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L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

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L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 11:20

Extrait de "L'éloge du cru" - Dominique GUYAUX
Voir d'abord la vidéo de présentation de D. Guyaux (ou le résumé, sur le lien)
 [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Sujets abordés

1.       Crudivorisme sensoriel raisonné.

2.       Évaluation par le CruS.

3.       Perturbation sensorielle

4.       L'Addiction culinaire: Une drogue

5.A     Cuisson. Science et méfaits de la cuisson sur la santé.
5.B    Disponibilité des aliments

6.       Curiosité sensorielle et disponibilité des aliments.

7.       Impact de la cuisson sur la physiologie.

8.       La pratique du cruS

9.       Procédure de sélection olfactive

10.     Les oléagineux et les fruits séchés

11.A   Les fruits. Neutraliser les acides fruitariens.
11.B   Neutraliser les acides fruitariens (commentaire ajouté)

12.     Les repas du cueilleur et de l’empileur.

13.     La gestion des alternatives alimentaires

14.     Le lait de vache est un produit transformé.

15.     Mélange d’aliments crus

16.     Les transformations mécaniques

17.     Logique culturelle et naturelle. Prise de conscience.

18.     Crise d’élimination. Désencrassage.

19.     Aller-retour : Progresser par cure entrecoupée de retour.

20.    Analyseur sensoriel bloqué par les petits écarts.

&1. Crudivorisme sensoriel raisonné

Afin de prendre en compte les avantages du régime du chasseur-cueilleur, qui mangeait cru, avec une mono-diète (un seul type d’aliment, à la fois), il a été élaboré un régime afin d’éviter l’empilage d’aliments crus (ingestion simultanée de plusieurs types d’aliments crus), dans le but évident de ne pas surcharger le processus digestif. Question d’enzymes et de pH. La prise alimentaire d’un mono-aliment y  est la règle et la disponibilité naturelle des aliments est prise en compte afin de tenir compte du cadre environnemental et des saisons. L’objectif est de permettre l’expression d’un cadre sensoriel périphérique. Votre cerveau peut ainsi analyser et décoder les besoins internes.


Définition de l’analyseur sensoriel :

Notre cerveau analyse la situation via nos 5 sens et décode l’information en provenance de l’environnement. Ce cerveau communique nos besoins aux hormones qui vont alors interagir et nous amener à un certain type de comportement (envie / rejet).

L’analyseur sensoriel périphérique collecte en permanence des informations vitales concernant l’environnement des individus : l’audition, la vision, l’odorat, le goût et le toucher.

L’analyseur des besoins internes évalue en permanence les besoins de notre organisme et communique avec le système sensoriel périphérique pour les assouvir de façon à maintenir tous nos paramètres biologiques en équilibre (homéostasie).

L’analyseur sensoriel périphérique est le fruit de millions d’années d’évolution durant lesquels il a co-évolué avec les ressources alimentaires disponible pour vivre.

Exprimé plus simplement : Nous avons évolué parallèlement à un contexte, dans lequel notre cerveau s’est adapté : Nous avons appris à écouter nos sens. Sinon, nous ne serions pas là pour le raconter. Idéalement, nous ne devrions pas manger par habitude, à heure fixe, mais en fonction de notre ressenti ! Il y aura évidemment un temps d’adaptation …


Aménagement de l’instincto-thérapie

1. Les prises alimentaires sont quasiment toujours constituées d’un seul aliment / un seul type d’aliment. « En général » signifie dans 80 % du temps. Ponctuellement, il peut y avoir un empilage (plusieurs types d’aliments). Exceptionnellement, l’alimentation pourra être hypotoxique, lorsque vous êtes en société, au travail, en famille (alimentation SGSC, crue ou cuite à la vapeur – ou sous 110 ° C – et non dénaturée).
Il y a 4 à 6 prises alimentaires par jour, afin de couvrir les besoins journaliers du métabolisme ; un temps de latence est respecté entre 2 prises alimentaires afin d’éviter les mélanges stomacaux et laisser le système digestif au repos. Il y aura donc des pauses plus ou moins longues, en fonction du type d’aliment.

2. La disponibilité naturelle des différentes classes d’aliments est prise en compte afin de reproduire artificiellement les conditions réelles d’exposition de l’analyseur sensoriel périphérique. Exprimé plus simplement, on respecte la disponibilité et les saisons, en aménageant quelque peu la palette car nous ne vivons pas sous les tropiques !
En effet, notre capacité à analyser est +/ développée sur certains aliments et moins sur d’autres aliments plus rares à trouver dans la nature. Nous avons ainsi un niveau de capacité élevée pour les légumes, moyen pour les fruits (saisonnier), et faible pour le miel (rare). En théorie. Nos sens olfactifs ont évolué en fonction du contexte. Il y a aussi une adaptation +/ tous les 2 mois (régénération des récepteurs olfactifs).
Chaque nouvel aliment consommé ensemence le microbiote intestinal, d’une manière différente.


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:43, édité 7 fois

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Évaluation - Expression des sens avec des alicaments

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 11:28

&2. Évaluation par le crudivore sensoriel (cruS) p 82
Les aliments doivent être de 1ère fraîcheur afin que nos sens olfactifs perçoivent bien les effluves des aliments.
Pour un cruS il n’y pas de frontière entre un aliment et un médicament. Un aliment natif n’est consommé avec plaisir que s’il est identifié par notre analyseur sensoriel périphérique (cerveau) comme le médicament idéal, compte tenu de l’état physiologique de l’organisme au moment de l’évaluation biochimique. Suivant la terminologie actuelle, on pourrait dire que le cruS ne consomme que des « alicaments ».
A contrario, un aliment transformé, dans le but de le rendre plus attirant, peut être consommé avec plaisir non seulement par un consommateur culi­naire mais aussi pas le crudivore sensoriel lorsqu’il y est confronté ; même si, au lieu de rétablir un équilibre, il entraîne d’autres déséquilibres. Au final, tous les aliments natifs sont des médicaments s’ils sont consommés en l’état avec plaisir.
Les aliments ne sont plus des médicaments depuis que les hommes transforment leurs ressources alimentaires et que leur système sensoriel est confronté à des signaux dont il ne sait pas évaluer la teneur. Le moment est venu d’expliciter les notions de manipulation et de transformation des aliments.
Dans bon nombre de publications scientifiques que nous avons consul­tées, les auteurs distinguent deux catégories d’aliments : les « non-process foods » et les « process foods ». Pour aborder cette notion d’un point de vue plus général, c’est-à-dire en en considérant l’évolution dans le temps depuis l’époque où les aliments étaient consommés sans aucune transformation préalable, il est nécessaire d’adopter un autre type de classification comp­tant cette fois trois catégories basées sur la complexité de leur mise en œuvre par l’homme depuis l’origine de la lignée à nos jours. C’est pourquoi nous avons choisi d’adopter la classification suivante qui nous permettra de clarifier l’évolution de cette notion dans le temps, d’en définir les grandes étapes et d’en évaluer les conséquences sur la santé.
- On appellera « aliment natif » une ressource alimentaire considérée et consommée dans sa globalité naturelle, telle qu’il est possible de la trouver dans la nature. Il s’agira d’aliments n’ayant subi aucune manipulation phy­sique, ni aucune transformation chimique ou biochimique préalablement à leur ingestion. L’ensemble des stimuli qui accompagnent l’ingestion de ces ressources sont perçus par les systèmes sensoriels périphérique et interne de l’organisme qui, depuis des millions d’années, ont co-évolué avec elles.
- On appellera « aliment manipulé » un aliment natif ayant subi des transformations mécaniques : lavé, coupé, râpé, pressé pour le jus ou écrasé, pour être consommé tel quel ou mélangé à d’autres. Il faut ici souligner qu’en consommant plusieurs aliments natifs dans une seule et même prise alimentaire, c’est déjà un mélange que l’estomac doit gérer même si ces aliments ont été sélectionnés individuellement en suivant les indications de l’analyseur sensoriel périphérique. Le crudivorisme sensoriel n’ayant, à ce jour, donné lieu à quasiment aucune publication scientifique, l’impact des mélanges alimentaires crus sur la physiologie alimentaire est à ce jour inexploré ; mais d’après les crudivores sensoriels, la combinaison de classes alimentaires très attirantes comme les glucides et les lipides, par exemple, pose systématiquement des problèmes digestifs.
- Enfin, on appellera « aliment transformé » un aliment natif ou mani­pulé ayant subi des transformations chimiques ou biochimiques avant d’être ingéré. Si un aliment natif ou manipulé, seul ou mélangé à d’autres, est chauffé au-delà de 40 °C, cuit au-delà de 100 °C, congelé ou surgelé, ou encore soumis à des micro-ondes, voire irradié, son image sensorielle et son image métabolique risquent d’être plus difficiles à interpréter de façon cohérente par les systèmes sensoriels périphérique et interne.

- La cuisine et le plaisir
Initialement, le plaisir a une justification évolutive de par sa fonction bio­logique : il permet de récompenser les individus qui font des choix utiles à leur propre survie (alimentation) ou utiles à la pérennité de leur espèce (reproduction). Avec la cuisine, l’équation attirant à l'odeur et au goût = bon pour l’organisme, qui a accompagné le cueilleur tout au long de son histoire, ainsi que le collecteur à une moindre échelle, n’est plus du tout valable. La cuisine permet en effet de consommer avec plaisir des aliments transformés dans des proportions anormales pour l’organisme de l’individu concerné. En outre, ces aliments transformés peuvent être élaborés à partir de quasiment n’importe quels ingrédients pour peu qu’on y adjoigne assez de glucides, de lipides ou de sel, pour les rendre au final attirants car ils apportent l’énergie tant attendue. Au moins ça.
Les aliments de l’industrie agroalimentaire sont très pauvres en micro­nutriments et ce sont souvent des « calories vides » qui sont proposées aux consommateurs. La consommation de boissons aromatisées sucrées diminue la consommation globale de vitamines et de calcium (Harnack, 1999). Des lipides sont trop souvent incorporés aux préparations culinaires et ils sont sys­tématiquement associés aux protéines et aux glucides. Les consommateurs sont sursaturés de macronutriments et ils s’y habituent très volontiers. Si l’on se souvient ici que les lipides sont essentiellement des aléatoires, tout comme les protéines animales, et les glucides sont des saisonniers, on comprendra l’importance de la curiosité sensorielle à leur égard. Bien qu’ils soient censés n’être accessibles que durant de courtes périodes, les commerces en regorgent à longueur d’année. L’habitude étant prise, les consommateurs en redemandent de façon inconsciente. De même, des quantités de sel anormalement élevées par rapport aux besoins des consommateurs sont ajoutées à la plupart des produits de l’agroalimentaire. Comme pour le sucre et les lipides, l’objectif visé est d’accroître artificiellement la palatabilité du produit afin d’optimiser sa ren­tabilité commerciale.
Chez le consommateur culinaire, la fonction alimentaire n’est plus une fonction vouée à la survie de l’homme en bonne santé, c’est devenu un art : l’art culinaire valorise l’obtention du plaisir alimentaire pour le plaisir lui-même au détriment des objectifs que la fonction alimentaire est, au départ, censée rechercher. Ce dérèglement de la fonction alimentaire induit par l’adoption de la cuisine a certainement été perçu très tôt par nos ancêtres, mais c’est probablement à la suite d’une longue période de res­triction de la plage alimentaire accessible que la situation s’est aggravée et a poussé les hommes à inventer un nouveau système de contrôle pour remplacer le système physiologique désormais bridé par l’adoption de la cuisine.


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:23, édité 3 fois

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Perception difficile si cuisiné

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 11:36

&.3 Perturbation sensorielle
Dans un contexte sensoriel naturel, avec des ressources alimentaires natives, nous ne devrions pas être attirés par les aliments inutiles à l’organisme, et les aliments nui­sibles à l’organisme devraient être repoussants ou le deviennent lorsque la quantité ingérée présente un risque physiologique. Cela suppose des sens développés, en éveil, comme les cueilleurs en disposaient autrefois.
Les systèmes sensoriels périphérique et interne se sont élaborés et struc­turés pendant des millions d’années en co-évoluant avec des ressources alimentaires qui étaient consommées « crues et en l’état ». Les survivants, ceux qui ont pu transmettre leurs gènes, sont ceux qui ont été les plus aptes à ajuster leurs ressources alimentaires aux besoins de leur organisme ; plus précisément ceux dont l’analyseur sensoriel périphérique s’est montré le plus apte à interpréter les informations délivrées par les aliments natifs en fonction des besoins perçus par le système sensoriel interne.
Cependant, la cuisson d’un aliment natif détruit ou transforme un grand nombre de molécules, qui peuvent se recombiner sous l’effet de la chaleur. Lorsque deux aliments sont chauffés ensemble, leurs constituants moléculaires réagissent forcément entre eux et des recombinaisons moléculaires aboutissent à la création de composés chimiques et biochimiques inconnus des systèmes sensoriels de l’homme.
Van Dongen et ses collaborateurs se sont intéressés de près à cette question (Van Dongen et al., 2011). Le goût étant censé représenter le contenu nutritionnel des aliments, l’objectif de leur étude était d’explorer cette capacité dans le contexte d’une alimentation culinaire classique, c’est- à-dire majoritairement transformée mais avec des nuances, car certains aliments étaient natifs et d’autres manipulés. Les préférences alimentaires de 90 adultes ont été relevées pendant une semaine. Les aliments préférés ont ensuite été regroupés en fonction de l’intensité gustative perçue par les sujets durant la prise alimentaire. Les contenus nutritionnels des différents groupes d’aliments ont ensuite été comparés par une analyse statistique (Anova) qui a révélé deux points très importants :
- « in highly processed foods, however, the ability to sense nutrient content based on taste seems limited » ;
- « the observed associations between taste and nutrient content were systematically more pronounced in the raw and moderately processed foods than in the highly processed foods ».
=> Le bulbe olfactif ne pourra estimer que très approximativement le contenu nutritionnel d’une ressource transformée. Il en va de même en ce qui concerne la gustation : des données pourront aussi manquer de précision, voire être franchement trompeuses. Certaines particularités du contenu nutritionnel de l’aliment ne sont plus prises en compte, d’autres sont exagérées ou minimisées et, au final, la gestion sensorielle perd la sensibilité requise pour maintenir l’organisme en équilibre et donc en bonne santé. Dans ces conditions, on comprend que nous puissions difficilement apprécier les aliments transformés à leur juste potentiel / valeur.

Commentaire NDLR : Dominique Guyaux organise des stages découvertes pour initier et / ou réapprendre à découvrir les aliments natifs non adultérés. En effet, il vaut mieux être assisté / orienté au début du processus si nous ne voulons pas tâtonner et commettre des erreurs, en cas de pathologie existante. C’est surtout au niveau du désencrassage qu’il faut s’informer (réaction de Herxheimer) afin de ne pas paniquer et comprendre comment adapter son alimentation, avec les bons nutriments / alicaments …


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:22, édité 1 fois

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 14:56

A suivre:
L'addiction au culinaire : Une drogue

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Why are potatoe chips addictive? Hedonic hyperphagia

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 17:46

&4. L'addiction au culinaire : Une drogue
Si la rudesse du climat a joué un rôle important dans l’adoption du culi­naire par nos ancêtres de la dernière période glaciaire, en leur permettant de survivre avec une plage alimentaire restreinte, on doit se demander pour­quoi cette pratique n’a pas été abandonnée lorsque les conditions clima­tiques sont redevenues plus clémentes.

Mais ce serait méconnaître la puissance de l’addiction au plaisir incon­ditionnel qu’engendre la cuisine dans l’absolu, y compris pour un sujet crudivore sensoriel. Lui tout particulièrement, car son mode alimentaire ne lui permet pas d’accéder au plaisir alimentaire quand il le souhaite. Pour avoir une chance d’y accéder, il doit impérativement s’interroger à chaque prise alimentaire. S’interroger, c’est interroger son système olfactif, puis son analy­seur sensoriel périphérique, qui consultera le système sensoriel interne pour, en retour, modifier la perception sensorielle olfactive en fonction des besoins de l’organisme. Le sujet n’a alors d’autre choix que de suivre ces indications sensorielles pour soit se délecter avec bonheur soit rejeter l’aliment.
Ouvrir une tablette de chocolat est quand même plus simple, d’autant que le sujet peut accéder à une dose de plaisir alimentaire quand il le sou­haite, avec la crise de foie pour seule sanction en cas d’abus. La cuisine permet de transgresser une loi biologique fondamentale : le plaisir existe pour récompenser un comportement utile à l’individu ou à son espèce. Le plaisir alimentaire, en ce qui nous concerne ici, a un prix, et ce prix est une allégeance totale aux perceptions sensorielles, à la condition bien sûr de se nourrir d’aliments natifs. Accéder à un plaisir sans condition, c’est-à-dire sans en payer le prix biologique, est une transgression qui peut aussi expli­quer la puissance de cette addiction sur un plan psychologique.
C’est en tout cas une réalité dont peuvent témoigner tous les consomma­teurs culinaires qui ont un jour pratiqué l’alimentation crudivore sensorielle ; à partir de ce jour-là, ils ont en effet compris qu’auparavant, et sans le savoir alors, ils étaient drogués à ces plaisirs alimentaires inconditionnels ; notamment parce que les capacités d’évaluation du contenu nutritionnel des aliments par le sens du goût sont limitées lorsqu’il s’agit d’évaluer des aliments très transformés (Van Dongen et al., 2003).
Les résultats d’une expérience conduite par Jeanine Louis Sylvestre et Michèle Chabert (communication personnelle de Michèle Chabert) sont particulièrement intéressants au sujet de cette addiction. Rappelons en l’essentiel. Après 15 jours de régime de type cafétéria humaine (varié, gras et sucré), 12 rats reçoivent une injection de noxalone en fin de repas, un antagoniste des récepteurs morphiniques. Un syndrome de sevrage appa­raît alors, avec de multiples symptômes tels que : soubresauts, polypnée, piloérection, lordose ou claquement des dents ; alors que ces symptômes étaient rarement observés dans le groupe témoin consommant leur nourri­ture habituelle. Ces résultats laissent entendre que ce régime agit comme une drogue sur le cerveau du rat. Ils montrent aussi que certaines manipu­lations du régime alimentaire peuvent induire une augmentation du nombre des récepteurs aux opiacés impliqués dans les circuits de motivation et de récompense du système nerveux central ; la consommation répétée d’une drogue a le même effet sur ces récepteurs et induit une dépendance à cette drogue.
Une étude plus récente a montré l’existence de mécanismes d’addiction avec certains aliments, notamment en ce qui concerne les chips (Hoch et al., 2011). Chacun sait qu’il est souvent difficile de résister à la tentation dès la première chips ingérée et ce jusqu’à la fin du sachet. Les auteurs de cette étude ont observé que, chez le rat, la consommation de chips acti­vait plusieurs zones du cerveau (dont le centre de la récompense et de la dépendance, ainsi que le centre du sommeil, de l’activité et du mouvement) dans des proportions significativement supérieures à celles observées dans les groupes de rats témoins nourris différemment. L’un étant nourri avec un mélange glucides/lipides équivalent à la composition des chips et l’autre avec des chips, le tout à volonté. Les études précédentes lais­saient entendre qu’une teneur élevée en graisses et en hydrates de carbone adressait un message agréable au cerveau, ce qui induisait leur surconsom­mation. Ce message se traduit par la production d’endocanabinoïdes dans l’intestin, les mêmes molécules qui sont en œuvre dans la consommation de cannabis comme l’ont montré DiPatrizio et ses collaborateurs (DiPatrizio et al., 2011) dans leur publication intitulée Endocannabinoid signal in the gut Controls dietary fat intake.
Suivant l’étude de Hoch, l’effet des chips sur l’activité cérébrale et sur le comportement alimentaire ne peut donc pas s’expliquer uniquement par la teneur en matières grasses et en glucides. Les auteurs indiquent en outre que le système de récompense du cerveau s’activerait différemment en fonction des goûts et de la volonté des individus. Autrement dit chaque individu pourrait disposer d’un accès direct, qui lui est propre, à son centre de récompense ; Untel chocolat, celui-là chips, tel autre hamburgers ou pizzas, etc. Et ils concluent en disant que les chips contiennent des molé­cules capables d’activer inconditionnellement le centre des récompenses. Des zones du plaisir probablement normalement soumises à condition en fonction des besoins de l’organisme.
Le problème qui en découle est lié à un phénomène qui a été baptisé « hyperphagie hédonique ». L’hyperphagie est un trouble de la conduite alimentaire qui se distingue de la boulimie par l’absence de contrôle du poids et donc l’absence de vomissements, de prise de laxatifs ou de pra­tique sportive excessive. Ce trouble, qui consiste à manger par plaisir et non par faim, touche des centaines de millions de personnes à travers le monde. L’obésité étant bien évidemment en ligne de mire en cas de récurrence.
Il est remarquable aussi de constater que les hommes ne sont pas les seuls à se montrer sensibles à cette addiction inconditionnelle aux aliments transformés. Une étude de Wobber et de ses collaborateurs (Wobber et al., 2008) a en effet montré que les hominidés non humains (chimpanzé, bonobo, orang-outang et gorille) y étaient eux aussi sensibles.
Le titre même de leur publication résume bien leurs résultats : Great apes prefer cooked food. Entre le cuit et le cru, c’est quasiment toujours le cuit qui l’emporte.
Il est en fait plus probable que nos ancêtres aient adopté les règles dié­tétiques pour continuer à profiter des plaisirs inconditionnels offerts par la cuisine tout en en limitant les effets néfastes sur la santé par la volonté ou les interdits - comme c’est encore aujourd’hui le cas pour la plupart des individus.
Les cueilleurs, les premiers crudivores sensoriels qui ont été confrontés à des aliments transformés et toujours « bons », c’est-à-dire toujours consom­mables avec plaisir, ont certainement mémorisé très vite ce fait et en ont adopté la pratique. Tel fut le cas lors du passage du stade cueilleur au stade collecteur avec ses mélanges ; ce le fut aussi pour le passage du stade col­lecteur à celui de culinaire. Une fois la mécanique enclenchée, il n’y a plus de retour en arrière possible ; l’extension fulgurante des pratiques culinaires est là pour en attester.
Au final, la transformation des ressources alimentaires permet :
- de conserver et de consommer des ressources alimentaires péris­sables sur de plus grandes périodes ;
- de détruire les micro-organismes pathogènes que les aliments peuvent abriter, en détruisant toutes formes de vie par la même occasion;
- de modifier la composition chimique des métabolites secondaires répulsifs contenus par certains aliments.
- de créer une infinité d’odeurs et de saveurs qui permettent, notam­ment, de consommer des aliments insuffisamment appétants pour être consommés avec plaisir en l’état.
 

