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Résistance à l'insuline réversible

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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Glucides raffinés et impact sur le diabète

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 8:59

POURQUOI RÉDUIRE LES GLUCIDES RAFFINÉS
En 2001, dans une revue critique des graisses alimentaires et des maladies cardiovasculaires, le Dr Walter Willett, de la School of Public Health de l’Université Harvard, a noté qu’il est «maintenant de plus en plus reconnu que la campagne qui faisait la promotion du “faible en gras” était basée sur très peu de preuves scientifiques et qu’elle pourrait avoir causé des conséquences fortuites sur la santé (18)». En outre, comme le démontre la figure 14.2, tirée de la Nurses’ Health Study, une très vaste étude d’observation à long terme de l’Université Harvard, il a été découvert une corrélation claire entre les charges glycémiques élevées dans l’alimentation et le risque de maladie du cœur (19). Le sucre et les glucides raffinés ont une charge glycémique élevée, ce qui cause une augmentation du glucose sanguin et du risque de diabète de type 2. Cela augmente par la suite de façon significative le risque de maladie du coeur.
Figure 14.2 Charge glycémique plus élevée = plus grand risque de maladie du cœur (20)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Un examen approfondi effectué en 2013 a permis de conclure que certains régimes alimentaires permettent un meilleur contrôle de la glycémie (21). Il a été prouvé que quatre d’entre eux étaient bénéfiques: le régime faible en glucides, le régime à faible indice glycémique, le régime méditerranéen et le régime riche en protéines. Ces quatre régimes ont une caractéristique commune: ils réduisent les glucides alimentaires à divers degrés (22).

Figure 14.3 Consommation de macronutriments aux États-Unis – 1965-2011 (23)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Les données provenant du National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) démontrent qu’entre 1965 et 2000, lors des épidémies jumelles d’obésité et de diabète de type 2, les Américains mangeaient principalement plus de glucides et moins de graisses alimentaires sur le plan du pourcentage de l’alimentation, conformément aux directives alimentaires (24).
Les grains et les sucres raffinés sont les principales sources de glucides, et tous les régimes faibles en glucides devraient les restreindre. Mais il faut faire une distinction supplémentaire entre les glucides non raffinés, comme les pommes de terre et les fruits, et les glucides raffinés, comme les sucres ajoutés et la farine, parce que plus l’apport de glucides raffinés est élevé, plus le risque de diabète est élevé (25). C’est que les glucides raffinés causent une augmentation du glucose sanguin plus importante et plus rapide que les glucides non raffinés. Cet effet devient évident quand on s’intéresse à la charge glycémique. Les aliments non raffinés ont une charge glycémique faible, malgré une quantité similaire de glucides alimentaires.

Figure 14.4 Charge glycémique de différents glucides (26)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Cette distinction explique pourquoi certaines sociétés traditionnelles peuvent avoir une alimentation à base de glucides sans souffrir de maladies. Par exemple, les habitants de Tukisenta, une tribu montagnarde de la Nouvelle-Guinée, tire 94,6% de son apport énergétique de glucides entiers non transformés, alors que les Okinawaïens, un groupe qui vit sur une petite île du sud du Japon, ont une alimentation traditionnelle composée à presque 85% d’amidon. Les deux groupes mangent surtout de la patate douce. Les sucres et les grains raffinés comme la farine (27) étant pratiquement exclus, le diabète de type 2 est presque inexistant. L’alimentation des Autochtones de Kitava, une petite île au large de la Nouvelle-Guinée, est composée à 69% de glucides, qui proviennent surtout de tubercules (patate douce, manioc et igname), de noix de coco et de fruits, mais leur taux d’insuline moyen est plus faible que celui de 90% des Suédois
(28).

Autrement dit, un apport plus élevé en glucides ne mène pas nécessairement à des taux d’insuline plus élevés. Le raffinement et la transformation jouent un rôle en augmentant l’effet de l’insuline. Enlever les fibres naturelles, le gras et les protéines des aliments en ferait des glucides purs concentrés, une forme qu’on ne trouve pas dans la nature. Broyer ces glucides en une poudre fine (comme la farine) augmente la vitesse de digestion, ce qui entraîne des pics de glycémie plus élevés. Parallèlement, nous avons tendance à manger plus de glucides raffinés parce que l’effet rassasiant des protéines, des fibres et du gras a été perdu. Le fructose joue un rôle dominant dans le développement de la stéatose hépatique, dans la résistance à l’insuline et dans l’hyperinsulinémie, et on notera que les sociétés traditionnelles ne consomment que peu ou pas de sucres ajoutés.

La dysfonction principale du diabète de type 2 est l’hyperinsulinémie, qui peut être ou non due à une alimentation trop riche en glucides. Renverser ou prévenir le diabète de type 2 est synonyme d’abaisser le taux d’insuline, et même les régimes alimentaires riches en glucides peuvent atteindre ce but.

Néanmoins, éviter le sucre et les glucides raffinés reste la pierre angulaire du succès. Les études prouvent que le régime méditerranéen, à teneur réduite en glucides et plus riche en matières grasses, réduit le besoin de médication de 59%, un résultat saisissant (29). En reconnaissant les bienfaits potentiels de la consommation de gras naturels et de la réduction des sucres ajoutés, des glucides transformés et raffinés, nous sommes sur la bonne voie pour réduire et renverser le diabète de type 2.






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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Le diabète de type II est réversible

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 9:04

DÉBARRASSEZ-VOUS DU SUCRE, VOUS VOUS DÉBARRASSEREZ DU DIABÈTE
Nous savons que l’essence même du diabète de type 2 est un surplus de sucre dans le corps, pas seulement dans le sang. Une fois que nous comprenons ce paradigme de base, la solution est immédiatement évidente. Si le problème est qu’il y a trop de sucre (glucose et fructose), deux traitements fonctionneront. Et par chance, ils ne comprennent pas d’intervention chirurgicale ni de médication:
1. arrêter d’ajouter du sucre (régime faible en glucides, jeûne intermittent);
2. brûler le sucre restant (jeûne intermittent).
Bref, une solution naturelle, sans médicaments, est à notre portée pour traiter le diabète de type 2.
Un régime qui élimine le sucre court-circuite le cercle vicieux où le surplus de glucose mène à la résistance à l’insuline, à la toxicité de l’insuline et à la maladie. Rappelez-vous que manger provoque une sécrétion d’insuline, mais les différents macronutriments ont besoin de différentes quantités d’insuline. Les gras sont décomposés en acides gras, qui n’ont pas besoin d’insuline pour être bien métabolisés. Les protéines sont décomposées en acides aminés, qui ont besoin de peu d’insuline pour leur permettre d’être transformés par le foie. Les glucides monopolisent l’insuline. Ils sont décomposés en glucose, qui a besoin d’insuline pour pénétrer dans les cellules. Le fructose, que l’on trouve dans le sucre et dans le sirop de maïs à haute teneur en fructose, cause directement la résistance à l’insuline, qui mène à l’hyperinsulinémie. En raison de sa voie métabolique unique, le fructose est beaucoup plus susceptible que le glucose de causer une résistance à l’insuline
.

Il existe de nombreuses raisons de recommander un régime alimentaire faible en glucides pour le diabète de type 2 (30). Mais vous n’êtes pas tenu de me croire sur parole. Les régimes faibles en glucides existent sous plusieurs formes depuis des siècles et remontent aux écrits de William Banting, en 1863 (31). Partout dans le monde, les médecins reconnaissent graduellement le pouvoir considérable des changements sur le plan alimentaire afin d’influencer le traitement du diabète.

J’ai demandé au Dr David Unwin, le lauréat en 2016 du prestigieux prix anglais National Health Service Innovator of the Year Award, de contribuer à cette section du livre. Il m’a envoyé par courriel la description qui suit de son expérience en tant que médecin dans le nord de l’Angleterre.
Le labo m’a appelé d’urgence à propos d’une glycémie extrêmement élevée. Je me suis précipité chez ma patiente et suis arrivé alors qu’elle s’apprêtait à dîner, cuillère à la main avec deux gros bols devant elle: l’un contenait de la crème glacée à la vanille et l’autre, du pouding au riz avec beaucoup de pastilles de chocolat. Je lui ai imposé un choix difficile: manger moins de sucre ou commencer à prendre de l’insuline à vie. Une semaine après avoir choisi un meilleur régime alimentaire, sa glycémie était redevenue normale. Son cas semble évident, mais je me demande si nos choix sont toujours aussi clairs?

Pendant les deux premiers tiers de ma carrière de médecin, j’ignorais le pouvoir tout simplement spectaculaire de la restriction sévère du sucre. Ce sont en fait mes patients qui m’ont appris cette leçon déterminante. L’une d’entre eux a décidé de renoncer au sucre alimentaire et a rapidement perdu 23 kg (50 livres). Elle a normalisé sa glycémie et sa pression artérielle, et n’a plus eu besoin des quatre médicaments qu’elle aurait dû prendre à vie. Des années plus tard, âgée de soixante-dix ans, elle est en santé, forte, et se déplace partout à vélo. Étrange, me suis-je dit. J’avais parlé à tout le monde de la nature chronique et progressive du diabète tout en augmentant les doses des médicaments. Une autre patiente venait tout juste de cesser de prendre ses médicaments contre le diabète. Inquiet, je l’ai appelée en rendez-vous. Elle avait perdu tellement de poids et semblait si jeune que je pensais ne pas voir la bonne patiente. Elle avait commencé à suivre un régime alimentaire faible en glucides où le sucre et toutes les sources de glucose étaient fortement restreintes. Les tests sanguins ont confirmé que son diabète était en rémission totale.

Une semaine plus tard, un article du British Medical Journal a attiré mon attention. Le pain cause une hausse plus importante de la glycémie que le sucre ordinaire. Sceptique, j’ai découvert depuis, à mon plus grand étonnement, que c’est un fait! Les féculents comme le pain, les céréales, le riz ou les pommes de terre sont du sucre «concentré», leur digestion produit d’énormes quantités de glucose. L’indice glycémique prédit comment divers aliments contenant des glucides vont affecter la glycémie. Le fait de changer l’échelle en équivalents de cuillères à thé de sucre a mené à des résultats surprenants. (Note: à titre d’illustration seulement. Les aliments présentés ne sont pas identiques au sucre, puisque le sucre de table contient du fructose et du glucose.)

Fort de ces nouvelles connaissances, j’ai commencé à traiter tous mes patients diabétiques motivés à l’aide d’un régime alimentaire faible en glucides. Jusqu’à présent, après quatre ans, 160 patients l’ont essayé, et les résultats sont stupéfiants:
• Perte de poids moyenne de 9 kg (20 livres)
• Amélioration moyenne du taux d’HbA1C de 18 mmol/mol dans les cas de diabète de type 2.
Figure 14.5 Comment les aliments affectent la glycémie: une comparaison (32)
en cours ... (ça rame)

Plutôt que de donner des conseils aux patients, nous leur avons donné des renseignements, puis nous leur avons demandé s’ils étaient prêts à changer. Le nouveau diagnostic de diabète est une occasion stratégique d’offrir une thérapie alimentaire plutôt que la prise de médication à vie. Le moment de donner de l’insuline est une autre occasion.

Quand on leur a donné les bons renseignements et le choix, pas un seul patient n’a choisi de prendre des médicaments à vie plutôt que de changer son alimentation. Et cette façon de faire n’a pas entraîné qu’une amélioration sur la santé des patients, elle a aussi permis des économies substantielles. Nous économisons maintenant plus de 50.000 £ (environ 86.600 $ CA) par année en médicaments contre le diabète, comparativement à la moyenne au Royaume-Uni. Une meilleure santé pour moins cher.

