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Le régime cétogène contre le cancer

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Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 10:02

"Le régime cétogène contre le cancer"
Auteurs: Pr Ulrike Kämmerer, Dr Christina Schlatterer, Dr Gerd Knoll.
Editions Thierry Souccar, 2014. 308 pages, 19.90 €

Ulrike Kämmerer est professeur et docteur en biologie humaine.
En collaboration avec son équipe du CHU pour femmes de Wurtzbourg, elle mène des recherches en immunologie dans les domaines de la biologie de la reproduction et de la biologie tumorale. Avec d’autres collègues, elle est à l’origine de l’une des premières études cliniques portant sur l’alimentation cétogène chez les malades du cancer.

Christina Schlatterer est docteur et chargée de cours en biologie. Ses recherches portent particulièrement sur la transduction des signaux cellulaires. Elle publie depuis de nombreuses années et occupe actuellement un poste de coordinatrice scientifique à l’université de Constance, en Allemagne.

Gerd Knoll est docteur en biologie et conseiller scientifique. Il est également l’auteur de nombreuses publications dans les domaines de l’alimentation et du cancer. Il consacre ses recherches au rôle des mitochondries dans la cellule.
 
NDLR :
- Les commentaires personnels sont précédés de ce sigle « NDLR ».
- La pagination renvoie au livre, pas à ce document.
NB: C'est l'été, on vous gâte... Je resors mes archives affraid

Vous pouvez vous contenter de lire ce qui est surligné en couleur. Ce qui est souligné est nécessaire à la compréhension globale.
Je mets les idées clés en tête de chapitre . Ainsi, libre à vous d'approfondir ou pas si vous n'aimez pas lire plus de 10 lignes jocolor


Dernière édition par Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 16:14, édité 4 fois

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 10:07

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 10:30

Chap 1 – Pq choisir le régime cétogène ? Qu’est-ce que le cancer ? De quoi se nourrit-il ?
Idées clés
- Le cancer est une division anarchique de cellules qui refusent de mourir (apoptose). Les cellules cancéreuses entre en compétition avec les cellules saines  pour l’approvisionnement en énergie.
- Les cellules cancéreuses ont besoin de bcp de glucose pour « respirer ». Ce sont de véritables gloutons. Les cellules normales peuvent aussi fonctionner avec des cétones. Les cétones sont dérivées des matières grasses, fabriquées par le foie si besoin. Nous trouvons ces acides gras à chaine courte (4 – 10 carbones) particulièrement dans l’huile de noix de coco, très riche en MCT (Medium Chain Triglycerids) (66 %).
- Notez que les cellules cancéreuses sont capables de s’adapter et passer en mode survie (néoglucogenèse) si le contexte ne change pas.

Voir post suivant pour des détails


Dernière édition par Luc le Jeu 27 Oct 2016 - 22:41, édité 5 fois

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Comment les cellules cancéreuses se nourrissent-elles?

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 10:40

1. Qu’est-ce que le cancer ? De quoi se nourrit-il ? (p 23 du livre)
Pour décrire le cancer, on évoque souvent une division incontrôlée des cellules. En réalité, le cancer n’est pas une maladie unique mais un ensemble de maladies différentes. En revanche, ce que celles-ci ont bien toutes en commun, c’est le fait que certaines cellules se comportent de façon incontrôlée dans un tissu ou un organe, que ce soit dans les poumons, dans un sein, dans le foie ou dans le sang, etc. Mais lorsque l’on évoque ce comportement incontrôlé des cellules cancéreuses, il faut avant tout définir la notion de « division contrôlée » ?

Qu’est-ce que le cancer ?
Tous les êtres humains, mais également la plupart des animaux et des plantes (lorsqu’elles ne se reproduisent pas par bourgeonnement ou marcottage), sont issus d’une cellule unique. Il s’agit généralement d’un ovocyte fécondé. Si celui-ci se contentait de se diviser encore et encore et de produire toujours plus de nouvelles cellules toutes semblables aux précédentes, il ne générerait jamais rien d’autre qu’un gros amas de cellules - mais ni un hippocampe, ni un cocotier, ni un être humain.

Des organismes aussi complexes ne peuvent se développer que si les cellules se divisent et se spécialisent de façon contrôlée et conformément à un programme défini. Ce programme est à la fois encodé dans leurs gènes et influencé par l’environnement direct.

« Division contrôlée » se réfère ici à trois phénomènes :

1. Il n’y a création de cellules que dans la mesure où elles sont utiles (par exemple pour constituer un foie de taille normale).

2. Certaines cellules spécialisées sont créées à l’endroit précis où elles sont utiles (par exemple, dans le foie, des cellules de foie, dont l’aspect et la fonction sont tout à fait différents de ceux, disons, des cellules musculaires ou cérébrales).