Lien intéressant :
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=> Why people can't stop after eating one potato chip.

"The effect of potato chips on brain activity, as well as feeding behaviour, can only partially be explained by its fat and carbohydrate content," explained Tobias Hoch, Ph.D. "There must be something else in the chips that make them so desirable," he said.

Reward and addiction centres in the brain are activated. But the food intake, sleep, activity and motion areas also were stimulated significantly differently by eating the potato chips.


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:24, édité 1 fois

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Flo le Mar 12 Juil 2016 - 17:56

Luc a écrit:
Mais ce serait méconnaître la puissance de l’addiction au plaisir incon­ditionnel qu’engendre la cuisine dans l’absolu,
Aaaaah! les petits plats au four Luc jocolor  t'es mal ...et les brownies paléo de la frangine   

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Flo le Mar 12 Juil 2016 - 18:12

La bonne tactique pour se couper de ce bazar c'est de commencer par 1 mois de diète paléo/cétogène ça fait un bon reset !


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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 18:34

Flo a écrit:
Luc a écrit:
Mais ce serait méconnaître la puissance de l’addiction au plaisir incon­ditionnel qu’engendre la cuisine dans l’absolu,
Aaaaah! les petits plats au four Luc jocolor  t'es mal ...et les brownies paléo de la frangine   
Tsss, Tsss ... Il n'est pas encore né celui qui me dira quoi manger.
Avec 80 %, tu as de la marge Wink
Quand j'ai assimilé les principes, j'arrange ça à ma sauce.
On commence par un jour, puis une cure de qques jours.
Hier, j'ai mangé 2 pêches vers 11H, 1 orange vers 16H et un steak d'autruche vers 19H, avec qques crudités + 1 càs de légumes fermentés (1er pot de la nouvelle technique).
Ici, je goupille avec le régime 5.2 (2 jours par semaine à la diète), amélioré.

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Mar 12 Juil 2016 - 18:36

Flo a écrit:La bonne tactique pour se couper de ce bazar c'est de commencer par 1 mois de diète paléo/cétogène ça fait un bon reset !
Bien vu!  
3 semaines sont requises pour effectuer la transition: un organisme qui est habitué à fonctionner en mode glycolyse vers le mode lipolyse.

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Pourquoi manger cru?

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 10:18

&5A. Cuisson: Science et méfaits de la cuisson sur la santé
Si l’objectif de la cuisine est de rendre attirantes des ressources alimen­taires qui ne le sont pas suffisamment à l’état naturel, les individus peuvent consommer avec plaisir des aliments qui ne correspondent qu’approximativement, voire pas du tout, tant en qualité qu’en quantité, à leurs besoins réels. Les excès en macronutriments et les carences en micronutriments sont nombreux car les signaux du rassasiement sensoriel spécifique sont imparfaits. Or, dans un cas comme dans l’autre, les conséquences ne sont pas négligeables. Toute consommation dépassant les besoins de l’orga­nisme entraîne un travail physiologique supplémentaire pour digérer ce sur­plus, évacuer ce qui peut l’être et stocker l’excédent dans divers tissus.
Pour le crudivore sensoriel de référence, le cueilleur originel, la curiosité sensorielle pour les macronutriments très énergétiques, tels que les lipides et les glucides, était très élevée, mais leur disponibilité était naturellement limitée, car les lipides d’origine animale sont des aléatoires et les glucides des fruits sont saisonniers.
Rappel sur la disponibilité des aliments, ndlr :
- usuel : +++ (souvent au menu) (légumes, par exemple)
- saisonnier : ++ (fruits, par exemple)
- aléatoire : + (assez rare / ponctuel) (miel, par exemple)
Pour l’homme d’aujourd’hui, ces macronutriments très énergétiques sont souvent consommés en excès ; non seulement parce qu’ils sont très appétants, mais aussi parce qu’ils sont consommés purifiés, débarrassés des micronutriments qui les accompagnent naturellement à l’état natif. Or l’expérience des crudivores laisse à penser que l’hypothalamus s’appuie sur ces micronutriments pour orienter les choix alimentaires, et façonner les arrêts sensoriels spécifiques qui lui permettent de contrôler la consomma­tion de ces macronutriments.
La cuisson des aliments est une pratique tellement ancienne dans l’inconscient collectif, tellement courante et répandue aujourd’hui, qu’il est difficile d’accepter a priori, sans discussion scientifiquement argumentée à l’appui, que ce procédé puisse être dangereux pour la santé. Et pourtant, la cuisson génère un certain nombre de composés moléculaires aux effets particulièrement problématiques sur ce plan.
Suite sur le post suivant.


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:30, édité 2 fois

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Glycation: Effets sur la santé. Sources

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 10:23

Bibliographie sur les effets de la cuisson sur la santé


Inconvénients

produits finaux de la glycation avancée (AGE)

1)       (Dworschák, 1980)

2)       (Mauron, 1990)

3)       Lin et al., 2002)

4)       (Uribarri et al., 2003)

5)       (Peppa et al., 2003)

6)       (Stopper et al., 2003)

7)       Zill et al., 2003)

Cool       Grimshaw et al., 2003)

9)       (Zhu et al., 2011)

10)   (dans Uribarri et al., 2005)

---

11)   Vlassara, 2005)

12)   (Vojdani, 2009)

---

13)   (Clare Mills et al., 2009)

---

14)   (Uribarri et al., 2010)

15)   (Christensen et al., 2010)

16)   (Yarmand et al., 2010)

---

17)   (Huang et al., 2011)

1)     Digestibilité  (enzy. digest.) valeur bio. - ac. aminés très dégradés).

2)     Digestibilité réduite des protéines modifiée par la chaleur.

3)     + maladies cardiovasculaires.

4)     + risques rénaux et cardiovasculaires.

5)     + Alzheimer, + arthrite.

6)     + génotoxiques (reins).

7)     AGE actifs => réponse inflammatoire et prolifération cellulaire.

Cool     Aliments transformés => majorité des réactions allergiques.

9)     Phénomène Inflammatoire en présence d’AGE. Aggravation importante.

10)  Absorption intestinale => ++ AGE circulant => inflammation systémique, reins, diabètes, athérosclérose.

11)  Durée de vie augmentée si - d’AGE alimentaires (sans restriction calorique).

12)  Antigènes cuits => bcp + d'anticorps/crus => tests à élargir, anticorps + AGEs => grandes perturbations => maladies auto-immunes et dégénératives.

13)  L’étude de l’allergénicité des alim. transf. Iimitée à ceux qui sont solubles dans l’eau salée. Les protéines cuites sont insolubles dans l'eau.

14)  Face à l’ampleur (AGE) : guide pratique pour réduire les AGE alimentaires.

15)  Cuisson longue à faible température : effets sur la viande dès 53 et 56 °C.

16)  Protéines animales : contraction et dénaturation, quel que soit le mode de cuisson, dénaturation ++ micro-ondes.

17)  Dégradation des protéines et de la struct. des fibres musculaires.

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Molécules de Maillard et AGE

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 10:26

Les molécules de Maillard et les AGE

La glycation ou glycosylation non enzymatique est une réaction se pro­duisant entre des protéines et des sucres en fonction de la chaleur et du temps. Les travaux des vingt dernières années montrent que les protéines glyquées, appelées aussi produits de glycation avancée ou Advanced Gly­cosylation End products (AGE), ont un rôle important dans le déterminisme des lésions cellulaires et tissulaires du diabète, du vieillissement vasculaire et de l’insuffisance rénale.
Il s’agit d’une classe chimique à part, résultant de la fixation d’un sucre réducteur (glucose ou fructose) ou d’un aldéhyde sur certains résidus protéiques, principalement la lysine et la fonction aminé N-terminale (le radical NH2). Cette réaction, très dépendante du temps d’exposition au sucre et de la concentration sanguine en sucre ou de la glycémie, se déroule sans participation enzymatique pour former un produit appelé base de Schiff.
NDLR : On présente souvent la glycation comme une association entre une protéine et un sucre, sous l’action de la chaleur (déjà à température corporelle, mais davantage proportionnelle, lorsque la température s’élève). C’est exact qu’il faut surveiller les excès (cuisson et association graisse / sucre) mais la combinaison avec un AG polyinsaturé est nettement plus instable. Voir Chris Masterjohn ou Ray PEAT, ci-dessous, à la fin du chapitre), pour des précisons. Vaut le détour ! Fin du commentaire.
À la suite de cette première étape, un réarrangement moléculaire, appelé réarrangement d’Amadori ou de Heynes se produit souvent : soit sous forme d’un changement de conformation spatiale (isomérisation) de la base de Schiff, soit par la fixation d’une protéine, sur la fonction aminé. Ce réarrangement est réversible par hydrolyse chimique. Le taux de formation de ces produits du réarrangement d’Amadori est proportionnel à la concentration en sucre.
Le réarrangement d’Amadori est suivi d’une réaction plus complexe, appelée réaction de Maillard qui aboutit à la formation des AGE, plus connus sous le terme de produits de Maillard, en mémoire de celui qui les a décou­verts en 1911. Le taux de formation de ces composés n’est pas dépendant de la concentration en sucre du milieu mais de la durée de l’hyperglycémie (de l’excès de sucre) et du taux de renouvellement protéique.
 

Au final, la liste des affections améliorées par une alimentation crudivore et aggravées par une consommation d’AGE est vraiment importante : Cancer, hypertension, obésité, maladies cardiovasculaires, accidents vasculaires cérébraux (AVC), diabète, maladies chroniques (arthrose), hypercholestérolémie, inflammation, sensibilité aux allergies, maladies infectieuses, baisse de l’immunité, maladie d’Alzheimer, état psychologique et mental.

La digestibilité et la valeur biologique des aliments consommés crus sont meilleurs et plusieurs auteurs font aussi état d’un allongement de la durée de vie corrélé à une réduction de la consommation d’AGE alimentaires (Uribarri et al., 2003 ; Vlassara, 2006).


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:27, édité 1 fois

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Inconvénients suite. Bibliographie

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 10:29


Bibliographie sur les effets de la cuisson  sur la santé (inconvénients – Suite).

=> Acrylamides – furanes et autres

1)         Tereke et al., 2000

2)         Swedish National Food Administrat., 2002.

3)         Vainio, 2003 ; Jägerstad et al., 2005.

4)         Sirot, 20012.

---

5)         CMEAA / CIRC.

6)         Fromberg et al., 2013

---

---

7)         Crawford et al., 2011.

Cool         Greiner, 2011.

---

9)         Vermeulen et al., 2012.

---

10)     Hänninen et al., 1992.

---

1.       Acrylamides associés à un gros risque de cancer.

2.       100 à 500 fois + que les normes légales ds les alim. courants.

3.       Génotoxicité des acrylamides.

4.       Les furanes recherchés et analysés dans 192 aliments courants en Fr. => risque sanitaire pour les enfants.

5.       Furanes => agents cancérigènes pour les enfants.

6.       Bcp de furanes ds les carbohydrates => pb avec les enfants (fruits séchés à chaud et céréales du petit déjeuner ; chez les adultes danois 95 % des furanes viennent du café.

7.       Aliments très transformés (fast-foods) => dépression.

8.       L’alimentation détermine le microbiote (obésité et diabète), +

caractériser un microbiote sain est un enjeu majeur.

9.       Brassica 3.4 % si cuit, 37 % si cru, pour un puissant agent anti-cancéreux (sulphorane isothiocyanate).

10.    2 mn au micro-ondes / cru => le tocophérol et le rétinol augmentent chez les crudivores en une semaine.

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Glycation and PUFA's

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 10:33

Sources :

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The name, “glycation,” indicates the addition of sugar groups to proteins, such as occurs in diabetes and old age, but when tested in a controlled experiment, lipid peroxidation of polyunsaturated fatty acids produces the protein damage about 23 times faster than the simple sugars do (Fu, et al., 1996). And the oxidation of fats rather than glucose means that the proteins won't have as much protective carbon dioxide combined with their reactive nitrogen atoms, so the real difference in the organism is likely to be greater than that seen by Fu, et al.
Commentaire NDLR:

Pour neutraliser les AGE, la salicine (aspirine, extrait d’écorce de saule blanc, la reine des prés) et la vitamine E sont assez efficaces. Le 1er agit en prévention au niveau de l’inflammation. L’aspirine inhibe la glycation de manière compétitive en occupant la place des groupes aminés. Le groupe acétyl de l’aspirine s’attache à la serine 530, un acide aminé. Quand cet acide aminé est acétylé, la voie est bloquée et l’acide arachidonique, le précurseur de PGE3 (prostaglandine pro-inflammatoire), ne peut plus aboutir / atteindre certaines enzymes.

L’aspirine modère aussi la production No (acide nitrique =>  iNOS expression) et favorise Co2 (carbone dioxyde),ce qui ,dans le dernier cas, est très bénéfique pour la respiration cellulaire.

La vitamine E protège de l’oxydation.

 

Aspirin protects against iron toxicity, clot formation, and reduces lipid peroxidation while blocking prostaglandin formation. 

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Cure en cas de terrain fragile.
Une fois par an, je fais une prise de sang pour mesurer le niveau de glycation: HbA1c.
Cet indicateur donne la situation sur les 2 ou 3 derniers mois. Maxi 6. On conseille 5.
Cet indicateur monte logiquement avec l'âge. À 6, un diabète est annoncé dans les 5 ou 10 ans.
Je prends 2 X / an: Anti glycation formula, 2 gél par jour. cure de 3 mois minimum. 2 flacons de 120 gél. le prix n'est pas donné, mais c'est un bon produit (multi).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Fin du chapitre.
A suivre:
Curiosité sensorielle et disponibilité des aliments

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Ciel! Du furane dans mon café...

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 11:26

Attention les amateurs de café lyophilisé car il contient du furane. Le furane est un additif ajouté. On peut en boire en dépannage mais pas tous les jours ...
Il y a aussi deux fois plus de furane dans les capsules, genre Nespresso, mais c'est dû au processus de conditionnement hermétique.
"Les scientifiques retrouvent des taux de furane 2 fois plus élevés dans les cafés réalisés avec des capsules (117‐244 ng/ml)".
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 
NDLR: Si c'est un seul Nespresso (pastille) le matin, ça passe ... Pas de problème avec un expresso, façon ancien système

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Curiosité sensorielle et disponibilité des aliments

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 15:17

&5B. La disponibilité des aliments
Le cueilleur est étroitement dépendant des ressources disponibles, des aliments natifs. Il y a 3 catégories bien caractérisées :
- « Les ressources de proximité » : disponibles et accessibles quasiment toute l’année.
On trouvera ici les végétaux à cycle court. En effet, durant leurs déplacements, les individus consomment des aliments contenant des graines qu’ils transportent dans leur système digestif et qu’ils ressèment ultérieurement avec engrais dans les endroits qu’ils fréquentent (Lambert, 1999). Ces graines germeront aux premières chutes de pluie et produiront des ressources rapidement disponibles grâce à leur cycle de reproduction court. On trouvera aussi la faune favorisée par l’activité humaine (rongeurs, petits carnivores, oiseaux, œufs…) et certaines ressources aquatiques facilement accessibles, comme les coquillages, les crustacés et les algues, etc.) ;
« Les ressources saisonnières » : disponibles et naturellement accessibles uniquement à certaines périodes de l’année (fruits, graines germées, jeunes pousses végétales, etc.) ;
NDLR : Les produits de la cueillette abondent : fruits, légumes, plantes sauvages, baies, noix, rhizomes fournissent jusqu’à 70% de la base de subsistance. Les végétaux sont consommés peu après leur cueillette, sans transformation. Les plantes d’alors sont plus riches en protéines que les céréales modernes, et surtout plus généreuses en vitamines, minéraux et composés phytochimiques.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] Tout dépend de la zone géographique. Les plus favorisés seront les peuples installés au croisement d’un point d’eau (lac / mer), de la lisière de la forêt (baies) et de la savane (chasse).
- « Les ressources aléatoires » : rarement et aléatoirement disponibles, et donc accessibles de façon imprévisible (charognes, fruits naturellement séchés, miels, etc.).

&6. La curiosité sensorielle
La sensibilité du cueilleur s’est ajustée au contexte, de façon adaptative. Comprenez que l’analyseur sensoriel périphérique (le cerveau) a été éduqué en fonction de l’environnement. La sensibilité s’est développée proportionnellement à la disponibilité (fréquence et quantité).
Cette « adaptation sensorielle » perdure encore aujourd’hui chez l’homme moderne et c’est d’ailleurs ce qui nous a permis d’élaborer des raisonnements cohérents avec les observations réalisées chez ceux qui pratiquent encore actuellement une alimentation crudivore sensorielle ; c'est-à-dire qui ne consomment que des aliments natifs avec une allégeance totale à leur analyseur sensoriel périphérique. Grâce à leur expérience nous avons appris qu’aucun aliment natif ne pouvait avoir de palatabilité « absolue » prédéfinie par les expériences passées comme c’est le cas dans le référentiel culinaire. Un crudivore sensoriel ne peut pas dire d’un aliment qu’il est « bon » avant de l’avoir senti puis goûté ; un jour cet aliment sera bon et sera consommé, un autre jour, il sentira mauvais et ne sera peut-être même pas goûté. La palatabilité n’a donc pas de sens dans le référentiel du crudivorisme sensoriel.
En revanche, le crudivore sensoriel dispose d’une autre information, qui est d’une grande importance pour lui, il s’agit de la « curiosité sensorielle ». C’est la disponibilité d’une ressource alimentaire qui détermine la curiosité sensorielle plus ou moins grande avec laquelle un sujet aborde un aliment potentiellement utile à son organisme. Cette curiosité influence le comportement alimentaire du sujet en le poussant à rechercher très activement les ressources alimentaires nutritionnellement importantes mais rarement accessibles. Cette curiosité est purement consultative, la décision de consommer ou pas dépend de la réponse hédonique au flairage et sa persistance durant l’ingestion : l’appréciation d’un aliment natif par un crudivore sensoriel est toujours « relative » aux besoins de son organisme.
La curiosité sensorielle permet aussi aux cueilleurs et aux crudivores sensoriels raisonnés d’ajuster leur comportement alimentaire à la disponibilité naturelle des aliments. Il s’agit en fait d’un coefficient correcteur qui facilite l’accès à certaines ressources alimentaires utiles mais peu ou rarement accessibles.
1) La curiosité sensorielle pour les aliments aléatoires est logiquement exacerbée parce que ces aliments sont naturellement rares. Le fait que ces ressources alimentaires soient rares ne veut pas dire qu’elles soient inconnues des cueilleurs, bien au contraire. Tous les cueilleurs, année après année, et ce depuis leur plus tendre enfance, ont croisé des aliments aléatoires. Si apprentissage il y a, il n’a rien à voir avec l’apprentissage de la palatabilité du référentiel culinaire ; le seul apprentissage qu’il y ait ici concerne l’accessibilité des ressources, leur rareté en l’occurrence, et l’engouement systématique qu’ils suscitent à chaque fois qu’ils sont accessibles.
C’est par ce mécanisme sensoriel adaptatif que les organismes peuvent largement profiter de ces aliments rares chaque fois qu’ils sont accessibles. Il s’agit essentiellement des protéines et des lipides d’origine animale qui apportent des matériaux de construction et de l’énergie, et des sucres concentrés tels que le miel ou les fruits séchés naturellement qui apportent aussi de l’énergie. Les signaux sensoriels susceptibles d’en limiter la consommation, c'est-à-dire d’induire un rassasiement sensoriel spécifique, sont logiquement très limités à leur égard ; ils seraient en effet inutiles car la disponibilité de cette classe d’aliments est par définition naturellement restreinte. C’est cette caractéristique qui est manipulée par les cuisiniers pour satisfaire le plus grand nombre de convives, et qui est exploitée par les industriels de l’agroalimentaire à des fins commerciales au détriment de la santé des consommateurs.
2) La curiosité sensorielle pour les aliments saisonniers (essentiellement les fruits) est moindre ; elle reste cependant importante car elle concerne des aliments très riches en énergie et en micronutriments indispensables à l’organisme et qui ne sont disponibles que par périodes (maturité). Puisque ces ressources ne sont disponibles que durant une période limitée de l’année, il n’est pas très utile d’en contrôler la consommation par des signaux sensoriels forts.
Il s’agit encore d’une caractéristique exploitable et exploitée par les cuisiniers et les industriels de l’agroalimentaire.
3) La curiosité sensorielle pour les aliments de proximité est très faible car il s’agit de ressources très accessibles et très facilement consommables toute l’année. Les besoins de l’organisme pour les macro et micronutriments qu’ils contiennent étant par conséquent la plupart du temps couverts, cela permet de comprendre pourquoi l’attirance sensorielle pour cette classe alimentaire est relativement faible. Les signaux sensoriels visant à en limiter la consommation sont en revanche très puissants pour éviter que cette forte disponibilité ne se traduise par une surconsommation. La difficulté qu’ont les parents à faire consommer des légumes à leurs enfants lorsque les glucides et les lipides sont omniprésents trouve sa source dans cette caractéristique.
Tableau récapitulatif
Tableau 1 : Caractéristiques des différentes classes alimentaires
Classes Alimentaires : Accessibilité – Curiosité sensorielle – Rassasiement sensoriel spécifique.
Proximité +++  +  +++
Saisonnier ++  ++  ++
Aléatoire +  +++  +
=> Observez la curiosité sensorielle. La curiosité sensorielle est adaptative. Niveau faible pour des ressources de proximité. Forte pour des ressources aléatoires. Cela signifie que l’individu va les rechercher volontiers.
Par contre, les aliments qui sont facilement disponibles (proximité +++) entraînent très peu de rassasiement sensoriel. Comprenez que l’individu n’a pas développé de capacité sensorielle aigüe. Pas nécessaire.
C’est cette « adaptation sensorielle », non seulement aux qualités nutritionnelles des aliments, mais aussi à leur disponibilité naturelle qui permet à l’organisme de contrôler la consommation de ressources présentant des caractéristiques très variées (qualités organoleptiques, contenu en macro et micronutriments, densité calorique et disponibilité). Ce contrôle concerne les trois phases du processus alimentaire : la phase de recherche de l’aliment avec la curiosité sensorielle, la phase de consommation avec la réponse hédonique au flairage (déclenchement de l’envie pour la prise alimentaire) et l’arrêt de la prise alimentaire suivant l’importance des signaux du « rassasiement sensoriel spécifique ».
Dans la suite de cet ouvrage, la palatabilité sera utilisée dans le cadre culinaire et la curiosité sensorielle le sera dans le cadre du crudivorisme sensoriel.

