela permettait à nos ancêtres de consommer suffisamment de calories et de nutriments provenant d'aliments naturellement sucrés comme des baies et d'autres fruits. Mais dans notre offre alimentaire moderne, le sucre naturel des aliments entiers a été extrait et débarrassé de ses fibres, de son eau et de ses phytonutriments inhérents jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un cristal blanc raffiné ou un sirop produit chimiquement. Malheureusement, cet édulcorant n'entraîne généralement pas une consommation accrue de fruits ou de légumes plus sucrés, mais plutôt une consommation accrue de sucres raffinés. Lorsque nous consommons des aliments emballés et des boissons chargées de ce sucre transformé, notre corps l'absorbe rapidement et notre cerveau enregistre une récompense hors du commun grâce à une libération intense d'opioïdes naturels et de dopamine qui peut outrepasser nos mécanismes d'autocontrôle. En effet, des recherches sur le cerveau effectuées sur des humains et des animaux ont montré que les aliments transformés contenant de grandes quantités de sucre raffiné stimulent les centres de récompense du cerveau, les faisant apparaître sur les scanners de lecture PET, comme les flippers qui s’allument (jeux électriques), tout comme les drogues le font en occasionnant une dépendance, comme l'héroïne, l'opium et la morphine.

Les gens peuvent aussi développer une tolérance au sucre et en avoir de plus en plus besoin pour satisfaire leur gourmandise. Et ceux qui sont accrochés au sucre peuvent avoir des troubles de l’humeur et des crises de boulimie, ainsi que des symptômes de sevrage, lorsqu’ils sont soudainement coupés ou trop longtemps sans consommer du sucre. Lorsqu'ils cessent de consommer du sucre, les gens peuvent même présenter des symptômes de type TDAH (apparition d'une diminution de la dopamine dans le cerveau), tels qu'une incapacité à se concentrer ou à penser convenablement, ou des tremblements, une nervosité, une transpiration (consécutif au retrait et à la dépendance physiologique) et de l’anxiété.

Est-ce que l'un de ces symptômes vous semble familier?

En fait, les personnes souffrant d'obésité, de TDAH (trouble déficitaire de l’attention et / ou de l’hyperactivité), de toxicomanie à la cocaïne et à l'héroïne partagent une signature cérébrale similaire. Toutes les trois ont la même régulation négative des récepteurs de la dopamine D2 dans le cerveau, indiquant un manque de fonction normale de la dopamine dans les trois états. La dopamine étant le «neurotransmetteur de la récompense», les personnes dépendantes au sucre peuvent souffrir d'une légère dépression lorsqu'elles mangent moins de sucre, ce qui nécessite par la suite d'être «traitées» en consommant davantage de sucre. La libération intense de dopamine qui suit la première dose de sucre d'une personne provoque un bref éclat de «bonheur», suivi d'une période de «dépression», qui peut ensuite être «traitée» avec du sucre ... et le cycle se répète souvent au cours de la journée.

Cette dépendance émotionnelle peut être une habitude difficile à rompre [car] le corps peut développer un état de dépendance physique. Les personnes insulino-résistantes libèrent une quantité excessive d'insuline lorsqu'elles mangent du sucre, ce qui provoque de fortes baisses de la glycémie, ce qui peut entraîner des tremblements, de la nervosité, de la transpiration, des palpitations et de l'anxiété, les conduisant ensuite vers le sucre pour «guérir» leurs maux. . Si on le fait régulièrement, cela peut créer un cercle vicieux de consommation continue de sucre (et de dépendance réelle au sucre) afin de traiter le faible taux de sucre dans le sang. Quelque 110 millions d'Américains ont une forme ou une autre de résistance à l'insuline (37), de sorte qu'une grande partie de la population est non seulement à risque de diabète de type 2, mais également à risque de dépendance au sucre.

La dépendance au sucre peut même être plus intense que la dépendance à d'autres drogues. Des études ont montré que lorsque les rats sont dépendants à la cocaïne, s'ils ont le choix entre la cocaïne et le sucre, ils opteront pour le sucre, probablement parce que la récompense procurée par le sucre dépasse celle de la cocaïne même. (38) Le véritable pouvoir addictif du sucre est de savoir comment traiter cette dépendance. Les médicaments conçus pour bloquer les récepteurs aux opiacés du cerveau et utilisés pour traiter la toxicomanie aux opiacés (chez ceux qui sont accrocs à l'héroïne et à la morphine) peuvent également contribuer à la dépendance au sucre. (…)
Suite ci-dessous.

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The salt Fix  Empty Traitement de la dépendance au sucre

Message  Luc le Dim 23 Déc 2018 - 12:56

Traitement possible pour la dépendance aux sucres (sous suivi médical)

Traitement d'attaque de la dépendance au sucre
• Aux premiers signes de manque de sucre, donnez à la buprénorphine (un antagoniste / agoniste partiel des opioïdes), un comprimé sublingual, à 8mg le jour 1, 16mg le jour 2.

Traitement d'entretien de la dépendance au sucre (généralement le troisième jour)
• Commencez par Suboxone (buprénorphine plus naloxone), en pellicule sublinguale à 2 mg / 0,5 mg ou en comprimé (pellicule ou comprimé sous la langue une à deux fois par jour).
• Suboxone peut provoquer un sevrage si vous essayez d'ingérer du sucre (vous pouvez ne pas obtenir de sucre élevé, ce qui peut aider à maintenir un régime sans sucre); une cible de 16 mg / 4 mg pour l'entretien est suggérée; titrer par incréments de 2 à 4 mg de buprénorphine. (Fin du texte souligné).

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The salt Fix  Empty Résistance à la leptine et communication erronnée

Message  Luc le Dim 23 Déc 2018 - 12:59

Comme nous en avons parlé précédemment, une surconsommation de sucre raffiné, en particulier des édulcorants dérivés du fructose tels que le saccharose et le sirop de maïs à haute teneur en fructose, peut également déclencher une résistance à la leptine, une hormone de la satiété, ce qui déséquilibre l'appétit et le système de régulation de la graisse corporelle. (41) Normalement, la leptine, qui est libérée par nos cellules adipeuses, traverse la barrière hémato-encéphalique et se lie aux récepteurs situés au centre du cerveau, qui régule l'appétit, ce qui permet de réguler votre consommation de calories sur le long terme. La leptine vous dit d’arrêter de manger et d’augmenter votre activité physique, le cas échéant; elle active également le système nerveux central, en stimulant les tissus adipeux à brûler les graisses pour obtenir de l'énergie. Il y a donc un double coup dur lorsque quelqu'un devient résistant à la leptine. Le cerveau croit que le corps est affamé, ce qui provoque une faim et un apport caloriques continus, le plus souvent sous la forme de glucides à action rapide, car, rappelez-vous, ce sont les seuls macronutriments que vos cellules peuvent brûler efficacement lorsque les niveaux d'insuline sont élevés et que votre corps crie famine. (42) Une consommation de sucre constante réduira votre appétit pour des aliments nutritifs, et les changements qui surviennent dans le cerveau pendant cette surconsommation de sucre raffiné peuvent conduire à une dépendance au sucre, déclenchant des fringales intenses et des crises de boulimie, et ensuite des symptômes de sevrage lorsque vous ne consommez pas de sucre sur une base régulière. (43) Et tous ces mécanismes deviennent encore plus prononcés en l'absence de suffisamment de sel.

Pour ces raisons et bien d’autres encore, il est clair que le sucre, et non le sel, peut créer une dépendance. Malheureusement, la disponibilité et la consommation prodigieuses de sucre font de nous des « canards assoiffés » – alors que le parti pris contre le sel pourrait bloquer un traitement dont nous avons désespérément besoin. Il est temps que nous rapprenions à bien connaître le sel: qui a (vraiment) besoin de moins, qui a vraiment besoin de plus, et comment nous pouvons utiliser les pouvoirs extrêmement sous-estimés du sel pour nous aider à récupérer la santé perdue dans notre pays.

Fin du chapitre VI.

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The salt Fix  Empty Apport optimal de sodium basé sur la physiologie

Message  Luc le Lun 24 Déc 2018 - 9:23

Références du chapitre VI :
14. Heaney R.P.  2015. Making sense of the science of sodium. Nutr Today 50(2): 63-66.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
DiNiccolantonio J. : Only a small percentage (around 25 %) of the population can even drive their salt intake down to what most guidelines recommend (3.300 mg Salt). The body seems to “fight” salt restriction with all its might because of the additional stress placed on it by salt restriction. Those who seem to be consuming extremely high amounts of salt (putting salt on every meal they eat) may unconsciously be protecting their optimum blood volume.14
Heaney RP a écrit:14. Heaney RP suggests an approach to set nutrient intake requirements that is based upon physiology. The requirement of a given nutrient can be said best when this intake calls for for the least adaptation or compensation by a wealthy organism. For sodium, evidence indicates that such an intake is typically between 3000 and 5000 mg/d.
Traduction: Heaney RP suggère une approche permettant de définir les besoins en nutriments sur la base de la physiologie. L'exigence d'un nutriment donné peut être mieux affirmée lorsque cet apport nécessite moins d'adaptation ou de compensation de la part d'un organisme en bonne santé. Pour le sodium, les données indiquent qu’un tel apport se situe généralement entre 3 000 et 5 000 mg / jour.
=> 3 gr Sodium = 7.5 gr salt. => Between 7.5 and 12 gr salt is optimal (if you get enough potassium too, 4.7 mg).
Entre 7.5 et 12 gr de sel, l'apport est optimal (s'il y assez de potassium, soit 4.7 gr).

35. DiNicolantonio, J.J., and S.C. Lucan. 2014. Sugar Season: It’s everywhere and addictive. New York Times, December, 12.
38. Ahmed, S.H., K. Guillem, and Y. Vandaele. 2013. Sugar Addiction: pushing the drug-sugar analogy to the limit. Curr Opin Clin Nutr Metab Care 16(4): 434-439.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
42. Taubes, G. 2007. Good Calories, Bad Calories. New York: Knopf.

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The salt Fix  Empty Sodium Set Point & Déficite

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 12:47

Chapter VII
How Much Salt Do You Really Need?

De combien de sel avons-nous besoin ?
Comme pour beaucoup de choses dans la vie, il existe une fourchette optimale pour la consommation de sel. Cet idéal varie quelque peu d'une personne à l'autre. Les défenseurs de la restriction en sel n’envisagent pas la quantité de sodium dont nous avons besoin pour prospérer; ils se concentrent uniquement sur notre exigence minimale pour survivre. Alors, comment allez-vous vous assurez-vous d'en avoir assez, mais pas trop?

La bonne nouvelle est que beaucoup de personnes en bonne santé n’ont pas à s’inquiéter de la surcharge en sel. Le corps prend soin de tout excès. Les recherches scientifiques suggèrent que la plage optimale pour l'apport en sodium est de 3 à 6 grammes par jour (environ 1 1/3 à 2 2/3 cuillères à thé de sel) pour les adultes en bonne santé, pas les 2 300 milligrammes de sodium (moins d'une cuillère à thé de sel) par jour qui est généralement conseillée. Et certaines personnes en ont besoin encore plus.

A part quelques personnes qui souffrent d’une déficience hormonale (Hyperaldostéronisme, maladie de Cushing – glande pituitaire – Liddle syndrome  –cortisol élevé).  La plupart d'entre nous, en revanche, avons un certain nombre de mécanismes de défense puissants qui se déclenchent si nous commençons à conserver un excès de sel dans le corps. Si nos niveaux de sodium dans le sang et les fluides augmentent, nous commençons à absorber moins de sel par les reins et à absorber moins de sel dans les aliments que nous mangeons – nos intestins procèdent à des ajustements. Si le sodium commence à s'accumuler, notre corps a également tendance à rejeter l'excès de sodium vers la peau ou les organes. La recherche récente a montré que notre corps possède d'importants stocks de sodium dans la peau, qui semblent contribuer à prévenir la déshydratation et à empêcher les organismes infectieux de pénétrer dans la peau.
En effet, nous pouvons constater que notre corps a besoin de plus de sel (même plus de 3 à 6 grammes de sodium par jour) comme jamais auparavant en raison de nos habitudes de vie modernes, telles que:
La surconsommation de sucre entraîne des problèmes rénaux, ce qui provoque le gaspillage de sel.
Les maladies chroniques telles que l'hypothyroïdie, l'insuffisance surrénalienne et l'insuffisance cardiaque congestive peuvent entraîner une hyponatrémie (ou faible taux de sodium dans le sang).
Les médicaments couramment prescrits, tels que les diurétiques, les antidépresseurs, les antipsychotiques et même certains médicaments antidiabétiques, nous rendent vulnérables à l'épuisement des réserves de sel.
Nos habitudes de junky en café et notre dépendance à l'égard des boissons énergisantes, du thé et autres boissons contenant de la caféine nous exposent à un risque de déplétion en sel car la caféine agit comme un diurétique naturel. Elle chasse l'eau et le sel via nos reins.
L'exercice intense nous fait perdre beaucoup de sel et d'eau en sueur.
Les régimes faibles en glucides, ainsi que le jeûne intermittent (et surtout prolongé) entraînent des pertes massives de sodium et d'eau par les reins et augmentent notre besoin de sel.
Je suis sûr que la plupart d’entre nous peuvent se retrouver quelque part sur cette liste! Voyons de plus près qui devrait recevoir moins de sel, qui devrait en obtenir plus et comment vous pouvez déterminer le niveau qui vous convient le mieux. Ensuite, dans le dernier chapitre, nous aborderons un programme de base qui aidera tout le monde à obtenir la quantité optimale de sel.

De combien de sel avons-nous besoin réellement ?
Bien que les ministères et les autorités de santé bien intentionnés se concentrent principalement sur la relation entre la consommation de sel et la tension artérielle, ils ont largement négligé les conséquences inattendues du manque de sel. Comme vous l’avez lu tout au long de ces pages, les dangers de l’appauvrissement en sel sont loin d’être insignifiants. Ces risques potentiels incluent une augmentation du rythme cardiaque, une déshydratation (ce qui permet à tout glucide [raffiné en excès] que vous mangez de causer plus de dommages aux reins), une déficience cognitive, des fractures osseuses, des maladies d'origine alimentaire (car le sel inhibe la croissance de bactéries dans les aliments), une altération de l'apport en oxygène et en nutriments dans les tissus et même un décès prématuré. Pas que des petits risques! De plus, une quantité de sel insuffisante peut rendre plus difficile d'activer les processus / les réponses de combat ou de fuite pour faire face à des situations physiologiquement stressantes telles que des infections gastro-intestinales, une perte de sang, un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque. Et, comme nous venons de l’apprendre, une faible consommation de sel pourrait conduire à la dépendance au sucre et même vous rendre vulnérable à la toxicomanie en sensibilisant les récepteurs de la dopamine dans votre cerveau.

La quantité optimale de sel peut varier considérablement d'une personne à l'autre, en fonction de votre situation particulière. Voici quelques définitions importantes pour mieux comprendre la terminologie qui sera abordée dans ce chapitre.