3. L’organisme élimine de façon ciblée les cellules non utilisées.

Lorsque ces mécanismes fonctionnent correctement, l’ovocyte fécondé du début - que nous allons considérer comme un ovule humain - donne naissance à un être humain normal et globalement en bonne santé.

Cette division contrôlée, sans laquelle nous ne serions tous que des amas de cellules croissant à l’infini - et donc, au fond, des tumeurs — est un processus très complexe et finement régulé. Malheureusement, il est aussi sujet à erreur. Au cours de la vie d’un être humain, il naît constamment des cellules qui lui échappent. Généralement, soit elles meurent d’elles-mêmes, soit elles sont repérées par le système de défense du corps et rendues inoffensives ou, tout du moins, tenues en échec par leur environnement. Il arrive toutefois qu’elles parviennent à s’imposer et continuent à se diviser. Il se forme alors un amas de cellules dont les membres se divisent encore et encore de façon anarchique. Cet amas peut devenir si grand qu’il va entraîner des problèmes de santé. Il peut se développer à l’intérieur d’autres organes et leur porter atteinte. Il peut aussi entrer en compétition avec les tissus sains pour l’approvisionnement en énergie. En outre, des cellules s’en détachent et peuvent s’établir en un autre endroit du corps et y former de nouveaux amas de cellules que l’on appelle des métastases. C’est lorsque l’on a affaire à cet ensemble de phénomènes que la médecine parle de tumeur maligne.

Les cellules cancéreuses ont perdu leur aptitude à vivre de façon utile et ordonnée au sein d’un organisme. Avec le temps, elles perdent aussi de plus en plus les caractéristiques des cellules de l’organe dont elles sont issues.

La croissance incontrôlée des cellules n’est toutefois pas le seul point commun aux tumeurs. Quelle que soit la cause de leur apparition - infection virale ou une des innombrables mutations génétiques -, presque tous les types de cancers agressifs ont une caractéristique commune : la manière dont ils se nourrissent, c’est-à-dire dont ils s’approvisionnent en énergie, s’éloigne également de plus en plus de celle des cellules normales.
De quoi se nourrit le cancer ? De quoi il ne se nourrit pas ?
Les cellules étant des organismes vivants, elles ont besoin de se nourrir. Les cellules normales d’un être humain se nourrissent du sucre véhiculé par le sang une fois que le système digestif l’a extrait des aliments. Pour cela, elles « brûlent » le sucre à l’aide de l’oxygène présent dans le sang afin de fabriquer de l’énergie. Outre le sucre, les cellules normales peuvent aussi brûler des matières grasses et des protéines. Ce processus, que l’on appelle « respiration cellulaire », est un moyen très performant de se fournir en énergie. Cette énergie peut alors être utilisée par les cellules - par exemple pour penser (cerveau), éliminer des toxines (foie), courir (muscles), faire passer du sucre dans le sang (intestin) et ainsi de suite.
Pour rendre l’énergie aussi accessible, des auxiliaires sont nécessaires : les mitochondries, que l’on désigne souvent comme les « centrales énergétiques des cellules ». Ce n’est que grâce à elles et à leur efficacité qu’un organisme multicellulaire complexe comportant différents types de tissus et d’organes peut se développer et se maintenir de façon durable.
Les cellules cancéreuses, elles, cessent peu à peu de respirer, c’est-à-dire qu’elles exploitent de moins en moins l’oxygène, même si celui-ci est disponible en abondance. Au lieu de cela, elles passent en mode « fermentation anaérobie » pour se fournir en énergie. Ce mode de fonctionnement permet aux cellules de survivre et de se diviser y compris dans des tissus très pauvres en oxygène, comme le sont par exemple les tumeurs mal approvisionnées en sang. Mais même lorsque l’oxygène est disponible en quantité suffisante, elles ne repassent pas en mode « respiration ». Ce métabolisme fermentaire permanent constitue l’une des différences essentielles entre les cellules cancéreuses et les cellules normales : selon l’état actuel des connaissances, une cellule qui respire ne présente pratiquement jamais les caractéristiques malignes d’une cellule cancéreuse.
Or, une cellule qui ne tire pas son énergie de la très efficace respiration cellulaire, a besoin d’une quantité de sucre bien supérieure. Aussi les tumeurs sont-elles extrêmement gourmandes de sucre — une gloutonnerie qui augmente parallèlement à leur agressivité. Elles ont besoin de quantités de sucre considérables qu'elles exploitent avec un degré d’efficacité très faible. Notons que si les protéines peuvent, elles aussi, être fermentées, ce n’est pas le cas des matières grasses (c’est important à savoir !).
La différence entre l’efficacité énergétique d’une cellule cancéreuse agressive et celle d’une cellule saine est comparable à celle qui existe entre la machine à vapeur construite par Thomas Newcomen en 1712 et un moteur à essence moderne économe en énergie. Cela n’empêche malheureusement pas les cellules cancéreuses d’être particulièrement performantes pour capter le sucre présent dans le sang et le soustraire aux cellules normales.
Or, si les cellules cancéreuses ont impérativement besoin de grandes quantités de sucre, ce n’est généralement pas le cas des cellules normales. Celles-ci peuvent se satisfaire de toute petites quantités de sucre et avoir recours aux matières grasses présentes dans le sang, mais aussi à une autre source : les cétones. Les cétones sont fabriquées par le foie à partir des graisses. Ces cétones, grâce à la respiration cellulaire, peuvent être utilisées très  efficacement par la plupart des cellules du corps et du cerveau comme source d’énergie. Mais pour que l’organisme d’une personne produise des cétones, il faut que son alimentation ne contienne pratiquement pas d’amidon ni de sucre.