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Comportement alimentaire du cueilleur

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 15:20

Le comportement alimentaire du cueilleur

Les ressources alimentaires étant disséminées dans la nature, elles ne sont que rarement accessibles simultanément, ce qui ne veut pas dire jamais. Les prises alimentaires du cueilleur sont donc généralement constituées d’un seul aliment natif. Pour lui, cet aliment est une entité biochimique qu’il connaît depuis longtemps car il a co-évolué avec elle. Pour le système digestif, entre autres, traiter une telle entité biochimique est une tâche aisée, une routine de plusieurs millions d’années. De plus, comme le cueilleur doit franchir une certaine distance avant de pouvoir éventuellement accéder à une autre ressource alimentaire différente de la première, la physiologie de la digestion ne risque pas d’être perturbée par la complexité biochimique qu’induirait automatiquement l’ingestion simultanée de plusieurs ressources alimentaires différentes. Cette situation physiologique particulière est d’ailleurs généralement la norme chez tous les animaux monogastriques.

Pour celui qui pratique le crudivorisme sensoriel, un aliment peut sentir très bon un jour et être repoussant un autre (par exemple : des figues séchées provenant d’un même lot, des dattes provenant du même régime, des fruits cueillis au même stade de maturité et provenant du même arbre mais avec quelques jours d’écart). Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’une fois les besoins de l’organisme comblés, ce dernier met en place des mécanismes qui font baisser l’attrait pour cette ressource. Nous avons précédemment cité ce type de contrôle en décrivant la façon dont les messages olfactifs sont modifiés dès leur arrivée dans le bulbe olfactif par tout un ensemble des projections centripètes. Quelques heures plus tôt, tel aliment était extrêmement attirant à l’odeur et au goût, mais, après avoir été consommé jusqu’à atteindre le rassasiement sensoriel spécifique, il n’a plus aucune valeur hédonique et cela jusqu’à ce que le besoin spécifique se manifeste à nouveau.

Dans le cadre du crudivorisme sensoriel pratiqué par le cueilleur, le sujet n’a pas besoin d’attendre que les effets métaboliques postprandiaux se manifestent, pour pouvoir les rapprocher des qualités organoleptiques de l’aliment consommé, et apprendre s’il pourra désormais continuer à consommer cet aliment pour satisfaire son organisme. Dans ce contexte en effet, un aliment qui engendre une curiosité sensorielle élevée sera plus systématiquement recherché et testé, mais il ne sera consommé que s’il répond à une attente physiologique de l’organisme ; en l’absence d’artifice ou de transformation, l’analyseur sensoriel périphérique ne se trompe pas.

L’apprentissage des préférences alimentaires commence in utéro avec la découverte des caractéristiques organoleptiques des aliments consommés par la mère (Marlier, 1998) ; ces caractéristiques se retrouvent en effet dans le liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus.

A partir d’observations personnelles et de témoignages provenant de crudivores sensoriels, on peut imaginer la suite dans une famille de cueilleurs : l’apprentissage se poursuit lors de l’allaitement car plusieurs années durant, l’enfant blotti sur le ventre de sa mère voit défiler sous son nez, à portée de ses neurones olfactifs, les aliments qu’elle consomme au fil des saisons et qu’il peut associer aux odeurs qu’il perçoit dans son lait. L’histoire se poursuit encore dans la période de la diversification alimentaire qui commence le jour où l’enfant se détourne du sein maternel pour accéder à l’aliment qu’elle est en train de consommer parce qu’il a fait la connexion : il a « compris ». Contrairement à ce qui se passe dans le référentiel culinaire, où la cuisine offre un choix infini de combinaisons, les choix du cueilleur se limitent au nombre d’aliments natifs auxquels il peut accéder ; la richesse est ailleurs, dans la multitude d’interprétations que son analyseur sensoriel périphérique exprime en fonction des besoins métaboliques de l’organisme à un moment donné.

On comprend dès lors que le sujet n’ayant pu caler son système sensoriel dans l’enfance doive apprendre à interpréter les manifestations physiques très variées que son organisme utilise pour signaler l’arrivée d’un rassasiement sensoriel spécifique. C’est en tout cas ce que j’ai pu observer systématiquement lorsque j’enseignais le crudivorisme sensoriel. Au bout du compte, la réponse de l’analyseur sensoriel périphérique se manifestant en cours d’ingestion, le sujet interrompt sa prise alimentaire avant même que l’aliment soit ingéré en excès. Autrement dit, contrairement à ce qu’il se passe le plus souvent dans le référentiel culinaire, il n’est pas nécessaire de passer par un apprentissage culturel ou de suivre les conseils de son diététicien pour se nourrir idéalement et couvrir exactement les besoins de son organisme.
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Comportement alimentaire du collecteur

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 15:24

Si le cueilleur était étroitement dépendant de la disponibilité naturelle des aliments natifs, on est en droit de se demander ce qui, un jour, est venu perturber cet ordre des choses véritablement ancestral pour notre lignée.
Il y a environ 2,5 à 2,6 Ma (Millions d’année), des hommes ont façonné des outils en pierre. Or, la fabrication d’un outil de pierre sous-entend indéniablement une vraie culture avec un certain nombre d’acquis : tant au niveau de la pensée conceptuelle que des capacités d’abstraction (projet, chaîne opératoire), des capacités neuromotrices (individualisation motrice de la main droite et de la main gauche) ou encore du langage et de la transmission des acquis.
On peut imaginer qu’un organisme qui sait penser, concevoir et réaliser un outil de pierre, a toutes les capacités intellectuelles et motrices pour réaliser des objets permettant de collecter, transporter et stocker des ressources alimentaires, notamment à partir de matières végétales.
Il est donc possible, raisonnablement, d’avancer que dès -2.6 Ma, au moins, nos ancêtres ont eu les moyens d’inventer ce savoir-faire. Cependant, pour qu’une pratique culturelle s’impose, il ne suffit pas qu’elle soit réalisable ou inventée, il faut aussi qu’elle réponde à un besoin immédiat. Or, nous avons vu qu’il suffit qu’un cueilleur sorte de son biotope naturel et que sa plage alimentaire se restreigne pour que certaines ressources lui fassent défaut. Dans ces conditions, les avantages conférés par l’usage de la collecte deviennent déterminants ; l’adoption de la collecte répond à l’existence d’un besoin qui s’apprécie en termes de survie.
Ces réflexions nous amènent à suggérer que c’est probablement l’adoption de cette stratégie alimentaire qui a permis à certains de nos ancêtres de partir à la conquête du monde une première fois il y a -2,5 à -2,6 M années.
Conclusion :
La collecte est une activité qui complète la cueillette et consiste à récolter une ressource au-delà des besoins immédiats dans la perspective d’un usage ultérieur.
La collecte permet d’augmenter artificiellement la durée de disponibilité d’une ressource particulière : récolte au-delà des besoins immédiats, transport et stockage temporaire, et redistribution ultérieure.
Grâce à ses provisions, le collecteur peut :
- mieux survivre à une période de disette ;
- survivre dans des environnements présentant des ressources restreintes.
- quitter son environnement naturel et traverser des régions auparavant infranchissables par manque de ressources locales suffisantes.

Conséquences des mélanges stomacaux sur la physiologie de la digestion
La collecte engendre une situation jusqu’alors inédite pour la physiologie de la digestion dans la lignée Homo : différents aliments peuvent être rassemblés au même endroit et au même moment, tout comme dans n’importe quel commerce d’alimentation actuel. Pour les premiers collecteurs, les prises alimentaires constituées de plusieurs aliments différents sont possibles et sont même recherchées. Notamment en cas de restriction de la variété de la plage alimentaire, car les aliments les moins attirants peuvent quand même être consommés avec un peu de plaisir lorsqu’ils sont mélangés à d’autres qui sont plus attirants.

Le « repas », constitué de plusieurs aliments consommés simultanément ou successivement est né avec l’apparition de la collecte. Les organismes doivent désormais gérer des bols alimentaires d’une complexité biochimique jusqu’alors inconnue et physiologiquement bien plus complexes à traiter qu’auparavant. Nous avons déjà mentionné que les crudivores sensoriels témoignent d’une amélioration importante de leur santé digestive lors du passage du cuit au cru et nous avons compris pourquoi. Bien plus surprenant, car tout à fait inattendu compte tenu de la proximité méthodologique entre le crudivorisme sensoriel et le crudivorisme sensoriel raisonné, les crudivores sensoriels raisonnés font état d’une deuxième phase d’amélioration du confort digestif lors du passage du sensoriel au sensoriel raisonné. Il y a probablement là aussi une voie de recherche qui mériterait d’être ultérieurement approfondie en ce qui concerne les conséquences physiologiques de la pratique du crudivorisme sensoriel mono-aliment.

L’homme fait preuve d’une incapacité croissante à réguler le bilan des constituants de son organisme par l’alimentation. Cette incapacité atteint des sommets sanctionnés par le développement considérable des maladies dites « de civilisation » telles que l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, le cancer, etc. Le point de départ de cette incapacité croissante se situe probablement dans l’adoption de la collecte, car cette pratique conduit immanquablement à mélanger plusieurs aliments différents dans l’estomac. Or, ces mélanges perturbent l’analyseur sensoriel périphérique car ils trompent à la fois les systèmes sensoriels périphériques et les systèmes sensoriels internes ; ce qui se traduit par des approximations dans le contrôle qualitatif ou quantitatif de la prise alimentaire et de tous les processus digestifs risquent d’être concernés.
Il est important de souligner qu’un empilage stomacal de plusieurs aliments différents n’a probablement pas le même impact physiologique sur la digestion si les aliments sont sélectionnés par l’analyseur sensoriel périphérique ou s’ils sont choisis par défaut parce qu’il n’y a rien d’autre à consommer. S’il n’y a quasiment que des noisettes, par exemple, et qu’un signal de satiété sensorielle spécifique, comme le manque de salive, vient systématiquement sanctionner toute tentative de consommation, il est plus que tentant de rajouter du miel aux noisettes pour tromper l’analyseur sensoriel périphérique, pour passer en force et survivre. Les denrées les plus attirantes permettent alors de consommer les moins attirantes. Il est aussi possible de broyer les noisettes (transformation mécanique) pour les ajouter à une préparation de camouflage olfactif et gustatif. Les collecteurs ont été les premiers à devoir gérer les empilages stomacaux au quotidien.
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La chasse accroit les ressources aléatoires

Message  Luc le Mer 13 Juil 2016 - 15:27

La chasse : exemple d’une inadaptation de l’analyseur sensoriel périphérique pour contrôler les choix alimentaires induite par une pratique culturelle
Parler de la chasse à ce stade de notre réflexion pourrait paraître inapproprié.
Cependant, au-delà de la place importante que cette activité occupe chez les scientifiques qui s’intéressent aux origines de l’homme, il ne s’agit là que d’une forme particulière de collecte.
La pratique de la chasse a en effet massivement accru l’accessibilité à une ressource naturellement classée comme aléatoire. L’appétence pour cette ressource, initialement calée sur une accessibilité restreinte chez les cueilleurs, se traduit obligatoirement par une surconsommation en cas d’abondance. La chasse et, surtout, les grandes chasses organisées, sont directement responsables de cette surabondance artificielle et soudaine à l’échelle de l’évolution. Ce fut notamment le cas pour Homo ergaster et Homo erectus, mais surtout pour les néandertaliens qui ont été les premiers « hyper carnivores » de la lignée humaine selon l’expression de Marylène Patou Mathis (Patou Mathis, 2010).
Comme cela a déjà été souligné, la lignée humaine était initialement quasi végétarienne, consommant tout au plus quelques charognes de temps à autre, mais assez rarement pour que les traces de micro usures caractéristiques de cette ressource alimentaire soient à peine visibles sur les dents – comme on peut l’observer chez les chimpanzés actuels (Boesch et al., 1989) ou même chez l’orang outang (Sugardjito et al.,1981). Brusquement, la pratique de la chasse a transformé une ressource aléatoire en quasi ressource de proximité lorsque la faune était abondante ; dans le même temps, l’analyseur sensoriel périphérique des chasseurs n’a quant à lui pas changé vis-à-vis des caractéristiques de cette classe alimentaire. L’adaptation sensorielle du cueilleur est calée sur l’accessibilité naturellement faible des aliments aléatoires.
Lorsque pour une raison quelconque il y a soudainement abondance, alors que l’analyseur sensoriel périphérique n’a jamais été confronté à cette situation, il se trompera forcément car ces produits font l’objet d’une curiosité sensorielle élevée. Naturellement, cette dernière est limitée par une accessibilité restreinte mais la pratique de la chasse repousse ces limites et une surconsommation de viande et de graisse animale est inévitable.
La chasse est très utile en termes de survie en période de pénurie alimentaire, lorsqu’il n’y plus d’autres aliments accessibles, mais la chasse est aussi problématique en période d’abondance en raison des déséquilibres induits par la surconsommation des produits animaux.
Fin du chapitre.
A suivre:
Impact de la cuisson sur la physiologie


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:34, édité 1 fois

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Impact de la cuisson sur l’organisme

Message  Luc le Jeu 14 Juil 2016 - 18:23

&7. Impact de la cuisson sur la physiologie
Quel est l’impact de la transformation des aliments sur la physiologie de l’organisme humain?

  • Le cerveau est trompé et ne peut pas évaluer correctement les besoins avec des aliments mélangés ou cuisinés. La chaleur recombine les molécules…

  • La cuisine permet de consommer avec plaisir des aliments transformés dans des proportions anormales. En outre, ces aliments transformés peuvent être élaborés à partir de quasiment n’importe quels ingrédients pour peu qu’on y adjoigne assez de glucides, de lipides ou de sel, pour les rendre au final attirants …

  • L’hypothalamus s’appuie sur la présence des micronutriments pour orienter les choix alimentaires. Tant que ces vitamines, anti-oxydants et oligo-éléments ne seront pas présents en quantité ad hoc, vous serez sous l’emprise de votre 2ème cerveau…

  • Les aliments industriels sont très pauvres en micronutriments  (« calories vides »).

  • Toute consommation dépassant les besoins de l’organisme entraîne un travail physiologique supplémentaire pour digérer ce surplus, évacuer ce qui peut l’être et stocker l’excédent dans divers tissus. Vous retardez alors le retour à l’homéostasie.

  • L’adoption d’une alimentation crudivore s’accompagne d’une amélioration du bien-être, après seulement quelques semaines de pratique.

  • Dans un contexte sensoriel, les aliments inutiles à l’organisme ne sont pas attirants et les aliments nuisibles à l’organisme sont repoussants ou le deviennent lorsque la quantité ingérée présente un risque physiologique.

  • Dans un contexte culinaire, le bulbe olfactif ne pourra estimer que très approximativement le contenu nutritionnel d’une ressource transformée et, au final, la gestion sensorielle perd la sensibilité requise pour maintenir l’organisme en équilibre et donc en bonne santé.

  • La cuisine permet de transgresser une loi biologique fondamentale : le plaisir existe pour récompenser un comportement utile à l’individu ou à son espèce.

  • Les culinaires sont addicts aux plaisirs alimentaires. Ce régime agit comme une drogue : Les récepteurs aux opiacés, stimulés et augmentés, sont impliqués dans les circuits de motivation et de récompense du système nerveux central.
    C’est en tout cas une réalité dont peuvent témoigner tous les consommateurs culinaires qui ont un jour pratiqué l’alimentation crudivore sensorielle ; à partir de ce jour-là, ils ont en effet compris qu’auparavant, et sans le savoir alors, ils étaient addicts à ces plaisirs alimentaires inconditionnels, notamment parce que les capacités d’évaluation du contenu nutritionnel des aliments par le sens du goût sont limitées lorsqu’il s’agit d’évaluer des aliments très transformés (Van Dougen et al., 2003).


  • Chaque individu dispose d’un centre de récompense qui lui est propre. Il s’activerait différemment en fonction des goûts et des couleurs, et de la volonté des individus.

  • Lorsqu’on souffre d’un trouble baptisé « hyperphagie hédonique », l’individu mange par plaisir et non par faim. Cela touche des centaines de millions de personnes à travers le monde. L’obésité est évidemment en ligne de mire en cas de récurrence.