Point de contrôle du sodium (niveau de réglage) : [C’est ce niveau que vous devez prendre comme référence pour maintenir l’homéostasie, ndlr]. Ce niveau d’apport en sodium maintient la santé, la longévité et les meilleures chances de survie de l’espèce. Ce point de contrôle (set point) est déterminé par le cerveau et le corps et, pour la plupart d'entre nous, il semble osciller entre 3 et 4 grammes de sodium par jour. Le point de contrôle du sel est un niveau inconscient d’apport en sodium, contrôlé par le thermostat à sodium de notre corps, qui peut être supérieur ou inférieur en fonction des besoins de l’organisme. (Par exemple, si une personne a des reins gaspilleurs de sel, elle consomme peut-être plus de sodium qu’une personne ayant des reins en bonne santé, car elle en perd plus – le corps en a davantage besoin.

Point d’équilibre en sodium : Vous atteignez cet état lorsque le sodium dans l'urine correspond à l'apport en sodium, en prenant en compte les pertes de sodium autres que les reins, telles que l'excrétion dans les selles et la sueur. Vous ne perdez pas le sel de votre corps et ne retenez pas davantage de sel. Notre équilibre en sodium est maintenu au point de contrôle du sel (set point), qui correspond à un apport en sodium d'environ 3 à 4 grammes par jour pour la plupart des gens. L'équilibre sodique chez une personne en bonne santé peut être maintenu avec des apports en sodium aussi bas que 230 à 300 mg de sodium par jour - mais cela ne signifie pas pour autant qu'il s'agisse du niveau optimal d'apport en sodium pour la santé et la longévité. Cela indique plutôt que le corps est en « mode crise », un schéma de rétention de sodium qui provoque une activation des hormones de rétention de sel afin de maintenir l'équilibre en sodium à un apport aussi faible.

Point déficitaire en sodium : Un moyen simple de savoir si une personne a un déficit en sodium (en supposant qu'il soit en bonne santé) consiste à ingérer du sodium mais rien (ou beaucoup moins que ce qui est consommé) n'est excrété dans l'urine. (1)

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The salt Fix  Empty Le thermostat du sel

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 12:50

Le thermostat du sel
Le point d’équilibre du sel est contrôlé par le thermostat du sel du corps. La notion de thermostat de sel est une métaphore. C’est une métaphore pour un ensemble complexe de capteurs interconnectés dans votre cerveau qui fonctionnent ensemble pour assurer des réserves optimales de sodium dans le corps, en essayant d'éviter d'activer les hormones retenant le sel de votre système rénine-angiotensine-aldostérone. Votre cerveau préférerait vraiment que vous mangiez simplement plus de sel plutôt que de le maintenir ou de le récupérer des parties vulnérables de votre corps. Ces mécanismes d'autoprotection aident le corps à contrôler étroitement la consommation de sel, vous poussant à avoir envie de sel quand vous en avez besoin. Alors, lorsque vous avez envie de sel, n’oubliez pas: c’est votre thermostat de sel qui vous dit que la teneur en sodium de votre corps est trop basse et que vous devez manger plus de sel jusqu’à ce que vous ayez atteint le point d’équilibre du sel (salt set point), la quantité appropriée de sodium stockée dans le corps.

L'équilibre sodique peut être maintenu au point d’équilibre du sel (en consommant environ 3 000 milligrammes de sodium), mais peut également se produire après environ quatre à cinq jours de restriction en sel (généralement après avoir consommé environ 300 mg de sodium ou moins par jour). En effet, vos reins ont besoin de quatre à cinq jours pour fermer lentement le robinet du sel qui fuit [via les selles]. Cependant, au bout de quatre à cinq jours, votre corps ferme finalement le réservoir, ce qui vous permet de maintenir l’équilibre sodique en ne consommant que 300 milligrammes de sodium par jour (à condition que vos reins soient en bonne santé). Une fois situé à votre équilibre en sodium, l'excrétion de sodium est légèrement inférieure à votre apport en raison de pertes de sel autres que celles des reins (telles que la transpiration et les selles). (2) Pendant l’équilibre du sodium, si vous absorbez plus de sodium que nécessaire, la plupart sinon la totalité du sodium sera excrété. Cependant, la capacité d'une personne en bonne santé à maintenir son équilibre en sodium dans le cadre d'un régime pauvre en sodium (mais pas en dessous de 300 mg de sodium par jour) ne signifie pas qu'un faible apport en sodium est idéal ou offre une santé et une longévité optimales! En fait, être équilibré en sodium dans un régime pauvre en sodium nécessite l'activation de certains systèmes de secours ou d'hormones retenant le sel, dont il a été prouvé qu’ils étaient nocifs si ces systèmes étaient activés de manière constante. Les hormones qui retiennent le sel peuvent endommager les organes du corps et causer de l’hypertension et d’autres conséquences sur la santé en provoquant un grossissement et un raidissement (fibrose) du cœur et des vaisseaux sanguins. (3) C’est peut-être pourquoi les régimes pauvres en sel sont associés à un risque cardiovasculaire accru et une mortalité prématurée. En général, une faible consommation de sel vous place à risque en cas de déficit en sel pendant l’insuffisance en sodium. Et il n'y a pas de moyen facile pour dire si quelqu'un a des réserves de sel appropriées.

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The salt Fix  Empty Stopper la perte de sodium

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 12:53

Témoignage : (…) Le côlon est essentiel pour absorber le sel de l'alimentation, et les reins pour la résorption du sel qu'ils filtrent au cours de leur tâche quotidienne qui consiste particulièrement à éliminer les toxines de votre sang. À mesure qu’elle commençait à vieillir, la fonction rénale d’un de mes aïeux déclinait et sa capacité à retenir le sel dans son corps diminuait également avec l’âge. Tout cela le prédisposait à devenir un gaspilleur de sel.

 Lorsque vous consommez moins de sodium, vos reins en excrètent généralement moins afin de maintenir un équilibre normal en sodium et un volume de liquide extra-cellulaire normal. Mais si vos reins ont du mal à retenir le sodium, vous pouvez devenir rapidement carencé en sodium. (…)

Une expérience remarquable, publiée à la fin des années 50, visait à déterminer ce qui arriverait à une personne dont l'équilibre en sodium était [jusqu’alors] équilibré si elle venait à suivre un régime pauvre en sodium, avec un déficit soudain en sel (par un choc traumatique, des brûlures ou une diarrhée soudaine, ou peut-être par un jour de jardinage avec chaleur torride). Pour simuler un déficit soudain en sel, le patient a reçu un diurétique et a perdu 2 300 milligrammes de sodium dans les urines; l'expérience a révélé qu'après que le patient eut de nouveau ingéré du sel, il n'y eut pas d'excrétion de sodium jusqu'à ce que les 2 300 milligrammes de sodium aient été repris. Cela montre que le corps peut être en équilibre avec un régime pauvre en sel, mais si quelque chose causait une perte de sel, le corps retiendrait avidement le sel jusqu'à ce qu'il atteigne à nouveau l'équilibre en sodium. Mais si vos reins sont endommagés et que vous ne parveniez pas à conserver trop de sel, vous auriez de gros problèmes. En d’autres termes, lorsque vous rencontrez un épisode avec perte de sel, la dernière chose que vous voulez, c'est de suivre le conseil de l'AHA qui préconise de consommer moins de 1 500 milligrammes de sodium par jour. D'autre part, les circonstances font que chez les personnes qui suivent un régime alimentaire normal sont beaucoup moins susceptibles de les placer en déficit de sel et de causer des dommages ultérieurs. En substance, maintenir un apport en sodium normal (3 à 4 grammes), comparé à un apport faible en sodium (moins de 2,3 grammes), réduit les risques de carence en cas d’un épisode avec appauvrissement en sel. Les experts pensent que les mécanismes de stockage du sodium ont évolué pour faire face à ces événements d’appauvrissement en sel. Les systèmes fonctionnent mieux lorsque nous fonctionnons bien au-delà de l’apport minimal en sodium (qui, rappelons-le, n’est que de 300 milligrammes par jour) pour maintenir l’équilibre. (5)
(…)
Malheureusement, les gouvernements et les lignes directrices ne semblent pas accorder suffisamment de crédit au fait important que les régimes pauvres en sel exercent un stress sur notre corps. Examinons quelques-unes des situations dans lesquelles une alimentation riche en sel pourrait vous protéger contre de graves problèmes de santé.

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The salt Fix  Empty Sel & déshydratation

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 12:57

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel pour prévenir la déshydratation
Vous vous demandez peut-être ce qui cause généralement la déshydratation? Cela arrive-t-il souvent? Quels sont les symptômes? Nous disons tous: «Je me sens déshydraté» lorsque nous sommes assoiffés, mais s'agit-il d'une véritable déshydratation? Lorsque vous êtes assoiffé, c’est l’un des mécanismes de votre corps qui vous pousse à boire plus d’eau, et personne ne peut affirmer avec certitude qu’une bouche sèche indique une déshydratation. La déshydratation est généralement causée par de nombreux facteurs, principalement par le fait que nous ne consommons pas assez d’eau, mais elle est également causée par l’exercice physique et par le manque de sel. La meilleure mesure de la déshydratation consiste à examiner le taux de sodium dans le sang; si le taux est élevé, c'est une bonne indication que vous êtes déshydraté. Les concentrations de sodium dans le sang augmentent pour plusieurs raisons, mais principalement en présence d’un volume sanguin faible, ce qui entrainera l’augmentation de la concentration de sodium dans le sang.

Pendant les états de déshydratation, nos reins accélèrent leur réabsorption du sodium, un effet connu sous le nom de réaction à la déshydratation. Le sodium aide à gérer notre hydratation en contrôlant le mouvement de l'eau dans et hors de nos cellules. Lorsque nous sommes déshydratés, le taux de sodium dans le sang augmente ; le sodium est très efficace car il aspire de l’eau hors des cellules et vers le sang, là où il le faut. C’est pourquoi la concentration élevée de sodium dans le sang est presque toujours un signe de déshydratation. ( 8 ) Mais ce niveau de sodium n’est pas dangereux en soi, il nous aide vraiment!

Un faible apport en sodium réduit le volume urinaire (9), ce qui peut réduire notre capacité à éliminer les déchets métaboliques de l'organisme et augmente le risque d'infections des voies urinaires. Nous nous appuyons sur un flux d'urine fréquent dans le tractus urinaire pour éliminer les bactéries. La production d'urine est la méthode utilisée par notre corps pour «purger le système». Une alimentation pauvre en sel peut également réduire la quantité totale d'eau dans notre corps, entraînant une déshydratation et des problèmes au niveau des systèmes cardiovasculaire et nerveux central, de la thermorégulation, du métabolisme et des problèmes de performance (en particulier dans les contextes militaire et sportif). Cela peut augmenter le risque d'évanouissement, de vomissements, d'effondrement de la tension circulatoire, de coup de chaleur et même de mort.

SYMPTÔMES QUI PEUVENT INDIQUER UN PLUS GRAND BESOIN DE SEL
Extrémités des membres froides
Urine foncée
Diminution de la turgescence cutanée (la peau reste «sous-tendue» lorsqu'elle est pincée)
 Diminution de l'excrétion urinaire de sodium par rapport à l'ingestion
 Diminution de la production d'urine
 Aisselle sèche (aisselle ou sous-bras) et langue
Remplissage capillaire médiocre (il faut plus de 2 secondes au bout de l'ongle pour qu'il passe du blanc au rose après avoir été pincé)
Tachycardie posturale / étourdissements / hypotension (se produit après avoir quitté une position assise ou inclinée)
 Envies de sel
 Syncope (perte de conscience due à une pression artérielle basse)
Soif

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The salt Fix  Empty Besoin de + sel pour gérer les chocs

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 13:02

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel pour gérer les chocs (brulures, trauma et hémorragies)
Le sel aide le corps à résister aux accidents et à d’autres types d’événements traumatiques. En plus des saignements excessifs (hémorragies), nous observons une perte de liquide en état de choc dû à une brûlure ou à un traumatisme. (10) Cette «perte» de liquide corporel se produit sans que de l’eau ne sorte réellement du corps, car les régions lésées aspirent du liquide pour accélérer le processus de guérison, rendant ce fluide inaccessible à d’autres régions. Et comme le sodium est le principal déterminant de l’état liquidien, les patients sous ces formes de choc ont besoin de plus grandes quantités de sel. En fait, les preuves suggèrent qu'une perte de sel est en réalité plus dangereuse qu'une perte d'eau, (11) car elle réduit la capacité du corps à faire circuler le sang dans le corps et réduit davantage le volume de sang hors du cœur que la perte d'eau. L’appauvrissement en sel, même chez les animaux non traumatisés, peut entraîner une forme d’effondrement vasculaire périphérique qui ressemble à un choc traumatique. Cela ne se produit pas avec l'épuisement de l'eau.

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel pour contrer des niveaux bas de sodium
On observe également une hyponatrémie chez 18% des patients en maison de retraite et plus de 50% ont au moins un épisode d’hyponatrémie par an. Les patients en maison de retraite ont un risque quarante-trois fois plus élevé d'être hospitalisé pour une hyponatrémie (taux de sodium sanguin inférieur à 135 mEq / L) et un risque seize fois plus élevé d'être admis à l'hôpital avec une hyponatrémie sévère (avec des taux sanguins inférieure à 125 mEq / L) par rapport aux patients de la communauté. On peut se demander si les repas à faible teneur en sel que de nombreux patients de maisons de retraite sont servis comme tels contribuent naturellement à cette tendance.

Des médicaments tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (SSRI) peuvent provoquer une hyponatrémie en provoquant une sécrétion excessive d'hormone antidiurétique, entraînant une rétention d'eau. Les petites cellules cancéreuses du poumon, la malnutrition et des infections telles que la tuberculose et la pneumonie ont le même effet. (18) L'hyponatrémie peut également être causée par de nombreuses autres maladies: cirrhose du foie, pneumonie et syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA).

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel quand vous transpirez
(…) En moyenne, vous transpirerez environ 1 437 milligrammes de sodium par heure lorsque vous vous entraînez dans des climats modérés et environ 2 875 milligrammes de sodium par heure lorsque vous vous entraînez dans des climats chauds. En fonction de l'intensité de l'exercice et de la température ambiante, vous risquez de perdre plus d'une journée de consommation de sel en une heure d'exercice. Dans des climats chauds comme l'Inde, vous pourriez perdre jusqu'à 14 720 milligrammes de sodium par jour. (26) Comment une consommation de 1 500 milligrammes de sodium par jour (ou même de 2 300 milligrammes de sodium) peut-elle vous aider à survivre, sans même améliorer votre santé?