En 2016, nous avons collaboré avec le brillant personnel de Diabetes.co.uk afin de produire un module didactique accessible gratuitement en ligne. On y trouvait des conseils pleins de bon sens.
- Remplacez les glucides par des légumes verts et des légumineuses à grains (légumineuses).
- Consommez de l’huile d’olive, des noix et d’autres gras saturés sains.
- Évitez les sucres ajoutés
.

Pendant la première année, 170 000 personnes ont utilisé ce module en réaction aux conseils diététiques officiels du National Health Service. Après avoir adopté une approche faible en glucides, les patients ont perdu en moyenne 8 kg (18 livres). Plus de 70% des patients ont constaté une amélioration de leur glycémie, et un patient sur cinq n’avait plus besoin de prendre de médicaments contre le diabète. Incroyablement, ces bienfaits étaient gratuits et se manifestaient en seulement dix semaines (33)!

Le Dr Osama Hamdy, le directeur médical du Obesity Clinical Program, au mondialement renommé Joslin Diabetes Center de l’Université Harvard, prescrit beaucoup, depuis 2005, des régimes faibles en glucides pour traiter le diabète de type 2 (34). Il écrit: «Il est évident que nous avons fait une énorme bourde en recommandant une hausse des charges de glucides.» Augmenter les glucides alimentaires raffinés cause naturellement une hausse de la glycémie, alors que la glycémie a déjà atteint un niveau toxique. Le Dr Elliott Joslin lui-même a traité avec succès le «diabète gras» (ou diabète de type 2) à l’aide d’un régime qui ne contenait que 2% de glucides. Pendant plus d’une décennie, les recommandations du programme de gestion du poids du Joslin Center étaient de réduire l’apport en glucides raffinés pour atteindre moins de 40% des calories totales. Le résultat? Les clients ont perdu plus de 4 536 kg (10 000 livres), contrôlé leur diabète et réduit leur médication.



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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Évitez le fructose ajouté et modérez-le

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 9:11

TROIS RÈGLES POUR RENVERSER LE DIABÈTE DE TYPE 2
Une fois que nous avons compris comment le diabète de type 2 et la résistance à l’insuline se développent, nous pouvons mettre en place des stratégies qui ont des chances raisonnables de les renverser. Voici mes trois règles alimentaires pour faire baisser la glycémie, réduire l’insuline et renverser le diabète de type 2.
Règle 1: évitez le fructose [ajouté, ou l’excès de fructose, ndlr]

La règle la plus importante est d’éliminer tous les sucres ajoutés de votre alimentation, sans exception. Rappelez-vous que la résistance à l’insuline est le résultat d’un «foie gras» qui devient surchargé et qui est incapable d’accepter plus de glucose. Les déterminants essentiels de la stéatose hépatique ne sont pas que les glucides; il y a aussi le fructose contenu dans le saccharose (sucre ordinaire) et le sirop de maïs à haute teneur en fructose.
Figure 14.6 Les principales sources alimentaires de fructose (35)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Souvenez-vous que toutes les cellules du corps peuvent aider à disperser le glucose, mais que le foie est le seul organe capable de métaboliser le fructose*. Il est donc beaucoup plus probable que le fructose cause une stéatose hépatique que le glucose. Puisque le saccharose est composé également de glucose et de fructose, il est la cause première de la stéatose hépatique. Le fructose pur n’est généralement pas disponible, mais on en trouve dans certains aliments transformés.
*NDLR: C'est faux; c'est ce qui est généralement admis. Mais c'est le foie qui est l'organe principal pour métaboliser et stocker le fructose. "On" en parlera plus tard sur un autre post, avec des références à l'appui, en expliquant pourquoi et comment.

Certains aliments évidents à éliminer sont les boissons sucrées, y compris les boissons gazeuses, les thés glacés, les boissons pour sportifs, les mélanges de boissons alcoolisées, les jus, les boissons fouettées, les boissons au café et l’eau aromatisée. Ces liquides sont pleins de sucre. Les biscuits, les gâteaux, les desserts, les muffins, les petits gâteaux et la crème glacée sont d’autres sources de sucre évidentes.

Pratiquement tous les aliments transformés contiennent des sucres ajoutés simplement parce qu’ils rehaussent la saveur et la texture et ne coûtent presque rien. Vérifiez les étiquettes sur les produits à base de viande; on ajoute souvent du sucre à la sauce ou pendant la transformation. Le sucre est souvent caché dans les condiments (ketchup, relish), dans les sauces à spaghetti ou aux tomates, dans les yogourts aromatisés, dans les sauces à salade, dans les sauces barbecue, dans la compote de fruits et dans les mélanges d’épices. Les céréales et les barres céréalières sont habituellement très riches en sucre. Et posez la question sur vos repas au restaurant; on ajoute souvent du sucre même dans les plats salés parce que c’est une façon peu chère de rehausser la saveur de tous les aliments.

Et les fruits
? En vérité, sur le plan chimique, il n’y a pas de différence entre le fructose contenu naturellement dans les fruits et le fructose contenu dans le saccharose. Comme pour toute chose, c’est la dose qui fait le poison.

Mon meilleur conseil est d’éviter de consommer des quantités excessives de fruits, particulièrement parce que bon nombre de variétés modernes sont maintenant vendues toute l’année et ont été conçues pour être plus sucrées que par le passé. Les fruits séchés sont habituellement riches en sucre et il est probablement judicieux d’éviter les raisins secs, les canneberges séchées, les pâtes de fruits et ce genre de produits.

Et les édulcorants artificiels? Je conseille à mes patients d’éviter tous les édulcorants, qu’ils contiennent des calories ou non. La logique est simple. Si les édulcorants non caloriques pouvaient vraiment réduire l’obésité, nous ne ferions pas face à une épidémie. Nous avons largement utilisé ces produits chimiques dans notre alimentation pendant des décennies, et les données empiriques sont claires: les édulcorants artificiels ne sont pas mieux que le sucre. Évitez-les tous.


Dernière édition par Luc le Mar 15 Oct 2019 - 22:24, édité 1 fois

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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Réduisez les apports en glucides à 40 % maxi.

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 9:15

Règle 2: réduisez votre apport en glucides raffinés et consommez des matières grasses naturelles
L’hyperinsulinémie et la stéatose hépatique sont les problèmes qui mènent au développement du syndrome métabolique et de l’obésité. Puisque, de tous les groupes alimentaires, ce sont les glucides raffinés qui causent la plus grande hausse des taux d’insuline, il est logique d’en consommer moins. La plupart des produits transformés à base de blé, de maïs, de riz et de pommes de terre font partie de ce groupe.

Réduisez votre consommation ou évitez de consommer des produits raffinés à base de blé comme le pain, les pâtes, les gaufres, les muffins, les biscuits et les beignes. Limitez votre consommation de produits à base de maïs comme le maïs soufflé, les croustilles de maïs et les tortillas. Et ne consommez le riz blanc, un glucide raffiné, qu’en petites quantités. Le sirop de maïs à teneur élevée en fructose contient 55% de fructose, ce qui signifie qu’il s’agit de sucre et non de maïs. On en trouve dans bon nombre d’aliments transformés alors qu’il devrait être évité
.

Rappelez-vous que les glucides ne sont pas des aliments intrinsèquement mauvais. De nombreuses sociétés traditionnelles avaient une alimentation riche en glucides et se portaient bien. C’est le processus de transformation qui est le principal problème. Retirer toutes les matières grasses naturelles et les protéines pour ne laisser que des glucides purs n’est pas naturel, et nos corps n’ont pas évolué pour s’adapter à ce changement. Même certains produits à base de blé ou de grains entiers peuvent être hautement transformés. De toute façon, la clé est la réponse insulinique à ces aliments; les glucides entiers non raffinés sont loin de causer la même réponse insulinique que la farine blanche.

Remplacez ces glucides raffinés par des poissons gras, de l’huile d’olive, des avocats et des noix. Les graisses saturées que l’on trouve dans le bœuf, dans le porc, dans le bacon, dans le beurre, dans la crème et dans les noix de coco sont des gras sains. Les œufs sont un choix judicieux, tout comme la plupart des poissons et fruits de mer.

Néanmoins, tous les gras ne sont pas bénins. Les huiles de grains transformées industriellement, hautement raffinées et riches en oméga-6 ne sont pas recommandées, parce qu’elles peuvent causer une inflammation et nuire à la santé. Ces huiles comprennent l’huile de tournesol, de maïs, de canola, de carthame et les huiles végétales. En particulier, n’utilisez pas ces huiles végétales à feu élevé parce qu’elles libèrent des produits chimiques néfastes appelés aldéhydes quand elles sont chauffées. Restez loin des aliments frits et de toutes les graisses et huiles hydrogénées (gras trans).

Le régime que je recommande a été appelé un régime faible en glucides et riche en bons gras naturels (LCHF*). Il est conçu pour garder la glycémie basse, pour faire diminuer le taux d’insuline et ainsi brûler plus de gras. Le résultat? Une perte de poids et une réduction du diabète.
* LCHF = Low Carbs – High Fats


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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Mangez des aliments peu ou pas transformés

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 9:19

Règle 3: mangez de vrais aliments
Comme je l’ai mentionné, il existe de bons et de mauvais gras. Il existe de bons glucides et de mauvais glucides. Quel est l’élément distinctif? Le raffinage et la transformation.
Nos corps ont eu des millénaires pour s’adapter aux aliments à leur état naturel. Certaines sociétés traditionnelles, comme les Autochtones vivant dans le Grand Nord, peuvent donc avoir une alimentation à base de viande pure. Et d’autres, comme celle qui vit sur l’île japonaise d’Okinawa, peuvent avoir une alimentation riche en glucides. Parce que leurs aliments ne sont pas raffinés ni transformés et parce qu’ils contiennent peu ou pas de sucre, aucune de ces populations n’a traditionnellement eu de problèmes de glycémie élevée, d’obésité ou de diabète de type 2. Cependant, quand les sociétés traditionnelles ayant un régime traditionnel commencent à consommer des aliments hautement transformés et du sucre, l’obésité et le diabète de type 2 suivent de près (36).
Après tout, on ne cueille pas de petits pains dans les arbres. On ne fait pas pousser de bouteilles d’huile végétale. La règle la plus importante de toutes est de ne manger que de vrais aliments. Si ce que vous mangez ne ressemble pas à ce qu’on trouve dans la nature, ce n’est probablement pas bon pour vous.

UNE QUATRIÈME RÈGLE, AU CAS OÙ LES TROIS AUTRES NE SERAIENT PAS SUFFISANTES
Certes, éviter le fructose, suivre un régime LCHF et consommer de vrais aliments est un bon départ, mais ces mesures ne sont souvent pas suffisantes pour stopper ou renverser le diabète de type 2. La maladie peut mettre des décennies à se développer, et le cercle vicieux de l’hyperinsulinémie et de la résistance à l’insuline peut continuer même si vous suivez toutes les règles.

Et si ces simples changements n’étaient pas suffisants? Comme pour de nombreuses solutions, la réponse n’est pas nouvelle. C’est l’intervention diététique la plus ancienne, dont le pouvoir nettoyant a été exploité par pratiquement toutes les religions du monde, elle est gratuite et on peut la pratiquer partout. De quoi je parle? Du pouvoir du jeûne.