Autres effets sur la santé
Lorsque l’on réduit fortement sa consommation d’aliments glucidiques, ce qui va des sucres — glucose, fructose, sucre cristallisé, etc. - à l’amidon contenu dans les pommes de terre, les pâtes ou le pain, le foie se met donc à produire des cétones à partir des matières grasses. On se trouve alors « en cétose ». Les cellules saines n’ont aucune difficulté à utiliser les cétones, pas plus qu’une voiture hybride à utiliser alternativement l’électricité ou l’essence. En revanche, les cellules cancéreuses ne peuvent pratiquement rien tirer des cétones (si elles veulent rester des cellules cancéreuses) : c’est un peu comme si on glissait un câble électrique dans le réservoir d’une vieille voiture.

Lorsque l’on suit une alimentation « cétogène » - ce qui signifie tout simplement un mode alimentaire qui favorise la production des cétones dans le foie —, on met à la disposition des cellules saines un combustible que les cellules cancéreuses agressives, elles, ne peuvent pas exploiter. Étant donné que le foie fabrique également du sucre, cela ne suffit pas à affamer totalement les tumeurs, mais elles disposent alors d’une quantité de sucres moindre que dans le cadre d’une alimentation riche en glucides. Les cétones ont encore d’autres effets positifs - nous y reviendrons plus loin plus en détail.

NDLR : Pour entrer en cétose, il faut généralement 3 jours, le temps d’épuiser les réserves de glucose contenues dans le sang de l’individu. Généralement, un seuil de 20 à 40 g de sucre est toléré, sinon il y aura une latence de 3 jours avant de revenir en cétose.
Les sportifs peuvent dépasser ce seuil de 25 à 50 g de glucides après une séance de sport de 1H15’, sans remettre la cétose en question. Chacun s’adaptera, selon son vécu.

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Les fruits et les légumes sont-ils bons pour le cancer?

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 10:41


Chap2. Les glucides, les fruits, les légumes sont-ils aussi bons qu’on le croit ? (p 29)
Idées clés
- Une forte consommation de fruits et légumes ne permet pas de réduire le risque de cancer chez le consommateur [qui a un métabolisme défaillant, NDLR].   

- Un apport excessif de glucides, via les fruits et / ou les féculents, n’est pas sain si vous occasionnez par ailleurs un stress sur l’organisme.

NDLR : Le tout est de s’entendre sur ces paramètres Wink  Mais nous ne mettrons pas tout le monde d’accord…

- Un foie en bon état est capable de fabriquer le glucose dont l’organisme a besoin.

NDLR : Qui a encore un foie en bon état au-delà de 40 ans, non engorgé !?
Détails sur le post suivant


Dernière édition par Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 12:24, édité 3 fois

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  proserpine le Mer 17 Aoû 2016 - 10:42

Luc a écrit:C'est l'été, on vous gâte... Je resors mes archives affraid
Merci Luc, on (je) avait remarqué : super pour les gens comme moi qui ne partent pas en vacances !

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 12:16

Chap. 2

En mai 2007, un journaliste travaillant pour la revue médicale Ärzte Zeitung demandait à l’un des ténors de la recherche nutritionnelle en Allemagne ce qui l’avait le plus surpris dans les résultats d’une vaste étude récemment publiée. Le professeur hésita quelques instants avant de répondre qu’il avait été très étonné qu’une forte consommation de fruits et légumes ne permette pas de réduire le risque de cancer, avant d’ajouter : « Il va nous falloir encore du temps avant d’être en mesure d’interpréter correctement ces résultats. ».

Ce professeur, Heiner Boeing, est l’un des responsables de l’institut allemand de nutrition (Deutsches Institut fur Ernâhrungsforschung, établi à Potsdam), la plus haute institution de la prostate. Certaines espèces de choux, mais aussi les myrtilles ou les framboises, contiennent également des molécules sans doute réellement capables d’agir contre le cancer.