Dans une étude réalisée par Mao et ses collègues, une heure de pratique du football à une température comprise entre 89,60 et 98,6 ° F (50 ° C) et 50% d'humidité relative a entraîné la perte de 1 896 milligrammes de sodium résultant de la transpiration. Un joueur a en réalité perdu près de 6 000 milligrammes de sodium en sueur au cours du match d'une heure. Fait important, les joueurs de football ont également perdu en moyenne 52 microgrammes d’iode dans leur sueur (et un joueur a perdu 100 microgrammes); cette perte d'iode représente plus du tiers de l'apport quotidien recommandé (150 microgrammes par jour). (…) Conclusion: lorsque vous faites de l’exercice, votre corps a besoin de plus de sel et d’iode que lorsque vous n’en faites pas - et certaines personnes peuvent en avoir besoin plus que d’autres. (28)

L'adulte moyen non athlétique excrète jusqu'à environ 600 milligrammes de sodium et environ 22 microgrammes d'iode dans sa sueur quotidienne moyenne. L'athlète moyen, qui transpire de 3 à 5 litres par jour, peut perdre entre et 185 microgrammes d'iode dans la sueur, pour une perte totale d'iode comprise entre 195 et 270 microgrammes par jour (lorsque c’est combiné à une perte de sueur, d'urine et de fèces). (…)

 La «soif» que nous ressentons lors d'exercices, en particulier parmi les athlètes d'endurance, peut en réalité concerner le remplacement du sel, pas de l'eau. (…)

 (…) Dans l'arthrose et la polyarthrite rhumatoïde, l'excès de liquide qui entoure les cellules cartilagineuses enflammées peut diluer le taux de sodium dans ces zones, ce qui peut entraîner une douleur supplémentaire. (36) Ainsi, une alimentation pauvre en sel peut aggraver la santé du cartilage, que ce soit avec ou sans maladies auto-immunes. en diminuant leur capacité à protéger les articulations et en augmentant les douleurs articulaires, en particulier pendant l'exercice. Ainsi, les régimes pauvres en sel peuvent représenter un triple fardeau pour les coureurs: ils perdent du sel de leur sueur, du liquide qui les entoure, et même des cellules à l’intérieur du cartilage.

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The salt Fix  Empty Sodium et exercice

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 13:04

Ce qu’il faut faire en cas d’exercice
La réponse est simple: consommez plus de sel avant et pendant l'exercice. Cela peut aider votre corps à refroidir plus rapidement. (37) Il a été constaté que l'ajout de 2 300 milligrammes de sodium (une cuillère à thé de sel) par litre d'eau réduisait la perte totale de liquide pendant l'exercice. (38) (…)

Je trouve que prendre du sel d’ail bio tout droit sorti de la cuillère à thé est plus agréable au goût que d’utiliser du sel de table pur, avec ou sans eau. Une bonne dose de sel (si vous travaillez sous un climat modéré) équivaut à 1/2 cuillère à thé de sel de table (un peu plus si vous utilisez du sel à l'ail). Cela fournit environ 1 150 milligrammes de sodium et devrait couvrir la plupart de vos pertes en sel pendant la première heure de votre entraînement. Prenez cette dose prophylactique de sel environ trente minutes avant votre séance d'entraînement, en ajoutant une demi-cuillère à thé supplémentaire de sel toutes les heures par la suite, et vous constaterez peut-être des gains de performance significatifs. Déposer le sel sur une cuillère à thé et le consommer à sec (puis rincer la bouche avec de l'eau) est beaucoup plus agréable que de verser 1/2 cuillère à thé de sel dans un litre d'eau et de le consommer (comme ce dernier a le goût littéralement de la sueur, c'est assez écœurant!).
(…)
En vous supplémentant avec du sel avant et pendant l'exercice, vous aiderez votre corps à se refroidir plus rapidement et à améliorer la circulation sanguine (et donc l'apport de nutriments / oxygène dans les tissus) et la rétention d'eau (améliorant l'état d'hydratation du corps), ainsi que votre performance globale (améliorant le flux sanguin et la désintoxication de l’acide lactique accumulé dans les tissus), tout en réduisant les risques de crampes et de fatigue. La première liste qui suit montre certains des avantages dont vous pourrez bénéficier après l’ajout de sel avant et pendant votre entraînement. Les deux listes suivantes fournissent des recommandations pour la consommation de sel avant et pendant l'exercice.

Avantages possibles de se supplémenter en sel
Avant et pdt l’exercice

 Moins de soif (aide à étancher la soif, donc moins d'eau consommée et moins de risque d'hyponatrémie par surhydratation)
 Capacité d'exercice accrue (meilleure capacité d'entraînement plus longtemps grâce au refroidissement accru du corps, à la circulation améliorée et à l'oxygénation tissulaire / au flux sanguin [meilleur "pompage"], à une meilleure hydratation corporelle, à une diminution de l'acidose / hyponatrémie tissulaire et à une meilleure santé du cartilage)
 Performance améliorée
 Gains musculaires améliorés
 Diminution du risque d'hyponatrémie (une élévation du taux de sodium dans le sang entraîne une diminution du risque d'arythmie, de crampes et de fatigue)
 Diminution du risque de carence en iode (si vous utilisez du sel iodé)
 Amélioration de la fonction rénale (amélioration de la capacité à extraire plus d'eau, ce qui diminue le risque d'hyponatrémie par dilution et rend les reins moins sensibles aux effets de l'hormone antidiurétique [réduisant le risque de rétention excessive d'eau et d'hyponatrémie ultérieure]). (40)

Comment consommer votre dose de sel avant et pdt l’exercice
 Mesurez votre dose de sel à l'aide d'une cuillère à café et consommez-la à sec, puis rincez-vous la bouche avec de l'eau (ou du jus de pickles)
 Mangez trois gros cornichons à l'aneth (ou cinq grosses olives) arrosés avec du jus de pickles / jus d'olive
 Dissoudre un cube de bouillon de poulet dans de l'eau tiède et consommer
 Dissoudre 1/2 cuillère à thé de sel dans 1 litre d'eau (goût nauséeux, non recommandé)
 Dissoudre le sel dans un mélange de jus de citron / citron vert / orange ou limonade et consommer (méthode recommandée). Si vous êtes un passionné d'exercice physique, je vous recommande d'utiliser un sel contenant également de l'iode, tel que le sel Redmond Real, mais le sel de table iodé fonctionnera également.

Recommandations pour doser le sel avant et pdt l’exercice
• Exercice sous un climat modéré (moins de 20 ° C) :
 Consommez 1/2 cuillère à thé de sel avant l'exercice et toutes les heures par la suite. Exercice physique dans les climats chauds (80 ° F à 89 ° F) (20 à 23° C)
 Consommez 1/2 à 1 cuillère à café de sel avant l'exercice et toutes les heures par la suite
• Exercice sous un climat très chaud (90 ° F ou plus) (25° C et plus)
 Consommez 1 à 2 cuillerées à thé de sel avant l'exercice et toutes les heures par la suite
Ce ne sont que des estimations. La dose de sel dépendra de la quantité de sueur déterminée par la génétique, les vêtements, l'intensité de l'exercice et la température ambiante. Et, bien sûr, obtenez toujours l'approbation de votre médecin avant de modifier vos habitudes alimentaires ou votre style de vie.
Remarque: Les patients qui exercent des activités entraînant une transpiration excessive et qui prennent également des médicaments contrariant l’absorption du sel, tels que les diurétiques (tels que l'hydrochlorothiazide ou le furosémide), des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (tels que le ramipril ou le lisinopril) ou des antagonistes des récepteurs des corticoïdes (tels que la spironolactone ou l’éplérénone) peuvent encore avoir besoin  de plus de sel que ce qui avait été recommandé dans la liste précédente intitulée « Recommandations pour doser le sel avant et pdt l’exercice ».

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The salt Fix  Empty Besoins de sodium augmentés en cas de grossesse

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 13:08

Vous avez besoin de plus de sel quand vous êtes enceinte ou allaiter
Un régime pauvre en sel semble agir comme un contraceptif naturel chez les hommes et les femmes, entraînant une réduction de la libido; probabilité réduite de devenir enceinte; réduction de la taille de la portée (chez les animaux) et du poids des nourrissons; et une augmentation de la dysfonction érectile, de la fatigue, des problèmes de sommeil et de l'âge auquel les femmes deviennent fertiles. (41) (…)

 Le statut en sel d’une mère détermine non seulement sa capacité à tomber enceinte, mais peut également contrôler la santé future de ses nourrissons. Parce que le sel est si important pour de nombreuses fonctions dans le corps, un appauvrissement en sel dû à un manque d'apport alimentaire (suivant les recommandations du régime pauvre en sel) ou à une perte de sel (pensez aux nausées et aux vomissements pendant la grossesse) peut non seulement aggraver la santé de la mère, mais peut nuire à la santé de l'enfant en croissance, même à l'âge adulte. La grossesse et l'allaitement font augmenter les besoins nutritionnels de la mère afin de fournir au bébé suffisamment de nutriments pour une croissance et un développement appropriés (44) – et le sel est l'un de ces nutriments. La restriction en sel chez les mères enceintes ou allaitantes semble accroître la vulnérabilité de leurs enfants à de multiples conséquences dangereuses.

 Par exemple, chez les animaux, une faible consommation de sel pendant la grossesse et / ou l'allaitement entraîne une augmentation de la masse grasse, une résistance à l'insuline et une augmentation des taux de «mauvais» cholestérol et de triglycérides dans la progéniture, susceptibles de se poursuivre jusqu'à l'âge adulte. (45) On a également découvert qu'un régime pauvre en sel pendant la grossesse était à l'origine d'hypertension et de maladies rénales chez la descendance adulte. (46) Tout cela suggère qu'une faible consommation de sel pendant la grossesse pourrait programmer chez nos enfants le développement de lipides anormaux, de diabète, d'obésité, d'hypertension et de maladies rénales chroniques – les maladies que nous croyons qu'un régime pauvre en sel préviendra!

 Malheureusement, les besoins physiologiques accrus en sel pendant la grossesse sont en contradiction avec les conseils de réduction de la consommation de sel dans l'ensemble de la population, ce que le gouvernement et les organismes de santé nous ont gardés à l'esprit. L'American Heart Association (AHA), par exemple, recommande à tous les Américains de réduire leur consommation quotidienne de sodium à moins de 1 500 milligrammes, et les femmes en âge de procréer ou enceintes ou allaitantes ne semblent pas être exemptées de ce conseil. Même l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux femmes enceintes et allaitantes de limiter leur consommation de sodium à moins de 2 grammes par jour. (47) Cependant, ces recommandations peuvent avoir des conséquences inattendues. Les organismes de santé et les organismes gouvernementaux semblent avoir oublié que les besoins alimentaires en iode augmentent de 50% ou plus pendant la grossesse et l’allaitement (48), et que le sel iodé est un moyen important de prévenir la carence en iode depuis des décennies. En effet, l’OMS recommande aux femmes enceintes et allaitantes de consommer 250 microgrammes d’iode par jour. (49) Cependant, même si la consommation de sel de la mère pendant la grossesse / allaitement provient du sel iodé, l’apport nutritionnel recommandé pour l’iode (250 microgrammes par jour) ne sera toujours pas respecté en suivant ces recommandations de faible teneur en sel! Et nous ne pouvons pas supposer que les femmes enceintes et allaitantes savent quels aliments manger en suffisance, riches en iode, chaque jour pour combler la différence.

 Considérant que la carence en iode pendant la grossesse est la principale cause d'arriération mentale, les organismes de santé voudront peut-être repenser leur conseil en matière de faible teneur en sel pendant cette période critique du développement humain. Une carence en iode pendant la grossesse ou l’allaitement peut également conduire à une altération de la motricité et de la croissance, ainsi qu’à une hypothyroïdie et même à la mort périnatale et infantile. (50) En outre, des données nationales indiquent que les bébés sevrés peuvent ne pas avoir un apport suffisant en iode et peuvent donc bénéficier de une plus grande consommation de sel iodé. (51)

En fait, ce que nous pensons actuellement comme un apport «adéquat» en iode pendant la grossesse peut en réalité être insuffisant, car, selon les données, plus de 36% des femmes enceintes développent une hypothyroïdie (ou une insuffisance thyroïdienne), même chez les femmes enceintes présentant un statut en iode adéquat pdt le premier trimestre. (52) Il est important de noter que la carence en iode est toujours un problème de santé majeur dans le monde entier, touchant à la fois les pays industrialisés et les pays en développement. Cinquante-quatre pays sont toujours considérés comme en déficit d’iode. (53) C’est peut-être pourquoi le Conseil pour une nutrition responsable (CRN) a récemment recommandé que les suppléments alimentaires devraient inclure au moins 150 microgrammes d'iode dans tous les suppléments destinés aux femmes enceintes et allaitantes aux États-Unis. (54) Mais jusque-là, demander aux femmes enceintes et allaitantes de limiter consciemment leur consommation de sel augmente le risque de carence en iode et cette recommandation peut être assurément nuisible. (…)
(…)
Consommer plus de sel peut même aider à empêcher les femmes enceintes ayant une pression artérielle normale de passer de l'hypertension à la pré-éclampsie, car un faible volume plasmatique est un facteur de risque de développer une hypertension chez ces femmes (62). En fait, on a constaté que le volume sanguin était réduit en cas de prééclampsie, et son traitement peut expliquer pourquoi le sel est si utile chez la femme enceinte. (63)

Les dommages possibles  d’un régime à faible teneur en sel en cas de grossesse
ou chez les femmes essayant de tomber enceintes

 Réduction des chances de tomber enceinte
 Risque accru de fausse couche
 Risque accru d'accouchement prématuré
 Risque accru de mortalité infantile
 Risque accru de saignement chez la mère
 Risque accru de prééclampsie
 Risque accru de bébés de faible poids à la naissance qui deviendront des diabétiques / toxicomanes présentant un risque plus élevé d'obésité, de résistance à l'insuline, d'hypertension et de dysfonctionnement rénal.

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 13:09

Vous avez besoin de plus de sel quand un régime riche en glucides conduit à des pertes / un gaspillage du sodium
 Des taux élevés de glucose dans le sang non seulement épuisent le corps en sodium par une augmentation de l'excrétion; ils peuvent également réduire le niveau de sodium dans le sang. On sait que des taux élevés de glucose dans le sang réduisent les taux de sodium dans le sang car ils extraient l'eau des cellules et dans le sang. (71) Les personnes atteintes de diabète mal maîtrisé et dont le taux de sucre dans le sang est élevé peuvent présenter un risque d'épuisement du sodium, car des taux de glucose élevés peut provoquer cette diurèse osmotique, ainsi que le gaspillage / la fuite du sel et l’hyponatrémie. (72) Une liste qui suit décrit les vingt-deux manières par lesquelles le sucre provoque l’appauvrissement en sel.
71. Liamis G., E. Liberopoulos, F. Barkas, and M. Elisaf. 2014. Diabetes Mellitus and Electrolyte disorders. World J Clin Cases2(10) : 488-496.
72. Palmer BF, and DJ Clegg. 2015. Electrolytes and acide-base disturbances in patients with diabetes mellitus. J Engl J Med 373(6): 548-559; Peters. Sodium, water and edema. 159-175 ; Liamis, Liberopoulos, Barkas, and Elisaf. Diabetes mellitus and electrolyte disorders. 488-496.
=> Diurèse osmotique : Lorsque la glycémie est supérieure à 1,8 g/L, elle dépasse les capacités de réabsorption rénale et entraîne une diurèse osmotique avec perte d’eau, d’acides aminés et d’électrolytes.