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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Re: Résistance à l'insuline réversible

Message  Luc le Lun 14 Oct 2019 - 9:19

Sources et références
Chapitre 14 – Les régimes pauvres en glucides
1. Knapton S. «Obese three-year-old becomes youngest child diagnosed with Type 2 diabetes». The Telegraph, 17 septembre 2015. En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
2. Organisation mondiale de la santé. Rapport mondial sur le diabète, résumé d’orientation, 2016. En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
3. American Diabetes Association. «Standards of medical care in diabetes 2016». Diabetes Care, janvier 2016; 39(Suppl. 1): S25-26.
4. American Diabetes Association. «Nutrition recommendations and interventions for diabetes. A position statement of the American Diabetes Association». Diabetes Care, janvier 2008; 31(Suppl. 1): S61-S78.
5. De Lorgeril M, et coll. «Mediterranean diet, traditional risk factors, and the rate of cardiovascular complications after myocardial infarction: final report of the Lyon Diet Heart Study». Circulation, 1999; 99(6): 779-785.
6. Mozzafarian D, Rimm EB, et coll. «Dietary fats, carbohydrate, and progression of coronary atherosclerosis in postmenopausal women». American Journal of Clinical Nutrition, 2004; 80(5): 1175-1184.
7. Estruch R, et coll. «Primary prevention of cardiovascular disease with a Mediterranean diet». New England Journal of Medicine, 4 avril 2013; 368(14): 1279-1290.
8. Hoenselaar R. «Further response from Hoenselaar». British Journal of Nutrition, septembre 2012; 108(5): 939-942.
9. Siri-Tarino PW, et coll. «Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease.» American Journal of Clinical Nutrition, 2010; 91(3): 535-546.
10. Kagan A, et coll. «Dietary and other risk factors for stroke in Hawaiian Japanese men», 1985; 16(3): 390-396; Gillman MW, et coll. Inverse association of dietary fat with development of ischemic stroke in men. JAMA, 24-31 décembre 1997; 278(24): 2145-2150.
11. À partir de données tirées de Yamagishi K, et coll. «Dietary intake of saturated fatty acids and mortality from cardiovascular diseases in Japanese: the Japan Collaborative Cohort Study for Evaluation of Cancer Risk (JACC) study». American Journal of Clinical Nutrition. Octobre 2009; 92(4): 759-765. En ligne: doi:10.3945/ajcn.2009.29146.
12. Hu FB, Stampfer MJ, et coll. «Frequent nut consumption and risk of coronary heart disease in women: prospective cohort study». British Medical Journal, 1998; 317(7169): 1341-1345.
13. Burr ML. «Effects of changes in fat, fish, and fibre intakes on death and myocardial reinfarction: diet and reinfarction trial (Dart)». The Lancet, 30 septembre 1989; 2(8666): 757-756.
14. Mozaffarian D, Cao H, et coll. «Trans-palmitoleic acid, metabolic risk factors, and new-onset diabetes in US adults». Annals of Internal Medicine, 21 décembre 2010; 153(12): 790-799.
15. Liu L, et coll. «Egg consumption and risk of coronary heart disease and stroke: dose response meta-analysis of prospective cohort studies». British Medical Journal, 7 janvier 2013; 346: e8539.
16. Shin JY, et coll. «Egg consumption in relation to risk of cardiovascular disease and diabetes». American Journal of Clinical Nutrition, juillet 2013; 98(1): 146-159.
17. Masharani U, et coll. «Metabolic and physiologic effects from consuming a hunter-gatherer (Paleolithic)-type diet in type 2 diabetes». European Journal of Clinical Nutrition, 2015; 69( 8 ): 944-948.
18. Hu FB, Manson JE, et coll. «Types of dietary fat and risk of coronary heart disease: a critical review». Journal of the American College of Nutrition, 2001; 20(1): 5-19.
19. Liu S, et coll. «A prospective study of dietary glycemic load, carbohydrate intake, and risk of coronary heart disease in US women». American Journal of Clinical Nutrition, juin 2000; 71(6): 1455-1461.
20. À partir de données tirées de Liu S, et coll. «A prospective study of dietary glycemic load, carbohydrate intake, and risk of coronary heart disease in US women». American Journal of Clinical Nutrition, juin 2000; 71(6): 1455-1461.
21. Ajala O, et coll. «Systematic review and meta-analysis of different dietary approaches to the management of type 2 diabetes». American Journal of Clinical Nutrition, 2013; 97(3): 505-516.
22. Goday A, et coll. «Short-term safety, tolerability and efficacy of a very low-calorieketogenic diet interventional weight loss program versus hypocaloric diet in patients with type 2 diabetes mellitus». Nutrition & Diabetes, 2016; 6: e230.
23. À partir de données tirées de Cohen E, et coll. «Statistical review of US macronutrient consumption data, 1965-2011: Americans have been following dietary guidelines, coincident with the rise in obesity». Nutrition, mai 2015; 31(5): 727-732.
24. Centers for Disease Control and Prevention. «Trends in intake of energy and macronutrients— United States: 1971 to 2000». JAMA, 2004; 291: 1193-1194.
25. Villegas R, et coll. «Prospective study of dietary carbohydrates, glycemic index, glycemic load, and incidence of type 2 diabetes mellitus in middle-aged Chinese women». Archives of Internal Medicine, 26 novembre 2007; 167(21): 2310-2316.
26. À partir de données tirées de Harvard Medical School. «Glycemic index and glycemic load for 100+ foods: measuring carbohydrate effects can help glucose management». Harvard Health Publications [Internet], février 2015. Mis à jour le 27 août 2015. En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
27. Trowell HC, Burkitt DP. Western diseases: their emergence and prevention, Boston, Harvard University Press, 1981.
28. Lindeberg S, et coll. «Low serum insulin in traditional Pacific Islanders—the Kitava study». Metabolism, octobre 1999; 48(10): 1216-1219.
29. Giugliano D, et coll. «Effects of a Mediterranean-style diet on the need for antihyperglycemic drug therapy in patients with newly diagnosed type 2 diabetes». Annals of Internal Medicine, septembre 2009; 151(5): 306-313.
30. Feinman RD, et coll. «Dietary carbohydrate restriction as the first approach in diabetes management: Critical review and evidence base.» Nutrition, 2015; 31(1): 1-13.
31. Banting W. Letter on Corpulence. En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
32. Unwin DJ, et coll. «It’s the glycaemic response to, not the carbohydrate content of food that matters in diabetes and obesity: The glycaemic index revisited». Journal of Insulin Resistance, 2016; 1(1). En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
33. Hughes T, Davies M. «Thousands of diabetics adopt high-protein low-carb diet in backlash against official NHS eating plan». The Daily Mail, le 31 mai 2016. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
34. Hamdy O. «Nutrition revolution—the end of the high carbohydrates era for diabetes prevention and management». US Endocrinology, 2014; 10(2): 103-104.
35 «Third National Health and Nutrition Examination Survey». Medscape Journal of Medicine, 2008; 10(7): 160.
36. Siri-Tarino PW, et coll. «Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease». American Journal of Clinical Nutrition, 2010; 91(3): 535-546; Estruch R, et coll. Primary prevention of cardiovascular disease with a Mediterranean diet. New England Journal of Medicine, 4 avril 2013; 368(14): 1279-1290.

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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Effet du jeûne sur les muscles et la résistance à l’insuline

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:01

15. Le jeûne intermittent
«Fidèles à la tradition mystérieuse, gardons avec soin ce jeûne célèbre.»
Attribué à Grégoire le Grand
(540-604)

On sait depuis près de cent ans que le jeûne, l’abstinence volontaire de nourriture, guérit le diabète. Le Dr Elliott Joslin, l’un des spécialistes du diabète les plus connus de l’histoire, a écrit sur ses expériences avec le jeûne en 1916. Le Dr Joslin croyait qu’il était si évident que le jeûne était bénéfique que des études ne seraient même pas nécessaires. Dans le cas du diabète de type 2, il semble évident que si vous ne mangez pas, les taux de glycémie vont baisser et vous perdrez du poids. À mesure que vous perdrez du poids, votre diabète de type 2 fera marche arrière. Alors, qu’est-ce qu’il y a de mal là-dedans?

Comme nous l’avons vu, tous les regards se sont tournés vers l’insuline lors de sa découverte historique. Il s’agissait en effet d’une solution miracle pour contrôler le diabète de type 1, mais ce n’était pas une panacée pour le diabète de type 2. L’intérêt envers le jeûne a disparu, et les médecins se sont concentrés sur ce qui allait être leur mantra pour le siècle suivant: médicaments, médicaments et plus de médicaments. Quand l’American Diabetes Association dit qu’il n’y a pas de cure pour le diabète de type 2, elle veut dire qu’il n’y a pas de cure à base de médicaments. Néanmoins, il s’agit là de deux affirmations différentes. Nous savons depuis longtemps que la chirurgie bariatrique peut renverser le diabète de type 2 en provoquant un déficit calorique soudain, ce qui fait chuter les taux d’insuline. En termes simples, la chirurgie bariatrique est un jeûne imposé de façon chirurgicale.

Une étude a comparé directement les deux approches et a démontré que le jeûne est en fait mieux que la chirurgie pour entraîner une perte de poids et pour réduire la glycémie (1). Le jeûne a permis presque le double de la perte de poids provoquée par la chirurgie bariatrique. Le rationnement alimentaire en Europe, pendant les deux guerres mondiales, a imposé une restriction de tous les aliments, pas seulement le sucre. Ces mesures d’austérité ont donc agi comme un jeûne forcé et réduit l’apport calorique de façon soudaine et majeure. Pendant ce temps, le taux de mortalité dû au diabète a chuté vertigineusement. Entre les guerres, les gens étaient retournés à leur alimentation habituelle, et la mortalité est revenue à un taux élevé. Bien que le rationnement alimentaire soit maintenant une chose du passé dans la plupart des pays, il faut en retenir que le fait de réduire l’apport alimentaire de façon stricte a le potentiel de renverser entièrement le diabète de type 2. Encore une fois, cela semble aller de soi. Vous perdez du poids, le diabète de type 2 disparaît.

Mais la chirurgie ou le rationnement alimentaire ne sont pas les seules manières de créer une privation calorique sévère. Nous pouvons tout simplement cesser de manger. Il s’agit de la tradition ancienne et éprouvée de guérison par le jeûne.
Souvenez-vous qu’à la base le diabète de type 2 est un surplus de sucre dans le corps. Donc, son renversement dépend de deux choses:
1. arrêter de consommer du sucre;
2. brûler le sucre restant
.

Un régime faible en glucides et riche en bons gras réduit la charge de glucose entrant, mais ne fait que très peu pour le brûler. L’exercice peut aider, mais l’effet de compensation limite son efficacité. En outre, l’exercice ne profite qu’aux muscles squelettiques et non à la stéatose hépatique, la pierre angulaire de la maladie.

Le jeûne intermittent peut aider quant aux deux facettes du renversement du diabète. Il s’agit de la thérapie naturelle la plus puissante dont nous disposons pour contrer le diabète de type 2. Mais ne pouvez-vous pas simplement réduire votre apport calorique quotidien pour obtenir le même résultat? Cela semble logique, mais la réponse est non. Une restriction calorique légère et continue n’équivaut pas du tout à une restriction intermittente majeure. Je vous explique
.

Le Jeûne Intermittent Comparé à la Réduction Calorique Continue
Dans la vallée de la Mort, en Californie, la température moyenne est de 77 degrés Fahrenheit (25 °C). Parfait, non? Néanmoins, la plupart des gens qui y résident ne diraient pas que la température est idyllique. Les jours d’été, il fait une chaleur accablante, et les nuits hivernales sont désagréablement froides.