  • Une fois la mécanique enclenchée, dès l’allaitement, il y a rarement un retour possible, sauf à prendre conscience qu’on est drogué, qu’on est mal en point ; et vouloir changer les choses, en cours de route. Une stratégie s’impose dès lors … 

Fichiers joints
7. Impact de la cuisson sur la physiologie.pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(46 Ko) Téléchargé 5 fois


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Pratique du Crudivorisme sensoriel

Message  Luc le Jeu 14 Juil 2016 - 18:30

Mise en garde importante (p 123)
La pratique de l’alimentation sensorielle peut présenter des risques impor­tants pour la santé lorsque les aliments soumis aux systèmes sensoriels olfactif et gustatif sont réputés toxiques, comme c’est le cas avec certains champignons, fruits sauvages ou autres végétaux avec lesquels nous n’avons pas co-évolué.
C’est pourquoi il est fortement déconseillé à quiconque d’en consommer, même en très faible quantité, en se fondant uniquement sur leur évaluation sensorielle.
Dans la première partie de cet ouvrage nous avons mis au jour deux modes alimentaires particulièrement adaptés à notre sensorialité et à notre physiologie. Leur mise en pratique pose de nombreux problèmes d’ordre technique mais pas seulement : il y a aussi le social, le travail, la famille, l’affectif et l’amour. À moins de se couper littéralement de tous ces mondes, il est évident qu’il faudra composer.
Pour composer, il faut une série de choix possibles supportant plus ou moins de contraintes afin de couvrir le maximum de situations différentes. Nous avons donc le cueilleur et le collecteur, les champions de la santé et, très loin, le culinaire avec des conséquences très négatives pour la santé. Il nous manque une carte entre ces deux extrêmes, et cette carte existe, il s'agit du régime du docteur Seignalet.*
Partant de sa connaissance de l’instinctothérapie de Burger, qui s’appa­rente à la pratique des collecteurs, Seignalet a élaboré un mode alimentaire intermédiaire, gardant un pied dans le culinaire, pour le social, la culture, l'affectif, le travail, et un autre dans le crudivorisme pour la santé. Étant scien­tifique, il était un chercheur reconnu avant de s’occuper d’alimentation, il a su nettoyer le culinaire de ses pratiques reconnues scientifiquement comme les plus néfastes pour la santé. En bref : le plus de cru possible, absence de pro­duits laitiers, absence de blé et si cuisson, cuisson à basse température, etc.
Il n’entre pas dans le cadre de ce livre d’exposer la méthode Seignalet que le lecteur trouvera dans son ouvrage intitulé L'Alimentation ou la troisième méde­cine*. Cette méthode a été retenue parce que les effets bénéfiques qu’elle entraîne sur la santé (publiés dans son ouvrage) sont intermédiaires entre le cru et le cuit tout en évitant de se couper plus ou moins du monde. Cette carte est donc bien la carte qui nous manquait entre le crudivorisme sensoriel et le culinaire pour tirer au mieux son épingle du jeu dans toutes les circonstances de la vie.
Nous voilà donc avec un cueilleur, un collecteur (ou empileur), un seignaléen et un culinaire. Il sera nécessaire d’apprendre le langage de chacune de ces alter­natives alimentaires pour pouvoir y recourir à la demande, en fonction de vos contraintes du moment ou de la situation.
Avant de nous intéresser à la gestion de ces différents modes alimen­taires, nous allons nous intéresser à la plage alimentaire : à son approvi­sionnement, à sa composition, à sa conservation et à sa gestion. Il s’agit d’un long chapitre qui pourra être survolé en première lecture.
Ensuite nous nous intéresserons aux repas du cueilleur et du collecteur, avant de parler de la gestion des quatre alternatives en lice : celle du cueil­leur, du collecteur, de seignaléen et du culinaire.
Afin de jongler en bonne intelligence avec les différents niveaux de transfor­mation de ces quatre pratiques alimentaires, nous allons passer en revue impact de chacune d’entre elles sur l’expression sensorielle olfactive et gustative.
En fin d’ouvrage, nous aborderons sans langue de bois la dualité nature/ culture à laquelle tous les crudivores sensoriels vont devoir se confronter. Mais pour commencer, voici la description précise de la procédure de sélec­tion olfactive des aliments.
* Seignalet présentation complète :
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Sélectionner un aliment avec l'odorat

Message  Luc le Ven 15 Juil 2016 - 8:48

&9. Procédure de sélection olfactive p 125
En pratique, la sélection olfactive du crudivore sensoriel se déroule comme suit :

  • présentation d’une sélection d’aliments issus d’une plage alimen­taire constituée exclusivement d’aliments crus non transformés, ni physiquement ni biochimiquement, non traités, non mélangés et consommés en l’état ;

  • on teste chaque aliment à l’odorat en essayant de ne pas prendre en compte les informations visuelles susceptibles de faire remonter des informations antérieurement mémorisées dans un cadre social et des circonstances physiologiques différentes, et risquant de sup­planter les informations olfactives perçues au présent. C’est pour­quoi il est toujours enrichissant de procéder de temps à autre à une sélection les yeux bandés ;

  • les aliments les plus attirants à l’odorat sont retenus et mis à part puis, une fois tous les aliments testés, la nouvelle sélection est à nouveau soumise à une évaluation olfactive jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul aliment en lice ;

  • l’aliment sélectionné est alors goûté et, s’il est aussi attirant au goût qu’il l’a été à l’odorat, il est consommé tant qu’il procure du plaisir ;

  • le sujet doit être très attentif à ses sensations gustatives et aux manifestations sensorielles qui les accompagnent afin de repérer tout changement de goût ou de texture durant la consommation car ces informations sont susceptibles de traduire une baisse d’intérêt de l’organisme pour cet aliment ou pour l’un de ses composants. De même, l’apparition d’une manifestation physique désagréable ou dérangeante (qu’on appelle cénesthésie), telle qu’une sensation de ballonnement, une baisse de la salivation (difficulté à déglutir), un écœurement, des frissons, un hoquet, des éternuements à répé­tition, etc., devra aussi être surveillée et prise en compte ;

  • le plaisir alimentaire disparaît lorsque le rassasiement sensoriel spécifique à l’aliment concerné est atteint ;

  • si la faim est encore présente après la première prise alimentaire, le sujet doit partir à la recherche d’un nouvel aliment. S’il s’agit d’un collecteur, il pourra recommencer un tour de sélection. En général, l’ordre de préférence de la première sélection ne peut pas être uti­lisé en deuxième intention. En effet, une part des besoins ayant été comblée par le premier aliment consommé, l’ordre de la deuxième sélection peut être assez différent de celui de la première sélec­tion ;

  • s’il s’agit d’un cueilleur, il faudra respecter une pause avant de consommer un autre aliment, le temps théorique nécessaire à sa recherche dans la nature. À défaut de pouvoir évaluer précisément ce laps de temps, un peu de logique digestive est de mise : on a très vite faim après avoir mangé trois feuilles de salade, alors qu’après avoir mangé 200 g de figues séchées, on a davantage de marge* ;

  • le sujet qui découvre l’alimentation sensorielle à l’âge adulte devra apprendre à interpréter ces signaux et s’appliquer à les respecter.
    * NDLR : Il peut y avoir 4 à 6 repas par jour chez un cueilleur. 2 repas chez un culinaire.
    Le laps de temps entre 2 repas variera en fonction du type de repas, s’il y a des lipides et / ou de la viande ou non. Il faut laisser des périodes de repos à l’estomac. À titre indicatif, il s’écoulera au minimum 1H30’ après la prise d’un fruit, 2H30’ à 3 H après un repas seignaléen, voire davantage si la faim ne se fait pas sentir ou s’il y a dyspepsie (rot, digestion difficile) ou somnolence, signe qu’il faudra simplifier ou corriger certaines associations alimentaires (problèmes d’enzymes et de Ph).




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Choisir les oléagineux et les fruits séchés

Message  Luc le Ven 15 Juil 2016 - 9:10

&10. Les oléagineux et fruits séchés p 142
Noisette, amande, noix, pignon, arachide, pistache, noix de pécan, noix de cajou, macadamia, olive, sésame, tournesol, lin, caroube, chuffas, etc.
Dans la nature, aucun de ces aliments n’est disponible à longueur d’année. Il y a une saison pour chacun d’eux, ensuite c’est fini jusqu’à l’année sui­vante. Pour nous, cela veut dire qu’il sera préférable de les consommer par cure, à la bonne saison (en outre c’est moins cher !), plutôt que d’en consommer un peu tous les jours. Avec le recul, on s’aperçoit d’ailleurs que, sans le vouloir spécialement, les choses se passent ainsi : on traverse des périodes où on est comme « branché » sur les amandes ou les arachides, puis ça se calme et ça disparaît pour un certain temps.
Il faut savoir où se trouve l’idéal, mais, encore une fois, sans oublier les autres paramètres. Au démarrage, notamment, les « accros » au pain pour­ront y trouver une sorte de compensation. La suppression de ce dernier est en effet souvent perçue comme un sevrage, au même titre que s’il s’agissait d’une drogue.
Cette situation peut durer plus ou moins longtemps selon les personnes. Certains ne ressentiront jamais le besoin de grignoter tel ou tel oléagineux à longueur d’année, alors que d’autres y trouveront une forme de réconfort et auront du mal à s’en passer. Parfois même pendant des années après avoir commencé le cru. C’est comme cela, et ça se respecte parce que nous ne sommes pas qu’un ventre. Nous sommes aussi un esprit, certes issu d’un ventre (deuxième cerveau ?), mais qui doit aujourd’hui trouver un équilibre entre sa nature et sa culture. Ce n’est peut-être pas le meilleur équilibre possible mais c’est déjà un équilibre.
Nature (en provenance de -)
Sans restriction si leur origine est sûre. Commerce spécialisé
Des oléagineux de bonne qualité sont fortement recommandés lorsqu’un but thérapeutique motive la démarche.
Commerce bio
Méfiance : les coques trop propres cachent en général un lavage détersif qui peut perturber le système sensoriel périphérique.
Éviter : les noix, les amandes et les noisettes déjà décortiquées.
NDLR : Pq ? => Les oléagineux exposés à l’air libre rancissent vite. Il y a altération des acides gras. Après 3 mois, ils sont « bons » à remplacer. Fin du commentaire.

Conseil : les amandes se consomment aussi lorsqu’elles sont jeunes, avant que la coque de bois dur se soit formée. Elles sont aussi appréciées alors que la coque vient juste de se former et que l’amande est toute neuve. On parle alors d’amandon.
Les olives fraîchement cueillies sont extrêmement amères. Pour qu’elles soient consommables, il faut qu’elles soient blettes. C'est-à-dire qu’elles mûrissent (peau noire), puis que leur chair, jusque-là blanche, vire au marron foncé. À partir de ce moment-là, l’amertume a disparu et l’olive peut être consommée. Ensuite tout est une question de séchage et de goût.
Il y a deux façons de conserver les olives : soit en les laissant se dés­hydrater à l’air libre (frais et sec), ce qui permet ensuite de les conserver d’une année à l’autre, soit en les stockant dans un récipient parfaitement étanche. Cette méthode ne nécessite aucun ajout, pas plus de sel que d’épices.
Les bains d’ammoniaque, qui sont utilisés par les industriels pour sup­primer l’amertume au moment qui leur convient (olives vertes), ne sont pas nécessaires non plus. Le temps fera très bien ça tout seul dans un bocal. Au début, les bactéries aérobies consomment l’oxygène, ensuite ce sont les bactéries anaérobies qui prennent le relais et bloquent la maturation. Conservation là aussi garantie d’une année à l’autre. À l’ouverture du pot, on s’assurera de la bonne conservation des olives en les écoutant : si vous entendez un pétillement, tout va bien, les anaérobies sont sur le pont. De nouveau à l’air libre, les olives vont poursuivre leur maturation et les moins mûres finiront même par noircir tout à fait en quelques heures. En revanche, si vous n’entendez rien, c’est que le pot n’était pas étanche et qu’à l’odeur comme au goût, vous risquez d’être déçu. Mais il ne faut jurer de rien, les plus extraordinaires saveurs peuvent se camoufler derrière une légère moi­sissure blanchâtre.

Commerce classique
À éviter. Les noix, par exemple, sont quasi systématiquement trempées dans des bains antifongiques et séchées à l’air chaud. Les noix de coco sèches sont à tester. Les arachides sont toujours grillées. Les olives déjà préparées sont aussi à éviter à cause des traitements chimiques dont nous avons parlé et des condiments (piment, herbes, sel) destinées à en aug­menter l’attrait.
NDLR : Les arachides sont des légumineuses, très riches en AG polyinsaturés oméga-6 (33 %), pro-inflammatoires en excès. C’est cependant une source intéressante de manganèse, de zinc, de cuivre et de B3. Selon Passeport Santé, il demeure prudent d’éviter la consommation d’arachides tachées, noircies, (aflatoxine).

Les sucres concentrés
Le miel, le pollen, les dattes, les fruits séchés, etc.
Nature
Les fruits qui ont séché directement sur l’arbre sont une vraie bénédiction lorsqu'on est sûr que les arbres n’ont pas été traités. Éviter les arbres en bordure des routes fréquentées. Il ne faut pas hésiter à en faire une provi­sion pour l’hiver, car ils se conservent très bien dans un endroit frais et sec.
Commerce spécialisé
Choix varié de miel en rayon et de dattes : une quinzaine de sortes de miels en rayon et plus de quarante variétés de dattes qui répondent à autant de besoins différents. Une belle palette de fruits séchés dans des condi­tions adéquates est aussi disponible. Ces produits garantis sont fortement recommandés lorsqu’un but thérapeutique est à l’origine de la démarche.
Commerce bio
Les fruits séchés qui sont vendus dans les commerces bio répondent très rarement aux exigences du système sensoriel périphérique. Quoi qu’en disent les vendeurs, et bien qu’ils soient généralement de bonne foi, ils subissent très souvent une dénaturation thermique. Les figues sont sté­rilisées à l’eau bouillante et parfois farinées, la coque des pistaches est éclatée par passage dans un four à haute température, et les abricots et les bananes sont carrément cuits avant séchage. Quant au raisin, garanti séché au soleil, il est immergé dans l’eau bouillante en cours de séchage pour lui donner, d’après les fabricants, un « moelleux traditionnel ».
Le meilleur moyen de s’assurer que les produits séchés sont de qualité est de vérifier que l’arrêt sensoriel spécifique existe bel et bien et qu’il se manifeste en temps voulu pour que la digestion se passe sans conséquence intestinale désagréable.
Les dattes bio sont généralement cueillies à maturité moyenne. Un régime de dattes comprendra donc des dattes à point, des dattes trop mûres et des dattes pas assez mûres. Pour homogénéiser leur maturité, elles sont souvent réhydratées à la vapeur et trempées dans un sirop de sucre.
NDLR : Les abricots séchés de couleur orange sont des abricots traités aux sulfites. Les abricots non traités sont bruns.
Les miels doivent absolument être extraits à froid pour que l’arrêt sen­soriel spécifique se manifeste avec précision. Les producteurs eux-mêmes sont conscients des différences qualitatives que cela entraîne car, si c’est le cas, ils ne manquent pas de le préciser sur l’emballage.
Lorsque les abeilles sont élevées sans artifice (comme l’apport de sucre en période hivernale par exemple), les miels en rayon sont encore mieux adaptés à l’alimentation sensorielle que les miels en pot. La cire naturellement mélangée au miel a un intérêt gustatif certain et joue aussi son rôle dans les mécanismes d’arrêt sensoriel spécifique.
Les pollens ne doivent pas provenir d’élevages nourris au sucre.
Commerces classiques
Á éviter : Les dattes sont confites à chaud après avoir été mises sous emballage plastique et les fruits sont souvent soumis à une double dénaturation : séchage à chaud plus immersion dans un bain antifongique à 70° C. Ces traitements ne sont bien évidemment jamais mentionnés sur les emballages.
NDLR : On donnera la préférence au pollen cru, mis à congeler. Le pollen vendu en pot en mag bio est dénaturé (sans ferments lactiques et levures) et souvent oxydé.

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Aliments saisonniers en cure

Message  Luc le Ven 15 Juil 2016 - 17:50

&11. Aliments saisonniers : Les fruits p  174
Passons maintenant aux aliments saisonniers avec notamment les fruits, qui posent un problème dans la mesure où le système sensoriel périphé­rique n’est pas censé y être confronté tout au long de l’année. Le système sensoriel périphérique est naturellement formaté pour en disposer durant une période limitée (maturité).
En ce qui concerne les aliments saisonniers, l’idéal est de les consommer sous forme de cure durant quelques semaines, juste le temps d’une saison.
Il ne faut pas oublier que manger moins de légumes à la saison des fruits est acceptable, sauf si la saison doit durer toute l’année comme nous le permettent les moyens de distribution actuels.
Beaucoup de crudivores débutants se sont fait piéger et en ont parfois subi les conséquences au niveau dentaire notamment. En mettant les légumes sur un pied d’égalité avec les fruits face au système sensoriel péri­phérique, beaucoup se laissent encore prendre à cette partie truquée.
NDLR : L’organisme est capable de gérer les acides fruitariens et les sucres en quantité ad hoc (2 à 3 fruits). Au-delà, il faudra pousser l’analyse et équilibrer (acidité des agrumes, fructose).

La classe des aléatoires
Les aliments aléatoires sont encore plus problématiques car leur rareté a engendré une appétence particulière à leur égard. Dans le cadre du crudivorisme sensoriel, passé la période d’adaptation psychologique, voire morale pour les ex-végétariens, il a effectivement été constaté une attirance exa­cerbée, et souvent difficile à contrôler, pour la viande.
Concernant les viandes de gros animaux, il faudra s’appliquer à les sou­mettre au jugement de l’odorat quelques jours de temps à autre seulement. On pourra en revanche se montrer plus souple avec les petits animaux comme les volailles ou les lapins en tant qu’animaux de proximité. Les pro­duits aquatiques pourront eux aussi être testés beaucoup plus fréquem­ment.
Les sucres concentrés comme les fruits séchés (figues, abricots, etc.), les dattes, les miels et les fruits frais très sucrés méritent une remarque. L’expérience montre en effet que leur consommation s’accompagne souvent d’une sensation de refroidissement de l’organisme, essentiellement chez les débutants, mais pas seulement.
Maintes explications ont été avancées sur les mécanismes physiologiques à l’origine de ces sensations. Les macromolécules des sucres pourraient obturer les minuscules vaisseaux irriguant les extrémités de nos membres. Quant à la raison d’être de ce mécanisme réfrigérant, peu d’hypothèses en ont fait état. On est néanmoins en droit de se demander s’il s’agit d’une réaction normale de l’organisme et, si la réponse est affirmative, quelles pourraient être la ou les fonctions d’un tel mécanisme.
Pour tenter de répondre à ces questions, essayons de replacer nos ancêtres dans les conditions environnementales de leur biotope originel. Pendant toute la période où ils ont vécu en Afrique (au moins 6 millions d’années), ils ont été confrontés à de longues périodes de chaleur intense. Que pouvaient-ils donc faire aux heures les plus chaudes de la journée ? Chercher de l’ombre ? Probablement, donc des arbres et, tant qu’à faire, pas n’importe lesquels, si nos ancêtres pouvaient aussi y trouver à boire et/ ou à manger, ils ne devaient pas s’en priver.
Imaginons la scène : le soleil s’est levé, il a entamé son ascension dans le ciel et, maintenant, ses rayons ardents deviennent difficiles à supporter. La soif et la faim se font sentir et nos ancêtres se mettent à chercher de l’ombre. Les grandes palmes des cocotiers, caressées par une brise solaire soutenue, s’agitent nonchalamment. Des grappes de noix de coco bien ombragées se laissent aussi caresser par cette brise rafraîchissante. Quelques palmiers dattiers sont dans la même situation. Et pourquoi pas ce manguier, aux fruits bien visibles en ces heures de grande luminosité où les moindres variations de couleur sautent aux yeux, où les branches et les plus petites prises pourront être utilisées en toute sécurité pour atteindre les plus beaux fruits, ceux qui ont fini de mûrir dans la nuit et dont personne n’a encore eu le temps de se repaître ? Bref, un moment bien choisi pour faire une petite cueillette de fruits pleins d’eau et/ou de sucres. À force de passer des heures et des heures près d’arbres fruitiers, cela devait arriver, les hommes découvrent, dans le creux d’un tronc tourmenté, une ruche qui bourdonne. Comme la chaleur est à son comble, la plupart des abeilles sont aux fleurs et butinent. La ruche est quasi déserte et nos ancêtres vont bien sûr en profiter.
Statistiquement, la plupart des aliments très sucrés ne se consom­maient naturellement qu’à des heures très chaudes, c’est-à-dire à un moment où il est justement tout à fait appréciable de ressentir un certain refroidissement de l’organisme. Ainsi, l’évolution nous aurait dotés d’un système de climatisation interne dont la mise en route serait commandée par la consommation d’aliments particulièrement accessibles lorsque nos ancêtres recherchaient de l’ombre pour tempérer les ardeurs du soleil : les sucres concentrés, bien sûr.
Il est alors logique que la consommation de ces mêmes aliments en soirée ou en hiver, ou pire encore, en soirée d’hiver sous nos latitudes, conduise à un refroidissement fort malvenu de l’organisme. Car si ce méca­nisme rend la chaleur plus supportable, une fraîcheur relative fera de vous à coup sûr un être frileux.
De même, la consommation matinale de sucres concentrés ne devait pas avoir trop de sens car, si la veille au soir nos ancêtres s’étaient endormis près d’un arbre fruitier, c’est-à-dire juste après avoir pu en consommer à volonté et avoir réussi à couvrir leurs besoins, il est logique de supposer qu’ils en fussent peu friands au réveil.
La consommation de sucres concentrés en soirée est aussi peu crédible, car plutôt que de rechercher une ombre inutile à l’orée de la nuit, plutôt que de s’obstiner à déceler un fruit mûr à l’heure où tous les chats sont gris, plutôt que de risquer une chute parce que les prises et les distances deviennent incertaines, ceux d’alors, le ventre bien rempli, pensaient surtout à rejoindre un abri pour la nuit.
Le système alimentaire s’est structuré en fonction d’un environnement donné et ne peut s’exprimer avec toute sa justesse qu’à la condition que l’on s’applique à prendre en compte ces paramètres. Ainsi, consommer des sucres sans tenir compte des conditions environnementales associées à leur cueillette conduit à penser à une erreur de la nature ou de l’évolution (frilosités intempestives et malvenues), alors qu’en respectant ces données en ne consommant des sucres qu’en milieu de journée (lorsqu’il fait le plus chaud), on transforme un inconvénient en atout. Dès lors, on peut profiter du plein été ou des heures les plus chaudes de la journée en dégustant des figues mi-sèches en se disant que c’est quand même sacrément bien fichu tout ça : nous sommes naturellement équipés d’une climatisation interne à déclenchement automatique...