Tout cela suggère qu'une fois que les niveaux de glucose sont élevés de façon chronique, donner plus de sel à une personne peut en fait améliorer la santé et peut même sauver la vie. Dans une étude portant sur des patients présentant une résistance à l'insuline, les chercheurs ont constaté que donner environ 6 000 milligrammes de sodium par jour, contre 3 000 milligrammes de sodium par jour, améliorait la résistance à l'insuline des patients (73) Avec plus de 50% des adultes américains considérés comme diabétiques, les régimes pauvres en sel peuvent nuire à plus de la moitié de la population adulte. (74)

22 manières pour le sel de causer une déplétion en sodium
1 – 2 (…)
3. Sucre -» Candida albicans -» syndrome du côlon irritable -» diarrhée -» perte de sel dans le tractus gastro-intestinal (77)
4. Sucre -»endommage la capacité de réabsorption des reins (lésion tubulo-interstitielle) -» reins perdants du sel (78)
5 – 9 (…)
10. Sucre -»augmente la glycémie -» augmentation du besoin d'eau dans le sang pour prévenir l'hyperglycémie -»faibles concentrations sanguines de sodium et de chlorure (84)
11. (…)
12. Sucre -»acidocétose diabétique -» les cétones favorisent l'élimination du sodium -»gaspillage rénal du sodium (88)
13 – 22 (…)

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel en cas de maladie rénale
En vieillissant, nos niveaux de rénine et d'aldostérone sont réduits et, avec eux, la capacité de nos reins à retenir le sel, ce qui augmente notre risque de déficit en sel. (99)
À mesure que nos reins vieillissent, leur capacité à excréter de l'eau diminue, prédisposant les personnes âgées à l'hyponatrémie. (102) (…) Les reins des patients hypertendus peuvent trop retenir l'eau ou résorber des quantités insuffisantes de sel (chlorure de sodium) ou les deux. (105) (…)

 On a constaté qu'une réduction de la consommation de sodium altérait la fonction rénale et réduisait le débit plasmatique et le débit de filtration des reins. (106) Même dans l'hypertension non compliquée, les régimes pauvres en sel peuvent entraîner une diminution marquée du sodium sérique et de la quantité de chlorure (107) et même provoquer un choc dû à une chute soudaine dans la pression artérielle. (…)

 La capacité de nos reins à diluer notre urine diminue à mesure que nous progressons dans l'insuffisance rénale (112). Et puisque les patients atteints d'insuffisance rénale chronique ont une réduction du débit de filtration rénale, nous commençons à retenir l'eau, ce qui augmente le risque d'augmentation dangereuse du volume sanguin et d'hyponatrémie.
(…)
Dans une étude, l'hyponatrémie et l'hypernatrémie ont toutes deux prédit une mortalité accrue, le risque de mortalité le plus faible étant situé entre 140 et 144 mEq/L. (112) D'autres experts ont défini la plage optimale de sodium dans le sang compris entre 139 et 143 mEq./L. (118) Si votre taux de sodium dans le sang ne se situe pas dans cette plage optimale, vous devrez peut-être manger plus (ou moins) de sel. Les risques de décès avec des taux de sodium sériques supérieurs à 145 mEq/L (hypernatrémie) et compris entre 130 et 135,9 mEq/L (hyponatrémie) ne semblent pas différer significativement les uns des autres chez les patients atteints de maladie rénale chronique. Cependant, lorsque le taux de sodium dans le sang est inférieur à 130 mEq/L, le risque de décès est presque 2x supérieur, comparé à celui de 1,3x supérieur, à celui obtenu avec un taux de sodium supérieur à 145 mEq/L).

 En résumé, l'hyponatrémie est extrêmement fréquente dans les maladies rénales chroniques, surtout comparée à l'hypernatrémie. Restreindre le sodium chez les patients atteints d'insuffisance rénale chronique n'est pas nécessairement une bonne idée et peut avoir des effets néfastes sur la santé. Au contraire, les patients atteints d'insuffisance rénale chronique pourraient bénéficier d'une consommation accrue de sel. Même les patients hémodialysés (qui n'ont généralement pas la capacité d'excréter le sel entre les séances de dialyse) peuvent en réalité tirer avantage d'une consommation accrue de sel, car l'hyponatrémie augmente également le risque de mortalité chez ces patients. (119) Un faible apport en sodium alimentaire est également associé à une augmentation de la consommation de sel. le risque de décès en dialyse péritonéale (120), et l'hyponatrémie est une complication en dialyse péritonéale. (121)

Les régimes pauvres en sel peuvent également rendre le sucre plus nocif pour les reins, car ils peuvent entraîner une déshydratation, ce qui active «la voie des polyols» dans les reins, ce qui nous amène à former plus de fructose à partir du glucose, à métaboliser le fructose plus rapidement et à augmenter notre taux de stress oxydant. Et, à nouveau, tout cela peut entraîner le gaspillage du sodium par les reins. (122) En substance, si vous choisissez une faible consommation de sel en plus d'un régime riche en sucre, vous disposez de la formule idéale pour que les reins ne puissent plus retenir le sel. (123) C'est pourquoi les régimes pauvres en sel sont potentiellement extrêmement nocifs pour ceux qui consomment un régime riche en sucre, en particulier chez les patients diabétiques. (134)

123. Nakayama. Dietary fructose causes tubulosinterstitial injury in the normal rat kidney. F712-F720.
124. Johnson. Hyperosmolarity drives hypertension and CKD – water and salt revisited. 415-420.
=> Aldose reductase pathway. Aldose reductase generates sorbitol which is used to protect the tubular and medullary cells from hyperosmolarity. The proposed toxicity comes from the metabolism of sorbitol to fructose and then the metabolism of excess fructose. Fructose metabolism causes local ATP depletion and renal damage
.

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel si vous souffrez d’IBS
La tâche principale du côlon, outre le déplacement des matières fécales hors du corps, consiste à absorber le sel et l'eau. Les patients atteints de maladie inflammatoire de l’intestin (maladie de Crohn et colite ulcéreuse) ont des problèmes importants d’absorption du sel dans l’intestin et le côlon, ce qui entraîne une excrétion supplémentaire de sel et une baisse du taux de sodium dans le sang, même en cas de rémission. (126)

Crampes guéries dues à un régime low-carb
Un de mes amis médecins généralistes, David Unwin, a récemment commencé à souffrir douloureusement. Il suivait un régime à faible teneur en glucides depuis quelque temps quand il commença à avoir des crampes douloureuses aux jambes, embarrassantes, qui pouvaient le faire crier sans prévenir. Ces crampes le frappaient aux moments les plus gênants, comme lorsqu'il consultait un patient! Les crampes résultaient probablement du régime à faible teneur en glucides qu'il avait commencé à suivre. Tous ces symptômes douloureux, gênants et peu pratiques ont disparu dès qu'il a ajouté du sel à son alimentation.




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The salt Fix  Empty Régime low Carb et sodium

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 16:02

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel si vous suivez un régime low-carb
Les patients qui suivent un régime pauvre en glucides auront besoin de plus de sel (surtout pendant les deux premières semaines du régime) que ceux qui ont des niveaux d'insuline plus élevés (une personne consommant plus de 50 grammes de glucides par jour). Des taux plus élevés de cétones, une plus grande libération de glucagon et des taux d'insuline plus faibles, qui se produisent tous dans un régime alimentaire à faible teneur en glucides, augmentent notre excrétion de sodium. (128)

Lorsque les glucides alimentaires sont limités à 50 grammes par jour, la même excrétion de sodium que pendant la famine a lieu avec ce niveau de restriction en glucides. (129) (…) L'élimination de l'apport en glucides chez des patients en bonne santé, jusqu'à dix grammes par jour (comme cela a été constaté dans une étude sur le jeûne / la famine) pendant dix jours, a entraîné la perte de 18,72 grammes de sodium dans le corps, en ne mesurant que les pertes par l'urine. (132) (…) Il est clair que les régimes faibles en glucides (ainsi que les jeûnes prolongés) peuvent entraîner une réduction spectaculaire de la teneur en sodium total du corps (et donc un risque accru de déficit en sodium). Les pertes de sodium dans les urines faisant suite à des régimes faibles en glucides semblent se dissiper au bout de deux semaines environ, à mesure que le corps ajuste. Cependant, par rapport à leur régime alimentaire antérieur riche en glucides, les personnes qui suivent un régime pauvre en glucides perdent plus de sel dans l'urine en raison de la réduction du taux d'insuline. Ils peuvent présenter des symptômes tels que vertiges, fatigue et envies de glucides, qui pourraient être grandement améliorés en augmentant leur consommation de sel.

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The salt Fix  Empty Ajout de sel dans un régime low carb

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 16:04

Ajouter du Sel dans un Régime Low-Carb
La plupart des patients qui commencent un régime alimentaire pauvre en glucides (moins de 50 grammes de glucides par jour) perdront entre 4 et 8 grammes de sodium en dix jours, mais certains peuvent perdre jusqu'à 20 grammes pendant cette période. C'est pourquoi il est judicieux d'augmenter votre consommation de sodium d'au moins 1 gramme par jour pendant les deux premières semaines d'un régime pauvre en glucides ou de 2 grammes par jour pendant la première semaine. Vous pouvez le faire en mangeant trois gros cornichons à l'aneth, cinq grosses olives ou un cube de bouillon de poule dissous dans de l'eau, par jour.

Le Dr E. Garnett et ses collègues ont mené une étude portant sur le métabolisme dans laquelle sept femmes obèses ont été soumises à un régime alimentaire en état de famine totale (ne consommant que 115 milligrammes de sodium par jour). Ces auteurs ont constaté que, bien que le sodium échangeable (le sodium pouvant entrer et sortir du liquide extracellulaire) diminue au cours de la première semaine de famine, il augmente progressivement pour atteindre les niveaux de pré-famine malgré le jeûne continu et la restriction en sodium. (135) Cela s’est produit, en dépit d’un équilibre du sodium déficitaire, indiquant que le sodium stocké (des os, de la peau ou des organes) était aspiré dans l'espace échangeable. Ces résultats suggèrent que le jeûne prolongé, en plus d'un faible apport en sodium, tire le sodium des réserves corporelles (telles que les os) pour reconstituer l'espace de sodium échangeable. Essentiellement, un jeûne prolongé, en particulier en cas de faible apport en sodium, peut entraîner un risque d'ostéoporose chez les patients, car le sodium est un élément important de la formation osseuse et semble s'épuiser pendant le jeûne.

Nous ne pouvons vraiment pas compter sur le taux de sodium sanguin pour savoir si une personne est carencée en sel, car le corps maintient un taux de sodium normal au détriment de l'épuisement du sodium dans d'autres parties du corps. (…) Dans une étude, un patient qui avait commencé avec 151 grammes de sodium total dans son organisme avait perdu 82 grammes de sodium pendant la « famine totale », alors que les autres patients avaient beaucoup moins perdu. Cette étude suggère que certaines personnes ont une teneur en sodium corporel plus élevée que d’autres et que, par conséquent, certaines présentent moins de risque de déficit en sel. Cela signifie que certaines personnes sont probablement plus susceptibles aux méfaits des régimes pauvres en sel que d'autres - et nous devons déterminer qui sont ces personnes avant d'émettre des recommandations générales sur la consommation de sel. (136)

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The salt Fix  Empty Déficit en iode

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 16:07

Vous pouvez avoir besoin de plus de sel pour prévenir un déficit en iode
L’iodation du sel a été une victoire importante de la santé publique pour l’élimination du goitre dans le monde entier. (…) Ceux qui suivent les conseils de faible teneur en sel peuvent être deux fois plus susceptibles de ne pas obtenir la quantité quotidienne recommandée d'iode. (…)
Pour prévenir le goitre, il faut consommer de 50 à 70 microgrammes d'iode par jour. Sur la base de taux d'iodure urinaire sur 24 heures, 15% des personnes du groupe à faible teneur en sel étaient à risque de goitre, par rapport au 10% du groupe de contrôle - ce qui suggère qu'il existe un risque accru de 50% de développer un goitre avec un régime faible en sel (environ 1,9 grammes de sodium) par rapport à un régime de sel normal (3,4 gr de sodium, ndlr) Le risque est certainement plus élevé chez ceux qui ne consomment pas d’aliments naturellement riches en iode. Fait important, environ 50% des personnes de cette étude mangeaient des fruits de mer au moins une fois par semaine. Cette étude risque donc de sous-estimer le risque de carence en iode pour les goitres en développement chez ceux qui ne consomment pas régulièrement la même quantité de fruits de mer. (…)

Vous pouvez avoir besoin de plus de sel pour combattre l’infection
Notre système de défense hôte peut être soutenu / entretenu par le sel, qui peut activer d'autres systèmes de défense antimicrobiens. Sans sel, nous ne serions pas en mesure d'éliminer efficacement les agents pathogènes de la peau, car un environnement hypertonique augmente la production d'oxyde nitrique, aidant ainsi à éliminer les agents pathogènes. (139) C'est peut-être pourquoi l'excrétion de sel est considérablement réduite chez les patients avec fièvre et infection, afin de lutter contre les envahisseurs microbiens. Manger suffisamment de sel peut garantir des dépôts de sel suffisants sur notre peau, ce qui peut aider à encourager les macrophages protecteurs à combattre les infections bactériennes. Les auteurs d'une étude ont conclu: « Nos résultats suggèrent que la formation d'un œdème lors d'une infection est non seulement caractérisée par une rétention d'eau et un gonflement, mais crée également un microenvironnement à forte concentration de sodium. » Les chercheurs ont découvert que chez les souris nourries avec un régime riche en sel, «le réservoir de sodium» était particulièrement efficace pour lutter contre les infections L. major bactériennes, le sel servant de barrière antimicrobienne dans la peau.

Une alimentation normale en sel peut nous aider à prévenir les infections cutanées. (…) De plus, comme le sel est très important dans la lutte contre les infections de la peau, un régime plus riche en sel peut aider les patients diabétiques à guérir leurs ulcères cutanés (complication fréquente). En substance, les patients diabétiques peuvent avoir besoin de davantage de sel pour prévenir et traiter les ulcères cutanés. Mais la peau n’est pas le seul organe où le sel aide à combattre l’infection. Des concentrations élevées de sel dans les organes lymphatiques (ganglions lymphatiques, rate, thymus) et dans les tissus enflammés peuvent aider le corps à lutter contre les infections. (141) Un régime riche en sel peut également aider en cas de sepsis, car une solution saline hypertonique augmente la fonction des lymphocytes T (142) et peut aider dans d'autres infections systémiques, telles que le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou d'autres virus dangereux tels qu’Ebola ou l'hépatite.