Quelle est la différence entre sauter d’un mur de un mètre mille fois et sauter d’un mur de mille mètres une fois? La différence entre les deux est la même chose que la différence entre la vie et la mort.
Préféreriez-vous sept jours de grisaille avec 2 ou 3 cm de pluie ou six jours ensoleillés suivis d’une journée d’orages avec près de 15 cm de pluie?
Le fait est, comme la figure 15.1 le démontre, que les moyennes ne disent pas tout.
Figure 15.1 : Les moyennes ne disent pas tout
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Dans tous ces exemples, il est évident que les moyennes ne représentent qu’une facette de l’histoire. La fréquence de l’événement est d’une importance capitale. Alors pourquoi devrions-nous tenir pour acquis que consommer 300 calories de moins par jour pendant sept jours équivaudrait à consommer 2 100 calories de moins en une seule journée? Une réduction calorique constante n’équivaut pas à un jeûne intermittent. Chaque scénario provoque des réactions hormonales profondément différentes dans le corps. La différence entre les deux est pratiquement la différence entre le succès et l’échec.

La stratégie du contrôle des portions et de la réduction calorique constante est l’approche nutritionnelle la plus fréquemment recommandée pour traiter à la fois le surplus de poids et le diabète de type 2. Par exemple, la recommandation nutritionnelle principale de l’American Diabetes Association est de se «concentrer sur l’alimentation, sur l’activité physique et sur les stratégies comportementales pour arriver à un déficit énergétique de 500 à 750 kcal/jour (2)». On conseille aussi aux patients de pratiquer cette réduction à longueur de journée plutôt que de la faire d’un seul coup, les diététistes qui suivent cette approche recommandant souvent aux patients de manger quatre, cinq ou six fois par jour
. À l’appui de cette stratégie de réduction, l’étiquetage nutritionnel est partout: dans les menus des restaurants, sur les aliments emballés et sur les boissons. Et comme si ce n’était pas assez, il existe des graphiques, des applis et des centaines de livres pour nous aider à compter les calories. Même avec tous ces outils, la réussite d’une perte de poids à l’aide de cette approche est aussi rare que l’humilité chez les grizzlis.

Après tout, qui n’a pas essayé la stratégie du contrôle des portions? Fonctionne-t-elle? À peu près jamais. Des données provenant du Royaume-Uni indiquent que les recommandations conventionnelles ne fonctionnent que chez un seul homme obèse sur 210 et chez une seule femme obèse sur 124 (3). Il s’agit là d’un taux d’échec de 99,5%, et ce nombre est encore pire dans les cas d’obésité morbide. Peu importe ce que vous croyez, le contrôle des portions ne fonctionne pas. C’est un fait avéré. Pire encore, il a été prouvé par les larmes amères d’un million de croyants.

Mais pourquoi cette stratégie ne fonctionne-t-elle pas? Parce que la restriction calorique cause une hausse compensatoire de la faim et une diminution du taux métabolique. Cet effet fait dérailler les efforts pour perdre du poids et se solde par un échec. Le jeûne intermittent réussit parce qu’il produit des changements hormonaux bénéfiques que la restriction calorique ne produit pas. Mais plus important encore, le jeûne intermittent réduit le taux d’insuline et la résistance à l’insuline.

Vous vous souvenez du garçon qui criait au loup? Ne pas crier au loup pendant un moment fera en sorte que les villageois écouteront. Constamment crier au loup, même un peu moins fort, ne fonctionne pas. La résistance ne dépend pas seulement des taux élevés d’insuline, mais aussi de la persistance de ces taux élevés. Le jeûne intermittent prévient le développement de la résistance à l’insuline en créant des périodes prolongées où le taux d’insuline est bas, ce qui maintient la sensibilité du corps à l’insuline. C’est la clé pour renverser le prédiabète et le diabète de type 2.

Des études ont comparé directement la restriction calorique quotidienne au jeûne intermittent, tout en gardant un apport calorique hebdomadaire semblable (4). Les sujets suivaient un régime de style méditerranéen qui comprenait 30% de matières grasses, mais certains restreignaient une portion de leurs calories chaque jour alors que d’autres ne réduisaient sévèrement leur apport calorique que deux jours par semaine et mangeaient le reste du temps. La seule différence entre les deux groupes était la fréquence des repas, mais le total de calories par semaine et les types d’aliments étaient les mêmes.

Après six mois, il n’y avait aucune différence entre les deux groupes sur le plan de la perte de poids et de la graisse corporelle. Il y avait toutefois une importante différence sur le plan du taux d’insuline et du degré de sensibilité à l’insuline. Rappelez-vous qu’à plus long terme, les taux d’insuline sont les facteurs déterminants de la résistance à l’insuline et de l’obésité.

Ceux qui avaient suivi un régime basé sur une restriction calorique quotidienne ont vu leurs taux d’insuline chuter, mais rapidement atteindre un plateau. Chez ceux qui faisaient un jeûne intermittent, les taux d’insuline à jeun ont continué à descendre, un marqueur clé d’amélioration quant à la résistance à l’insuline, malgré un apport calorique similaire. Puisque le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par l’hyperinsulinémie et par la résistance à l’insuline, le jeûne intermittent a fonctionné là où la restriction calorique a échoué. C’était l’intermittence du régime qui le rendait efficace.

Un essai récent mené sur trente-deux semaines comparait directement la stratégie du contrôle des portions au jeûne intermittent chez des adultes obèses5. La restriction calorique était conçue de façon à soustraire quotidiennement 400 calories des besoins énergétiques estimés des participants. Les membres du groupe qui expérimentait le jeûne mangeaient normalement les jours où ils en avaient l’autorisation et ne consommaient aucune calorie les autres jours.
Figure 15.2 L’effet du jeûne sur la résistance à l’insuline (6)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La conclusion la plus importante était que le jeûne est une thérapie sûre et efficace que tout le monde peut raisonnablement suivre. Le groupe qui avait jeûné avait non seulement perdu plus de poids, mais aussi presque deux fois plus de la dangereuse graisse viscérale. Le groupe dont on avait contrôlé les portions avait perdu de la masse maigre en plus du gras, mais le groupe qui avait jeûné, non. Le pourcentage de masse maigre a augmenté de 2,3% avec le jeûne, comparativement à seulement 0,5% avec le groupe dont on avait contrôlé les portions. En d’autres mots, le jeûne est quatre fois plus efficace pour préserver la masse maigre. (Voilà qui réfute le vieux mythe selon lequel le jeûne brûle les muscles.)
Avec son succès avéré, pourquoi le jeûne n’est-il pas plus populaire? L’un des plus gros dissuasifs est le mythe de la famine.







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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Effet bénéfique du jeûne sur les hormones

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:10

SURMONTER LE MYTHE DE LA FAMINE
The Biggest Loser est une émission de téléréalité américaine qui oppose des concurrents obèses les uns aux autres dans le but de perdre le plus de poids possible. Le programme de perte de poids comprend deux volets: un régime basé sur la restriction calorique calculé pour atteindre environ 70% des besoins énergétiques des concurrents, généralement de 1 200 à 1 500 calories par jour, et un programme d’exercice intense qui dépasse largement deux heures par jour (7). C’est l’approche classique «mangez moins, bougez plus» endossée par toutes les autorités en matière de nutrition. C’est pourquoi le régime de The Biggest Loser fait bonne figure au classement du U.S. News & World Report de 2015 ( 8 ). Et il fonctionne – mais seulement à court terme.
Quand elle a été étudiée, la perte de poids moyenne était de 58 kg (127 livres) en six mois. C’est remarquable. Or, à long terme… la participante de la saison 2 Suzanne Mendonca a bien résumé la situation quand elle a déclaré qu’il n’y avait jamais de spéciale retrouvailles parce que «nous sommes tous redevenus gros (9)».

Le métabolisme de base de ces concurrents – l’énergie nécessaire pour que le coeur continue à pomper, pour que les poumons continuent de respirer, pour que le cerveau continue de penser, pour que les reins continuent de détoxifier, et ainsi de suite – a chuté comme un piano qui tombe du vingtième étage d’un immeuble. En six mois, leur métabolisme de base a chuté en moyenne de 789 calories. En d’autres mots, ils brûlaient 789 calories de moins chaque jour. C’est un obstacle presque insurmontable à la perte de poids continue.
Si le métabolisme diminue, la perte de poids atteint un plateau. La réduction calorique chronique force le corps à s’éteindre afin de s’adapter à la diminution de l’apport calorique. Cette compensation est parfois appelée «mode d’inanition». Quand la dépense est moins élevée que l’apport, le trop familier regain de poids commence. Adieu, «spéciale retrouvailles». Même après six ans, le métabolisme ne se rétablit pas (10).

Mais ces connaissances ne sont pas exactement nouvelles. Ce ralentissement métabolique en réaction à la restriction calorique a été prouvé scientifiquement il y a plus de cinquante ans. Dans les années 1950, le Dr Ancel Keys a mené la célèbre Minnesota Starvation Experiment (11) et a fait suivre à des volontaires un régime de 1 500 calories par jour. Malgré le nom de l’étude, le régime ne restreignait les calories que de 30% par rapport au régime habituel des sujets, un degré de restriction calorique pas très différent de celui que suggèrent bon nombre de régimes de nos jours. En réaction à cette restriction, le métabolisme de base des participants a chuté d’environ 30%. Ils avaient froid, ils étaient fatigués et ils avaient faim. Quand les participants sont retournés à leur alimentation normale, tout le poids qu’ils avaient perdu est revenu. Le renversement du diabète de type 2 dépend du fait de brûler l’excès de glucose. C’est pourquoi le régime basé sur la restriction calorique ne fonctionnera pas.

Le secret, pour la perte de poids à long terme, est de maintenir votre métabolisme de base. Alors quelle méthode vous permettra de ne pas passer en mode d’inanition? L’inanition! Du moins, la version contrôlée: le jeûne intermittent. Le jeûne déclenche de nombreuses adaptations hormonales qui ne se produisent pas avec une simple réduction calorique. L’insuline baisse brusquement, prévenant ainsi la résistance à l’insuline. La noradrénaline augmente, gardant le métabolisme élevé. Les hormones de croissance augmentent, maintenant ainsi la masse maigre.

Des expériences contrôlées prouvent ce constat. En quatre jours de jeûne  continu, le métabolisme de base (mesuré à partir de la dépense énergétique au repos, DER) ne baisse pas. Il augmente plutôt de 12%. Le VO2, une autre mesure du métabolisme de base qui suit l’oxygène consommé par minute, augmente de la même manière (12). Bien d’autres études ont confirmé ces découvertes. Un jeûne intermittent sur vingt-deux jours n’a pas causé de diminution du taux métabolique de base (13).
Figure 15.3 Changements métaboliques pendant un jeûne de quatre jours (14)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
DRE = Dépense énergétique au repos. VO2 = mesure du métabolisme de base qui suit l’oxygène consommé par minute.

Vous vous souvenez de l’étude dont nous avons parlé à la section précédente, qui comparait le contrôle des portions au jeûne? La stratégie du contrôle des portions a causé une chute du métabolisme de base de 76 calories par jour. En revanche, le jeûne n’était pas associé à une chute statistiquement significative de la dépense énergétique. En d’autres mots, la réduction calorique quotidienne met le corps en mode d’inanition, mais pas le jeûne.

L’étude a conclu: «De manière plus significative, le jeûne intermittent n’était pas lié à un risque plus élevé de regain de poids.» L’importance de cette affirmation n’échappera pas à quiconque a essayé de perdre du poids.

Vous pouvez perdre du poids avec n’importe quel régime, mais maintenir cette perte de poids est le vrai défi.

Le jeûne fonctionne parce qu’il garde le taux métabolique de base élevé.
Pourquoi? Il s’agit d’un mécanisme de survie
. Imaginez que vous êtes un homme des cavernes, à l’âge de pierre. C’est l’hiver et la nourriture se fait rare. Si votre corps entre en mode d’inanition, vous n’aurez pas assez d’énergie pour aller dehors et pour trouver de la nourriture. Chaque jour, la situation empirera et, finalement, vous mourrez. L’espèce humaine aurait disparu il y a longtemps, si nos corps ralentissaient chaque fois que nous ne mangeons pas pendant quelques heures.