Néanmoins, les fruits et légumes contiennent aussi manifestement certaines substances pouvant faciliter l’apparition et la propagation du cancer. En effet, il doit bien y avoir une raison pour qu’une étude aussi vaste que l’étude EPIC conclue que les effets positifs de substances telles que le lycopène se trouvent en fin de compte réduits à néant.* De nombreux indices laissent à penser que le coupable de cette indésirable « compensation », loin d’être quelque molécule compliquée et maligne encore inconnue des scientifiques, n’est autre que le sucre (et ses proches parents).

* NDLR : Le lycopène et les carotènes peuvent être pro ou antioxydants selon le contexte, la forme (aliment ou supplément) et le dosage.   

Fruits et féculents : des sources d’énergie soi-disant « saines »

Voici de quoi mettre à mal le mythe selon lequel les glucides seraient des sources d’énergie « saines » et génératrices de vitalité, à préférer par principe aux « mauvaises » matières grasses.

La Société allemande de nutrition (Deutsche Gesellschaft für Ernährung) continue de recommander que plus de la moitié des calories nécessaires au quotidien soient absorbées sous forme de glucides, autrement dit de sucre cristallisé, de glucose, de fructose, d’amidon, de fécule, etc. Ces glucides sont présents en grande quantité dans le pain, les pâtes, les pommes de terre, les céréales du petit déjeuner, les fruits, la bière, les desserts, pâtisseries, entremets, confiseries, etc. Une fois qu’ils ont été digérés par l’intestin, ces aliments laissent dans l’organisme du glucose et souvent aussi du fructose.

S’il est vrai que ces sucres constituent des sources d’énergie efficaces, leur action positive sur la santé est beaucoup plus sujette à caution. D’ailleurs, certains spécialistes qui, il n’y a pas si longtemps, adhéraient encore à la doctrine des « bons glucides », la mettent désormais en doute. Doute qui vaut tout particulièrement pour les malades du cancer. Ainsi, il y a encore quelques années, les experts de la Ligue allemande contre le cancer (Deutsche Krebshilfe) conseillaient aux patients de se nourrir suivant les recommandations de la Société allemande de nutrition. Aujourd’hui, les éditions actualisées du Guide pratique édité par la Ligue préconisent exactement le contraire à ces patients en perte constante de poids et de vitalité : une alimentation riche en protéines et un apport calorique provenant pour plus de la moitié, non de sucres et de féculents, mais de matières grasses².

² En France, La Ligue contre le cancer recommande de façon générale aux patients d'avoir « une alimentation équilibrée tant en quantité qu'en qualité ». Et à ceux qui perdent du poids, elle conseille d'enrichir leur alimentation avec des matières grasses, des aliments riches en graisse, mais aussi des aliments riche en sucre.

Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui se produisent à l’intérieur du corps et de ses cellules afin, notamment, de transformer et d’assimiler les nutriments. Or, le métabolisme d’une personne atteinte d’un cancer et celui d’une tumeur cancéreuse sont différents de celui, par exemple, d’un coureur cycliste de 22 ans qui, lui, a effectivement besoin de consommer des glucides afin d’être au mieux de sa forme pour réussir un sprint. Les muscles du coureur cycliste « brûlent » rapidement le sucre, contrairement à ceux d’une personne malade. En revanche, les muscles de cette personne tireront un meilleur profit des graisses comme source d’énergie.

Et pourquoi les patients devraient-ils attendre que leur perte de poids et leur affaiblissement physique témoignent sans ambiguïté de la progression des atteintes de la maladie pour commencer à s’alimenter comme le recommande la Ligue allemande contre le cancer ? Ne serait-il pas beaucoup plus sensé de prévenir cela en amont ?

Qui a peur de l’hypoglycémie ?

Un foie en bon état de fonctionnement est en mesure de fabriquer lui-même le sucre dont l’organisme a réellement besoin. C’est pourquoi les personnes qui suivent un régime pauvre en glucides n’ont aucune raison de craindre que l’hypoglycémie ne les affaiblisse, ni a fortiori qu’elle les fasse s’évanouir. Mais c’est là également la raison pour laquelle la formule simpliste « il suffit de cesser de manger du sucre pour affamer le cancer » s’avère malheureusement incorrecte. Même quelqu’un qui n’absorbe absolument pas de glucides a du sucre dans le sang - toutefois, sa concentration est normalement beaucoup plus faible que celle que l’on peut généralement mesurer chez les personnes atteintes d’un cancer.
Soulignons ici que des précautions sont de mise pour les diabétiques qui suivent un traitement médicamenteux : toute modification de leur régime alimentaire doit s’accompagner d’un contrôle régulier de leur glycémie et d’un réajustement des doses de médicaments prescrits.
Notons par ailleurs qu’une personne qui suit un régime pauvre en glucides n’a pas à craindre de devoir renoncer aux « bienfaits » du fructose, le sucre prétendument « sain » contenu dans les fruits. Et ce, pour la simple raison que ces soi-disant bienfaits sont en réalité inexistants - et que le fructose est tout sauf sain. En effet, le sucre issu des fruits provoque une élévation des taux des graisses vraiment nocives pour la santé (triglycérides et VLDL) et peut entraîner une stéatose hépatique non alcoolique : le foie se gorge de graisses. Cette affection n’est pas précisément synonyme de bonne santé ...