Les infections proviennent également de nos provisions alimentaires stockées. Aux États-Unis, plus d’un million de cas d’intoxication alimentaire se produisent chaque année (près de cinq cents sont mortels), et les versions «à faible teneur en sel» des produits alimentaires emballés peuvent présenter un nombre microbien plus élevé que les versions à sel normal, ce qui accroît le risque d'intoxication alimentaire. (143) Par conséquent, les aliments emballés à faible teneur en sel peuvent augmenter le risque de maladie d'origine alimentaire. De plus, lorsque vous avez une intoxication alimentaire, vous perdez beaucoup de sel dans les vomissements et les diarrhées.

Tout cela indique que le fait de réduire la teneur en sel des aliments, dans le but de respecter les normes non scientifiques relatives à la teneur en sel réduite, peut augmenter le risque de maladie d'origine alimentaire et le degré de gaspillage alimentaire. «Un fabricant produisant du bacon réduit en sel a déjà utilisé cette technique; lorsque la teneur en sel du bacon a été réduite de 3,5% à 2,3%, la durée de conservation a été ramenée de 56 à 28 jours. (145) Abaisser la teneur en sel des aliments emballés peut également nécessiter une utilisation accrue d'agents de conservation suspects, tels que les phosphates, les nitrates et les nitrites, afin de maintenir la stabilité microbienne, ce qui est probablement plus dommageable pour notre santé que le sel. (146)

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The salt Fix  Empty Besoins de sodium augmentés en cas d'hypothyroïdie ...

Message  Luc le Mer 26 Déc 2018 - 16:09

Vous pourriez avoir besoin de plus de sel dans les situations suivantes …
- Autisme : Les enfants autistes peuvent bénéficier d’une consommation accrue de sel. (147-148)
- Caféine : Les boissons contenant de la caféine, agissant comme des diurétiques naturels, peuvent augmenter les pertes d’eau et de sel via les reins. Le café et le thé sont maintenant les deuxième et troisième boissons les plus consommées dans le monde, sans parler des autres boissons contenant de la caféine, telles que les sodas et les boissons énergisantes / pour sportifs, qui inondent le marché. Nous sommes maintenant plus que jamais une société excrétrice de sel, à cause de notre dépendance à la caféine.
- Certaines conditions : Une hyponatrémie hypotonique peut être retrouvée dans les cas de polydipsie sévère (fréquente chez les patients schizophrènes) ou chez les buveurs de bière (par dilution des électrolytes). Certains types d’acidose tubulaire rénale et d’alcalose métabolique provoquent une hyponatrémie. (…) L'hyponatrémie euvolémique (de dilution), (peut être causée par une hypothyroïdie, une insuffisance surrénalienne primaire et de l’hypopituitarisme avec une insuffisance surrénalienne secondaire. La maladie auto-immune d'Addison (ou d'autres troubles de l'insuffisance surrénale, tels que la fatigue surrénalienne) peut également entraîner une hyponatrémie. (150) L'hyponatrémie peut également être provoquée par un déficit en cortisol. (151)
- Nicotine : Les personnes qui utilisent des formes de tabac contenant de la nicotine (cigarettes, cigares, tabac à pipe et tabac à chiquer) ont un risque accru de diminution du taux de sodium dans le sang en raison de la capacité de la nicotine à augmenter la rétention d'eau (via une production accrue d'hormone antidiurétique). (152)

Fin du chapitre 7.

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 9:07

Idées clés chapitre 8
The Salt Fix : Donnez à votre corps le sel dont il a réellement besoin
• Ce chapitre donne un aperçu de la manière dont nous pouvons nous reconnecter à notre thermostat interne, relatif à l’équilibre du sodium.
• Nos besoins en sodium sont équilibrés naturellement, guidés par nos envies innées. Mais ce n’est pas le cas pour le sucre.
• La quantité optimale pour fonctionner au mieux est souvent située entre 3 et 6 gr de sodium. 3 gr de sodium = 7.5 gr de sel.
• DiNicolantonio a établi un plan en 5 étapes pour nous aider à ajuster les changements, pour inverser la famine interne et ramener le corps vers l’équilibre naturel.
• Certains médocs, le café ou le thé augmentent les besoins en sodium (antidépresseurs, bêta-bloquants) car ils favorisent la résistance à l’insuline.
• Limitez la quantité de sucre ajouté à 30 gr maxi, juste de quoi satisfaire votre gourmandise. 20 gr est optimal.
Il y aura une période d’adaptation car vos papilles gustatives ont été hijackées par votre cerveau. Si un aliment goûte très salé, alors que vos apports sont modérés, c’est que votre organisme quémande du sel (principe des contraires). Le cerveau vous rend plus sensible afin de mieux détecter les sources bénéfiques au métabolisme. Nous ne pouvons pas manquer de sodium car le sodium est vital à l’équilibre électrolytique.
Visez la règle du 80/20 : Ne consommez pas plus de 20 gr de sucre ajouté par jour,  et suivez cette règle au moins 80% du temps.
• Ne buvez jamais le sucre (jus d’orange, smoothie, thé glacé sucré, boisson énergisante, cola, etc.). Trop de sucre et pic d’insuline. Une boisson édulcorée, n’est pas la solution car cela leurre le cerveau. On peut tolérer la stévia, dans une phase transitoire, si l’on souhaite diminuer les apports progressivement.
Apprenez à débusquer les sucres cachés dans les aliments transformés et restez vigilant avec les options plus saines. Par exemple, le sirop d’agave n’est pas une option valable (sucre raffiné et riche en fructose). Le sirop d’érable est acceptable mais pas recommandable pour autant (excès).
Ajouter la bonne quantité de sel à votre repas peut vous aider à mieux contrôler la composition de votre assiette. De préférence via des aliments entiers, comme les légumes fermentés, les olives noires et les cornichons en saumure (pickles). Attention, 100 gr de cornichon aigre-doux contient souvent 1 gr de sel. On y va par palier.
• Ne prenez pas de substitut au sel (sel de potassium) si vous souffrez des reins, si vous manquez d’endurance...
• Si vous manquez d’énergie et d’enthousiasme, rééduquez vos capteurs si vous êtes sédentaires, en alternant les exercices cardio et d’endurance, progressivement.

La suite, ci-dessous (extraits plus larges) ...

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Albert Einstein

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Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 9:47

Chapter VIII
The Salt Fix: Give Your Body What It Really Needs
The salt Fix: Donnez à votre corps ce dont il a réellement besoin


Vocabulaire :
To fix a problem = Résoudre un problème (en réparant ce qui ne va pas)
Fix it : Résous-le (en le faisant disparaître).
The salt fix : Une solution rapide via un apport de sel.

En raison des nombreux états pathologiques chroniques et des médicaments qui entrainent l'épuisement en sel dans le monde occidental, nous sommes maintenant beaucoup plus exposés au risque de déficit en sel que même les sociétés primitives qui consomment très peu de sel. Heureusement, maintenant que nous reconnaissons cela, nous pouvons agir — et, ce faisant, nous pouvons nous aider à prévenir, voire à inverser un grand nombre des conditions les plus débilitantes d’aujourd’hui. C’est le moment pour le « Salt Fix » (=> une solution rapide via l’apport de sodium). Dans le chapitre suivant, je vais vous expliquer étape par étape votre plan pour vous aider à corriger l'équilibre du sel dans votre corps, à vous reconnecter avec votre thermostat de sel naturel, à choisir les meilleures sources de sel de qualité adaptée à votre situation et à vous aider à abandonner la culpabilité liée au sel afin de pouvoir profiter de la vitalité, de l'énergie et de la satisfaction savoureuse délicieuse que le sel peut apporter.

Vous avez vu les faits (the evidence = la preuve): votre corps a besoin de plus de sel!
Heureusement, il est facile de résorber votre déficit en sel: il vous suffit de céder à vos envies innées et naturelles pour retrouver naturellement la quantité idéale de sel dont votre corps a besoin pour fonctionner au mieux. On vous a appris à ignorer ces envies et à négliger le thermostat à sel de votre corps. Il faut donc un peu de temps et d’expérimentation pour réinitialiser ces mécanismes de protection internes. Heureusement, quelques ajustements à votre régime alimentaire et à votre mode de vie actuels peuvent avoir des effets importants et variés sur votre santé.

J’ai créé un plan en cinq étapes pour simplifier le processus de réinitialisation de votre thermostat de sel naturel, inverser toute famine interne et ramener votre corps à son état naturel d’équilibre. Je présente ces modifications en cinq étapes pour qu'elles soient gérables, chaque étape s'appuyant sur la précédente. Mais vous pouvez suivre ces étapes dans un ordre différent si cela vous semble plus logique dans votre contexte. Vous pouvez même vous sentir libre de faire tous ces changements en une seule fois! Faites ce qui vous convient le mieux. Mais essayez vraiment d’incorporer un aspect de chacune de ces étapes, car cela vous permettra de rétablir les niveaux de sel que votre corps préfère donner.

Il n’y a aucun inconvénient dans ce programme. Vous apprécierez un regain d’énergie, moins d’infections, une performance sexuelle et sportive améliorée et un métabolisme plus rapide. Votre corps aura une immunité accrue, une meilleure fonction cellulaire et beaucoup moins de stress sur les organes critiques. Tout ce que vous avez à faire est de manger des aliments délicieux avec zéro calorie ajoutée! Qu'est-ce qui pourrait être mieux? Voici comment le faire.

Étape 1 : Rendez visite à votre médecin pour faire un bilan et testez vos hormones et électrolytes
Si vous stockez des graisses autour de votre taille à la quarantaine ou si vous avez tout le temps cruellement faim, et que vous consommez peu de sodium, parallèlement, ou si vous consommez beaucoup de sucre, vous risquez d’aggraver votre résistance à l’insuline sous-jacente. Et vos niveaux élevés d'insuline pourraient vous pousser plus ou moins au seuil de la famine interne. Si ces tendances vous semblent familières, envisagez une visite chez votre médecin de famille.
Parmi les autres signes indiquant que vos niveaux d'insuline sont anormaux et provoquent une famine interne, on peut citer les signes suivants:
Si vous mangez ou buvez quelque chose qui contient beaucoup de sucres ajoutés (généralement plus de 20 grammes) et que vous devenez défaillant, tremblant ou en sueur, cela peut vouloir dire que votre corps sécrète trop d’insuline et provoque une chute de votre glycémie.
• Si l’on diagnostique une stéatose hépatique non alcoolique, qui touche environ 30% des adultes américains, c’est un autre indice de votre probabilité de souffrir de la famine interne.

Si cela vous ressemble, voici ce que vous devez faire:
Faites vérifier vos niveaux d'insuline. Lorsque vous prenez rendez-vous avec votre médecin, veillez à demander à faire tester votre niveau d'insuline à jeun à l'avance. Si vous êtes en état de famine interne, vous pourrez ainsi discuter des prochaines étapes (…).
Réévaluez vos médicaments. Si les tests détectent un taux élevé d’insuline inapproprié, vous devrez travailler avec votre médecin pour la diminuer. La première étape consiste pour votre médecin à déterminer si l’un des médicaments que vous prenez peut entraîner une résistance à l’insuline / des taux d’insuline élevés. De nombreux médicaments courants, notamment les antidépresseurs ISRS (Inhibiteurs de recapture de sérotonine), certains antipsychotiques, les diurétiques et les bêtabloquants de l'hypertension, etc., peuvent aggraver la résistance à l'insuline. (…)

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Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 9:59

Étape 2: Remplacez les sucres simples par du vrai sel
L’adage sur la «modération en toutes choses» s’applique à la consommation de sel et de sucre — mais la définition de «modération» peut être plus large que vous ne le pensiez pour le sel et beaucoup plus étroite que vous ne le pensiez pour le sucre. Voici un shoot pour lutter contre la petite douceur (pour ainsi dire) (Shoot for the sweet spot) :
La quantité totale de sel dont vous avez envie, suffisamment pour satisfaire les besoins de votre corps et satisfaire vos papilles gustatives, sans aller trop loin (pas plus de 6 000 milligrammes de sodium par jour pour une personne qui ne gaspille pas le sel via ses reins ou qui ne peut pas bien absorber le sel); et
La quantité minimale de sucre nécessaire pour satisfaire votre gourmandise / votre palais sucré (essayez de réduire autant que possible et ne consommez que très rarement plus de 30 grammes de sucre ajouté, car davantage pourrait compromettre votre santé).

Lorsque les patients arrivent chez le médecin souffrant d’hypertension artérielle, la première recommandation de beaucoup de médecins est de réduire le sel — mais je pense que de nombreuses vies pourraient être sauvées si nous exhortions les patients à consommer davantage de sel et à réduire leur consommation de sucre. Vous permettre de consommer autant de sel que vous le souhaitez peut vous aider à vous débarrasser de votre « bouche sucrée ».

Pendant des années, on vous a dit que, pour que votre consommation de sel soit dans la bonne zone, vous deviez rééduquer vos papilles gustatives pour [apprendre à] vivre avec moins. Mais vous savez maintenant que ce ne sont pas vos papilles gustatives qui déterminent votre consommation de sel — Votre thermostat de sel interne contrôle vos papilles gustatives afin d'augmenter ou diminuer la consommation totale de sel.

Si vous consommez plus de sel que la normale — si vous avez la main lourde avec la salière —, votre corps vous dira probablement qu’il a besoin de plus de sel pour une santé optimale. En revanche, le contraire est vrai pour le sucre; les friandises peuvent détourner / hijacker votre corps et votre cerveau, entraînant une augmentation constante de votre consommation de sucre à des niveaux dangereux, tous poussés par les envies et la dépendance. Encore une fois, contrairement au sel, vous pouvez mettre fin à cette dépendance en recyclant / rééduquant vos papilles gustatives — et, comme nous en avons discuté au chapitre 6, augmenter le sel en diminuant le sucre peut aider votre corps de gérer cette transition de plusieurs autres manières.

Certaines personnes trouvent qu'une approche du « tout ou rien » pour réduire le sucre donne de bons résultats. D’autres préfèrent une approche progressive. Je pense qu’il est un peu plus facile et plus durable de réduire progressivement votre taux de sucre au fur et à mesure que vous augmentez votre consommation de sel. Quelle que soit l'approche choisie, voici les recommandations optimales en matière de sucre à suivre:

Optez pour une consommation de 20 grammes de sucre ou moins. Consommez au maximum 20 grammes (environ 5 cuillères à café) par jour de «sucres ajoutés» ou «sucres libres» (dans les jus de fruits, les sirops et le miel). Cela ne s'applique pas nécessairement au miel sauvage cru, très riche en antioxydants. Notez que cette recommandation est indépendante des sucres naturels que vous pourriez consommer, issus des fruits, de légumes et d'autres aliments entiers. En règle générale, je recommande une règle 20/80: ne consommez pas plus de 20 grammes de sucre raffiné par jour et suivez cette règle au moins 80% du temps (huit jours sur dix, par exemple). Si vous y arrivez, vous serez sur la bonne voie pour réparer votre dépendance au sucre et améliorer votre santé.