Pendant le jeûne, le corps se tourne vers ses réserves abondantes de nourriture: le gras corporel. Le métabolisme de base reste élevé et, plutôt que d’utiliser la nourriture comme carburant, nous utilisons la nourriture que notre corps a emmagasinée sous forme de gras. Après tout, c’est exactement ce pourquoi il a été emmagasiné
. Nous avons donc toujours assez d’énergie pour sortir chasser le mammouth laineux.

Pendant le jeûne, nous brûlons le glycogène emmagasiné dans le foie en premier. Quand il est épuisé, nous utilisons le gras corporel. Et bonne nouvelle, il y a amplement de gras emmagasiné ici. Allez, brûle! Et puisqu’il y a assez de carburant, il n’y a aucune raison pour que le métabolisme de base chute. C’est la différence entre la perte de poids à long terme et une vie de misère. C’est la fine ligne entre le succès et l’échec. Bref, le jeûne provoque des changements hormonaux bénéfiques qui sont impossibles à obtenir autrement, en raison de l’apport constant en nourriture, même si la quantité de calories dans les aliments est réduite. C’est l’intermittence du jeûne qui le rend efficace.

Si nous voulons que nos corps brûlent le sucre qui cause le diabète de type 2, nous devons attiser le feu de notre métabolisme de base afin qu’il reste allumé. Nous pouvons forger nos nouveaux corps sans diabète dans le creuset du jeûne.

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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Comparaison entre le jeûne et et la réduction des calories

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:12

JEÛNER OU RÉDUIRE LES CALORIES: QUELLE APPROCHE PRIVILÉGIER?
Le jeûne intermittent et le régime faible en calories et riche en bons gras naturels réduisent efficacement l’insuline et peuvent donc entraîner une perte de poids et le renversement du diabète de type 2. C’est le jeûne qui permet une baisse plus importante de l’insuline; il s’agit donc de la méthode la plus rapide et la plus efficace. Néanmoins, le régime très faible en glucose fonctionne remarquablement bien et vous donne 72% des bienfaits du jeûne, mais sans le jeûne (15). Comparativement au régime standard composé à 55% de glucides, le régime faible en glucides réduit le taux d’insuline à peu près de moitié, malgré un apport calorique semblable. Le jeûne réduit cela d’un autre 50%. Ça, c’est puissant!

Ces études démontrent notamment que les bienfaits sur le plan glycémique dus à la restriction des glucides ne découlaient pas que de la restriction calorique. Ces données sont utiles si on considère le nombre de professionnels de la santé qui continuent de répéter que «ce sont les calories qui comptent». En fait, non. Et si c’était vrai, alors une assiette de brownies serait aussi engraissante et aussi susceptible de causer le diabète de type 2 qu’une salade de chou frisé avec du saumon grillé et de l’huile d’olive, pourvu que la quantité de calories soit égale. Mais cette idée est franchement ridicule.

Plus nous mangeons d’aliments ultra-transformés qui stimulent l’insuline, plus nous avons besoin de jeûner pour abaisser notre taux d’insuline. Et rien ne bat le jeûne quand il s’agit de réduire le taux d’insuline. Mais devrions-nous jeûner ou suivre un régime LHCF? Il ne s’agit pas de choisir l’un ou l’autre. Nous pouvons incorporer à la fois le jeûne et le régime LHCF pour obtenir des bénéfices optimaux.

Si les interventions diététiques peuvent faire diminuer la glycémie et le taux d’insuline dans les cas de diabète de type 2, alors pourquoi avons-nous besoin de médicaments? Justement, nous n’en avons pas besoin. Le diabète de type 2 est une maladie d’origine alimentaire, et c’est en nous attaquant à l’alimentation que nous ferons régresser la maladie.

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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Jeûner avec un diabète II

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:18

Le Jeûne pour le Diabète de Type II
Le jeûne nous permet de vider naturellement le sucre qui se trouve dans notre corps (le bol de sucre). Une fois celui-ci vidé, le sucre entrant ne débordera pas dans le sang et nous ne répondrons plus aux critères du diabète. Nous aurons renversé la maladie.

Dès 1916, le Dr Elliott Joslin avait signalé les bienfaits du jeûne pour contrer le diabète. À l’époque moderne, des rapports datant de 1969 ont confirmé ces bienfaits. Treize patients obèses ont été hospitalisés pour traiter leurs problèmes de poids, à la suite de quoi on a découvert qu’ils avaient aussi le diabète de type 2. Ils ont jeûné de dix-sept à quatre-vingt-dix jours et ont perdu en moyenne 20 kg (43 livres). Le diabète a été complètement renversé, sans exception. Il est intéressant de noter que ce reversement ne dépendait pas de la perte de poids (16), ce qui démontre encore une fois que ce n’est pas la perte totale de gras qui importe, mais la perte de graisse ectopique (qui englobent les muscles, ndlr).

Il existe certains principes de base pour jeûner, quand vous avez le diabète de type 2. Le temps nécessaire pour renverser la maladie dépendra de l’intensité du programme de jeûne et du temps pendant lequel vous avez souffert de la maladie. Un jeûne plus intensif donnera des résultats plus rapides, mais si vous avez le diabète de type 2 depuis vingt ans, il est peu probable que la maladie soit renversée en quelques mois. Ce sera plus long, mais le temps nécessaire diffère d’un patient à l’autre.

Le jeûne et la prise de médicaments
Si vous prenez des médicaments, vous devez parler à votre médecin avant de commencer un jeûne. Les médicaments contre le diabète sont prescrits en fonction de votre alimentation actuelle. Si vous changez votre alimentation sans ajuster votre médication, vous risquez de déclencher des réactions hypoglycémiques, qui sont extrêmement dangereuses. Vous pourriez ressentir des tremblements, suer ou avoir la nausée. Dans les cas plus graves, vous pourriez perdre connaissance et même mourir. Il est essentiel de bien surveiller et d’ajuster vos ordonnances.

Certains médicaments contre le diabète sont plus susceptibles de causer l’hypoglycémie, particulièrement l’insuline et les sulfonylurées. La metformine, les inhibiteurs de la DPP-4 et les inhibiteurs du SGLT2 comportent un risque moins élevé d’hypoglycémie et sont donc privilégiés. Si vous prenez un médicament contre le diabète – et encore une fois, parlez-en à votre médecin –, il est important de surveiller votre glycémie au moins deux fois par jour et idéalement jusqu’à quatre fois par jour les jours de jeûne et les jours où vous mangez. Si vous ne prenez pas de médicaments, vous n’avez pas à le faire. Votre glycémie pourrait baisser légèrement, mais vous devriez demeurer dans la normale.

Votre médecin peut vous conseiller sur la façon de réduire ou de continuer à prendre vos médicaments contre le diabète, particulièrement l’insuline, les jours de jeûne. Ils peuvent être pris en cas de besoin quand le glucose est trop élevé. Une glycémie modérément élevée ne pose souvent aucun problème, puisqu’on peut s’attendre à ce qu’elle diminue avec le jeûne.

Dans mon programme de gestion alimentaire intensive, par exemple, nous visons une glycémie entre 8,0 et 10 mmol/l les jours de jeûne, si vous prenez des médicaments. Cette plage est un peu plus élevée que la norme pour les gens qui ne jeûnent pas. Une glycémie légèrement élevée n’est pas nocive à court terme, et cette plage plus élevée crée une marge de sécurité pour prévenir les réactions hypoglycémiques, plus dangereuses. Je crois qu’il s’agit d’un compromis acceptable. Le but à long terme est de maintenir votre glycémie dans une plage normale.

Si vous ne savez pas si vous devez prendre vos médicaments ou non, il est généralement mieux d’utiliser moins de médicaments pendant le jeûne. Si votre glycémie s’élève trop, vous pouvez toujours prendre plus de médicaments pour compenser. Néanmoins, si vous en prenez trop et qu’une hypoglycémie se manifeste, vous devrez consommer du sucre pour la traiter.
Vous devrez rompre votre jeûne, ce qui est contre-productif pour renverser le diabète. Encore une fois, consultez votre médecin pour obtenir des conseils.

Les médicaments qui ne sont pas associés au diabète peuvent souvent être pris comme d’habitude pendant le jeûne, mais vous devriez d’abord en parler avec votre médecin
. Il est mieux de prendre certains médicaments avec de la nourriture, pour éviter les effets secondaires. Pris seuls, la metformine et les suppléments de fer causent souvent de la diarrhée et des maux d’estomac. Les suppléments de magnésium peuvent causer la diarrhée. L’aspirine peut causer des maux d’estomac et des ulcères. Bon nombre de préparations à base d’aspirine sont enrobées pour prévenir cet effet secondaire, mais il peut quand même se produire.


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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Choisir un type de jeûne

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:23

Choisir un programme de jeûne
Une sorte de jeûne n’est pas meilleure qu’une autre. La clé est de choisir celle qui fonctionne le mieux pour vous. Certaines personnes ont de bons résultats avec un jeûne étendu, alors que d’autres répondront mieux à un jeûne plus court et plus fréquent. Vous pourriez devoir essayer différents programmes de jeûne pour trouver celui qui est le plus efficace pour vous.
Dans mon programme de gestion alimentaire intensive [pour les patients obèses, donc, NDLR), nous commençons souvent avec un jeûne de trente-six heures, trois fois par semaine, pour le diabète de type 2. Les périodes où il est permis de manger, nous prescrivons un régime faible en glucides et riche en matières grasses.

Nous faisons une supervision rigoureuse des patients, et des visites de suivi fréquentes sont essentielles
. Une fois le jeûne commencé, nous ajustons l’horaire du jeûne pour chaque patient selon sa réaction.

Certaines personnes font un jeûne classique et ne boivent que de l’eau, d’autres font un jeûne où ils ne consomment que des matières grasses, et d’autres encore, que du bouillon d’os. Il est important de boire des liquides pour rester hydraté et d’être attentif à votre état. Si vous avez un malaise, vous devriez cesser le jeûne et consulter un professionnel. Peu importe le programme que vous choisissez, surveillez votre poids corporel, votre tour de taille, votre médication et votre glycémie. Si tout semble aller dans la bonne direction, continuez à suivre le programme. Si vos résultats atteignent un plateau ou empirent, vous devrez changer de programme alimentaire.

Discutez avec votre médecin des autres options
.

Tout le monde réagit différemment au jeûne. Certains patients qui ont le diabète depuis longtemps renversent complètement la maladie en plusieurs semaines. Pour d’autres, le progrès est très lent, même avec le jeûne intermittent. Si vous n’obtenez pas les résultats que vous voulez, cela ne signifie pas que vous ne le faites pas bien ou que le jeûne ne fonctionnera pas pour vous. Peut-être n’avez-vous tout simplement pas trouvé le jeûne optimal pour vous.

Intensifier la durée ou la fréquence du jeûne pourrait améliorer vos chances de voir des résultats. Jeûnez moins longtemps, plus souvent. Jeûnez plus longtemps. Il est souvent utile de faire des jeûnes plus longs de manière régulière, disons chaque trois à six mois. Ou vous pouvez rendre votre jeûne plus strict, par exemple en passant d’un jeûne avec du bouillon d’os à un jeûne avec seulement de l’eau.

Si le jeûne est difficile pour vous, il peut être utile de surveiller étroitement votre alimentation et d’essayer de diminuer encore plus votre apport en glucides.
À quoi s’attendre quand on commence à jeûner: le déversement de la charge toxique
S’ajuster au jeûne peut prendre un certain temps. Il n’est pas inhabituel d’avoir des «douleurs de faim», des maux de tête ou même des crampes musculaires ou des irritations de la peau. Ces effets secondaires sont souvent le signe que le corps est en train de se débarrasser de sa charge toxique de sucre. Souvent, ils vont s’atténuer et disparaître en quelques semaines, mais assurez-vous d’en parler avec votre médecin. Le phénomène de l’aube est un autre signe que le corps est en train de se débarrasser du sucre en trop.