NDLR : Il y a une période de transition / adaptation nécessaire, en général, lorsqu’une personne souhaite passer d’un régime riche en céréales (50 % des calories) à un régime cétogène. Il vaut mieux y aller aussi progressivement au niveau des apports de fibres afin de ne pas rencontrer des problèmes de transit (diarrhée). On pourra donc moduler  selon son ressenti, au début du processus. Par exemple, en laissant le riz et la banane au menu des 2 1ères semaines (selles). Même chose aussi au niveau de la quantité des lipides. Eh, oui : Une augmentation importante de lipides entraînera souvent des selles liquides. Il faut laisser le temps à l’organisme de s’adapter… Puis on pensera « cétose » et on adaptera les proportions, par palier, selon son vécu.

Il est impératif de bien veiller à un apport de nutriments de 1ère qualité et de varier les apports de légumes (verts – jaune & orange – bleu & mauve) pour avoir toute la gamme.

Verts => chlorophylle et sulforaphanes (souffre => détox)

Jaune / orange = carotènes

Bleu / mauve => anthocyanes

Nous privilégierons aussi les lipides issus des aliments. Les lipides vont devenir le carburant de base.  Pas question de se contenter d’une portion congrue ! Et comme il vaut mieux mettre les points sur les i, il faut des fibres avec les lipides si nous voulons éviter un engorgement et la stase.
Fin du chap. 2

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Histoire de la recherche sur le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 15:58

Chap. 3  p 37 - Idées clés

- Les patients cancéreux ont une glycémie fort élevée.

- Les thérapies anti-cancer ciblaient les cellules cancéreuses avec une chimiothérapie et une radiothérapie mais ce faisant cela détériorait aussi des cellules saines.

- Actuellement, les chercheurs ciblent le processus d’alimentation (cétose), la production d’acidité (fermentation et acide lactique) et l’inflammation.
Suite sur le post suivant.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 16:03

3. Une boucle est bouclée – Brève histoire de la recherche sur le cancer. (p 37)
La plus ancienne description de tumeurs qui soit parvenue jusqu’à nous figure sur un papyrus égyptien vieux de 3500 ans. Ce sont ensuite les célèbres médecins de l’Antiquité grecque et romaine qui décrivirent différents types de cancers. Mille cinq cents ans plus tard, le médecin suisse Paracelse tentait les toutes premières chimiothérapies en prescrivant notamment de l’arsenic et du mercure à des malades du cancer. A partir du XVIIIe siècle en France et du XIXe siècle en Angleterre, des chirurgiens commencèrent à opérer des femmes souffrant de cancers du sein. En l’absence de réelle anesthésie, ces opérations étaient extrêmement douloureuses. Par ailleurs, les conditions hygiéniques étaient à l’époque déplorables. Aussi nombre de patientes mourraient-elles alors, non du cancer, mais d’infections postopératoires.

La « recherche moderne sur le cancer » est peut-être née un jour de 1884 ou de 1885, à Vienne, à l’occasion d’une découverte que fît un étudiant en médecine, Ernst Freund. En soumettant 66 patients cancéreux à des analyses de sang, il remarqua qu’ils présentaient tous  des taux de sucre sanguin « anormalement » élevés. Il constata également que la glycémie de ces patients se normalisait suite à l’ablation des tumeurs. Mais ce n’est que beaucoup plus tard que l’on comprit que si les malades du cancer présentaient une glycémie élevée, c’était dû au fait que les tumeurs forçaient le métabolisme de ces patients à mettre de grandes quantités de sucre à leur disposition.

Du beurre pour les patients

Bizarrement, il semble que personne ne se soit alors réellement intéressé à la découverte de Freund, et ce n’est que des dizaines d’années plus tard, il y a de cela environ quatre-vingt-dix ans, que l’universitaire berlinois Alexander Braunstein s’est penché sur les liens qui existent entre le sucre et le cancer. Observant en laboratoire des tumeurs prélevées chirurgicalement, il a constaté que les tumeurs malignes consommaient du sucre tandis que les bénignes n’en consommaient presque pas. Il en déduisit qu’une glycémie élevée profitait aux tumeurs.