Ne buvez jamais le sucre.
Pour commencer à supprimer le sucre de votre alimentation, commencez par abandonner toute source de sucres liquides ou libres, tels que les sodas, les jus de fruits (jus de fruits 100% bruts), les smoothies, les thés glacés sucrés, les boissons énergisantes, les boissons sportive, boissons moka et latte — même les cuillères à café de sucre que vous ajoutez à votre café. Le sucre liquide est le pire car il est absorbé plus rapidement et entraîne donc des conséquences métaboliques plus graves que les sources solides. Les 40 grammes de sucre que vous pouvez boire en quelques secondes à peine dans une canette de soda vous inondent d’une énorme charge de sucre. Tout ce sucre peut empêcher le corps de le métaboliser [correctement]. Réduire ainsi ces liquides sucrés (ou, idéalement, y renoncer complètement) vous aide à faire la différence la plus déterminante pour votre corps lors de ce changement. (Les édulcorants artificiels ne sont pas la solution non plus; lisez la suite pour en savoir plus.)

Débusquez les sucres cachés
Une fois que vous avez éliminé les sources évidentes de sucre ajouté, commencez par éviter les sucres ajoutés tels que le sirop de maïs à haute teneur en fructose et le saccharose dans d’autres aliments transformés. Des recherches ont montré que le simple fait de réduire votre consommation de fructose réduit les niveaux d'insuline et les résistances à l'insuline, qui sont chroniquement élevés. Il s'agit donc d'un changement essentiel à effectuer. (2)

Restez vigilent avec les « sucres sains »
Certaines formes de sucre sont présentées comme étant «plus saines» que d’autres, et il est vrai que cela est vrai, mais il est plus vrai de dire que certains sucres sont plus nocifs que d’autres. Physiologiquement, le fructose et le glucose sont métabolisés différemment dans l'organisme, de sorte que les sucres contenant du fructose ne sont pas les mêmes que ceux contenant du glucose pur. En dépit de leurs saveurs, textures et couleurs différentes, la valeur nutritive de la plupart des sucres est assez comparable, bien que la mélasse contienne des traces de calcium, de fer et de potassium, et que le miel possède les propriétés antioxydantes et antibactériennes les plus élevées. Et même si une quantité donnée de sucre contient le même nombre de calories (16 par cuillerée à thé), les calories provenant du fructose* sont beaucoup plus nocives. (3)
NDLR: * Il faut nuancer (…).

Le sirop d’agave portait autrefois un halo de santé en raison de son faible indice glycémique, ce qui signifie qu’il entraîne une hausse plus modérée de la glycémie lorsque vous en consommez. Mais récemment, il a été vilipendé car il contient de très grandes quantités de fructose, encore plus que le sirop de maïs à haute teneur en fructose (qui figure depuis longtemps au sommet de la liste des produits à ne pas consommer). Le problème est que le sirop d’agave et d’autres sucres contenant du fructose peuvent favoriser une inflammation malsaine et interférer avec les hormones régulant l’appétit (telles que la leptine et la ghréline), ce qui peut entraîner une prise de poids, en particulier autour du ventre. De plus, consommer beaucoup de sirop d'agave augmente probablement vos chances de développer une résistance à l'insuline, de vous exposer à un risque de diabète ou de le rendre plus difficile à contrôler si vous en souffrez déjà. En règle générale, lorsqu’il est consommé, le fructose contenu dans le sirop d’agave, le saccharose (sucre de table) ou le sirop de maïs riche en fructose pénètre dans une cellule comme un train de marchandises hors de contrôle, surchargeant le système de régulation du sucre dans le sang, provoquant un stress oxydatif, inflammation, épuisement de l'ATP (adénosine triphosphate, qui fournit l'énergie nécessaire à de nombreux processus cellulaires biochimiques) et résistance à l'insuline. C’est une cascade d’événements nuisibles, quelle que soit la façon dont vous l’appréhendez. Toute combinaison de fructose et de glucose peut déclencher cet effet domino.

Évitez les faux sucres entièrement
La plupart des substituts du sucre ne sont pas nécessairement la solution. Fondamentalement, les édulcorants artificiels induisent votre corps / votre cerveau en erreur … (…)

Gardez l’envie de sucre pour les fruits mûrs juste à point
Pendant que vous réhabilitez vos papilles gustatives, si vous commencez à avoir envie d'un fix rapide de sucre, choisissez des petites quantités de sucre sous une forme solide, puis consommez-le lentement et savourez-le! Manger un morceau de fruit mûr à point (des baies, une pêche ou une nectarine, des cubes de melon ou même une pomme ou une poire) peut aider. (Les fruits complètement ou trop mûrs ont une teneur plus élevée en sucre car ils ne contiennent pas d'amidon résistant.) De plus, la consommation de sucre avec des protéines peut augmenter le facteur de satiété et diminuer l'augmentation rapide du taux de sucre dans le sang. Une petite portion de chocolat noir avec des amandes et du sel de mer devrait faire l'affaire, car le chocolat noir apportera la douceur dont vous rêvez, le sel de mer stimulera la libération du neurotransmetteur dopamine (qui contrôle les centres de récompense et de plaisir du cerveau), et les amandes offrent une satiété durable. Avoir un shake protéiné de chocolat bio de bonne qualité (comme la marque Svelte, qui contient de la stevia au lieu de sucre) est également un bon moyen de freiner sainement vos fringales de sucre tout en favorisant la satiété (grâce aux protéines). La stévia est un composé végétal naturel consommé depuis des milliers d'années par rapport aux édulcorants de synthèse. La stevia m'a aidé quand je ressentais un besoin urgent de sucre. Quelques gorgées et mon envie sucrée se dissipaient et, au bout de quelques mois, je n’en avais même plus besoin. La stévia, à petites doses — 10 grammes par jour au maximum —peut être utilisée pour vous aider à vous sevrer d'un penchant pour les bonbons / biscuits.

Résistez aux sucres cachés dans les féculents (hydrates de carbone). Puis réduisez votre consommation de glucides raffinés tels que le pain blanc, le riz blanc, les pâtes blanches et même les légumes riches en amidon tels que les pommes de terre blanches. (Voir «Pommes de terre sans culpabilité», ci-dessous, comme seule exception.) Une autre stratégie consiste à manger un féculent sain en petites quantités, comme une tranche de pain Ezekiel (céréales germées) trempée dans de l'huile d'olive extra vierge. Ce pain sans farine fournit la «solution au sucre» (« sugar fix ») et l’huile d’olive apporte une satiété supplémentaire ainsi que des composés phénoliques sains. Un morceau de pain Ezekiel ne contient que 14 grammes de glucides (dont 3 grammes de fibres, ce qui donne une teneur nette en glucides de seulement 11 grammes par morceau). De plus, le pain Ezekiel semble provoquer moins de pic de glycémie dans le sang que d’autres pains plus raffinés, et il est également bio (il ne contient donc pas de conservateurs artificiels ni d’huiles végétales). Il contient également d'autres types de substances saines (telles que de l'orge, des lentilles et des graines de sésame bio, en fonction du pain Ézéchiel que vous achetez - la version aux graines de sésame est ma préférée!). Le fait de conserver le pain d’Ézéchiel au réfrigérateur, puis de le griller, rehausse sa saveur. Le plonger dans de l'huile d'olive extra vierge procure une excellente collation saine et rassurante sans causer les dommages d’une collation sucrée rapidement absorbée. Assurez-vous de pimenter l’huile d’olive avec du bon sel à l’ail, des épices et éventuellement une pincée de poivre avant de les tremper.

Remarque: si vous êtes diabétique ou pré-diabètique, ou si vous prenez des médicaments susceptibles de provoquer une baisse de la glycémie, assurez-vous que votre médecin sait que vous envisagez de ne pas consommer des sucres raffinés ou des féculents, surtout si vous prenez de l'insuline. Bien qu’il existe un débat sur la nécessité réelle (exigence) de glucides alimentaires, cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas de conséquences lorsque vous réduirez votre consommation (comme de l’hypoglycémie), alors assurez-vous que votre médecin est bien au courant.

POMMES DE TERRE sans culpabilité
Alors que les préparations traditionnelles de pommes de terre blanches peuvent entraîner de fortes augmentations de la glycémie, une légère modification de leur préparation vous permettra de conserver ces aliments réconfortants sur la table pour des occasions spéciales. Si vous faites un peu cuire les pommes de terre et que vous les laissez ensuite refroidir pendant huit heures au réfrigérateur avant de les manger, le processus de refroidissement transforme la fécule des pommes de terre en "fibres". (…) La cuisson puis le refroidissement des pommes de terre augmentent leur niveau d'amidon résistant, ce qui abaisse leur indice glycémique et favorise la perte de poids. Vous pouvez utiliser ce procédé avec n’importe quelle pomme de terre, blanche ou douce. Et, bien sûr, n'hésitez pas à saupoudrer généreusement votre festin de sel!

Le sel aide les mangeurs low-carb dans la gestion des tentations
Si vous essayez activement de perdre du poids, faites très attention à manger suffisamment de sel de qualité. N'oubliez pas qu'une des méthodes les plus courantes pour perdre du poids — la diminution des glucides — vous fait perdre du sel, en excrétant plus de sel qu'un régime plus équilibré pendant les trois à dix premiers jours, en particulier lorsque vous atteignez le seuil de la cétose (près de 50 grammes de glucides par jour ou moins). Lorsque votre niveau d'insuline commence à baisser, votre corps va excréter plus de sel, surtout si vous avez connu une résistance à l'insuline pendant un certain temps — c'est presque comme si vos reins devaient être reconditionnés pour réabsorber le sodium sans l'aide d'un excès d'insuline. (Vous avez peut-être déjà vécu cela sous le nom de "grippe Atkins": un régime alimentaire faible en glucides comme le régime Atkins peut provoquer une carence en sodium et en eau, entraînant des vertiges, des étourdissements et une hypotension artérielle.)

Vous souhaitez augmenter votre consommation de sel pour compenser la perte supplémentaire de sel par les reins et aider à prévenir l'augmentation ultérieure des taux d'insuline. La plupart des gens doivent boire plus d'eau et obtenir 2 000 milligrammes de sodium supplémentaires par jour — par rapport à leur consommation normale de sodium — au cours de la première semaine de restriction en glucides (environ 50 grammes de glucides par jour ou moins). Ensuite, ils devraient ajouter 1 000 milligrammes supplémentaires de sodium par jour au cours de la deuxième semaine pour faire face aux pertes de sel accrues. Ce supplément de sodium peut facilement être obtenu en consommant 3 onces de cornichons (100 gr), un cube de bouillon de poule ou de bœuf (dissous dans de l’eau chaude), cinq olives géantes, 6 onces d’huîtres ou 12 onces de chair de crabe. (1 once = 28 gr).

Si on envisageait quelques suppléments optimisant l’assimilation des glucides
En outre, si vous êtes en surpoids, diabétique ou pré-diabétique, ou si vous êtes atteint d'une stéatose hépatique, vous pouvez recevoir un boost / stimulus supplémentaire en utilisant certains suppléments tout en réduisant votre consommation de sucre.
On a constaté que la L-carnitine améliorait la stéatose hépatique, pouvait contribuer à la perte de poids et de graisse et pouvait aider à réduire la faim. (4) Prendre 1000 milligrammes de L-carnitine deux à trois fois par jour (sur un estomac vide) pendant quelques mois, peut être utile.
On a également constaté que la glycine, qui est le plus petit des acides aminés, contribue à atténuer certains dommages métaboliques du sucre. Consommer 5 grammes de glycine (de préférence sous forme de poudre mélangée à de l'eau) trois fois par jour trente à quarante-cinq minutes avant les repas peut aider à réduire l'hypertension artérielle, à améliorer la stéatose hépatique et à perdre quelques kilos en trop.
En vous assurant que vous consommez environ 1 000 milligrammes d'EPA / DHA (les ingrédients actifs de l'huile de poisson), vous augmenterez également votre capacité à brûler les graisses et vous aiderez à perdre du poids (en particulier les graisses tenaces autour du ventre et du foie).
Si votre apport alimentaire en iode est insuffisant (si vous ne mangez pas d'aliments riches en iode tels que les canneberges, les algues [comme dans les sushis] ou le yogourt), une supplémentation en iode peut être le meilleur choix. Purecaps ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] fait appel à une société tierce pour réglementer leurs suppléments. Cela peut être une bonne option, bien que seuls les professionnels de la santé soient autorisés à acheter et vendre ses produits. (6)

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Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 10:10

Étape 3 : Focus sur les aliments complets salés
Une des meilleures choses à faire en vue d’établir la correction du sel (the salt fix) consiste à obtenir un laissez-passer gratuit pour se livrer à nouveau à de délicieux aliments riches en sel. Nul besoin de sacrifier votre goût avec les fausses versions insatisfaisantes de vos aliments préférés. En fait, comme vous le savez maintenant, les versions d'aliments transformés à faible teneur en sel peuvent nuire à votre santé à long terme et augmenter le risque de maladies d'origine alimentaire, de diabète, d'obésité, de syndrome métabolique et d'hypertension. Par exemple, la sauce pour pâtes achetée en magasin est souvent chargée de sucre et n’a pas besoin de l'être. Lorsque vous suivez les principes de la solution de correction du sel, vous pouvez préparer rapidement la vôtre avec de la pâte de tomate, des tomates en dés, des herbes, de l'ail émincé, du sel selon votre goût et peut-être juste un peu de sucre ajouté. Votre version maison sera savoureuse et appétissante, et contiendra beaucoup moins de sucre que celui dans d’une conserve achetée dans le commerce.

N'oubliez pas non plus que, pour la plupart des gens, votre corps vous recommande de consommer de 3 000 à 5 000 milligrammes de sodium par jour. Si vous évitez le sel dans vos repas, vous devrez probablement consommer plus de nourriture tout au long de la journée, afin d’obtenir la quantité de sel dont votre corps a besoin. Votre corps finira par vous amener à consommer plus de sel jusqu'à ce que vous atteigniez la barre des 3 000 à 5 000 milligrammes de sodium. Ainsi, si vous consommez des versions à faible teneur en sel d'aliments, vous risquez de manger deux à trois fois plus, beaucoup plus parce que votre corps a toujours "faim" de sel. Ce qui peut évidemment signifier plus de kilos dans un proche avenir, alors essayez d'éviter les versions à faible teneur en sel sauf si votre corps vous dit qu'il en a suffisamment.

Ajouter la bonne quantité de sel à vos repas peut vous aider à mieux contrôler la composition de votre assiette. Le sel approprié peut vous inciter à augmenter votre consommation de fruits et de légumes (surtout les plus amers) en leur donnant un meilleur goût. Lorsque vous aurez plus de satisfaction à relever le goût des aliments de haute qualité, vous mangerez plus de ce qui est bon pour vous et moins de ce qui est mauvais, ce qui vous permettra d’arrêter de manger les aliments raffinés qui font grossir.