Bilan
En règle générale, chaque aliment (fruit, viande, etc.) devra être testé avec une fréquence en rapport avec sa disponibilité naturelle. Il pourra être utile de privilégier un moment de la journée plutôt qu’un autre pour tester certains aliments (légumes le matin, sucres concentrés aux heures chaudes de la journée) afin de rectifier certains travers inhérents à notre époque.
Au final, nous pouvons considérer que nous avons trois jokers exploi­tables avec deux objectifs en tête :

  • en fonction des circonstances et des contraintes qu’elles entraînent, nous nous orienterons vers la classe alimentaire la plus appropriée. Par exemple, nous garderons toujours en réserve quelques aléatoires, comme la viande ou les fruits séchés, qui sont faciles à transporter, à conserver et à consommer, à sortir comme des jokers en cas de déplacement en terre inconnue. De même, les légumes seront considérés comme des jokers sur lesquels nous pourrons toujours nous rabattre lorsqu’aucun aliment d’une autre classe ne sera attirant, ou en complément si la faim persiste après avoir déjà consommé un ou plusieurs aliments. La consommation des aliments appartenant à la classe saisonnière devra se faire sous forme de cures. Soit pour profiter naturellement et pleinement d’une disponibi­lité restreinte dans le temps (saison), soit pour reproduire artificiellement l’alternance naturelle des périodes de consommation et d’abstinence de ces produits ;

  • lorsque plusieurs possibilités s’offriront à nous, nous ferons notre choix de façon à rétablir les éventuels déséquilibres engendrés par notre situation personnelle de façon à nous maintenir au plus près des conditions naturelles d’expression de notre système alimentaire. Pour conclure, je vou­drais souligner que notre approche vise à initialiser un mode de raisonne­ment plutôt qu’à apporter des réponses passe-partout. Tout au long de notre vie nous serons régulièrement confrontés à des situations particulières qui demanderont toutes des réponses particulières. Et ces réponses, personne ne pourra les apporter mieux que vous, d’où l’énorme intérêt d’apprendre à raisonner par soi-même plutôt que de se retrancher derrière quelque pré­cepte ou règle énoncés par qui que ce soit.



Lien intéressant :
[url=https://books.google.be/books?id=5VuHAQAAQBAJ&pg=PT80&lpg=PT80&dq=climat+chaud+et+consommation+des+fruits&source=bl&ots=J8KzswaauB&sig=hiY7s002kllaTdH0UqrqKuxIkD4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj2mbXH7_DNAhXiDsAKHbQJAnIQ6AEISzAI#v=onepage&q=climat chaud et consommation des][Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Plus la saison est chaude, plus la consommation de fruits pourra être importante. En été, l’organisme neutralise mieux les acides fruitariens (acide malique, tartrique, citrique, sorbique & lactique). Si vous êtes sous-vital (métabolisme lent), il faudra modérer.

Le moment idéal est vers 17H. Plus la journée avance, plus les fruits deviennent favorables.

En effet, le matin, la circulation sanguine est ralentie, l’oxydation cellulaire est moins intense, les mécanismes neuro-endocriniens sont intermédiaires entre l’état de veille-sommeil. L’organisme vit encore au ralenti.

Si vous avez froid, si vous n’avez pas de tonicité, alors levez le pied ou espacez les prises !


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:38, édité 1 fois

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Ven 15 Juil 2016 - 18:06

Commentaire ajouté:
&11.B Neutraliser les acides fruitariens
La meilleure façon d'éviter une hyperacidité est d'adopter une alimentation basique, en mangeant des fruits et légumes, apportant des minéraux alcalins (surtout le potassium, le calcium et le magnésium). Mais attention avec les fruits aqueux riches en acides malique, tartrique et citrique. Par exemple les agrumes et les baies acidulées. Mais pas que. On simplifie. Tout dépend du rythme auquel vous métabolisez (...).
On veillera à combiner judicieusement différentes sources, dans le cours de la journée (pas nécessairement au cours d’un seul repas). Pour soutenir le processus de neutralisation des acides, il faut veiller à combiner les aliments acidifiants, alcalinisants ou neutres de manière appropriée. Mais dans le cadre d’un régime cru, régime du cueilleur, il serait opportun de compenser un excès d’acides fruitariens. Outre l’alternance entre les types de fruits (amylacés, aqueux, séchés), la prise d’un complément alcalin pourra aider.
En effet, le débutant a trop souvent tendance à ne manger que des fruits en été, ou alors en excès, par rapport à son rythme d'assimilation. C'est alors préjudiciable (surcharge).
Aider vous de ce tableau [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] si vous ne situez pas bien les différentes catégories d’aliments mais c’est seulement indicatif. Surtout ne vous basez pas sur cette seule source pour déterminer si l’aliment est alcalin ou pas. L’amande par exemple.
Modérez certains fruits (agrumes et baies acidulées) et favorisez certains fruits plus alcalins le matin (banane, poire, prune séchée bio), tout en tenant compte de la glycémie (dattes).
Il faut savoir que nous métabolisons plus facilement les acides fruitariens et donc qu’ils sont le mieux neutralisés entre 16 et 18h.
Vous pouvez alterner avec des amandes,  noix du Brésil et  châtaignes. Les  fruits oléagineux, contrairement aux noix traditionnelles, délivrent davantage de bases. Il faut les consommer à jeun, en collation. Par exemple le matin vers 10h, mais avec modération, car le rapport moyen calcium / phosphore n’est que de 0.44 pour les fruits à écales, contre 1,20 pour les fruits séchés et 1.30 pour le lait. Tant que le rapport se situe entre 1/1 et 2.2/1, en faveur du Ca, c’est bon. Attention à la figue, très riche en acide oxalique, 100 mg, alors que le pruneau n’en contient que 10 mg maxi.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (en anglais)
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Incorporez des eaux minérales riches en bicarbonates : Rozana ou Arvie ne contiennent pas trop de fluor ni de chlore. Il y a beaucoup trop de fluor, 9 mg/L chez St-Yorre et 5 mg/L chez Vichy Célestins. Surtout pas Hépar (sulfates) même si elle est très riche en Mg. Dans les eaux plates, avec un Pral de -1.64, Évian arrive en tête. Suivi par Cristaline, Valvert, Volvic, Vittel et Spa, qui peuvent être considérées comme quasiment neutres avec des Pral compris entre -0.77 mEq/L et -0.01 mEq/L.

Mais si vous avez fait un écart, la seule chose qui pourra limiter les dégâts est un apport de sels alcalis. Ce complément neutralise les aliments formateurs d'acides grâce à d'autres sels basiques.


Exemples de supplément (sels alcalins) en vue d’équilibrer un repas où il n’y a pas de légumes, ou pour compenser la prise d’un gâteau au chocolat (acide oxalique) :
Exemple 1 : IXEABASE : Complexe de minéraux alcalinisants 140 mg élémentaire (310 mg citrate de potassium, 117 mg citrate de calcium, 53 mg citrate de magnésium, 153 mg glycérophosphate de magnésium)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 100 gél 14.50 €

Exemple 2 : Alcaline Formula
Complexe de minéraux alcalinisants 99 mg élémentaire (225 mg citrate de potassium, 150 mg citrate de calcium, 75 mg citrate de magnésium).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] 60 C 16.08 €

Liens intéressants :
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du cueilleur au collecteur

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 8:47

&12. Les repas du cueilleur et de l‘empileur p 180
du cueilleur au collecteur
Les repas constitués de plusieurs aliments sont intéressants, si ce n’est obligatoire, lorsqu’il faut couvrir ses besoins journaliers avec seulement deux repas.
Il est cependant difficile d’en user sans en abuser compte tenu de la norme culinaire actuelle où la moindre « recette » est déjà une forme d’empilage au niveau de l’estomac. Le fait que les théoriciens du crudivorisme de ces dernières décennies aient tous adopté cette norme complique les choses.
Il est cependant important de comprendre les raisons qui ont pu conduire à ce choix ou le renforcer :

  • promouvoir un rythme de deux prises alimentaires par jour est tout à fait compréhensible compte tenu des multiples impératifs sociaux actuels (professionnels, éducatifs, culturels, etc.) ;
  • vouloir faciliter la démocratisation du crudivorisme en adoptant un rythme de prises alimentaires compatible avec les exigences pro­fessionnelles et socioculturelles normales pour notre époque (tant pour les enfants que pour les adultes) peut aussi se comprendre.
    Mais, comme nous l’avons déjà vu, ingérer sa ration de nourriture quoti­dienne en deux ou trois prises alimentaires impose obligatoirement empilage de plusieurs aliments dans un laps de temps très court. Du coup, une multitude de combinaisons s’avèrent logiquement et effectivement néfastes sur le plan de la digestion et pour tout ce qui en découle.
    Dans le référentiel culinaire, le cumul des erreurs (cuisson, mélanges et assaisonnement, quantité) ne permet pas d’identifier ce problème, il n’en est pas de même dans le référentiel crudivore. En effet, les problèmes engendrés par l’empilage de différents aliments apparaissent clairement et systématique­ment dans ce référentiel, tant et si bien que diverses règles visant à en limiter les conséquences négatives ont été adoptées.
    Tout comme pour nos ancêtres défavorisés, entre survivre avec empilage ou mourir sans empilage, la question ne se pose pas. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’entre vivre et survivre, il y a une différence de plénitude qui pourrait bien s’appeler le bonheur.
    De prime abord, on pourrait penser que le cueilleur est très antisocial alors qu’il est autrement plus acceptable d’arriver chez quelqu’un avec un petit sac de noix, un sachet d’arachides ou une poignée de figues, qu’avec ses cageots et toute l’armada inhérente à l’empilage du collecteur ; en fait, cela signifie clairement que rien de ce que votre hôte pourra vous offrir ne pourra vous convenir. Au pire, sauter un « petit en-cas » alors qu’on vient d’en faire un juste avant et qu’un autre nous attend juste après (dans la voiture, au bureau ou à la maison) n’est pas un grand sacrifice. En tout cas, c’est toujours mieux que de tenter en vain de réussir un repas d’empilage lorsqu’on est le vilain petit canard en ligne de mire des autres convives.
    Arriver au bureau avec un cageot est tout aussi problématique, alors qu’avoir trois ou quatre bricoles dans ses poches, à consommer une à une toutes les deux heures, comme les collègues prennent un café, une brioche, un croissant ou une pizza, est plus facilement acceptable.
    Trois conséquences majeures sont à souligner :
  • le temps habituellement consacré au repas lui-même est libéré, ce qui permet de l’employer à faire autre chose ;
  • le temps consacré à la digestion diminue nettement et les désagré­ments habituels, pesanteur, dyspepsie, somnolence, s’estompent
    Jusqu’à disparaître complètement ;
  • une prise alimentaire de cueilleur se glisse souvent très facilement et rapidement entre deux activités.
    Alors, la fatigue consécutive à tous les empilages, qu’ils soient cuits ou crus, dans une moindre mesure, n’est plus qu’un vieux souvenir et libère aussi d’une charge certaine.
    La pratique quasi généralisée de l’empilage du collecteur chez les crudivores de ces dernières décennies a néanmoins permis de repérer des asso­ciations alimentaires difficiles à digérer (allongement du temps de digestion, réactions physiologiques désagréables, ballonnements, dyspepsies, etc.).
    En classant les aliments en cinq grandes catégories, on peut déjà visua­liser dans les grandes lignes les associations qui sont les mieux acceptées, celles qui sont tolérables, et celles qui sont problématiques.
    Ces 5 catégories se répartissent comme suit :
  • la catégorie des fruits ;
  • la catégorie des légumes ;
  • la catégorie des protéines animales ;
  • la catégorie des protéines végétales, regroupant les oléagineux, les légumineuses et les céréales ;
  • et pour finir, la catégorie des sucres concentrés (miel, dattes, fruits séchés, etc.).
    Ainsi, le mélange de différentes protéines animales sera, par exemple, à éviter catégoriquement. Et si la faim se fait encore sentir après un arrêt sensoriel spécifique sur une viande, il sera préférable de se tourner vers les légumes plutôt que de tenter encore sa chance avec une protéine animale différente. Il en est de même entre les sucres et les protéines, leur associa­tion entraîne la plupart du temps divers dérangements (des dattes avec de la viande ou du poisson, ou encore du miel avec des amandes). Les liaisons croisées entre les glucides et les protéines, déjà possibles à la température du corps humain, et les AGE qu’elles peuvent engendrer, ne sont probable­ment pas étrangères à cela.


Figure 17 : Tableau des associations à respecter lors d’un repas d’empilage

 

Légumes

Fruits

Sucres concentrés

Protéines végétales

Protéines animales

Légumes

+++

++

+++

+

+++

Fruits

++

+++

selon Ph

+

+

éviter

Sucres concentrés

++

+

+

+

éviter

Protéines végétales

+

+

+

+

éviter

Protéines animales

++

éviter

éviter

éviter

Non
NDLR : On met en évidence :

- On évitera particulièrement les associations suivantes :
Protéines + protéines végétales (céréale, légumineuse, oléagineux).

- Les protéines animales se mangent en association avec des légumes verts. Pas de légumes racines (carotte, manioc, panais) ou des tubercules (pdt, patate douce).

- Les fruits se mangent de manière isolée, par préférence. On tient compte du Ph pour établir les 3 familles. Pas de fruit acide (agrume) avec un fruit basique (banane). Si on mange un fruit au repas, c’est en entrée afin d’éviter la stagnation et la fermentation.

- Les courges, melons et pastèques (cucurbitacées) se mangent de préférence séparément. Ils sont considérés comme des légumes.

- Les légumineuses se mangent plutôt seules, si bien tolérées. Evitez de les associer avec des protéines animales sinon la digestion sera bcp plus longue et fastidieuse (mix GPL + inhibiteur de protéase).
- On évitera d'associer différents types de viande, probablement parce que leur densité est différente (une truite est digérée plus facilement qu'un steak de bœuf). On peut "mélanger" les crustacés car ce mélange peut se rencontrer dans la nature. Perso, je ne classerais pas cette catégorie comme "Non" (interdit) mais comme "+" (toléré), étant donné que la digestion utilise le même type d'enzymes, au même pH.

Suite :
Bien que ce tableau soit issu d’un grand nombre d’expériences, il ne doit pas être appliqué de façon rigide, car l’état physiologique de chacun étant unique, certains ne supporteront pas telle ou telle association, là où d’autres n’y verront aucun inconvénient. De même, à certains moments votre système alimentaire pourra même vous encourager à aller vers cer­taines associations inhabituelles. Tout cela se respecte, mais peut sembler difficile à évaluer.

Pour vous guider, il est toujours possible de vous référer à une certaine logique environnementale suivant les deux exemples suivants.

Le mélange de différents produits de la mer sera en général bien sup­porté. Des huîtres trouvées juste à côté de divers poissons échoués à marée basse, cela relève d’une situation normale et ordinaire, y compris lorsqu’elles se trouvent à côté d’un lit d’algues. C’est moins évident lorsqu'on parle d’animaux.

Autant les protéines animales associées à des sucres entraînent la plu­part du temps des troubles digestifs, autant la viande et l’ananas sont, par exemple, souvent très bien acceptés. Ce qui n’est probablement pas sans rapport avec le fait qu’en forçant l’arrêt sensoriel spécifique de l’ananas, on entraîne la «digestion >» des muqueuses par les enzymes de l’ananas (brûlures et saignements).
NDLR: Ce n'est pas parce que c'est passé une fois, qu'il faut le répéter 2 ou 3 fois et en abuser. Si vous faites des rots, si vous ballonnez, c'est un avertissement pour rectifier le tir. Et ce n'est pas parce qu'une association classée "+" s'est bien déroulée il y a 15 jours, que ce sera encore le cas aujourd'hui. On reste à l'écoute et on s'adapte ....


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 17:34, édité 1 fois

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 9:02

&13. La gestion des alternatives alimentaires p 185

À l’opposé d’une approche prosélyte, voire intégriste, du crudivorisme sensoriel, prônant la pratique de l’idéal du cueilleur pour tous et par tous les temps, nous allons jongler avec ces stratégies de façon à nous adapter au mieux à la situation présente. Parfois, nous serons aussi contraints de nous contenter de la moins mauvaise, la conscience tranquille, cependant, car nous aurons fait pour le mieux, même si ce n’est pas parfait.

Sur le plan de la santé, le cueilleur est le mieux loti, avec des avantages et des inconvénients différents du collecteur, lui aussi bien placé en termes de santé. Chaque fois que ce sera possible il sera intéressant d’adopter la stratégie du cueilleur en profitant de la facilité logistique qu’offre le mono-aliment. Une pause au travail, un emploi du temps très chargé, etc. : une poignée d’amandes dans la poche, quelques figues séchées, voire un légume ou un fruit. Chaque prise alimentaire constituée d’un seul aliment consommé cru est un plus pour l’organisme. Des vacances ou des week-ends à la maison, et hop ! on en profite, c’est toujours ça de gagné.

Le collecteur est aussi bien placé en termes de santé et il a la possibilité de couvrir ses besoins en seulement deux repas dans la journée. Tous ceux qui peuvent manger chez eux midi et soir, mais qui n’ont pas le temps de faire de pauses dans la journée, ou qui ont des problèmes de logistique insolubles, seront intéressés.

Seignalet arrive en troisième position, mais il permet d’inviter des culinaires sans trop les perturber et sans trop de conséquences sur la santé si ce n’est pas la règle. Il permet aussi de proposer à ceux qui aimeraient vous inviter ce que vous pourriez partager autour d’une table.

Le culinaire doit rester l’exception : une fête de famille avec beaucoup de convives, les quarante ans de mariage de vos beaux-parents qui pour l’occasion vous invitent au George V, par exemple. Et j’en passe. Ce qu’il est important de réaliser, c’est que plus vous recourez au cueilleur, plus vous réussissez à caser des prises alimentaires crues en mono-aliment, plus vous vous en sortez avec des repas de collecteurs et plus vous tolérerez de repas Seignalet, voire de repas culinaires classiques.

Au bureau, on pourra composer, avec un peu d’empilage de collecteur durant le déjeuner et du mono-aliment pour les autres pauses. Peut-être aussi un peu d’empilage le soir.

En déplacement, on s’orientera vers le mono-aliment du cueilleur et au restaurant on optera pour une salade composée de collecteur.

Les jours d’école, les enfants qui peuvent manger chez eux y feront forcé­ment de l’empilage, mais ils auront leurs multiples goûters en mono-aliment à leur disposition et toutes les vacances pour digérer les inévitables barres chocolatées des petits copains.

Il existe un rythme alimentaire naturel de référence qui est biologiquement fondé. Il est très important d’en avoir conscience afin de pouvoir l’appliquer chaque fois que cela sera possible : en week-end, en vacances ou à temps complet si votre activité vous en laisse la possibilité. Nous sommes faits pour suivre ce rythme et c’est en passant par-là que l’on obtiendra le plus de satisfaction et de bien-être.

Ainsi va la vie, à chaque stade son problème et à chaque fois la meil­leure ou la moins mauvaise des solutions sans trop se compliquer la vie. On fait de son mieux. Un jour, on trouvera peut-être les choses trop diffi­ciles compte tenu de sa situation, et on songera alors à la faire évoluer, en conscience. Quoi qu’il en soit, il faudra toujours avoir un regard au jour le jour, en gardant un œil sur les saisons et l’autre sur l’année.

Bilan


  • Un maximum de mono-aliment, en fait à chaque fois que c’est pos­sible ;

  • quelques empilages de temps à autre, lorsqu’il est trop compliqué ou difficile de faire autrement (socialement, professionnellement, affective­ment et/ou culturellement parlant) ;

  • fréquences données à titre indicatif : mono-aliment 80 %, empilage 20 %, jeûne et culinaire ponctuellement.