Ce qui s’ensuivit dans les domaines de la recherche et de la thérapie suffirait à remplir des bibliothèques. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, nous vous renvoyons à notre précédent livre, Krebszellen lieben Zucker (non traduit), car dans l’ouvrage que vous avez entre les mains, nous tenons à n’aborder que le principal. Il s’avéra rapidement que :

•   plus les cellules cancéreuses sont malignes, plus elles tirent l’énergie dont elles ont besoin de la fermentation du sucre sanguin ;

•   contrairement à d’autres cellules, les cellules cancéreuses n’ont pas besoin d’oxygène pour se développer et que même lorsqu’elles ont accès à de l’oxygène, elles ne l’utilisent généralement pas ;

•   c’est en cela que les cellules cancéreuses se différencient de la plupart des cellules corporelles normales ;

•   lors de la fermentation, il y a formation d’acide lactique qui acidifie le tissu, le rendant ainsi plus susceptible de développer un cancer.

Dans ce domaine, le plus éminent chercheur était Otto Warburg, de l’institut de biologie de l’empereur Guillaume {Kaiser- Wilhelm-Institut fur Biologie) de Berlin-Dahlem. En raison de ses recherches sur le métabolisme des cellules cancéreuses, il fut proposé à de nombreuses reprises pour le prix Nobel - qu’il finit pourtant par obtenir pour les études qu’il avait réalisées sur la respiration des cellules normales...

Warburg et d’autres chercheurs se sont notamment demandé si cet appétit des tumeurs pour le sucre pouvait être mis à profit à des fins thérapeutiques - et si oui, de quelle manière. Ernst Freund, que nous avons déjà évoqué précédemment, a tenté de faire suivre à des patients atteints d’un cancer un régime qui comportait beaucoup de matières grasses (entre autres sous forme de rations de beurre) mais peu de glucides. Malheureusement, nous ignorons aujourd’hui s’il connut des succès, et de quel type. La seule chose que nous apprend l’un des rapports de Freund, c’est qu’il était apparemment très difficile d’amener les patients à respecter leur régime.



Pour quelles raisons ne s’est-on pas alors engagé avec force dans la poursuite de ces recherches ?

Warburg, Freund et tous les autres étaient-ils dans l’erreur ?

Non, bien sûr. Leurs preuves étaient aussi claires et sans appel que les 70 sur 70 de la première étude de Freund. Peut-être, alors, leurs résultats étaient-ils certes intéressants, mais tout simplement inutilisables et sans valeur en termes de prévention, de thérapie ou de mesures d’accompagnement thérapeutique ?

Une victoire à la Pyrrhus pour la recherche en génétique

Longtemps, c’est là ce que beaucoup ont pensé. Et depuis que dans les années 1970 (si ce n’est même avant), les premières mutations génétiques semblant liées aux maladies cancéreuses ont été découvertes, le monde de la recherche ne s’est plus intéressé qu’à la génétique. Nageant en pleine euphorie, des scientifiques se sont mis en quête des gènes du cancer afin de pouvoir les combattre au moyen de thérapies adaptées. Ils ont découvert des quantités astronomiques de dispositions génétiques présentant un lien avec le cancer, mais cela n’a mené qu’à très peu de thérapies efficaces : en effet, ce n’est que quand un type particulier de tumeur dépend d’un seul et unique gène qu’une action thérapeutique est possible. Or, d’une part, les thérapies conçues dans ce cadre sont jusqu’à présent extrêmement coûteuses et, d’autre part, elles n’agissent en général malheureusement que pendant une période limitée - jusqu’à ce que les cellules cancéreuses deviennent résistantes par le biais de nouvelles mutations. De plus, la plupart des cancers sont liés à de nombreuses mutations génétiques : ne mettre qu’un gène hors d’état de nuire est donc à peu près aussi efficace que capturer une seule taupe dans un jardin dont le sol serait entièrement creusé de galeries.

En réalité, c’est pour cela que depuis plus d’un demi-siècle, les thérapies anti-cancer ciblent moins certaines caractéristiques isolées de certaines tumeurs qu’une caractéristique générale, commune à toutes les cellules cancéreuses : celle de se diviser fréquemment et rapidement. Ces thérapies consistent à utiliser des substances toxiques (chimiothérapie) et des doses de radiations (radiothérapie) qui détériorent leur patrimoine génétique au moment même de leur division afin de les détruire. Mais il y a dans certaines parties saines de l’organisme - par exemple l’intestin, le système immunitaire ou les racines capillaires - des cellules qui doivent également se diviser en permanence. Ces dernières subissent donc elles aussi de plein fouet la force de frappe des substances toxiques et des rayons. Et d’autres cellules encore, qui ne se divisent pourtant pas rapidement, peuvent en pâtir aussi.

Ne pourrait-on pas développer des thérapies qui cibleraient le métabolisme particulier des cellules cancéreuses, leur production d’acidité, leur prédilection pour le sucre ? C’est ce que recherchent les scientifiques depuis quelques années. En effet on remarque une augmentation substantielle des recherches dans ce domaine (après des décennies durant lesquelles cette piste est restée complètement inexplorée). Certaines de ces thérapies sont même d’ores et déjà en phase de test.