À quoi s’attendre après une période de jeûne: le phénomène de l’aube
Après une période de jeûne, et particulièrement le matin, la glycémie de certaines personnes peut être élevée. Ce phénomène de l’aube a été décrit pour la première fois il y a environ trente ans. Il s’agit d’un phénomène causé par le rythme circadien. Juste avant le réveil, vers 4 heures, le corps sécrète plus d’adrénaline, d’hormone de croissance, de glucagon et de cortisol pour nous préparer à la journée à venir. L’adrénaline donne de l’énergie à votre corps. L’hormone de croissance aide à réparer et à synthétiser les nouvelles protéines. Le glucagon aide à déplacer le glucose de l’endroit où il est emmagasiné vers le sang pour qu’il soit prêt à être utilisé comme énergie. Le cortisol, l’hormone du stress, nous prépare à être actifs. Après tout, on n’est jamais aussi détendu que pendant le sommeil lent profond. Cette poussée hormonale due au rythme circadien envoie au foie le message de commencer à évacuer du glucose et active généralement le corps. Un bon coup de pied hormonal au derrière, pourrait-on dire.

Ces hormones sont sécrétées de façon pulsatile et atteignent leur apogée tôt le matin, puis redescendent à des taux faibles pendant la journée. Chez les personnes non diabétiques qui n’ont pas besoin de gérer leur glycémie de façon artificielle, le phénomène de l’aube est normal, et la plupart des gens ne s’en rendent pas compte parce que la magnitude de l’augmentation est très petite.

Chez environ 75% des diabétiques de type 2, cependant, on observe un pic de glycémie tôt le matin. La sévérité varie grandement et se produit si les patients sont, ou non, traités à l’aide d’insuline, parce que l’énorme «foie gras» veut désespérément se dégonfler. Aussitôt qu’il reçoit le signal, il commence à expulser le sucre dans le sang. Tel un ballon trop gonflé, le foie se débarrasse de quantités prodigieuses de sucre afin de se soulager de cette charge toxique. Pensez à quand vous avez vraiment, vraiment besoin d’uriner. Vous avez bu trop d’eau et il n’y a pas de toilettes à proximité. Quand vous avez enfin la possibilité d’uriner, il n’est pas question d’arrêter le débit puissant et rapide. C’est le phénomène de l’aube.

Le même phénomène existe pendant les jeûnes prolongés, qui provoquent les mêmes changements hormonaux que les jeûnes d’une seule nuit. Le taux d’insuline chute, alors le foie relâche une partie du sucre et du gras emmagasinés. C’est naturel. Dans le diabète de type 2, le sucre enfermé dans le foie gras s’échappe trop rapidement et apparaît comme un invité indésirable sous forme de glucose dans le sang. Même si vous n’avez pas mangé depuis un moment, votre corps va quand même libérer du sucre emmagasiné.

Est-ce une mauvaise chose? Non, pas du tout. Nous ne faisons que déplacer le sucre de l’endroit où il est emmagasiné, dans le foie, où nous ne pouvions pas le voir, vers le sang, où il devient visible. Le phénomène de l’aube, ou une glycémie plus élevée pendant le jeûne, ne signifie pas que vous faites quelque chose de travers. C’est normal. Cela signifie seulement que vous avez plus de travail à faire pour brûler tout le sucre emmagasiné dans votre corps
.

Si votre glycémie augmente pendant le jeûne, demandez-vous d’où provient ce glucose. La seule possibilité est qu’il provient de votre propre corps. Vous déplacez tout simplement l’énergie alimentaire emmagasinée vers l’extérieur de votre corps et dans le sang pour que vous puissiez l’utiliser.



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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Re: Résistance à l'insuline réversible

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:25

VERS UNE CURE: PRÉVENTION, TRAITEMENT, ÉRADICATION
Imaginez un monde sans obésité, sans diabète de type 2 et sans syndrome métabolique. Pas de maladies rénales d’origine diabétique. Pas de maladies oculaires d’origine diabétique. Pas de lésions nerveuses d’origine diabétique. Pas d’ulcères diabétiques aux pieds. Pas d’infections associées au diabète. Moins de crises cardiaques. Moins d’accidents vasculaires cérébraux. Moins de cancers. Aucun besoin de médicaments contre le diabète. Pouvons-nous vraiment nous permettre de rêver? Oui, nous le pouvons.

Grâce à une compréhension nouvelle et approfondie du diabète de type 2 et des traitements efficaces, nous pouvons éradiquer cette maladie. Nous pouvons renverser le diabète de type 2 naturellement, sans coûts, sans chirurgie – complètement. Tout aussi important, nous pouvons maintenant le contrecarrer.

La ville de Daqing, située dans le nord de la Chine, dans la province d’Heilongjiang, a acquis une renommée nationale en tant que champ pétrolifère le plus productif du pays et en tant que ville figurant parmi les plus riches. Mais alors qu’on se tourne de plus en plus vers les énergies propres, Daqing devient connue mondialement pour une tout autre raison: la prévention du diabète de type 2.

En 1986, l’Organisation mondiale de la santé a financé la China Da Qing Diabetes Prevention Outcomes Study (17), un essai clinique randomisé de 577 Chinois adultes qui souffraient de prédiabète. La principale intervention diététique était d’augmenter l’apport en légumes et de réduire la consommation d’alcool et de sucre. Les conseillers encourageaient aussi des mesures sur le plan du mode de vie, y compris plus d’activité physique. Une intervention active d’une durée de six ans a réduit l’incidence du diabète d’un éblouissant 43%, et ce bénéfice a été maintenu pendant vingt ans. L’apparition du diabète de type 2 était repoussée en moyenne de 3,6 ans. Le taux de mortalité cardiovasculaire a chuté de 20 à 1%. Le Pr Nicholas Wareham, de la University of Cambridge, a écrit que cette étude était «une véritable percée qui démontre que les interventions axées sur le style de vie peuvent réduire le risque de conséquences cardiovasculaires associées au diabète (18)».

De nombreuses études sur les interventions axées sur le mode de vie similaires à celles qui ont été menées à Daqing ont démontré exactement les mêmes bénéfices. Même si les interventions diététiques varient selon les études, la plupart visent la perte de poids. Aux États-Unis, le Diabetes Prevention Program a réduit l’incidence du diabète de type 2 de 58% (19) et les bénéfices se sont maintenus pendant dix ans (20). L’Indian Diabetes Prevention Program a réduit l’incidence du diabète de type 2 de presque 30% (21). La Finnish Diabetes Prevention Study a rapporté une réduction de 58% (22). Un essai japonais a réduit la progression de 67% (23).

Toutes ces études réussies ont en commun un facteur d’une importance primordiale. Elles ont toutes utilisé des interventions axées sur le mode de vie, et non des médicaments. Le diabète de type 2 est non seulement une maladie traitable, mais une maladie évitable.


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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Renverser et Prévenir le Diabète de Type II

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:28

Renverser et Prévenir le Diabète de Type II Naturellement : Le Meilleur des Mondes
L’obésité, la stéatose hépatique et le diabète de type 2 sont ensemble l’équivalent moderne de la peste bubonique, qui, selon les estimations, a fait cinquante millions de morts en Asie, en Europe et en Afrique au XIVe siècle.

Malgré des avancées sur le plan des technologies informatiques, du génie génétique et de la biologie moléculaire, le problème ne fait qu’empirer et a maintenant englouti le monde entier et traversé toutes les frontières génétiques.

Il est temps d’arrêter de prétendre que le diabète de type 2 est une maladie chronique et progressive, il est temps d’arrêter de le traiter de cette façon. Il est évident que le diabète de type 2 est une maladie associée à l’alimentation et au mode de vie. Prétendre le contraire est de l’aveuglement
.

Mais voici ce qui est important. Une maladie d’origine alimentaire nécessite un traitement diététique. Et puisque le gain de poids joue un rôle important dans le développement du diabète de type 2, la perte de poids doit aussi jouer un grand rôle dans son renversement. Nous savons que la chirurgie bariatrique, les régimes très faibles en glucides et le jeûne sont des traitements bien connus pour le diabète de type 2, et il a été prouvé qu’ils fonctionnent. Nous savons aussi que l’insuline, les hypoglycémiants oraux et les régimes faibles en gras peuvent faire baisser la glycémie, mais n’ont aucun effet pour traiter le diabète de type 2.

Figure 15.4 Maladie d’origine alimentaire, traitement diététique
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Les traitements qui fonctionnent ont tous une caractéristique en commun. Ils abaissent le taux d’insuline. Puisque le diabète de type 2 est une maladie d’hyperinsulinémie, il est logique que ces traitements soient bénéfiques. Et qu’ont en commun tous les traitements qui ne guérissent pas le diabète de type 2? Ils causent une hausse du taux d’insuline. En fait, ces traitements empirent le diabète avec le temps. Encore une fois, juxtaposons deux faits incontestables.
Fait 1: le diabète de type 2 est une maladie réversible.
Fait 2: l’état de pratiquement tous les patients traités de façon conventionnelle empire
.

Malheureusement, il n’y a qu’une conclusion. Le traitement conventionnel recommandé par pratiquement tous les médecins dans le monde est incorrect. Mais c’est une excellente nouvelle! Pourquoi? Parce que cela signifie que nous pouvons changer les choses. Cela signifie que la porte menant à un monde sans diabète vient de s’ouvrir.

Nous pouvons prévenir et guérir non seulement le diabète de type 2, mais aussi le syndrome métabolique, complètement, totalement, en nous servant uniquement de nos connaissances. Pas avec les dernières grandes inventions, mais avec des méthodes éprouvées. Les plus anciennes interventions connues axées sur le mode de vie: un régime LCHF (faible en glucides, riches en graisses saines) et un jeûne intermittent. Un monde libéré des chaînes du diabète de type 2 nous attend. Comme des rêves qui attendent d’être rêvés, la cure nous appelle. Il nous faut seulement être courageux et faire les premiers pas pour franchir le seuil. Le cheminement vers une meilleure santé, vers l’éradication de l’obésité et du diabète de type 2 commence maintenant.


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Résistance à l'insuline réversible - Page 2 Empty Témoignage de guérison du diabète

Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:34

Témoignage 1 : ALBERTO
Alberto, soixante-dix ans, avait le diabète de type 2 depuis dix-sept ans et prenait des doses toujours croissantes d’insuline depuis près de dix ans. Son A1C était à 7,7% et il prenait 160 unités d’insuline par jour, ainsi que de la sitagliptine. Alberto avait des antécédents de maladie du rein chronique, d’hypertension et d’apnée du sommeil.
Quand il a commencé le programme intensif de gestion de l’alimentation, Alberto s’est mis à suivre un régime faible en glucides, riche en matières grasses avec de vingt-quatre à quarante-deux heures de jeûne cinq jours par semaine. En un mois, il avait complètement cessé de prendre ses médicaments, y compris l’insuline. Sa glycémie n’avait jamais été aussi bien équilibrée, et son A1C était à 7,3%. Trois mois après avoir commencé le programme, Alberto avait perdu 11 kg (24 livres) et était en voie de recouvrer la santé.