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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 9:16

&14. Le lait de vache p  200
Le lait de la vache est fait pour le veau, et ce dernier a des besoins qui n’ont rien à voir avec ceux du petit humain. Ce lait contient environ trois fois plus de calcium que celui de la femme, car le veau a un énorme squelette à construire par rapport à celui de l’enfant. En revanche, l’élaboration du cerveau et du système nerveux de l’humain nécessite une bien plus grande proportion de lactose que dans le cas du veau. Il n’est donc pas étonnant que le lait maternel humain en contienne environ deux fois plus que celui de la vache, car c’est en partie avec ce dernier que la myéline va s’élaborer.
De même, la quantité de sodium (sel) est quatre fois supérieure dans le lait de vache, ce qui entraîne rapidement une dépendance au sel chez le petit d’homme qui aboutira souvent à l’hypertension chez l’adulte.
La composition du lait est d’une telle complexité que les scientifiques n’en finissent pas de remettre à jour leurs connaissances et les industriels maternisent le lait de vache à tour de bras afin de diminuer l’intolérance que les jeunes organismes manifestent à son égard. Or nous savons maintenant qu’en facilitant ou en forçant l’ingestion d’un aliment par quelque artifice que ce soit, on ne fait que forcer les barrières sensorielles mises en place par des millions d’années d’évolution. Plus tard, ce sont les fromages et les yaourts qui, sous couvert d’une prédigestion dite « naturelle », vont prendre la relève.
Le lait, ainsi transformé, va alors pouvoir tromper le système sensoriel périphérique sans être inquiété par un quelconque phénomène de rejet. Toutes sortes de protéines, spécifiques à la croissance du veau, vont donc se retrouver dans l’intestin de l’homme. Or la barrière intestinale de ce der­nier n’est pas totalement sélective, et certaines molécules non originelles peuvent passer dans le sang. On comprend alors pourquoi tant de per­sonnes sont allergiques au lait et à ses dérivés.
En comparant une coupe osseuse de phalange d’homme de Néandertal à celle d’un homme moderne, grand consommateur de lait, à l’aide d’un microscope polarisant, on constate des différences fondamentales. Chez notre ancêtre, la répartition du calcium est dense et aléatoire, elle garantit ainsi souplesse et résistance des os. Alors que chez nous, le calcium paraît s’être précipité au point de rétrécir les tissus osseux et d’agrandir les alvéoles. Ces os sont donc forcément plus durs et, par conséquent, plus cassants. Parallèlement, on peut constater qu’il n’existe aucune trace de rachitisme sur les os de nos ancêtres préhistoriques1. On n’en voit apparaître qu’au fur et à mesure que se développent l’élevage et la consommation du lait.
Quoi qu’en pensent encore certains, la suppression du lait et de ses dérivés n’entraîne pas plus de carence en calcium que de risque d’ostéoporose dans le cadre d’une alimentation normalement équilibrée. Ce qui est rarement le cas dans l’alimentation culinaire, car il n’y est pas pos­sible d’estimer avec précision le niveau des besoins. D’ailleurs, bien que ce liquide soit très riche en calcium, la plus grande partie se précipite en phosphate de calcium et se retrouve dans les selles au lieu d’être absorbé par l’organisme.* Tant mieux, car l’organisme humain n’en a bien évidemment pas autant besoin que le veau. Les acteurs du marketing savent hélas très bien se servir de la peur pour mieux vendre leurs produits.
Néanmoins, sans l’expérience de l’instinctothérapie, il aurait été difficile de remettre en question les bienfaits « légendaires » des produits laitiers. En effet, la plupart des tentatives de retour aux produits laitiers après une période de sevrage se sont traduites par des désagréments dont les croyances populaires ne disent rien. En ce qui concerne la partie visible de l’iceberg, on observe une plus grande fréquence de malaises, une pâleur du visage accentuée, des cernes sous les yeux, une mauvaise haleine et une langue chargée, une propension manifeste à développer des infections à la moindre occasion, jusqu’à la naissance de petits foyers d’infection spontanés, une augmentation considérable des douleurs inflammatoires d’origine articulaire ou infectieuse, des petits rhumes à répétition, des pro­blèmes de peau, etc.
Ces symptômes ne se manifestent évidemment pas avec la même fré­quence pour tous, car le processus exploite les maillons les plus faibles de chaque organisme pour s’exprimer. À chacun sa peine, en acte comme en durée. Et ce, jusqu’à ce que l’organisme entre en état de tolérance et aban­donne la lutte. Certains disposent bien d’une génétique leur permettant d’éviter les conséquences les plus visibles, mais c’est quand même une bombe à retardement qui vient de s’amorcer.
En général, ces réactions instantanées de l’organisme précèdent une entrée en phase de tolérance avec de moins en moins de réactions en réponse à ses nuisances2. On n’en reste pas moins tenté d’en déduire que le corps s’y est « habitué », alors qu’en fait, si l’organisme n’essaye plus de réagir, c’est tout simplement parce qu’il ne reconnaît même plus ces molé­cules étrangères comme telles.
Il ne faut pas oublier que le passage en phase de tolérance découle essentiellement du fait que les réactions d’élimination, ou plutôt leurs symp­tômes, sont systématiquement combattues par la médecine actuelle. Alors qu’en fait, elles ne traduisent qu’une saine réaction de l’organisme, bien que souvent disproportionnée. Ce dernier va donc non seulement devoir encaisser ces molécules non originelles, mais aussi les stocker avec « les moyens du bord » puisque rien n’a pu être prévu à cet effet par l’évolution. Cette phase de tolérance apparente va amoindrir la réactivité des défenses immunitaires et c’est sur ce terrain miné que pourront s’élaborer diverses bombes à retardement. Plus tard, elles pourront exploser en toute tranquil­lité, car il sera quasiment impossible d’en déceler l’origine.
Quelle est la part de responsabilité des produits laitiers dans le raccour­cissement de notre durée de vie ? Nul ne peut encore le dire, mais les intolérances au lait cru sont légion. On peut donc penser que la consom­mation de produits dérivés (beurre, yaourt, fromage, etc.), obtenus par des transformations artificielles permettant de passer outre cette barrière natu­relle, peut entraîner des conséquences non identifiables comme telles dans l’état actuel de nos connaissances. Les effets néfastes de cette intoxication lente et prolongée de l’organisme ne seraient effectivement que différés dans le temps. Seule une augmentation de la durée de vie, due aux progrès de l’hygiène et de la médecine, leur permettrait de se manifester. Quant à établir un lien entre ces réflexions et l’apparition d’affections jusqu’alors inconnues, c’est une tout autre histoire.
En résumé, compte tenu du fait que notre plage alimentaire naturelle nous apporte tout le calcium dont nous avons besoin (noix, fruits et légumes, etc.), la question n’est plus de savoir par quoi il faudrait remplacer le lait, mais plutôt de savoir quel manque est venu combler sa consommation lorsqu’elle est entrée en usage.
Il ne faut pas oublier les raisons qui ont poussé nos ancêtres à passer du stade de chasseur-cueilleur à celui d’éleveur cultivateur. En réponse à la raréfaction des ressources alimentaires végétales engendrée par le der­nier épisode glaciaire, c’est la chasse qui s’est imposée jusqu’à ce que la surexploitation des ressources animales devienne à son tour problématique. Face à cette réduction drastique de leur plage alimentaire (végétale et ani­male), il est logique que nos ancêtres aient cherché à exploiter à fond les rares ressources que leur cadre de vie leur offrait encore. Or une plage ali­mentaire restreinte sous-entend des carences, notamment en calcium, qui justifient probablement le recours aux produits laitiers en ces circonstances particulières.
Mais nous ne sommes plus du tout dans ce cas de figure, les moyens de transport actuels nous permettent en effet d’accéder à une plage ali­mentaire digne d’un cueilleur des orées. Ce qui nous permet d’utiliser à nouveau notre système sensoriel périphérique et de déterminer précisément nos besoins et de les assouvir. Pour les crudivores sensoriels, le lait animal et ses dérivés n’ont donc plus vraiment de raison d’être.
1. Mirko D. Grmek, Les Maladies à l'aube de la civilisation occidentale, Paris, Payot, 1994.
2. Au même titre que la toux des premières cigarettes fumées disparaît lorsqu’on insiste un peu.
* NDLR : Seul le calcium ionisé (Ca++) pourra être incorporé dans le métabolisme. L’organisme filtre donc en quelque sorte le Ca ont il a besoin et laisse filer le solde dans les fèces.

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Salade composée

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 11:45

&15. Mélange d’aliments crus p 204

Les salades composées et les juxtapositions d’aliments crus (empilage)

La première façon de se retrouver avec plusieurs aliments mélangés dans l’estomac résulte de la consommation de plusieurs aliments successifs au cours d’une seule et même prise alimentaire. Dans ce cas, chaque aliment est consommé / goûté sous le contrôle de l’organisme, avant d’atterrir dans l’estomac et de s’y mélanger aux autres.

La deuxième façon consiste à mélanger le tout avec de la sauce avant de consommer. Les différents ingrédients, couverts de sauce, sont cette fois ingérés sans avoir à présenter de laissez-passer individuel à l’entrée.

Une petite expérience va nous aider à comprendre ce que cela engendre : présentons à quelques convives une salade composée de tomates coupées en morceaux, d’une laitue effeuillée et d’un concombre réduit en rondelles, le tout soigneusement mélangé et imprégné de sauce. Quelle que soit la quantité de salade consommée par chacun de nos convives, tous absorberont la même proportion des éléments qui la composent.

Reproduisons l’expérience le lendemain, mais sans mettre de sauce dans notre mélange. Nous en verrons peut-être alors certains repousser les morceaux de tomate ou de concombre sur le rebord de leur assiette avant de commencer à manger. Hormis ceux-là, tous consommeront la même proportion de tous les ingrédients présents.

Le jour suivant, présentons-leur les mêmes ingrédients que la veille, mais à l’état brut. Telle personne va manger trois fois plus de tomates que la veille et ne pas toucher aux concombres. Telle autre sera attirée par la laitue et réagira à la tomate avec une grimace significative. Et pour la troisième :

« Non vraiment, tout est si acide qu’il n’est pas question d’ingurgiter quoi que ce soit. »

La consommation de salades composées et assaisonnées sous-entend obligatoirement l’ingestion indésirable, en qualité et/ou en quantité, de certains ingrédients. Ballonnements, gaz, aigreurs d’estomac ou colites, lorsqu’ils se produisent, seront spontanément interprétés comme une inca­pacité du système digestif à digérer le cru. Alors qu’en fait, l’organisme pourra avoir un besoin crucial de tel ingrédient et surtout pas de celui-là, ou peut-être d’une seule bouchée de tel autre afin de pouvoir s'équilibrer parfaitement. Et même si on prend la précaution de ne mélanger que des aliments que l’on trouve agréables, on prive l’organisme de ses capacités de gestion quantitative.

On pourra aussi mélanger un aliment apprécié avec un aliment sans intérêt, voire pire, pour finir les restes (chasse au gaspillage), ou aussi parce que l’aliment peu attirant est riche en tel micronutriment (vitamine, oligoé­lément, etc.) censé être utile pour ceci ou cela. En ajoutant un peu de sauce au mélange on se retrouve avec une moyenne comestible, certes, mais d’une manière ou d’une autre, l’organisme devra consacrer une part de son énergie à l’élimination des ingrédients indésirables.

Au final, nous pouvons considérer aujourd’hui comme acceptable de pratiquer l’empilage de temps à autre, voire de consommer des salades composées, si cela est fait avec discernement. Ces pratiques devant être artificiellement limitées, il sera utile d’en réserver l’usage à certaines situa­tions critiques, comme on sort un joker pour se sortir d’une mauvaise passe.

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Aliments râpés et broyés

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 11:48

&16. Les transformations mécaniques p 206

Les extraits, le râpage, le broyage, le mixage, les jus, les huiles, etc.

Dans le cas des huiles, des jus extraits de fruits, de légumes ou d’autres aliments, on isole un ou plusieurs constituants d’un corps qui, en qualité et en concentration tout du moins, ne sont pas accessibles naturellement. L’aliment brut forme un tout complexe que l’organisme sait gérer dans sa globalité mais pas forcément lorsqu’on lui enlève une partie des compo­sants qui participent à la régulation de son ingestion.

Il est très facile de s’en rendre compte par soi-même. Lorsque vous mangez des oranges coupées en quartiers non épluchés, et que votre bouche est en contact avec la peau du fruit, tôt ou tard, vos lèvres finissent par vous brûler. Alors qu’un jus d’orange, même sans sucre ajouté, n'en traînera que rarement ce genre de désagrément. Tous les constituants d’un aliment donné sont potentiellement susceptibles de participer au déclen­chement d’un arrêt sensoriel spécifique. Dans le cas de l’orange, ce sont les essences localisées dans la peau qui occuperont le devant de la scène. Tant que l’organisme aura besoin d’orange (ou plutôt de sa pulpe), les muqueuses seront insensibles à ces essences, mais au fur et à mesure que les besoins se comblent, les essences sont ressenties comme de plus en plus agressives pour les muqueuses, jusqu’à ce que ce soit insupportable.

Cet exemple nous permet d’illustrer un phénomène mais, dans la plupart des cas, il n’est pas possible d’identifier les constituants d’un aliment qui sont utilisés par l’organisme pour en réguler l’ingestion. On se prive ainsi d’informations importantes et les surcharges deviennent difficiles à éviter. N’ayant pas d’équivalent pouvant naturellement conduire à la consomma­tion d’extraits, il semble logique de ne tolérer qu’un minimum d’exception et d’éviter au maximum d’y recourir.

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Logique culturelle et naturelle. Prise de conscience

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 11:52

&17. La dualité nature et culture p 209

Modifier son alimentation pour consommer davantage d’aliments crus apporte, on le sait maintenant, beaucoup d’avantages sur le plan de la santé. Ces avantages sont déjà visibles avec le régime Seignalet, mais c’est avec l’adoption du crudivorisme sensoriel du collecteur, et a fortiori avec l’adoption du crudivorisme sensoriel du cueilleur, que les résultats deviennent spectaculaires.

Le lecteur aura compris que l’incidence du mode alimentaire sur l’état physique et psychologique est progressive. Il faut bien s’imprégner du fait qu’un individu d’aujourd’hui qui se nourrit exclusivement comme un cueilleur originel finit par se retrouver dans un état physique et psychologique proche de ce que pouvaient vivre nos ancêtres d’il y a plusieurs millions d’années. Je ne veux pas parler de ce qui concerne la perception du monde extérieur, je veux parler des récepteurs à ces informations, mais nous allons y revenir. Atteindre cet état constitue une expérience à nulle autre pareille.

Malgré tous nos efforts visant à rétablir au mieux les conditions normales d’expression de notre système alimentaire, il ne faut pas se leurrer, la dualité nature / culture qui caractérise notre espèce est une réalité qu’il nous faut accepter et regarder en face. Et c’est ce que nous allons faire en passant en revue quelques articulations qui s’avèrent fréquemment délicates entre notre nature biologique d’autrefois et notre psychisme actuel.

En effet, notre psychisme s’est structuré dans une logique culturelle qui n’a pas encore pris la mesure de la logique biologique qui sous-tend la vie de tous les organismes, y compris le nôtre, pourtant acteur et auteur de cette même culture ; il ne faut pas s’étonner qu’il y ait quelques points de friction.

Nous avons commencé par souligner à quel point notre organisme actuel était biologiquement encore inféodé aux environnements d’autrefois, puis nous avons fait tout notre possible pour améliorer les choses sur le plan matériel et nous allons maintenant nous occuper d’un autre plan, regrou­pant le domaine psychique, l’intellect, le spirituel, les émotions, les senti­ments et les affects.

Le cadre théorique qui s’accorde le mieux avec les faits qui nous concernent ici passe par une réunification fonctionnelle du corps et de l’esprit à la Damasio1. L’être humain, parce qu’il est vivant, se situe à l’interface de deux mondes, celui de son corps et celui du monde extérieur à son corps. Deux mondes rigoureusement séparés mais en interaction permanente. Les organes des sens sont de véritables capteurs qui transmettent au cerveau diverses informations provenant du monde extérieur à l’organisme. Mais ces informations ne sont pas les seules à parvenir à notre cerveau qui enregistre aussi en permanence des informations provenant de l’organisme lui-même grâce à des neurones jouant le rôle de capteurs distants.

Ainsi, chaque équilibre ou chaque déséquilibre, à quelque niveau que ce soit de l’organisation fonctionnelle de l’individu, s’incarne dans un état par­ticulier de certains capteurs cérébraux. Les millions de capteurs cérébraux qui entrent en ligne de compte forment ainsi une carte qui caractérise l’état de l’organisme à un instant f de sa vie. Cette carte est mise à jour en per­manence en fonction de ce que chaque capteur raconte du petit secteur du corps auquel il est dédié.

Lorsque les organes des sens envoient leurs informations provenant du monde extérieur, celles-ci s’inscrivent donc sur une carte préexistante en relation directe avec l’état du corps. De ces informations provenant du monde intérieur et du monde extérieur, le cerveau devra tirer une interprétation moyenne qui pourra se traduire en termes plus ou moins positifs ou négatifs.

Lorsque vous dites que vous vous sentez bien ou mal, amoureux, heureux et externes vécues par votre organisme en référence aux états antérieurs dont vous avez aussi encarté et mémorisé les caractéristiques combinées. Au final, ces cartes mémorisées constitueront une base de données dans laquelle le cerveau puisera pour qualifier le présent relativement à tout ce qu’il a pu vivre auparavant.

Ce qui nous permet de dire que le présent s’incarne dans une réalité façonnée par les expériences passées dont nous avons mémorisé les temps forts. Et ce sont ces temps forts qui nous servent de repère, voire de référence dans certains cas, pour apprécier ce qui nous arrive au présent. Or toutes nos expériences passées, émotions et sentiments compris, se sont encartées en surimpression d’un bilan fonctionnel de l’organisme anormal dans le cadre de l’alimentation culinaire. C’est-à-dire sur une carte déjà saturée de capteurs dans le rouge, exprimant l’inadaptation génétique de l’organisme humain à l’alimentation moderne.

Le seul fait de pratiquer le crudivorisme sensoriel fait repasser au vert un nombre très important de capteurs auparavant saturés de rouge. Toutes les expériences sont alors vécues avec une intensité nouvelle, inhabituelle, réveillant les mémoires oubliées d’une lointaine jeunesse. À vivre, ce n’est pas anodin du tout et dans une très grande majorité de cas, une seule tentative de quelques semaines se transforme vite en souvenir inoubliable.

Passer d’une alimentation classique à un crudivorisme sensoriel engendre de profonds bouleversements, aussi physiques que psychiques ou affectifs. La personne n’y est pour rien, mais tout devient d’un coup plus limpide en elle et autour d’elle. À terme, le sujet en arrive à se repositionner vis-à-vis de la nature, de sa propre nature, de la culture et du monde dans lequel il évolue. Vis-à-vis de ses sentiments aussi, car les amours se vivent dès lors au-dessus des nuages, plus haut que jamais, si ce n’est dans l’adolescence. La palette des sentiments s’enrichit et une plus juste relativisation des choses voit le jour.

En résumé, le bon est vécu comme bien meilleur lorsqu’on respecte son organisme ; mais qu’en est-il du mauvais ? Des réactions de l’entourage, des pièges, des limites, des blocages, des difficultés, etc. ? C’est ce que nous allons passer en revue, car il serait malhonnête de cacher un cer­tain nombre de difficultés souvent incontournables. En espérant que le vieil adage disant qu’un homme averti en vaut deux s’appliquera aussi à cette situation, je ne cacherai aucune difficulté et il y en aura.

À la base, il nous faut revenir à la théorie de l’encartage de Damasio : avec un présent qui s’encarte dans un langage donné en essayant de se caler en se référant à des mémoires écrites dans un autre langage, il y a de quoi y perdre son latin. Le corps physique dit des choses au cerveau, que ce dernier ne peut pas considérer comme cohérentes en regard de ses repères élaborés en d’autres circonstances.

Étant tous logés à la même enseigne, nous nous sommes tous struc­turés dans un référentiel culinaire paradoxal, il n’est donc pas étonnant de constater que nous pouvons tous être plus ou moins confrontés aux mêmes expériences lors du passage de l’alimentation culinaire au crudivorisme sen­soriel. Ce qui veut dire aussi que l’expérience des autres, tant en ce qui concerne la façon d’appréhender les problèmes que de les résoudre, sera quasiment utilisable par tous, d’où l’intérêt de ce chapitre.

Nos situations respectives étant cependant toutes très différentes, nos enjeux le seront aussi. Une personne abordant le crudivorisme sensoriel poussée par des motivations intellectuelles (cohérence biologique, philo­sophique ou métaphysique) ne sera pas sur un pied d’égalité avec celui qui y viendra poussé par une pathologie évolutive rétive à la médecine. L’expérience se traduira dans les deux cas par l’émergence d’une conscience physique du bien-fondé de la théorie mais, si d’aventure le malade ne pou­vait poursuivre l’expérience, et ce quelle qu’en soit la raison, le sentiment de culpabilité qu’il devra affronter n’aura pas du tout la même intensité que chez un sujet bien portant.

La théorie est une chose, la pratique en est une autre, et il appartient à chacun de bien mesurer l’importance des enjeux avant de décider de s’initier à ce mode alimentaire en autodidacte ou en profitant de l'enseignement d’une personne expérimentée. Suivre un stage d’initiation pra­tique n’est pas une obligation mais le gain de temps sera considérable, autant par les erreurs évitées que par la mise en valeur des solutions les plus adaptées à chaque problème posé. Cela permet en fait de décou­vrir le fonctionnement de son propre analyseur sensoriel périphérique en situation, c’est-à-dire avec une plage alimentaire sûre et variée tout en profitant de conseils ciblés sur sa vie, son cas particulier. Cette option vous évitera probablement plusieurs mois de tâtonnements à gérer, parallèlement aux réactions parfois surprenantes et difficiles à digérer de l’entourage.

Il est important de ne pas perdre de vue que si ce changement se pré­sente comme une révolution pour le corps et pour l’esprit tout à la fois, il y a un décalage structurel entre les deux : le corps est le substrat de l’esprit, pas le contraire. Il y a donc d’abord le corps et ensuite la façon dont l’esprit appréhende ce qu’il en perçoit. On pourra ainsi très bien être totalement convaincu par la théorie, et constater ensuite que les faits observés dans la pratique rendent parfaitement compte de cette réalité, sans pour autant réussir à en accepter d’emblée toutes les implications. C’est normal et il n’est pas de solution plus sage que de laisser faire le temps sans forcer.