Voici donc qu’en l’espace de cent trente ans, la recherche sur le cancer a effectué un cercle complet. Néanmoins, il n’existe pas encore de médicaments dédiés, agréés pour la thérapie anti-cancer par les autorités compétentes en matière de médicaments.

En revanche, en tant que patient, on peut déjà agir en se fondant sur ces connaissances plus que centenaires. Notamment en optant pour une alimentation ciblée. Or l’alimentation cétogène répond très exactement aux différences qui existent entre les cellules cancéreuses et les cellules saines en termes de besoins alimentaires et de métabolisme.
Fin du chap. 3


Dernière édition par Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 10:26, édité 1 fois

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Comment mangeaient nos ancêtres?

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 16:06

Chap. 4 Idées clés

- Nos ancêtres étaient souvent en cétose car ils mangeaient peu de glucides (aliments saisonniers ou occasionnels, NDLR).

- Les ¾ des sociétés qui vivent selon les traditions ancestrales consomment plus de la moitié de leurs aliments issus d’animaux, avec une activité physique extérieure.

- Nous ne nuisons pas à notre santé en mangeant beaucoup de matières grasses, suffisamment de protéines mais pas trop, et peu de glucides.

NDLR : Cela pourrait donner, en pourcentage : P15 L80 G5.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 16:12

Chap. 4:

Suivre une alimentation cétogène, c’est-à-dire consommer beaucoup de matières grasses et une bonne quantité de protéines mais peu de sucre et de féculents, ne veut pas dire s’en remettre aveuglément à un quelconque « gourou » proposant un régime nouveau dont, par définition, on ne connaît pas les effets à long terme. Cela ne signifie au fond rien d’autre que se nourrir de la façon dont nos ancêtres l’ont fait durant des millénaires.

Pendant la plus grande partie de l’histoire de l’humanité, l’accès à de grandes quantités d’aliments contenant du sucre ou de l’amidon n’a été ni régulier ni, a fortiori, quotidien. Les barres chocolatées n’existaient pas - et d’ailleurs, les céréales non plus. Quant aux pommes de terre, elles étaient inconnues en Afrique, en Europe, en Australie et en Asie. Les plantes sauvages que consommaient nos lointains ancêtres contenaient beaucoup moins de sucre et d’amidon que les aliments issus de l’agriculture moderne, les fruits à coque se composaient essentiellement de matières grasses, et du reste, les chasseurs-pêcheurs-cueilleurs se nourrissaient principalement du produit de leur chasse et de leur pêche qui les approvisionnait en énergie et en éléments vitaux — graisses et protéines.

Matières grasses et évolution
Ce sont d’ailleurs cette énergie et ces éléments vitaux qui ont permis à nos ancêtres de devenir des Hommes car sans cela, il est vraisemblable que le volumineux cerveau humain (qui se compose d’ailleurs de graisse à plus de 50 %), avec tout ce qu’il implique en termes de performance, ne se serait jamais développé.

Que certaines personnes, pour des raisons d’ordre éthique ou environnemental, décident de ne pas manger d’aliments d’origine animale est compréhensible et respectable. Et il est d’ailleurs possible d’adopter une alimentation cétogène lorsque l’on est végétarien. Mais quelle que soit l’opinion qu’en tant qu’être pensant et sensible vivant au XXIe siècle, l’on a de la consommation d’aliments d’origine animale, il n’en reste pas moins un fait que d’innombrables générations d’ascendants de l’être humain actuel se sont nourries, la majeure partie de l’année, d’aliments pauvres en glucides et, souvent, principalement de viande et de poisson qui apportent des protéines et des graisses. Aujourd’hui encore, l’organisme humain est parfaitement adapté à ce type d’alimentation. D’ailleurs, dans certaines cultures « premières » où l’on se nourrit toujours de façon traditionnelle - et saine -, on consomme de grandes quantités de matières grasses.

Il y a environ un siècle, des chercheurs avaient déjà constaté cela en observant notamment des Inuits se nourrissant majoritairement de viandes et de poissons gras et chez qui, à cette époque, le cancer comme les maladies cardiovasculaires étaient pratiquement inconnus.

Il arriva aussi que des explorateurs de l’Arctique soient contraints de renoncer pendant leurs longs séjours dans le grand Nord à leur alimentation coutumière, riche en pommes de terre et en pain, pour s’adapter à ce régime des Inuits qui, déjà, était considéré comme mauvais pour la santé. Or, à leur retour, les médecins qui les examinèrent constatèrent à leur grande surprise qu’ils étaient en excellente santé.