Témoignage 2 : LANA
Lana n’avait que dix-huit ans quand elle a reçu un diagnostic de diabète de type 2. Pendant treize ans, elle a pris des hypoglycémiants. Elle a commencé à prendre de l’insuline quand elle est devenue enceinte, à trente et un ans. Même après sa grossesse, son A1C était de 7,2%, et les médecins ont maintenu sa dose à 82 unités d’insuline par jour, en plus de la metformine.
Quand Lana a commencé le programme intensif de gestion alimentaire, elle a d’abord fait un jeûne de sept jours. À la fin de cette semaine, ses taux de sucre s’étaient normalisés et elle a pu arrêter tous ses médicaments; elle ne les a pas repris depuis. Elle a adopté une routine et elle jeûne quarante-deux heures, deux ou trois fois par semaine. Un an après avoir commencé le programme, Lana a perdu 25 kg (55 livres), 33 cm (13 pouces) de tour de taille, et son A1C a chuté à 6,1%
.

NDLR : Attention, il y a souvent une période de rémission assez longue (2 à 3 ans parfois), si vous vous contentez de maigrir suite à un jeûne, sans chercher à comprendre pourquoi le foie a été débordé dans la gestion de la glycémie. C’est un problème lié à un excès d’insuline et un engorgement du foie, débordé.

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Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:34

Sources et Références :
Chapitre 15 – Le jeûne intermittent
1. Lingvay I. «Rapid improvement of diabetes after gastric bypass surgery: is it the diet or the surgery?» Diabetes Care, septembre 2013; 36(9): 2741-2747.
2. American Diabetes Association. «Standards of medical care in diabetes 2016». Diabetes Care, 2016; 39(Suppl. 1): S48.
3. Fildes A, et coll. «Probability of an obese person attaining normal body weight: cohort study using electronic health records». American Journal of Public Health, 2015; 105(9): e54-e59.
4. Harvie MN, et coll. «The effects of intermittent or continuous energy restriction on weight loss and metabolic disease risk markers: a randomized trial in young overweight women». International Journal of Obesity (London), mai 2011; 35(5): 714-727.
5. Catenacci VA, et coll. «A randomized pilot study comparing zero-calorie alternate-day fasting to daily caloric restriction in adults with obesity». Obesity (Silver Spring), septembre 2016; 24(9): 1874-1883.
6. À partir de données tirées de Harvie MN, et coll. «The effect of intermittent or continuous energy restriction on weight loss and metabolic disease risk markers: A randomized trial in young overweight women». International Journal of Obesity, mai 2011; 35(5): 714-727.
7. Johannsen DL, et coll. «Metabolic slowing with massive weight loss despite preservation of fat-free mass». Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, juillet 2012; 97(7): 2489-2496.
8. «Best fast weight-loss diets». U.S. News & World Report:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
9. Callahan M. «We’re all fat again: More “Biggest Loser” contestants reveal secrets». New York Post, 25 janvier 2015. En ligne: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
10. Fothergill E, et coll. «Persistent metabolic adaptation 6 years after “The Biggest Loser” competition», Obesity, 2016; 24(Cool: 1612-1619.
11. Keys A, et coll. The Biology of Human Starvation. 2 tomes. St. Paul (Minnesota), University of Minnesota Press, 1950.
12. Zauner C, et coll. «Resting energy expenditure in short-term starvation is increased as a result of an increase in serum norepinephrine». American Journal of Clinical Nutrition, 2000; 71(6): 1511-1515.
13. Heilbronn LK, et coll. «Alternate-day fasting in nonobese subjects: effects on body weight, body composition, and energy metabolism». American Journal of Clinical Nutrition, 2005; 81(1): 69-73.
14. À partir de données tirées de Zauner C. «Resting energy expenditure in short-term starvation is increased as a result of an increase in serum norepinephrine». American Journal of Clinical Nutrition, juin 2000; 71(6): 1511-1515.
15. Nuttall FQ, et coll. «Comparison of a carbohydrate-free diet vs. fasting on plasma glucose, insulin and glucagon in type 2 diabetes». Metabolism, février 2015; 64(2): 253-262.
16. Jackson I, et coll. «Effect of fasting on glucose and insulin metabolism of obese patients». The Lancet, 1969; 293(7589): 285-287.
17. Li G, et coll. «The long-term effect of lifestyle interventions to prevent diabetes in the China Da Qing Diabetes Prevention Study: A 20-year follow-up study». The Lancet, 2008; 371(9626): 1783-1789.
18. Wareham NJ. «The long-term benefits of lifestyle interventions for prevention of diabetes». Lancet Diabetes & Endocrinology, juin 2014; 2(6): 441-442.
19. Diabetes Prevention Program Research Group. «Reduction in the incidence of type 2 diabetes with lifestyle intervention or metformin». New England Journal of Medicine, 2002; 346(6): 393-403.
20. Diabetes Prevention Program Research Group. «10-year follow-up of diabetes incidence and weight loss in the Diabetes Prevention Program Outcomes Study». The Lancet, 2009; 374(9702): 1677-1686.
21. Ramachandran A, et coll. «The Indian Diabetes Prevention Programme shows that lifestyle modification and metformin prevent type 2 diabetes in Asian Indian subjects with impaired glucose tolerance (IDpp-1)». Diabetologia, 2006; 49(2): 289-297.
22. Tuomilehto J, et coll. «Prevention of type 2 diabetes mellitus by changes in lifestyle among subjects with impaired glucose tolerance». New England Journal of Medicine, 2001; 344(18): 1343-1350.
23. Kosaka K, et coll. «Prevention of type 2 diabetes by lifestyle intervention: a Japanese trial in IGT males». Diabetes Research and Clinical Practice, 2005; 67(2): 152-162.

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Message  Luc le Mar 15 Oct 2019 - 8:35

Malgré le titre de ce livre et son exploration en profondeur du diabète de type 2, vous serez peut-être surpris d’apprendre que je ne considère pas vraiment qu’il s’agit d’un livre sur le diabète. «Quoi?» Je vous entends protester d’ici. «Presque tous les mots dans ce livre ont un lien avec le diabète!» Non, mon ami, ce livre parle d’espoir. J’espère que nous pourrons éradiquer le diabète de type 2 en une génération. J’espère que nous pourrons éliminer toutes les maladies associées au syndrome métabolique. J’espère que nous pourrons récupérer tous les coûts associés, sur le plan financier et sur le plan humain. Et j’espère que nous atteindrons ces buts sans médicaments, sans chirurgies, en n’utilisant que le savoir pour lutter contre le fléau.

LE DÉBUT: MA ROUTE VERS L’ESPOIR
En un sens, ce livre reflète mon propre cheminement. J’ai commencé des études de médecine à l’Université de Toronto tout juste après avoir eu dix-neuf ans. Une fois mes études terminées, j’ai été formé de façon traditionnelle en médecine interne, puis j’ai passé deux ans à suivre une formation spécialisée sur les maladies rénales (néphrologie) au Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles. Depuis 2011, je suis néphrologue à Toronto, ce qui signifie que j’ai consacré plus de la moitié de ma vie à l’étude de la médecine. Pendant tout mon parcours, je n’ai reçu pratiquement aucune formation en nutrition et je n’ai jamais pensé en faire ma spécialisation.

Comme spécialiste des reins, je sais que le diabète de type 2 est de loin la cause la plus importante de maladie rénale. J’ai vu nombre de patients souffrant de légères formes de la maladie et je les ai traités exactement comme on me l’avait appris, tout comme d’innombrables autres médecins.

J’ai prescrit des médicaments pour garder leur glycémie basse. Quand ça ne fonctionnait pas, je prescrivais de l’insuline. Quand ça ne fonctionnait pas, je continuais d’augmenter la dose. Toutes les écoles de médecine et toutes les associations médicales enseignaient et enseignent toujours la même chose: une gestion serrée de la glycémie est la clé pour gérer le diabète de type 2.

Après avoir traité des milliers de patients depuis des décennies, j’ai graduellement compris qu’aucun de ces médicaments contre le diabète n’a changé grand-chose à la santé des patients. Bien sûr, les écoles de médecine disaient que ces médicaments amélioraient la santé des patients, mais les bienfaits étaient imperceptibles. Que les patients aient pris leurs médicaments ou non, la maladie progressait et devenait plus sévère. Leurs reins en venaient à ne plus fonctionner. Ils avaient des crises cardiaques. Ils avaient des accidents vasculaires cérébraux. Ils devenaient aveugles. Ils devaient être amputé
s.

Quand leurs reins ne fonctionnaient plus, je les envoyais en dialyse. Je ne compte plus les infections du pied diabétique, les ulcères diabétiques, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux. Même s’ils provoquaient une différence statistique, les médicaments que je prescrivais ne changeaient rien sur le plan clinique. Je soupçonnais que nous ne pensions que ces médicaments y changeaient quelque chose que parce qu’on nous disait qu’ils y changeaient quelque chose.

Les résultats d’essais cliniques ont finalement rattrapé l’expérience vécue en 2008. Cette année-là, les résultats des emblématiques études randomisées ACCORD et ADVANCE ont été publiés, suivis peu après des études ORIGIN et VADT. Confirmant parfaitement mon expérience avec les patients, ces études ont prouvé de façon concluante que les médicaments hypoglycémiants pour le diabète de type 2 étaient inutiles
.

Les médecins comme moi prescrivaient certainement beaucoup de médicaments, mais ceux-ci ne protégeaient pas des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, des maladies oculaires, des maladies rénales ou de la mort. L’insuline semblait même aggraver les choses, et non le contraire. Cela était maintenait prouvé. Le principe fondamental du traitement du diabète de type 2 – enseigné dans toutes les écoles de médecine dans le monde – venait d’être réfuté. C’est tout le paradigme de traitement du diabète de type 2 qui devait changer. Nous devions incorporer ces connaissances chèrement acquises pour arriver à une compréhension nouvelle et plus complète. Néanmoins, ce qui s’est produit par la suite est malheureux, même si c’était totalement prévisible. Plutôt que de développer de nouveaux paradigmes de la résistance à l’insuline, ce qui aurait mené à des traitements plus efficaces, nous nous sommes accrochés au vieux paradigme parce qu’il était beaucoup plus facile d’ignorer une pénible vérité que d’y faire face. Nous avons donc continué à prescrire les mêmes médicaments, à utiliser les mêmes traitements et à avoir les mêmes mauvais résultats. Même pensée, mêmes résultats. De la folie, aurait dit Albert Einstein. Les patients continuaient d’être malades et de mourir.

Vocabulaire : Paradigme. En épistémologie et dans les sciences humaines et sociales – une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent du monde qui repose sur un fondement défini, un modèle théorique par exemple.

Briser les paradigmes est un travail difficile. Nous étions si déterminés à traiter l’hyperglycémie que nous en avions oublié de traiter le diabète. Si la perte de poids était la clé pour renverser le diabète, alors comment des médicaments comme l’insuline, qui causait un gain de poids, pouvaient-ils être bénéfiques? Nous n’avons pas vraiment essayé de chercher des explications. La réalité était pénible, et il était plus facile pour les médecins et pour les chercheurs de vivre dans un monde de rêve où ces médicaments devaient être le bon traitement pour le diabète.

De Nouveaux Paradigmes pour l’Obésité
Les chercheurs ne s’efforçaient peut-être pas de trouver d’autres solutions pour le traitement du diabète, mais de nouveaux paradigmes se formaient dans le domaine de la médecine qui traite l’obésité. Des études intéressantes ont été publiées sur l’efficacité et sur les dangers des régimes faibles en glucides. À la fin des années 1990, les régimes faibles en glucides tels que le régime Atkins ont vu leur popularité augmenter. La plupart des médecins et des professionnels de la santé comme moi étaient horrifiés, certains que ces régimes riches en matières grasses causeraient des maladies du coeur. Un certain nombre d’essais ont été entamés au début des années 2000 pour valider cet argument.

Puis, une chose curieuse s’est produite, ou plutôt ne s’est pas produite. Ces prédictions voulant que le régime riche en gras causerait des taux de cholestérol élevés et des artères bloquées étaient incorrectes. En fait, c’est l’inverse qui était vrai. Non seulement les patients perdaient du poids, mais leur profil métabolique s’améliorait, y compris leurs taux de cholestérol.