L’ordre logique de la transformation commence donc le plus souvent par une prise de conscience intellectuelle et donc théorique. Plus ou moins rapidement, une confirmation vécue physiquement, in situ, s’en mêle pour aboutir à une réorganisation des interactions corps/esprit impliquées dans notre biologie. En attendant que le déclic se produise en profondeur, il sera toujours possible de pratiquer le crudivorisme sensoriel sous forme de cures : une semaine par-ci par-là, voire plus durant les vacances par exemple. Jusqu’au jour où, à force de voir les faits confirmer la théorie, une bascule se produit inconsciemment et les choses s’éclaircissent. Croire avec sa tête est une chose, le savoir aussi avec son corps en est une autre.

Mais avant d’en arriver là, il faudra souvent négocier pour franchir des obstacles, il faudra aussi passer des épreuves qui pourront être vécues différemment suivant les individus, mais qui n’en feront pas moins partie des réalités à affronter.

1. Antonio Damasio, Spinoza avait raison, Paris, Odile Jacob, 2003

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 11:57

L’entourage et les habitudes p 215

L’entourage – Incidence sociale

D’abord, vous commencerez à parler de votre évolution à votre entourage et, très vite, vous commencerez à avoir des retours qui vous permettront d’évaluer les résistances et il y en aura. Ensuite, les choses risquent de s’amplifier, car ce qui pouvait être perçu jusque-là comme une simple lubie passagère se transformera progressivement en remise en question si fondamentale que même votre entourage se sentira concerné à titre personnel.

Quelles que soient vos convictions intellectuelles (théorie) ou physiques (pratique) personnelles, vous risquez donc de devoir faire face à une cer­taine pression plus ou moins consciemment distillée par votre entourage proche. Pour éviter de voir ces relations dégénérer, il sera souvent utile d’opter pour du Seignalet bien cru et pratiqué à bon escient.

Confrontés à des personnes qui ne font que passer dans votre vie, vous risquez de vous heurter à une grande incompréhension et vous n’aurez pro­bablement ni le temps d’expliquer ce que vous faites, ni celui d’exposer vos motivations. Il vous faudra donc souvent faire preuve de beaucoup de gen­tillesse pour tenter d’expliquer sans forcer et sans tomber dans un prosély­tisme qui ne pourrait que vous desservir. Quelques situations plus délicates vous obligeront parfois à en dire le moins possible, à biaiser plutôt que de provoquer des réactions de rejets épidermiques, en attendant qu’une occasion plus propice se présente. Il y a un temps pour tout. Il y a même un temps pour découvrir qui sont vos véritables amis...

Quoi qu’il en soit, les incidences sociales de ce mode alimentaire ne doivent pas être négligées. Et pour lui faire une place au sein de sa culture, de son éducation et, éventuellement, de son parcours médical, il faudra probablement batailler en arrondissant les angles. En dernier recours, ce sera la mise en balance des acquis et des pertes qui permettra de maintenir son cap. Le meilleur argument sera toujours la bonne humeur et la forme retrouvées.

Parmi toutes les institutions, il en est dont les domaines d’application recoupent parfois celui de l’alimentation. Les institutions médicales et l’éducation nationale, dans une moindre mesure, sont dans ce cas.

La médecine, c’est aussi des moyens d’investigation très importants, des spécialistes de toutes les maladies, et des chirurgiens/réparateurs pour tous types d’accidents. Pas beaucoup de spécialistes de la bonne santé, en revanche, mais c’est normal, ce n’est pas là l’objectif de cette formation. Les médecins sont formés pour diagnostiquer des problèmes, voire aussi pour en identifier la cause, et pour enrayer un processus, limiter des symptômes ou réparer des dégâts.

Alors, si vous suivez un traitement, ne l’interrompez surtout pas sous prétexte que vous avez commencé à manger cru. Les bons médecins ne prescrivent pas à la légère, ils sont à l’écoute et ils mesurent, évaluent et recoupent leurs informations. Lorsque les choses s’arrangent, ils sont qua­lifiés pour en juger et pour décider en connaissance de cause de réduire ou supprimer un traitement.

Vous ne vous sentez pas le courage de parler de votre spécificité ali­mentaire à votre médecin ? Vous ne vous en sentez pas de taille, vous êtes désabusés ? Eh bien n’en parlez pas. Vous doutez de son diagnostic ? Vous avez entendu dire que les crudivores avaient un taux de d’éosinophiles supé­rieur à la normale ? Il est temps de chercher un deuxième médecin pour préciser le diagnostic, et de préférence un médecin qui aura entendu parler du cru, tant qu’à faire, prudent ne veut pas dire inconscient.


Les habitudes

Lorsque vous êtes confrontés à un problème pour la première fois, vous mobilisez tous vos neurones et vos souvenirs pour tenter de le résoudre. Logique. Le lendemain, si le problème se pose à nouveau, vous allez pro­céder de même, mais en poussant un peu moins loin votre analyse si vos conclusions de la veille se sont avérées justes. De jour en jour et de proche en proche, vous allez passer de plus en plus vite du stade de la question à celui de la réponse appropriée, reconnue et enregistrée comme telle par l’expérience.

Jusqu’à ce que vous ne vous posiez même plus de questions et que le seul énoncé de la situation déclenche la réponse adéquate sans que la pensée, prise en otage par l’habitude, ne puisse intervenir ou réagir : le processus conduisant de l’énoncé d’un problème à sa solution s’automatise et l’habitude se fixe.

Mais les conditions initiales du problème peuvent évoluer dans le temps, de façon insidieuse et quasi invisible au début, pour en arriver à une situation tout à fait différente quelques années ou siècles plus tard. Petit à petit, de plus en plus de capteurs passent au rouge, mais chacun d’entre eux ne jus­tifie pas à lui seul de remettre en question l’architecture globale de l’édifice. Alors, on gère au mieux les dérapages de notre organisme et, comme tout le monde, on s’occupe des symptômes. En oubliant que les habitudes du présent sont des reliques du passé, qu’elles ont été instaurées en d’autres temps par des personnes dont vous ignorez tout, et pour répondre à des situations qui n’ont souvent plus grand-chose à voir avec la vôtre.

De plus, vis-à-vis du développement de notre système sensoriel périphé­rique, il faut se souvenir que nous n’avons pas appris les bonnes choses au bon moment. Nous avons quasiment tous grandi dans un référentiel culi­naire qui ne permettait pas à nos sens de fonctionner normalement et nous avons tous dû apprendre des règles de substitution. Des règles basées sur des paramètres étrangers au crudivorisme sensoriel, tout à fait cohérentes dans le référentiel culinaire, mais totalement inadaptées à la pratique de ce mode alimentaire.

Voici la situation dont nous avons hérité et que nous pouvons appré­hender différemment suivant notre niveau de conscience alimentaire. Une fois au stade de la remise en question, il faudra se montrer prudent et pers­picace, car les implications culturelles et sociales sont nombreuses et leur transgression n’est pas toujours bien perçue par les tiers. Dans certains cas il sera possible de privilégier votre biologie et dans d’autres ce ne sera que partiellement possible, voire pas du tout, ou pas tout de suite.

Il n’y a pas que les habitudes héritées qui peuvent poser des problèmes. Celles que nous instaurons nous-mêmes pour répondre à une situation nou­velle seront soumises à la même logique. Un problème à résoudre, une solution bien adaptée qui se répète jour après jour, et une routine s’installe alors que la situation change imperceptiblement sans que la pensée, anes­thésiée, en tienne compte. Or en passant du culinaire au cru, on passe par une multitude de situations nouvelles, nécessitant toutes un traitement particulier, dans lequel il ne faudra pas s’installer sous peine d’entraver le cours normal de votre propre processus de transformation.

Par exemple : lorsque la plage alimentaire n’est pas assez fournie ou variée, ou qu’on ne prend plus régulièrement la précaution de sentir les yeux fermés, le cerveau manque d’informations pour faire son choix au présent et fait appel à ses vieilles mémoires pour se décider à l’ancienne. Quelque part encore persuadé que tel ou tel aliment est bon pour ceci ou cela, on privilé­giera des aliments qui n’ont rien à voir avec les besoins réels de l’organisme à ce moment-là. Alors, le plaisir n’étant plus au rendez-vous, on reste sur sa faim avec la sensation de ne jamais être comblé, puisque même le ventre plein, on a encore faim.

Lorsqu’on est amené à s’approvisionner partiellement avec des aliments ayant subi une quelconque transformation, il est possible de s’intéresser à un aliment ne correspondant pas du tout à ses besoins du moment et d’en consommer des quantités inhabituellement élevées. L’état de satisfac­tion général s’en trouve affecté et ouvre la porte à de multiples tentations compensatrices acquises et mémorisées autrefois, dans un référentiel culi­naire : un filet d’huile d’olive par-ci, un petit jus de citron par-là, une pointe de sel, etc. La mécanique s’enraye : le moral baisse, la forme s’amenuise et le doute s’installe.

Pour vivre, nous avons besoin d’une certaine dose de plaisir. Un simple passage sous le nez avec les yeux bandés et les avocats achetés en grande surface retombent dans l’anonymat ; sans odeur, les aliments n’ont pas d’identité physiologique pour l’organisme et ne sont pas identifiables. Ils seront alors laissés de côté au profit des extraordinaires effluves dégagés par une vieille carotte rabougrie, par exemple...

Certaines habitudes peuvent encore s’avérer difficiles à détrôner lorsqu’elles s’enracinent dans des expériences de privation alimentaire forcées. Comme en temps de guerre ou en période de vaches maigres prolongée. Donner la priorité aux aliments qui risquent de se perdre en premier est logique, mais consommer ou terminer systématiquement tous les aliments qui sinon seront perdus en est une autre. Pour ne pas gaspiller, et ce malgré des signaux de satiété sensorielle spécifiques manifestes bien que parfois subtils, certains se laisseront souvent tenter par un mélange de légumes, avec un filet d’huile pour bien tromper les papilles et remplacer la salive manquante. La phobie du gaspillage est un handicap, certes, mais lorsqu’on en est conscient, on peut travailler à s’en détacher.

Toutes les semaines, il faut remettre sa plage alimentaire en question et sentir de nouveaux aliments. Sans pour autant en acheter des quantités astronomiques, au risque de tout devoir jeter, juste de quoi tester et pro­grammer son prochain marché en fonction des résultats. Cette précaution permet, en outre, de mieux suivre l’évolution de ses propres besoins.

Avec le recul, il s’avère que l’organisme ne fait pas tout en même temps. Contrairement à ce que prônent les diététiciens - des journées équilibrées en protéines, lipides, sucres et fibres -, l’organisme fonctionne plutôt comme se construit une maison. Au début, il faut du béton pour faire les fonda­tions, ensuite il faut des pierres, des agglos ou des briques, et du ciment pour monter les murs, puis du bois pour la charpente et des tuiles pour le toit, etc. Un maçon serait bien embarrassé si on lui donnait tous les jours quelques agglos et trois tuiles, un petit pot de peinture, quelques pièces de plomberie et d’électricité, etc., avec pour mission de construire chaque jour un morceau de maison complet et fini.

Parfois, il faudra même un tout petit quelque chose en l’absence duquel il sera très difficile, voire impossible, d’aller plus loin. Tant que notre maçon n’aura pas reçu les cent petits grammes de colorant qu’il lui faut pour teinter son crépi de façades, elles resteront nues.

Il en est de même pour l’organisme et c’est pourquoi il est si important de faire tourner les aliments de sa plage alimentaire pour tous les tester régu­lièrement, même ceux qui n’ont jamais senti bon ou toujours senti mauvais. L’organisme est seul à pouvoir déterminer ce dont il a besoin pour pouvoir mener sa tâche à bien. Il est encore beaucoup de substances dont nous ne soupçonnons même pas l’existence, alors que par l’olfaction, l’organisme sait parfaitement les reconnaître. Quant aux moyennes diététiques recom­mandées, elles ne tiennent compte ni de l’immense complexité de interactivité de ces substances entre elles, ni des spécificités individuelles.

La notion de ration moyenne n’a pas de sens dans le référentiel du crudivorisme sensoriel et certains aliments pourront être consommés dans des proportions inacceptables pour un diététicien. Cela étant, lorsque cela se produit, c’est souvent en réponse à un grave déséquilibre physiologique, voire à une pathologie silencieuse ou déclarée.

La notion de gourmandise, telle qu’on la conçoit habituellement, n’a pas de sens dans le crudivorisme sensoriel. Je veux parler ici de gourmandise non fonctionnelle, de recherche de plaisir pour le plaisir, inutile et la plupart du temps néfaste sur un plan biologique tout du moins. Dans le crudivorisme sensoriel, la gourmandise est la règle de tous les instants, mais il faut donner à ce mot un sens inhabituel : ici, chaque bouchée savourée trouve sa justification biologique dans le plaisir qu’elle procure.

Cette mécanique permet d’accéder à des niveaux de plaisir qui dépassent largement les satisfactions procurées par l’artifice culinaire. Il faut donc se méfier du « raisonnable » qui sommeille en vous. Dans certains cas, deux ou trois kilos de viande crue par jour pendant plusieurs jours d’affilée, une douzaine de jaunes d’œufs ou quinze à vingt bananes au cours d’une seule prise alimentaire sont des rations qui sont bien évidemment d’ordre pathologique, mais le système sensoriel en a la maîtrise. Tant que l’aliment natif reste succulent et que la digestion se passe sans problème, il faut se laisser faire car, si la demande existe, c’est qu’elle est nécessaire à l’organisme pour qu’il puisse se sortir d’une situation particulière.

On s’assurera néanmoins que :

-   la digestion se passe sans le moindre trouble ;

-   on respecte les signaux de satiété sensorielle spécifique (baisse de plaisir et de satisfaction ressentis en cours d’ingestion) ;

-   les éventuelles réactions de l’organisme correspondant à des phénomènes de détoxination ne doivent pas s’emballer ni s’accompagner de douleur.

A contrario, l’organisme peut avoir besoin de faire une pause ou de jeûner, et lui seul peut savoir dans quelles limites il doit le faire pour en tirer le plus de bienfaits. Il serait aberrant de décider de faire un jeûne sans en ressentir de motivation physiologique préalable. Et tout aussi aberrant d’en fixer la durée a priori. Seule une absence d’odeur attirante, ou l’absence d’odeur tout court, peut permettre de prendre une telle décision.

Les raisons fabriquées intellectuellement, que ce soit par idéologie, par conformisme ou anticonformisme, ou encore pour des raisons religieuses ou culturelles, doivent être proscrites a priori. En lieu et place du repas, il faudra alors se contenter de boire jusqu’à plus soif, et l’absence d’appel sensoriel pour un repas ne devra entraîner la suppression que de ce seul repas. Le suivant devant impérativement faire l’objet d’une nouvelle interro­gation.

Il se peut encore que certaines personnes soient rebutées par tel ou tel aliment. La viande crue ou maturée, le poisson, cru ou maturé lui aussi, les moisissures, les fruits très avancés, etc. Ces aversions doivent être respec­tées, car si ce blocage correspond réellement à un refus de l’organisme, en consommer risquerait d’entraîner des réactions virulentes. Il est aussi pos­sible qu’il ne s’agisse que d’un blocage psychologique mais, que l’origine du blocage soit physique ou psychologique, il serait déplacé de faire intervenir sa propre volonté pour passer outre. Si quelque chose coince dans la tête, c’est qu’il y a une erreur quelque part, et ça aussi ça se regarde en face et ça se travaille quand on en est conscient. On peut aussi se dire que ça se décoincera tout seul quand le moment, le bon moment, sera venu.

Il est en revanche très important de tester régulièrement ces aliments abhorrés les yeux fermés et sans savoir. Un jour, si l’organisme en a vraiment besoin, les odeurs deviendront tellement attirantes que tous les paramètres psychologiques qui parasitent le fonctionnement du système sensoriel périphérique disparaîtront d’eux-mêmes. À défaut de quoi il vous faudra patienter encore en recherchant activement quelque aliment magique à l’aide de votre nez pour vous déverrouiller.

La question se pose aussi globalement pour les enfants en bas âge.

À la différence près que dans ce cas, il s’agit d’une situation naturelle et normalement prise en charge par les parents, la mère essentiellement. En effet, l’enfant est attiré par les aliments qui passent sous ses yeux et son nez lorsqu’il est à sa place compte tenu de son âge, c’est-à-dire dans les bras de sa mère, et ces aliments sont précisément ceux qu’elle est en train de consommer. Le réflexe le plus spontané consiste alors pour la mère à distribuer des petites portions de bouchées préalablement mâchées, directement de sa bouche à la bouche de l’enfant, et à sa demande bien sûr. Dans ces conditions, les aliments n’entrent même pas en contact avec l’oxygène de l’air.

On se heurte néanmoins souvent aux habitudes et aux dégoûts qui se sont logiquement instaurés dans les sociétés culinaires compte tenu de l’état sanitaire souvent dégradé de la cavité buccale ; la carie dentaire est l’affection la plus répandue dans le monde (OMS). Par ailleurs, et pour l’avoir vécu par deux fois avec mes propres enfants, j’ai été interpellé par une forte corrélation entre cet acte fondamental de la vie nouvelle et les petits bisous sur la bouche que parents et enfants en bas âge échangent si souvent avec autant de spontanéité que de bonheur partagé.

Il  n’est d’ailleurs pas impossible que la persistance du baiser à l’âge adulte, purement affectif cette fois, soit liée à son usage initial et incon­tournable pour le développement de l’enfant. Tout du moins durant la plus grande partie de l’histoire évolutive de notre lignée.

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Crise d'élimination: détox réaction

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 12:01

On l'appelle souvent "crise d’élimination"  ou "désencrassage"

 ou Herxheimer healing crisis: C'est une réaction de detox.

Une crise d'élimination peut être vue comme une amplification des symptômes. La crise d'élimination est consécutive à de profonds changements dans le corps qui tente de profiter de ce début de vitalité nouvelle pour se régénérer complètement. C'est bénéfique à condition que cela n'aille pas trop vite … Malheureusement, on contrôle rarement le moment et le débit …
Suit sur le post suivant

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Crise d'élimination: détox

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 12:08

&18. Crise d'élimination
À la base, le rôle de l’alimentation consiste à fournir à l’organisme les matières premières et l’énergie nécessaires à son développement harmo­nieux : à son entretien courant (métabolisme basal) et à son métabolisme d’activité (les matières premières et l’énergie peuvent aussi provenir du recyclage des cellules usagées).

Durant la période de transition entre l’alimentation classique et le crudivorisme sensoriel, on assiste très fréquemment à des réactions de l’orga­nisme de prime abord difficiles à interpréter et susceptibles de troubler le jugement. En effet, durant cette période de mise en place, vous manquerez forcément de repères dans deux domaines bien précis : la qualité de votre approvisionnement et l’interprétation des réactions physiologiques inhabi­tuelles de votre organisme. Chaque symptôme que vous observerez durant cette période pourra donc être interprété de deux façons :
- soit comme une réaction normale de l’organisme face à un aliment qui ne lui convient pas, à vous de tenter de l'identifier en vue de l’écarter de votre plage alimentaire ;
- soit comme un problème fonctionnel incompréhensible et difficile à accepter, car a priori, vous vous attendiez plutôt au contraire.

La difficulté résulte du fait qu’au même moment vous plongez dans plu­sieurs mondes inconnus : celui de l’approvisionnement en produits non dénaturés, et celui du fonctionnement de votre organisme dans un contexte inhabituel pour lui et pour votre conscience.

Maintenant, il est important de comprendre les processus biologiques qui se déroulent dans le contexte très particulier de ce changement alimen­taire fondamental. Dans un contexte culinaire classique, l’organisme ingère en permanence des matériaux génétiquement inadaptés à sa nature bio­logique. Les déchets résultant de l’exploitation de ces ressources alimen­taires seront forcément eux aussi anormaux, tant en quantité qu'en qualité. Certains pourront néanmoins emprunter les voies d’élimination normales qui, du coup, seront en permanence saturées compte tenu de l’apport continu d’aliments dénaturés. Les déchets en surnombre n’en restent pas moins dangereux. Coincés dans l’organisme, ils profitent de la moindre affinité biochimique pour interrompre leur errance (les graisses s’en régalent...).

Mais il y a des limites à tout. Si les déchets sont trop nombreux ou trop corrosifs, ce sera un maillon faible de l’organisme qui en fera les frais. Un micro-organisme se développera en consommant ces déchets, le système immunitaire se retournera contre toutes les cellules marquées par un déchet particulier, des fonctions et/ou des tissus seront malmenés pour permettre une élimination à moindres frais. Bref, une quantité de désagréments.