Émulez / donnez-vous envie de découvrir les cuisines les plus délicieuses du monde. De nombreuses populations ayant une alimentation riche en sel vivent longtemps et en bonne santé, notamment en France, en Italie, en Corée du Sud et au Japon. La différence est que ces cultures consomment de vrais aliments non transformés et ajoutent du sel, plutôt que de consommer des aliments transformés (qui sont aussi riches en sel). Le régime méditerranéen, largement considéré comme le plus sain pour le cœur, n’est pas pauvre en sel: pensez aux olives, aux sardines, aux anchois, aux viandes salées et salées, aux fromages vieillis, aux soupes, etc. Allez-y et ramenez ces aliments riches en sel précédemment défendus. Piochez dans les noix, les cornichons, la choucroute, les fruits de mer, les crustacés, les betteraves, les bettes à cardes, les algues et les artichauts - tous sont des sources naturelles de sodium hautement nutritives. (Bonus: beaucoup de ces aliments sont également riches en potassium, magnésium et calcium, des minéraux qui aideront à réguler votre tension artérielle.)

Cherchez des sources alternatives d'iode. Pour imiter ces cuisines riches en sel, essayez de manger des aliments entiers pouvant vous aider à couvrir vos besoins en iode, tels que produits laitiers, œufs, fruits de mer, sushis, algues, canneberges et pommes de terre qui ont été insuffisamment cuites et refroidies (voir les informations de préparation plus haut).). Tenez-vous aussi près de la nature que possible, comme manger des poissons de l'océan plutôt que ceux d'élevage, et les produits laitiers / œufs de poule élevées en pâturage.

Incorporer les sels dans chaque repas. Pour le petit-déjeuner, commencez avec des noix salées bio, particulièrement utiles si vous buvez du café, pour remplacer ce qui est perdu dans l'urine. Pour le déjeuner, créez votre propre vinaigrette faite maison avec de l'huile d'olive extra vierge (de préférence biologique), du sel d'ail biologique, du poivre et des herbes. Mélangez bien et vous avez créé une vinaigrette saine. Prenez cette délicieuse vinaigrette au sel et versez-la sur des légumes verts amers ou des salades. Vous pouvez même utiliser cette vinaigrette comme trempette pour vos viandes. Parmi les autres bonnes options pour le déjeuner, citons les viandes salées biologiques salées avec des fromages vieillis (de préférence des animaux élevés en liberté ou en pâturage) avec des cornichons biologiques ou des olives en accompagnement. Pour le dîner, si vous avez envie de plat à base de viande, utilisez de l'huile d'olive pour bien enrober les deux côtés, saupoudrez une bonne quantité de sel d'ail biologique, d'un trait de poivre et faites saisir chaque côté à feu moyen-vif; baisser ensuite la température à moyen pour éviter de trop carboniser votre viande.

Utilisez du sel pour aromatiser les aliments sans logo / sans étiquette. Le sel est le moyen de rehausser le goût de vos aliments, vous permettant de savourer des aliments amers plus sains, de préparer des vinaigrettes et des sauces maison saines et de simplement manger davantage de vrais aliments. Les vrais aliments entiers, comme les fruits, les légumes, les noix et les graines, les haricots et légumineuses et le poisson, n’ont pas besoin d’étiquettes nutritionnelles. Vous ne pouvez donc jamais vous tromper en mangeant des aliments sans étiquette. Les sels et les matières grasses d'origine naturelle peuvent faire ressortir les saveurs inhérentes aux aliments entiers et les rendre plus satisfaisants.

En particulier, les poissons de mer qui consomment des algues et ont une teneur élevée en acides gras oméga-3 et en sel, tels que le saumon, le maquereau, le thon et les sardines, favoriseront la satiété et la perte de graisse. Si votre faim est dans un état de surmenage dû à la famine interne et à des taux d'insuline élevés, la consommation de graisses saines et de protéines maigres — dans les poissons gras, les noix, le bœuf nourri à l'herbe, les fromages biologiques, les olives, etc.  — améliorera la sensibilité à l'insuline et la résistance à la leptine. (7) Et ajouter du sel à des aliments sains mais généralement moins appétissants (tels que les choux de Bruxelles, le chou et les navets) vous permettra d’en manger davantage.

Diversifiez les saveurs pour vous sevrer du sucre. Une fois que vous commencez à consommer plus d'aliments réels et moins d'éléments contenant des sucres ajoutés, votre palais s'habituera à des aliments moins sucrés. Vous allez vraiment recycler vos papilles gustatives, dans le bon sens cette fois! Et avant que vous ne le sachiez, les aliments contenant même de petites quantités de sucre ajouté qui étaient bons au goût auront un goût trop sucré - c’est une très bonne chose! La clé consiste à apprendre à faire consciemment des choix santé pour les aliments complets. Jumelez intelligemment les ingrédients et utilisez les herbes et les épices de manière stratégique. Et lorsque vous n'avez pas besoin de sel mais que vous avez besoin de plus de goût, ajoutez des épices et des herbes supplémentaires au lieu de sucre.

UTILISER DU SEL DANS LA BATAILLE
ENTRE BONNES ET MAUVAISES BACTÉRIES

Une théorie qui a gagné en popularité ces dernières années est la notion selon laquelle un déséquilibre entre les bonnes et les mauvaises bactéries dans le système gastro-intestinal - votre "microbiome intestinal" - pourrait jouer un rôle dans la définition du risque d'obésité. En termes simples, consommer beaucoup de sucre peut favoriser la croissance de bactéries intestinales nuisibles et de candida albicans (un type de levure), des microorganismes pouvant entraver l'absorption des nutriments par vos cellules, une autre forme de famine interne. ( 8 )

En revanche, le sel joue un rôle essentiel dans la promotion de la croissance de bonnes bactéries dans des aliments spécifiques, ce qui peut favoriser la santé intestinale une fois que vous avez consommé ces aliments. Par exemple, utiliser du sel marin ou de la saumure pour fermenter des aliments tels que des légumes (par exemple, lors de la préparation du kimchi ou de la choucroute) aide à préserver ces aliments naturellement et crée un environnement propice aux probiotiques (les «bonnes» bactéries). Ces bactéries favorables à la santé sont naturellement présentes dans des aliments tels que le yaourt et le kéfir, mais peuvent également être créées par le processus de fermentation. Les recherches suggèrent que la consommation régulière de probiotiques peut entraîner une amélioration de la fonction immunitaire, une meilleure santé mentale et, éventuellement, une amélioration de la capacité de contrôler votre poids.

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The salt Fix  Empty Re: The salt Fix

Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 10:13

Étape 4 : Ajouter des aliments naturellement riches en sodium
La plupart des cuisines ont un shaker de sel de table blanc sans prétention près de la cuisinière ou de la table. Nous sommes devenus tellement habitués à cela, comme notre sel par défaut, que nous pouvons parfois oublier que le sel n’apparaît pas comme par magie comme un crystal blanchi et parfaitement granulé dans la nature! Sans surprise, les types de sels les plus sains que l'on trouve dans la nature ont tendance à être épargnés par les contaminants et moins raffinés ou transformés. Le sel se décline naturellement dans de nombreuses saveurs: fumé, terreux, noisette, poivré, doux ou même sulfurique (ça sent les œufs pourris!). Expérimentez alors les différentes saveurs pour trouver votre préféré. Certains sels peuvent avoir une teneur supplémentaire en minéraux. Voici un aperçu de la répartition de certains sels «naturels» populaires et de leur comparaison avec le sel de table standard.

Types de sels :
- Redmond Real Salt : doux, en provenance de l’Himalaya. Très pur (pas d’agent anti-agglomérant), le plus naturellement riche en iode (178 mcg par 100 gr).
- Sel de la Mer Celtique : le plus naturellement riche en magnésium (40 mg) mais pauvre en iode (6 mcg). Pas d’additifs ajoutés mais de très faibles traces de métaux lourds, comme le mercure. En provenance de France.
- Sel de l’Himalaya (rose) : le plus naturellement riche en potassium (28-32 mg). peu contaminé par les ML mais contient des éléments radioactifs comme le radium, l’uranium, le polonium et le plutonium (bien que les concentrations soient inférieures à 0,001 partie par million). (15) En provenance du Pakistan, d’anciennes mers asséchées.
- Sel Hawaïen noir ou rouge. Mélangé avec des écorces de noix de coco et purifié avec du charbon de bois. Le sel noir contient un très haut indice de fer.
- Sel blanc de table (càd le chlorure de sodium) :
Profil nutritionnel: Ne contient que deux minéraux, le sodium et le chlorure, car le reste a été éliminé. Cependant, s’il est iodé, il contiendra également de l’iode, ajouté au sel de table dans les années 1920 pour prévenir le goitre (carence en iode) (hypertrophie anormale de la glande thyroïde).
Problèmes de pureté: Il est généralement très raffiné et fortement broyé, et la plupart des impuretés ont été éliminées. Le problème, c’est que le sel finement moulu a tendance à s’agglutiner, de sorte que divers additifs, appelés agents anti-agglomérants, sont ajoutés pour assurer son écoulement libre; la sécurité de certains de ces agents est discutable, mais jusqu'à présent, cela ne semble pas être une préoccupation majeure.
Récolte: exploité dans diverses régions du monde. (26)
Profil nutritionnel si sel iodé : 450 mcg d’iode. 39 % de sodium.

Comme indiqué précédemment, les quantités réelles de minéraux traces fournis par les sels de mer sont assez minimes, à l'exception de l'iode (et peut-être du calcium) contenu dans le sel Real Redmond et peut-être de la teneur en magnésium dans le sel de mer celtique et les sels de mer d'Hawaï. Si vous n’obtenez pas un apport suffisant en iode, l’utilisation de Redmond Real Salt peut présenter certains avantages. Si votre régime alimentaire manque de calcium ou de magnésium, le sel de Redmond Real et le sel de mer celtique, respectivement, peuvent offrir des avantages supplémentaires pour la santé par rapport au sel de table ordinaire. Cependant, manger de vrais aliments fournira au moins dix fois la quantité de ces oligo-éléments.

Peut-être la différence la plus significative entre le sel de table et les sels de mer populaires énumérés ici réside dans le traitement. On dit que le sel de table est blanchi (pour le rendre blanc pur) et traité avec une chaleur élevée (environ 200 ° F) et des agents antiagglomérants (pour que le sel ne s'agglomère pas). (27) Toutefois, les sels de mer semblent manquer de ce type traitement, ce qui peut fournir un niveau plus élevé d’assurance quant à leur sécurité.

Le meilleur sel (selon l’avis de DiNicalantonio) serait Redmond Real Salt pour cinq raisons principales:
1. Il semble être le moins cher des sels de mer populaires.
2. Il fournit une quantité significative d'iode.
3. Il est peut-être le moins contaminé (car il provient d'une ancienne mer morte, alors que le sel de mer celtique, par exemple, provient d'un océan fréquenté).
4. Il semble avoir moins d'éléments radioactifs que le sel de l'Himalaya.
5. Il ne se présente pas sous forme de cristaux humides (contrairement aux sels marins des océans actuels) et ne nécessite donc aucun séchage à l'air.

S'il est peu probable que votre régime alimentaire vous permette d'obtenir la quantité quotidienne recommandée d'iode (150 mcg par jour pour la plupart des gens), soit le sel Redmond Real ou le sel de table iodé peut être un bon choix pour vous. Sinon, vous voudrez peut-être compléter avec de l'iode supplémentaire. (…)
Mais ma recommandation est de d’abord tenter d’aller chercher l’iode au travers des aliments. (…)

N’acceptez pas de substituts de sel
Les personnes souffrant de problèmes rénaux ont souvent du mal à traiter le chlorure de potassium ou à se débarrasser de l'excès. Par conséquent, évitez de surcharger les reins avec du chlorure de potassium. Prenez du vrai sel.

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Message  Luc le Ven 28 Déc 2018 - 10:20

Étape 5 : Laissez le sel alimenter votre organisme pdt l’exercice
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Si vous vous êtes trouvé à court d'énergie et d'enthousiasme pour l'exercice, une fois que vous avez commencé à vous attaquer à ces problèmes diététiques fondamentaux, vous pourriez vous retrouver tout récemment énergisé et motivé pour aller à la gym.

Si vous avez été sédentaire pendant un certain temps, un bon point de départ est d’augmenter votre niveau d’activité physique (sous l’avis du médecin) avec des formes modérées d’exercice modéré, comme une marche rapide ou une promenade à vélo de vingt minutes. Mais ne vous arrêtez pas là. Mettez également en place des exercices de musculation, car soulever des poids ou faire des exercices d’endurance (utiliser des élastiques de résistance, des appareils de musculation ou votre propre poids) est l’un des meilleurs moyens d’aider à lutter contre la résistance à l’insuline. Bien que les exercices en aérobie aident votre corps à mieux utiliser l'insuline et réduisent le stockage de graisse viscérale (abdominale), les exercices d’endurance rend votre corps plus sensible à l'insuline et aide vos muscles à absorber plus de glucose (sucre) dans le sang, réduisant ainsi le taux de sucre dans le sang. Même simplement faire de l'exercice avant ou juste après avoir mangé quelque chose avec des niveaux élevés de glucides peut aider à réduire toute fluctuation de votre glycémie et de votre libération d'insuline.

Commencez lentement et à un niveau bas (intensité), et construisez à partir de là. Commencez par marcher et augmentez lentement jusqu'à faire du jogging, puis courir; Commencez avec des poids légers et augmentez lentement pour soulever des poids plus lourds. Dans une étude menée en 2012, des chercheurs de l'université de Vérone en Italie ont constaté qu'après quarante mois de formation aérobie ou de résistance pour quarante personnes atteintes de diabète de type 2, les deux groupes avaient amélioré leur sensibilité à l'insuline et réduit leur masse graisseuse abdominale. (30) (…)

Bien sûr, plus vous faites d’exercice, plus votre corps aura besoin de sel, car vous perdrez du sel par la transpiration. Il est important de noter que manger la quantité de sel appropriée vous aidera à retenir la quantité d’eau appropriée. Vous serez donc plus hydraté et aurez ainsi plus d’énergie pour faire de l’exercice. Juste 1 cuillère à café de sel améliore votre endurance; cela vous donne  beaucoup plus  de « ressort » en raison d'une augmentation de la circulation sanguine (capacité à pomper augmentée), le volume de sang dans les artères augmente à mesure que l'eau est aspirée dans les artères et vos organes sont mieux alimentés. En évitant le sel, les pratiquants avides d’exercice se limitent, ce qui augmente les effets secondaires et les risques dangereux d '«effondrement circulatoire» et diminue les gains au gymnase. Je le dis à tous mes amis athlètes: le sel est le point de départ pour des muscles plus forts, une endurance plus longue et un physique de plus en plus sculpté.