Essai après essai, il a été démontré que les régimes faibles en glucides et riches en matières grasses étaient sûrs et efficaces. Quelques années plus tard, en 2006, la Women’s Health Initiative, le plus grand essai diététique randomisé jamais réalisé, a prouvé hors de tout doute que les régimes faibles en gras ne protègent pas contre les crises cardiaques, contre les accidents vasculaires cérébraux ou contre le cancer. Pire encore, la restriction calorique n’entraînait pas de perte de poids et ne réduisait pas le diabète de type 2. La base sur laquelle se fondaient les conseils nutritionnels modernes était entièrement détruite
.

Tout le paradigme du traitement de l’obésité devait changer. Mais encore une fois, les médecins de partout dans le monde ont continué leur pratique comme si rien n’avait changé. Nous nous sommes accrochés à de vieux paradigmes erronés comme à des radeaux de sauvetage. Nous avons continué à prôner le régime faible en gras. Nous avons continué à conseiller aux gens de «manger moins et de bouger plus». Nous avons eu les mêmes résultats lamentables, et les patients ont continué à devenir obèses et à être malades.

Même pensée, mêmes résultats. Oui, de la folie. Insatisfait de ces deux paradoxes profonds, j’ai commencé à chercher des réponses à partir de rien. Je n’ai émis aucune hypothèse sur ce qui causait l’obésité ou le diabète de type 2. C’était l’étape la plus importante. Me libérer de toutes les anciennes hypothèses m’a permis de voir, d’un coup, comment certains faits, cachés à la vue de tous, sont évidents
.

Ma Recherche de Réponses : Toujours Commencer par « Pourquoi ? »
La question de la causalité m’a toujours intrigué. J’aime comprendre le mécanisme de la maladie, le «pourquoi». L’obésité n’est pas différente.

«Pourquoi les gens deviennent-ils gros?» me demandais-je. Cette question est absolument essentielle, parce que si je ne comprenais pas pourquoi les gens grossissaient, je ne pouvais pas comprendre comment traiter efficacement la maladie.

Je n’avais jamais vraiment considéré cette question importante, et il s’avère que presque personne d’autre ne l’avait fait. Nous pensions tous que nous connaissions déjà la réponse. Le surplus de calories cause l’obésité. Si cela était vrai, alors la réduction des calories devait entraîner une perte de poids.

Sauf que ce n’est pas le cas. Le taux d’échec des régimes basés sur la réduction calorique était astronomiquement élevé. Ma recherche de la vraie cause sous-jacente a finalement conduit à ma reconnaissance qu’un déséquilibre hormonal, principalement de l’insuline, est la clé de l’obésité. Je détaille ce processus dans mon premier livre, Code obésité.

Mais cette réponse m’a conduit vers un autre paradoxe. Si trop d’insuline causait l’obésité, pourquoi devrais-je, en tant que médecin, prescrire de l’insuline aux diabétiques de type 2 en surpoids? Cela ne ferait qu’aggraver les choses. L’insuline était le problème, et non pas la solution
.

Fait intéressant, mes patients le savaient déjà. «Doc, disaient-ils, tu m’as toujours dit de perdre du poids, mais maintenant tu me donnes de l’insuline, et j’ai pris 23 kg (50 livres). Comment est-ce bénéfique?» La réponse était que ce n’était pas bénéfique. C’était absurde.

Ma question suivante était: « Pourquoi le diabète de type 2 se développe-t-il? » Encore une fois, commencez toujours par «Pourquoi?». Tout le monde était d’accord sur le fait qu’une résistance élevée à l’insuline causait l’hyperglycémie, qui caractérisait le diabète de type 2. Mais qu’est-ce qui provoquait l’augmentation de la résistance à l’insuline? C’était la vraie question à laquelle j’avais désespérément besoin de répondre.

L’idée clé est venue de la compréhension de l’obésité. Trop d’insuline provoque l’obésité. Il est donc logique qu’une trop grande quantité d’insuline puisse également entraîner une résistance à l’insuline et un diabète de type 2. Cette obésité et le diabète de type 2 étaient des manifestations de la même maladie; le simple fait de «retourner la médaille» a expliqué parfaitement comment ces deux maladies étaient si étroitement liées.

Albert Einstein a dit: «Quand vous avez éliminé l’impossible, tout ce qui reste, même improbable, doit être la vérité.» Si le problème était trop d’insuline, la réponse était la simplicité même. Abaisser le taux d’insuline.

Mais comment? Aucun médicament à l’époque ne faisait cela efficacement.
La solution était de revenir à l’essentiel. Il s’agissait d’une maladie alimentaire, il fallait donc une solution alimentaire, pas un médicament.
Puisque les glucides raffinés stimulent le plus l’insuline et que de la graisse alimentaire la stimule le moins, la solution évidente était d’adopter un régime faible en glucides et riche en graisses saines
.

Gestion Alimentaire Intensive : Passez le Mot

En 2011, j’ai mis sur pied le programme Intensive Dietary Management à Scarborough, en Ontario, en collaboration avec Megan Ramos, une chercheure en médecine qui s’intéresse depuis longtemps à ce problème précis. Ensemble, nous avons conseillé à des patients, souvent atteints de diabète de type 2, de suivre un régime faible en glucides et riche en graisses. Je croyais et j’espérais que leur santé s’améliorerait.

Les résultats ont été désastreux. Personne n’a perdu de poids. Personne n’allait mieux. Un examen des journaux de régime de mes patients a révélé qu’ils mangeaient beaucoup de pain, de nouilles et de riz. Ils avaient mal compris et croyaient que ces aliments faisaient partie d’un régime à faible teneur en glucides
. Puisqu’ils avaient suivi un régime pauvre en graisses pendant la plus grande partie de leur vie, ce nouveau régime leur était entièrement étranger et ils ne savaient pas quoi manger. Je devais trouver une solution plus simple.

Un jour, une amie m’a parlé de ses jeûnes, et immédiatement j’ai levé les yeux au ciel. Comme la plupart des gens, ma réaction instinctive révélait ma conviction que le jeûne ne marcherait jamais. Mais qu’est-ce qui ne va pas avec le jeûne? J’ai été assez intrigué pour commencer à chercher dans la littérature médicale, où j’ai découvert que la plupart des ressources étaient vieilles de plusieurs décennies. Plus je comprenais la physiologie, plus je réalisais qu’il n’y avait aucune raison pour que le jeûne ne puisse pas être utilisé avec succès comme intervention thérapeutique. Après tout, c’était la solution la plus ancienne et peut-être la plus simple. J’ai commencé à guider et à aider les patients à suivre un régime alimentaire et à jeûner. Cette fois, les résultats ont été complètement différents.

Certaines des histoires de réussite étaient presque incroyables. Les patients qui avaient pris des doses élevées d’insuline pendant des décennies éliminaient tous leurs médicaments en quelques semaines. Mes patients ont perdu beaucoup de poids et ne l’ont pas repris. Fait intéressant, de nombreux patients ont indiqué qu’il était beaucoup, beaucoup plus facile que prévu de suivre le programme. Ils s’attendaient à ce que leur faim devienne incroyablement intense, mais ils ont constaté le contraire. Comme ils continuaient à jeûner, leur faim et leurs envies se dissipaient souvent comme un brouillard matinal
. Certains pensaient que leur estomac s’était rétréci. Ils s’attendaient à ce que le jeûne les fasse se sentir faibles et incapables de se concentrer, mais ce ne fut pas le cas. Les femmes qui auparavant avaient à peine assez d’énergie pour franchir le pas de la porte venaient en courant. Leurs maris affirmaient qu’ils ne pouvaient plus les suivre.

Au fur et à mesure que les morceaux du casse-tête se sont mis en place, j’ai commencé à donner des conférences aux patients et aux médecins de Toronto. J’ai publié sur YouTube1 ma série de six conférences intitulée «L’étiologie de l’obésité» (1) et j’ai lancé mon blogue – Intensive Dietary Management (2) – pour partager mes découvertes avec le grand public. Un soir, j’ai donné une conférence devant un groupe de médecins spécialistes de l’obésité. Après une première conférence d’une heure, ils étaient tellement intéressés par les nouveaux paradigmes que j’ai donné une deuxième conférence. L’un de ces médecins est plus tard entré en contact avec Rob Sanders, de Greystone Books, qui m’a demandé d’écrire un livre sur l’obésité et le diabète de type 2. Rob me soutient depuis le début, ce dont je lui suis très reconnaissant.
Il y avait trop de matériel pour un seul livre. Pour traiter correctement les idées fausses sur l’obésité et le diabète de type 2 et jeter les bases du traitement, le livre aurait nécessité 800 pages: rien qu’y penser était intimidant. La solution naturelle était de diviser ce matériel en deux livres.

The Obesity Code, publié en anglais en 2016 et en français en 2017 sous le titre Code obésité, a ouvert la voie à une meilleure compréhension du diabète de type 2 dans ce livre-ci. Ensemble, mes deux livres permettent aux lecteurs de faire régresser naturellement l’obésité et le diabète de type 2.

Chaque jour, je vois des patients dont le diabète de type 2 s’inverse, des patients qui perdent du poids et qui sont plus en santé. C’est la raison pour laquelle je suis devenu médecin! Je veux aider les gens à recouvrer leur santé, et je veux donner aux gens l’espoir qu’ils peuvent effectivement vaincre l’obésité et le diabète de type 2 tout à fait naturellement. C’est parfait, parce que les patients ne veulent pas être malades ni prendre de médicaments. Avec cette solution, tout le monde est gagnant.

UN ESPOIR POUR L’AVENIR
Le diabète de type 2 est actuellement la principale cause de cécité, d’insuffisance rénale, d’amputation, de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de cancer. Mais ça ne doit pas nécessairement être notre avenir.

Les pages de Code obésité et de Code diabète renferment les connaissances nécessaires pour inverser le diabète de type 2. Ce n’est pas la fin, mais seulement le début. Un nouvel espoir se présente. C’est un nouveau départ.

Sources et références :
1. Fung, Jason. « The Etiology of Obesity »:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
2. Fung, Jason. «Intensive Dietary Management»: consulter
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Message  Luc le Mer 16 Oct 2019 - 7:57

Commentaire sur Amazon.fr (pour le livre code obésité)
Plutôt que la restriction calorique modérée permanente (- 20 %) qui serait la cause de l’effet yoyo (perte et reprise de poids) il propose de jeûner régulièrement, grosso modo un jour sur deux, 3 jours semaine. L’auteur ne donne pas vraiment de conseil précis sauf prendre seulement 3 repas sans collations et l’exclusion du sucre ajouté de l’alimentation manufacturée, en préférant les glucides complexes des aliments bruts (riz complet, etc.) plutôt que transformés (pâtes par exemple). Il fournit un exemple de menu hebdomadaire avec des plats assez légers et un jeûne de 24h, du dîner du soir au dîner du lendemain soir. Pour les ninjas, un jeûne de 36h est possible.
X
La plupart de ces plans de repas, conçus par ma collègue Megan Ramos, de l’Intensive Dietary Management Program ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] consistent en trois jeûnes de 30 à 36 heures effectués trois jours par semaine. Pendant la période de jeûne, vous ne prenez aucun repas. Vous pouvez consommer des liquides tels que de l’eau, du thé vert, de la tisane et du café (sans sucre) pendant cette période.

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Message  Luc le Mer 16 Oct 2019 - 8:06

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
J = jeûne (on ne mange pas). Jeûne hydrique, à l'eau seulement, de préférence, peu minéralisée.
Fin du compte-rendu.

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