Pour s’en sortir, il faudrait que les apports d’aliments dénaturés cessent radicalement, afin de soulager les voies d’élimination classiques et leur permettre de remplir leur fonction à 100 %. Il faudrait encore que les déchets les plus dangereux, ceux dont la remise en circulation risquerait de compromettre l’intégrité de l’organisme, puissent être éliminés. Et pour terminer, il faudrait qu’un médecin sache exactement quels ingrédients fournir à l’organisme pour qu’il puisse traiter ces déchets afin de rendre possible leur remise en circulation sans danger à des fins d’éliminations définitives.
Un sacré médecin, capable de suivre son patient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, de lui délivrer ses ordonnances en temps réel et ne se déplaçant jamais sans un potager dans sa sacoche.
Le lecteur l’aura compris, la pratique de l’alimentation sensorielle permet d’atteindre ces deux objectifs : absence d’aliments dénaturés et capacité d’accéder aux aliments qu’il faut, quand il faut, et comme il faut, si la plage alimentaire suit.
Et nous voilà dans le bain. L’afflux d’aliments dénaturés a cessé depuis quelque temps, et vous veniez même de vous débloquer au poisson cru lorsque soudain, vous voilà avec des symptômes de ceci, de cela ou d’une ancienne affection qui se réveille. La vigilance s’impose, mais pas de panique, car il est fort probable que le poisson cru ne soit pas étranger à cette poussée d’activité. Le poisson, ou autre chose, une nouveauté, ou une soudaine métamorphose des noix qui traînaient sur un buffet depuis des semaines.
Une clé a été trouvée, une clé parfaitement ajustée pour que la situation se débloque sans faire trop de vagues. Elle est là, la limite entre la prudence et la bêtise, dans la hauteur des vagues, car il faut savoir rentrer ses voiles en toute humilité quand c’est le moment. Si la situation venait à dégénérer, il ne faudrait pas négliger l’aide de la médecine, au moins pour soulager la souffrance, et peut-être plus, car votre organisme est encore loin d’avoir récupéré tout son potentiel. Ces crises d’élimination se produisent surtout en début de transition, durant les premières semaines, puis s’espacent au fil des mois, mais peuvent survenir à l’improviste pendant plusieurs années ; on n’efface pas des dizaines d’années d’alimentation dénaturée en un coup de cuillère à pot.
L’élimination des déchets est une chose, mais le problème est plus pro­fond que cela. Depuis notre naissance, nous n’avons jamais pu accéder à des matières premières normales, tant pour le développement de notre organisme que pour son entretien. Tout notre organisme s’est élaboré avec des matériaux approximativement adaptés et l’arrivée sur le marché de matériaux parfaitement adéquats entraîne une petite révolution. En effet, pour rénover, il faut d’abord démonter ou défaire l’ancien et l’évacuer du chantier avant de pouvoir reconstruire avec du neuf. Beaucoup de tissus peuvent être concernés.
L’élimination, plus la préparation à la rénovation, voire quelques erreurs dans la plage alimentaire ou dans la méthode, ça fait beaucoup d’un coup ; la maigreur est du coup très vite au rendez-vous. Pour maigrir vite et dura­blement, Il n’y a rien de plus efficace. Ce sera même parfois une épreuve pendant quelques mois, durant lesquels il faudra affronter le regard souvent critique des autres. Quelques mois seulement, car on se remplume assez vite pour ensuite se stabiliser autour de son poids normal de jeunesse.
Si des désagréments surviennent sans qu’aucun aliment ne puisse être mis en cause, et que les symptômes se cantonnent dans les limites du supportable, il ne faudra pas chercher à les interrompre, car ils sont utiles à l’organisme. Si en revanche, ils s’emballent, alors qu’il ne s’agit ni d’un pro­blème d’approvisionnement ni d’une erreur de méthode, point n’est besoin de bouder son médecin. Il en est de même si vous faites fréquemment des écarts alimentaires ou si vous alternez crudivorisme sensoriel et Seignalet par exemple. Il est des maladies utiles, qu’il ne faut surtout pas chercher à combattre tant que les symptômes sont supportables et des maladies vraies dont il faut à tout prix trouver les causes.

Fin du chapitre.


Dernière édition par Luc le Sam 16 Juil 2016 - 17:25, édité 1 fois

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Nous tombons malade lorsque le corps sort les poubelles

Message  Luc le Sam 16 Juil 2016 - 12:12

Commentaire ajouté (NDLR)
Quand le foie ne doit plus s'occuper des saloperies à neutraliser (gluten, intrus, toxines, etc.), il peut enfin prendre en charge l'évacuation de ce qui a été stocké (...).
C'est donc bon signe ...
Dans ce cas (détoxination), c'est souvent "sauve qui peut" : Il y a afflux vers la sortie.
C’est donc le signe que le corps élimine bien ; c’est temporaire mais cela peut se manifester de manière plus ou moins forte ou +/ prolongée. Cela dépend de la durée d’encrassage, de l’état des émonctoires, de la capacité à sécréter des enzymes, de la vitalité +/ retrouvée, etc. Ces facteurs varient fortement et il est donc difficile de préciser davantage. 
Il faut bien interpréter cette phase de désencrassage comme un signe vers un rééquilibre, l’homéostasie
Jean-Jacques Crèvecœur explique très bien cela avec une vidéo, dans sa conférence vidéo intitulée « Le système immunitaire et les microbes » (Collection Immunité & Vaccins – 1)
Nous tombons « malades » lorsque notre organisme sort / évacue les poubelles. Dans ce cas l’organisme n’arrive plus à traiter / évacuer les excès en douceur.
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Extrait de cette conférence:
« Le thérapeute ou le malade qui comprend cela se mettra alors à l’écoute des symptômes, et mettra en œuvre un processus visant à apporter à l’organisme une énergie supplémentaire pour accélérer et augmenter l’expression des symptômes (c’est-à-dire l’évacuation des poubelles). C’est ce que font l’homéopathie uniciste (en prescrivant un remède qui provoque chez l’individu les mêmes symptômes que ceux que l’on cherche à évacuer), l’acupuncture (en débloquant des circuits énergétiques permettant d’accélérer les processus de rééquilibrage), l’ostéopathie (en libérant des blocages fonctionnels ou organiques), le jeûne et le repos (en mettant plus d’énergie à disposition du corps pour se nettoyer), etc. »
En effet, quand vous épargnez / économisez les efforts superflus dus à l’ingestion de « saloperies », votre foie peut alors s’occuper plus facilement de régénérer le corps : 

Extrait du livre de Raymond Dextreit:
« Le foie maintient ou rétablit l’équilibre général (homéostasie, ndlr). La fonction hépatique est capitale dans la formation du sang, la transformation des protides et des graisses, la fixation des matériaux d’entretien ou de construction, la neutralisation de certains poisons, la production de plusieurs enzymes, l’accomplissement des fonctions de régulation.
Non seulement le foie contribue à la répartition des matériaux, mais c’est également lui qui en assure la transformation biologique préalable (facilitant la biodisponibilité, ndlr). Hors ce processus, les meilleurs aliments pourraient se comporter comme des poisons pour l’organisme.
Le foie élabore aussi des substances de protection dont l’absence ou l’insuffisance peut favoriser l’apparition ou la permanence des infections ».
Source : Raymond Dextreit – Le foie, mon partenaire santé. Collections Vivre en Harmonie. 164 p. 9 €

Il est donc évident qu’une alimentation hypotoxique, telle que préconisée par le Dr Seignalet, facilitera / permettra ce passage vers un mieux-être. Mais c’est un peu comme la théorie des vases communicants : Si vous avez décidé d’arrêter la phase d’intox, que vous limitez très fort ou arrêtez l’ingestion de certaines macromolécules, que les toxines encapsulées dans les graisses sont délogées, avec plus ou moins d’acuité / intensivité, parce que vous suivez parallèlement un régime hypocalorique et / ou une cure d’herbe de blé (qui stimule le processus de détox), alors vous allez peut-être surcharger vos émonctoires (via les reins, les poumons, la peau). Un supplément d’enzymes serait alors le bienvenu (kombucha) …
Il faut donc se préparer psychologiquement, s’informer sur les symptômes charriés par un désencrassage, ne pas se décourager et apprendre à décoder, tout en restant à l’écoute de votre corps. 
Parfois, il sera possible de moduler les symptômes, mais c’est souvent sur le mode « sauve qui peut » que cela se produit …
Les témoignages d’une détoxination sont les bienvenus, mais si ces symptômes peuvent parfois faire reculer certains nouveaux lecteurs, il serait bon aussi de préciser comment vous avez passé ce cap : Avez-vous pris un complément (biotaurine), un apport d’éléments anti-toxines (tel le sélénium, antagoniste du mercure et du plomb). 

*) Pas de détox si reins surchargés
Lorsque le foie élimine des impuretés, cela se fait souvent via les reins et puis l’urine, qui est l’émonctoire principal (et subsidiairement via la transpiration ou la respiration).
Pour ce faire il est conseillé de ne pas trop solliciter les reins avec une nourriture acidifiante … Sinon il y aura embouteillage à la sortie.
Une petite cure « douce » serait le bienvenu avant de foncer tête baissée … Le principe d’une cure de détoxination consiste à consommer pendant une période des aliments sains et faciles à digérer pour que notre corps se concentre sur l’élimination des toxines accumulées. 

*) Fenêtre thérapeutique
Il faut garder à l'esprit que cette chélation des toxines, si vous décidez de sortir la grosse artillerie, va capter le mauvais et le bon aussi. Donc, si on ne prend pas soin de bien restaurer les cations utiles (oligo-éléments) on s'expose à des effets secondaires importants …
Bien surveiller le zinc et se supplémenter si nécessaire, après une prise de sang pour établir un bilan. Tant qu’à faire on vérifiera le reste des cations : Surveiller le carré magique formé par le sodium et le potassium d’une part, et le magnésium et le calcium d’autre part (oxydo-réduction du coefficient Rh).
Une pause de trois mois après une période de traitement s’avèrera opportune.

*) Supplémentation :
Par exemple avec une supplémentation comprenant : VIT E + VIT C + GLUTATHION + VIT B6 + SELENIUM + B2 + B3 + B1 + B5+ ACETYLCYSTEINE + ACIDE LIPOIQUE. Malheureusement un tel produit n'existe pas sur le marché.
LucH

PS1 : Ne pas confondre le désencrassage avec la détox provoquée / stimulée par des agents chélateurs (chlorella par exemple) bien que certains symptômes soient assez semblables. Dans le second cas le processus demande une très grande rigueur et il est conseillé de se faire assister par un thérapeute (…). 

PS2 : Commentaire d’un forumeur : « J'ai remarqué que lorsque je buvais un verre de vin,  cela empêchait le corps de fonctionner correctement. »
=> Quand on ingère de l'alcool (sous toutes les formes), le foie arrête toute autre fonction et se consacre en priorité à l'évacuation / neutralisation / décomposition de cette molécule. Donc on met en veilleuse les autres fonctions. Ça monopolise aussi bcp d'enzymes qui pourraient être utilisées autrement (catalyseurs de réactions).

Lien intéressant:
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Quand la nourriture introduite dans le corps est de meilleure qualité, pendant une période prolongée, accompagnée d’une meilleur hygiène de vie, le corps commence à éliminer les toxines emmagasinées dans le mésenchyme (tissus interstitiel) et à recycler les tissus de qualité inférieure pour faire place à des matériaux de qualité supérieure (nouvelles cellules et des tissus plus sains).

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Flo le Sam 16 Juil 2016 - 16:50

Magnifique Luc   pas trop vite ! j'ai du mal à tout assimiler !

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  proserpine le Sam 16 Juil 2016 - 18:42

D'accord avec Flo ! Il y a du boulot ! 

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Indice PRAL des aliments

Message  Mirzoune le Sam 16 Juil 2016 - 19:13

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sacro-iliite en rémission avec une alimentation sans gluten ni laits animaux, le moins possible de sucres, des huiles vierges et bio, beaucoup de cru et la natation qui me fait le plus grand bien. Apparition récente d'une névralgie du trijumeau (conflit vasculonerveux). En attente d'une opération par gamma-knife.
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Faire des allers-retours

Message  Luc le Lun 18 Juil 2016 - 12:25

Aller-retour p 228

Dans la grande majorité des cas, il s’avère que la bascule entre l’alimen­tation culinaire et l’alimentation sensorielle ne s’opère pas en une seule fois mais par une suite de tentatives plus ou moins longues. Durant les périodes de cru, vous présentez un nouvel ordre biologique à votre orga­nisme, mais ce dernier aura beau être le plus incroyablement efficace et cohérent qui puisse, cela ne suffira pas à convaincre votre inconscient ; il sera alors temps de faire une pause en retournant momentanément à votre alimentation habituelle pour vérifier et faire vos comptes à la lumière de vos anciennes mémoires.

Ce besoin doit absolument être pris en considération, car il reflète les limites de la fracture nature/culture que notre cerveau peut supporter sans s’y perdre. Au fur et à mesure de ces allers-retours, le cerveau vérifie que l’impact de l’alimentation culinaire sur l’organisme est bien conforme à ce que le crudivorisme sensoriel lui en a fait découvrir et il relativise la valeur des cartes mémorisées dans des circonstances physiologiques para­doxales. Parallèlement, il acceptera de plus en plus facilement de prendre en considération les nouvelles cartes et réussira de mieux en mieux à les interpréter à leur juste valeur.

Or cette cohérence du corps et de l’esprit est tout aussi nécessaire à notre équilibre dans un cadre paradoxal que dans un cadre naturel, mais des dizaines d’années de conditionnement biologique et psychologique sont difficiles à relativiser. Accepter que ce changement puisse prendre un cer­tain temps est extrêmement important pour réussir à réhabiliter sa véritable nature.

Se dire « j’y vais, c’est terminé pour toujours » est une erreur stratégique. On peut se sentir prêt à s’y mettre sérieusement, mais on ne peut pas savoir à l’avance comment va réagir son organisme à la profonde déstabilisation que cette expérience va engendrer à différents niveaux.

Progresser par cures entrecoupées de retours, pour vérifier, semble donc la meilleure approche, car cela permet :


  • de digérer physiquement les nouvelles données qui émergent spon­tanément au fur et à mesure que l’organisme se réorganise ;

  • de mettre à jour la base de données du cerveau en y intégrant les données encartées dans le référentiel naturel ;

  • de laisser au cerveau le temps de se familiariser avec ces nouveaux repères pour interpréter correctement ce qui lui arrive.


Une remarque s’impose concernant cette façon d’avancer : en effet, les améliorations physiques et psychoaffectives engendrées par le crudivorisme sensoriel s’ajoutent jour après jour sans que le sujet s’en aperçoive vrai­ment. En revanche, lors du retour à une alimentation culinaire, la descente de toutes ces marches se fait en une seule fois, c’est brutal mais ça permet de voir et de sentir la différence.

La remise en marche normale et progressive de toutes les fonctions conduit à une amélioration générale mais graduelle de l’individu. Chaque jour qui passe, l’organisme gravit ainsi une petite marche qui ne sera pas très perceptible à l’échelle de la journée mais, le temps aidant, il n’en finira pas moins par se retrouver sur le palier du premier étage.

En repassant au culinaire, contrairement à ce qui se passe dans l’autre sens, l’organisme ne va pas redescendre les marches les unes après les autres. Ce qu’il aura mis un mois à gravir se redescendra en seulement quelques jours, voire quelques heures. Si rapidement en tout cas que la différence, progressive et peu visible à l’aller, va cette fois permettre de mesurer l’ampleur du chemin parcouru.

Dans un sens on monte au premier étage par l’escalier et dans l’autre on en descend en sautant directement dans la cage d’escalier. C’est brutal, certes, mais plein d’enseignements et le cerveau ne s’y trompera pas lorsqu’il comparera les deux états.

Le différentiel étant exceptionnellement élevé au début de la transition du culinaire vers le sensoriel, l’individu en gardera un souvenir exceptionnel. Non seulement exceptionnel, mais aussi unique, car en revenant au culinaire, l’individu ne retombe pas exactement à son point de départ, dans un état aussi catastrophique que lors de la première tentative, mais juste quelques marches au-dessus. Du coup, à chaque nouvelle tentative, le dif­férentiel s’amenuise, et s’imprime comme tel dans le cerveau.

C’est la raison pour laquelle le cerveau ne pourra jamais plus retrouver le ressenti mémorisé lors de ses premières tentatives, un peu comme dans le cas d’un saut à l’élastique où l’amplitude du mouvement est très grande au début puis s’amortit un peu plus à chaque aller-retour.

Un deuxième volet concernant les allers-retours doit être abordé, car si les écarts sont indispensables à la réharmonisation du corps et de l’esprit, ils ont aussi des effets pervers sur le fonctionnement du système sensoriel périphérique lui-même. En effet, même un écart occasionnel est toujours suivi par une baisse significative du niveau de plaisir ressenti pour les ali­ments non dénaturés. Un seul repas cuit débouche sur plusieurs jours de frustrations, car l’analyseur sensoriel interne le dit à l’analyseur sensoriel périphérique qui bloque le plaisir jusqu’à ce que l’organisme ait eu le temps de faire le ménage. Si petits soient-ils, les écarts perturbent le système sen­soriel périphérique et font baisser le niveau de plaisir général obtenu à partir des aliments natifs. Alors, ce qui se devait d’être une fête risque fort de se transformer en régime tristesse au fil des jours ou des semaines.


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Analyseur sensoriel bloqué

Message  Luc le Lun 18 Juil 2016 - 12:27

Mise en évidence:
L’analyseur sensoriel périphérique bloque le plaisir jusqu’à ce que l’organisme ait eu le temps de faire le ménage. Exprimé autrement : Vous ne redécouvrirez des capacités olfactives et de goût que lorsque vous aurez passé le stade du désencrassage.
Les petits écarts bloquent le système sensoriel périphérique et font baisser le niveau de plaisir général obtenu à partir des aliments natifs.
Fin du livre. Wink

Edit: Ce serait bien de faire passer le message sur les réseaux sociaux, avec une accroche et on met la référence du bouquin, afin d'éveiller la curiosité.
Il y aura ainsi un juste retour pour l'auteur , en plus d'un message porteur d'un enseignement.
Eveillez la curiosité & l'intérêt, afin de les faire passer à l'étape suivante. Si 1 personne sur 10 pousse plus loin et vas voir sur le site de Thierry Casanovas et / ou de l'éditeur, ce sera "gagné" ...

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Flo le Lun 1 Aoû 2016 - 13:28

Luc a écrit:Mise en évidence:
L’analyseur sensoriel périphérique bloque le plaisir jusqu’à ce que l’organisme ait eu le temps de faire le ménage. Exprimé autrement : Vous ne redécouvrirez des capacités olfactives et de goût que lorsque vous aurez passé le stade du désencrassage.
Les petits écarts bloquent le système sensoriel périphérique et font baisser le niveau de plaisir général obtenu à partir des aliments natifs.
Fin du livre. Wink

Ce qu'écrit Dominique Guyaux à propos de l'analyseur sensoriel, converge très bien avec mes lectures hygiénistes du début du siècle qui sont fort inspirantes...

Flo a écrit:Au fil de mes lectures hygiénistes je trouve de plus en plus cette manière de se représenter les choses très proche de mon ressenti et mes intuitions.

Voici l'éclairage que je donnerai aujourd'hui ce cet épisode de dysbiose massive déclenchée par un excès de viande de mauvaise qualité...

C'est à la suite de la lecture d'un texte de J. H. Tilden que ça vraiment fait tilt...
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Je suis bien consciente du phénomène d'augmentation de la sensibilité aux toxiques et toxines, mais là c'est présenté par une personne disposant d'un énorme retour d'expérience.

Je cite un texte de J H Tilden à propos des bananes pas mures :

"J'ai perçu moi-même un tel symptôme, à cause des bananes. J’ai donc jeûné toute la journée, et le soir je pris un kilo de bananes, rien d’autre. J’ai refait deux fois la même expérience. J’eus des selles volumineuses, et après 30 heures, une cystite légère, des urines fréquentes la nuit, un manque d’appétit, la bouche pâteuse et sucrée, au réveil, l’irritation des voies nasales, des gaz et l’esprit vaseux, avec une tête lourde.
 
Cette expérience, que j’ai réalisée avec les bananes, ne peut donner les mêmes ennuis que si l’on est strictement hygiéphile, avec un organisme pur (NDR: j'aurais dit désencrassé), qui réagit rapidement aux poisons. 

Or, je ne mange ni céréales, ni viande. Ceux qui en consomment sont trop encrassés pour réagir aussi vite."



La sensibilité aux toxines et la vitesse de remise en forme est très différent d'avant, tout est beaucoup plus  rapide.

C'est important de le savoir car on pourrait penser être en échec alors que c'est le contraire  sunny

Le fait de décrire l'analyseur sensoriel donne du sens à ce qui pour moi relevait de l'intuition (personnelle) alors qu'en fait toute personne le désirant, doit pouvoir, le (re)mettre en place sunny même si c'est à sa sauce  !jocolor  

Dominique je crois que vous avez découvert le fameux maillon manquant de la citation de Arnhol ERHET que j'utilise en signature cheers

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Mirzoune le Jeu 3 Aoû 2017 - 11:14

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Flo le Dim 6 Aoû 2017 - 16:02



Ratatouille est complètement outré de tes blagues...

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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

Message  Mirzoune le Dim 6 Aoû 2017 - 18:57

Tu m'étonnes!
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Re: L'éloge du cru: Comment réconcilier alimentation et santé

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