Même si vous n’êtes pas encore au meilleur de votre forme physique, manger suffisamment de sel est un excellent moyen d’augmenter votre niveau d’énergie, ce qui vous aidera à vouloir faire de l’exercice, une des meilleures choses que vous puissiez faire pour améliorer la famine interne. Mieux encore, lorsque vous cessez de restreindre votre consommation de sel, votre taux d’insuline peut commencer à baisser et revenir à un niveau normal, et votre corps commence à accéder à son énergie stockée. En d’autres termes, vous brûlerez plus de graisse! Votre corps utilisera également les calories que vous consommez des aliments comme source d'énergie, plutôt que de les stocker immédiatement sous forme de graisse. Plus important encore, vos hormones de rétention de sel vont baisser, améliorant la sensibilité de vos cellules adipeuses à l'insuline. Pour cette raison, vos cellules adipeuses peuvent commencer à absorber tout excès de graisse et de glucose - exactement là où elles sont supposées aller, plutôt que de se perdre dans votre ventre et vos organes internes. Votre cerveau deviendra plus sensible à la leptine, vos contrôles naturels de l'appétit vont revenir et vous aurez assez d'énergie pour faire de l'exercice et vous sentir bien. En fin de compte, en redémarrant votre thermostat de sel interne et en reprenant votre consommation de sel normale perdue depuis longtemps, vous aiderez à restaurer votre vitalité et votre vigueur, à éviter de réintégrer un état de famine interne, à augmenter votre métabolisme et à reprendre le contrôle de votre poids. Vous vous écartez enfin du fait d'être "mince à l'extérieur et gras à l'intérieur" et vous vous dirigez vers le fait d'être "mince à l'extérieur comme à l'intérieur"! Et, par-dessus tout, vous pourrez vous débarrasser de cette habitude de sucre toxique une fois pour toutes.

Tous ces avantages découlent directement du respect de vos envies innées de sel; profiter à nouveau de nourriture saine et réelle; et permettre à votre corps de manger le sel dont il a si désespérément envie et besoin - au lieu de vous priver de l’un des besoins les plus élémentaires de votre corps.

Une fois que vous aurez terminé ce programme, vous aurez hâte de manger des aliments sains, savoureux et sains qui favorisent votre santé. Vous serez libéré de la faim sans fin et des envies de sucre destructrices. Vous apprendrez à écouter votre thermostat à sel; vous doserez de manière appropriée pour atteindre des performances optimales et ferez attention aux gaspilleurs qui peuvent s’infiltrer dans votre style de vie, tels que la caféine, la transpiration abondante et les médicaments. Au fil du temps, vous développerez un sens intuitif lorsque vous aurez besoin d’une poignée de sel supplémentaire. Vous vivrez en harmonie avec votre corps.

Pas mal pour un peu de sel, hein?

Le sel  m’a permis de continuer à pratiquer le fitness en salle (encart)
J'ai réappris cette leçon à la dure. Il y a quelques années, cela faisait huit mois que j'étais au gymnase. (Je m'étais arrêté à la fin de l'été et je n'avais soulevé que des poids légers chez moi pendant les huit mois de l'hiver.) Le premier jour de mon retour, j'ai demandé à la femme à la réception si je pouvais m'inscrire pour une autre année et elle m'a dit de faire ma séance d’entraînement et me proposa de me réinscrire après la séance. Après environ une heure de levée de poids, je retournais au bureau lorsque je me sentis très étourdi, au point où la pièce avait l’air de tourner. J'ai dit à la femme que je devais m'asseoir une seconde mais je ne voulut pas lui faire savoir à quel point je me sentais vraiment mal.
Eh bien, il n'y eut pas moyen de le cacher- je me suis immédiatement effondré sur un banc de musculation, la tête la première, à cause de l'épuisement de mon corps. (…)
Après environ trois minutes d'épuisement complet et d'incapacité à bouger, j'ai eu assez de force pour retourner au bureau, et c'est à ce moment-là que je me suis souvenu: j'avais oublié de prendre du sel avant mon entraînement!
Le lendemain, avant d'aller au gymnase, j'ai avalé une bonne cuillerée à thé de sel d'ail sec, puis je pris une bonne rasade d’eau. Je me suis immédiatement senti revigoré. Au gymnase, non seulement j'ai été capable de soulever plus lourd, plus longtemps et avec plus d'intensité ; j'ai sprinté pendant un kilomètre et demi après mon entraînement sans ressentir le moindre épuisement. Comparez cela avec la veille, lorsque j’avais terminé mon entraînement non pas avec une course, mais avec une quasi-perte de conscience!
Fin du chapitre 8.
À suivre : épilogue.

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The salt Fix  Empty Problème de tension ou problème hormonal !?

Message  Luc le Sam 29 Déc 2018 - 8:40

Épilogue « The salt Fix »


 Le moment est venu d'accueillir le sel à la table et de le considérer comme un moyen d'aider votre corps à mieux se sentir et à mieux fonctionner. Nous devons dépasser l’hypothèse obsolète et réfutée, au sujet de la pression sanguine causée par le sel, et examiner ce que le sel a fait pour nous tout au long de l’évolution humaine. Nous devons nous rappeler:

Le sel donne un bon goût à la nourriture. En consommant plus de sel, vous pouvez manger des aliments plus sains, souvent amers et grandement améliorés par le sel. Le sel est notre porte d'entrée pour manger sainement. Lorsque vous consommez des aliments sains contenant beaucoup de magnésium, de calcium et de potassium, le sel ne devrait pas augmenter la tension artérielle.

La restriction en sel peut faire baisser la tension artérielle - mais ce n’est pas une bonne chose! Une réduction de la pression artérielle avec restriction de sel n’est pas nécessairement saine. Il indique généralement des problèmes de faible volume sanguin ou de déshydratation. Ainsi, alors que votre tension artérielle est peut-être plus basse, votre circulation sanguine est en baisse, vos organes travaillent plus fort, et l'apport en oxygène et en nutriments à vos organes est en panne - le contraire de la santé à long terme que les lignes directrices prétendent protéger.

La restriction de sel augmente la fréquence cardiaque. Toute réduction de la pression artérielle liée à la déshydratation que vous pourriez obtenir avec la restriction en sel va être compensée par une augmentation plus importante de la fréquence cardiaque. Ainsi, même si votre pression artérielle diminue de 2%, la fréquence cardiaque de la plupart des gens augmente de 10%. Cette augmentation de la fréquence cardiaque est probablement plus dommageable que la légère baisse de la pression artérielle, augmentant la quantité de stress sur le cœur et les artères et pouvant conduire à une hypertension, une insuffisance cardiaque et des événements cardiovasculaires.

La restriction de sel augmente les niveaux d'hormones nocives. Limiter la consommation de sel augmente les niveaux d'hormones connues pour agrandir et rigidifier le cœur et les artères. En d'autres termes, manger plus de sel peut prévenir le développement de l'hypertension et de l'insuffisance cardiaque, alors que limiter le sel peut en réalité causer ces maladies! Les régimes pauvres en sel augmentent également votre risque d'obésité en augmentant [indirectement] les niveaux d'insuline. En termes simples: manger plus de sel peut nous garder mince.

Le sel peut constituer une solution plutôt qu'une cause de crise liée aux maladies chroniques dans notre pays. Nous avons constaté qu’une faible consommation de sel pourrait favoriser la prise de poids, l’hypertension, le diabète de type 2, les problèmes rénaux, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, les troubles de la thyroïde, les chutes et les blessures, voire la mort prématurée. Il est important de garder à l'esprit que les mêmes risques existent lorsque l'on vit dans un État dépourvu de sel, que ce soit parce que vous avez scrupuleusement respecté les consignes relatives à la faible teneur en sel, que vous êtes sportif, que vous avez un problème de santé ou que vous prenez un médicament. Cela épuise le sel de votre corps. Nous devons commencer à réfléchir soigneusement et de manière critique au niveau de sel dans notre corps plutôt que d'essayer de contrôler notre consommation de sel. En effet, au lieu de publier des directives limitant la quantité de sel dans les aliments transformés, la FDA devrait renoncer totalement à la limitation du sel. Cela évitera aux fabricants d’aliments d’être contraints de substituer à leur place d’autres substances potentiellement plus dangereuses, telles que des conservateurs artificiels ou du sucre. Jusqu'à ce que la FDA reçoive une note de service, voici quelques moyens par lesquels nous pouvons tous lutter contre la propagande à faible teneur en sel.

QUE POUVEZ-VOUS FAIRE?
 Commencez à manger de vrais aliments et à saler à votre goût.
 Parlez à vos amis et à votre famille des idées contenues dans ce livre.
 Discutez des idées contenues dans ce livre avec vos soignants.
 Arrêtez de manger du sucre raffiné, qui est le véritable responsable de l'hypertension.
(…)
En attendant, nous devrions tous nous concentrer sur la limitation de notre consommation de cristaux blancs plus nocifs - le sucre - pour préserver notre tour de taille, notre santé et notre longévité. Même si consommer beaucoup de sucre ne conduit pas à l’obésité, votre « bouche sucrée » peut vous tuer silencieusement et furtivement en déclenchant une inflammation chronique de votre corps, en faisant des ravages avec vos hormones, en provoquant un stress oxydatif et en déclenchant d’autres formes de maladies coronariennes ou de dommages inflammatoires pouvant augmenter vos risques de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral, de développer une hypertension artérielle ou un diabète de type 2, ou de contracter la maladie d'Alzheimer, une stéatose hépatique ou certaines formes de cancer. Rien de bon ne vient jamais en consommant des quantité de sucre.

Et pourtant, il est difficile de résister - et les fabricants de produits alimentaires le savent bien. Leur objectif est de créer des aliments transformés et emballés qui sont intrinsèquement irrésistibles pour que vous reveniez – de sorte qu'ils ajoutent systématiquement, consciemment et délibérément du sucre à leurs produits. Les politiques gouvernementales doivent cesser de subventionner les mauvais aliments et commencer à soutenir des aliments sains. (…)

Tant que les facteurs dissuasifs ne deviendront pas une réalité, il existe de nombreuses façons différentes de se débarrasser des habitudes sucrées, comme vous l'avez vu dans ce livre. L'une des plus puissantes et percutantes consiste à simplement manger plus de sel. (…) Rappelez-vous: vous pourriez vivre le reste de votre vie sans ajouter du sucre, mais vous ne pourrez pas rester en vie très longtemps sans sel.

Espérons que le vent tourne et que les décideurs de notre politique de santé publique le reconnaissent. Nous avons besoin de supprimer le sucre et devrions commencer à célébrer le sel. J'appelle chacun de nous, particuliers, parents, médecins, décideurs, à moins se préoccuper du sel et à accorder une plus grande attention au sucre, le cristal blanc véritablement toxique. Notre avenir en dépend.

Pendant ce temps, profitez à chaque repas, sans culpabilité, de l’une des garanties de santé les plus anciennes et les plus agréables de la nature. Sortez la salière - pour vos papilles gustatives et votre santé!

Commentaire (NDLR) : On vérifie qu’on a un apport approprié des électrolytes (Ca Mg K Na P) avant de foncer tête baissée. Si vous mangez du fait-maison, avec un apport de fruits et surtout de légumes, cela devrait bien se présenter (…).

Fin du compte-rendu du livre.
Vous pouvez maintenant poser des questions ci-dessous ou ajouter un commentaire si vous le souhaitez.

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The salt Fix  Empty L'eau suit le sodium

Message  Luc le Sam 29 Déc 2018 - 8:45

"Tentative" pour expliquer le "mécanisme"
L'eau suit le sodium, nous dit-on,  mais encore …
Voici ce que j’ai « capté », sauf erreur et omission, comme on dit généralement. Notez bien que je n’ai pas la prétention d’avoir tout capté, hein ! je n'ai pas eu de formation en chimie, ou presque.
Vocabulaire
Osmose – pression osmotique :  Diffusion passive au travers d’une membrane semi-perméable, d’un liquide (généralement de l’eau), depuis le milieu le moins concentré (hypotonique) vers le milieu le plus concentré (hypertonique). On parle de pression osmotique. Lorsque la pression est identique de part et d’autre de la membrane cellulaire, le milieu est dit isotonique (égal).
L'eau a tendance à se déplacer d'une zone où il y a moins de soluté (concentration plus faible = hypotonique) vers la zone où il y a plus de soluté (concentration plus forte).

Soluté : Corps dissous dans un solvant. Le sodium se dissout dans l’eau en Na+ et Cl-.
• Si une cellule est placée dans une solution hypotonique, l'intérieur de la cellule aura plus de solutés que la solution, de sorte que de l'eau s'y précipitera et la fera gonfler et / ou entrainera la lyse (destruction par lyse).
• Si une cellule est placée dans une solution isotonique, l'intérieur de la cellule aura la même concentration en ions que la solution, il n'y aura donc pas de mouvement net d'eau dans ou hors de la cellule. En théorie, s’il n’y a pas de perturbateur.
Vocabulaire : un ion est un oligo-élément avec une charge électrique positive.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
• Si une cellule est placée dans une solution hypertonique, il y a plus d'eau présent à l'intérieur de la cellule que dans la solution externe, de sorte que l'eau quitte la cellule et la cellule devient crénée (rabougrie) (la membrane de la cellule a tendance à se rétrécir).

On résume : La cellule a tendance à rétrécir ou à gonfler lorsqu’elle est placée dans un milieu liquide. L’équilibre est atteint – la cellule est dite alors hydratée / alimentée – lorsque  le sodium et le potassium, essentiellement ces 2 minéraux mais pas que, sont en équilibre (chimique et électrique). Le milieu est dit alors isotonique.


Suite sur le post suivant.


Dernière édition par Luc le Sam 29 Déc 2018 - 19:57, édité 2 fois

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The salt Fix  Empty Chimie des électrolytes

Message  Luc le Sam 29 Déc 2018 - 16:48

*) Ajuster le volume
Une cellule peut réguler son volume en ajustant les concentrations de sodium dans et autour de la cellule.
• Si les niveaux de sodium sont trop bas, l'hormone antidiurétique (ADH) et l'aldostérone sont sécrétées. ADH est aussi appelé vasopressine. Cela rend la membrane plus perméable à l’eau (augmente la réabsorption d’eau), ce qui entraîne une diminution du débit urinaire. Vous urinez moins car le corps retient l’eau.
NB : C’est ce qui se passe quand vous avez pris une cuite, car l’alcool occupe la place de l’eau. Vous êtes alors déshydraté et vous manquez de sodium. Finissez la soirée (les 2 dernières heures) à l’eau, puis prenez ½ càc de sel (2 grammes) dans 100 ml d’eau en rentrant. Sinon, l’aldostérone va rétracter vos vaisseaux sanguins (pour augmenter la pression sanguine) et vous allez augmenter vos « chances » de choper un mal de crâne au lever.
• Si les niveaux de sodium sont trop élevés, le peptide natriurétique auriculaire (ANP) est sécrété. (1)
Une variation extrême de l'osmolarité provoquera donc le rétrécissement ou le gonflement des cellules, endommageant ou détruisant la structure cellulaire et perturbant le fonctionnement cellulaire normal. (2) Pour éviter cela, surveillez l’apport des électrolytes.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Suite à la page suivante ...


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