On peut également citer l’exemple des habitants des îles Tokelau, en Polynésie, dont les calories alimentaires provenaient pratiquement pour les trois quarts d’un aliment très gras, la noix de coco, complété par du poisson et des fruits de l’arbre à pain. Cette population était globalement en bonne santé jusqu’à ce qu’elle commence à manger ce qu’apportaient les bateaux ravitailleurs : biscuits, produits à base de farine, sucre, conserves, etc. En quelques années seulement, ce changement de régime entraîna l’apparition et la propagation de maladies jusqu’alors à peu près inconnues dans cet archipel, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer.

Très peu de glucides
Les opposants à une alimentation riche en graisses argumentent fréquemment que si toutes ces populations supposées en bonne santé ne contractaient pas de maladies, c’est simplement parce qu’elles n’atteignaient pas un âge suffisamment avancé. Cette interprétation exprime non seulement une bonne part d’arrogance occidentale à l’égard de ces populations supposées « sauvages » ou « moins développées » ne pouvant, tôt ou tard, qu’être la proie de bêtes féroces ou de maladies tropicales, mais elle s’est en outre avérée inexacte dans tous les cas où elle a pu être vérifiée. Les populations autochtones d’Amérique du Nord en sont le meilleur exemple. Il y a une centaine d’années, celles-ci ne bénéficiaient sans doute pas, dans les réserves, de meilleurs soins médicaux que le reste de la population états-unienne mais, étant considérées comme des populations « protégées », elles étaient en revanche mieux contrôlées, et de façon plus exhaustive. Or, les chercheurs de l’Université de Columbia ne trouvèrent alors pratiquement aucun cas de cancer parmi elles. En revanche, ils constatèrent que la proportion de personnes âgées y était largement plus élevée que parmi les immigrants européens et leurs descendants.

Parmi ces populations « premières », il existait - et il existe encore - des différences considérables en matière d’alimentation. Certaines se nourrissaient -et se nourrissent toujours-principalement d’aliments d’origine végétale, généralement très gras (voir l’exemple de la noix de coco). Mais dans presque les trois quarts des sociétés qui vivent encore selon leurs traditions ancestrales, plus de la moitié des aliments consommés au quotidien sont d’origine animale. Et ce n’est que chez 14 % de ces sociétés que les glucides constituent plus de la moitié de l’apport nutritionnel. De plus, le fait de vivre dans et de la nature implique généralement qu’il faille s’activer physiquement si  l’on veut avoir de quoi manger. Or, l’activité physique déclenche dans l’organisme le même type de processus qu’une alimentation riche en matières grasses (voir chapitre 10).

Aujourd’hui, il existe à l’échelle planétaire un véritable « mouvement » rassemblant des personnes qui, sans être nécessairement atteintes d’un cancer, suivent une alimentation proche de celle du Paléolithique, dite alimentation (ou régime) « paléo ». Si elles font cela, c’est parce qu’elles se sentent ainsi en meilleure forme, mais aussi pour prévenir de nombreuses maladies dites « de civilisation » : outre le cancer, les pathologies cardiovasculaires, les maladies auto-immunes, les allergies et même certains troubles psychiques.

Ainsi, et bien que toutes sortes d’autorités de la nutrition et du fitness nous aient répété durant des décennies combien les graisses étaient mauvaises pour la santé, nous pouvons nous rassurer sur le fait que, bien que ne vivant plus à l’âge de pierre, nous ne nuisons pas à notre santé en mangeant les quantités non négligeables d’huile et d’autres matières grasses qu’implique le régime cétogène.

Conclusion (encart) : Le régime cétogène c’est beaucoup de matières grasses, suffisamment de protéines et peu de sucre.

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Gènes ou environnement responsable ?

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 16:13

Chap. 5 - Idées clés
- Le cancer n’est pas une maladie irréversible, si on modifie le terrain et si on métabolise bien.
- On peut avoir des tumeurs et rester en parfaite santé !
- Les tumeurs agressives peuvent changer de nature sans avoir subi de traitement lourd si nous nous y prenons au début du processus.
- Une tumeur ne peut se développer que dans un milieu modifié, perturbé : Il faut une association de facteurs environnementaux et génétiques. Nous pouvons reprogrammer nos gènes. A nous de voir dans quel sens, en fonction du mode de vie !
- Une alimentation cétogène, avec des activités physiques ludiques ,  dans un environnement pro-métabolique (facteurs qui facilitent la production d’énergie sans nuire comme l’acide lactique, l’inflammation de bas grade ou le NO en excès, NDLR) et une approche positive, tout cela nous mettra en position favorable.
- Les facteurs qui favorisent la respiration cellulaire et le métabolisme en général sont donc le bienvenu !


Suite ci-dessous

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Perturber l'action des cellules cancéreuses

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 18:11

Chap. 5 - Faut-il incriminer les gènes ou plutôt l’environnement et l’alimentation ? (p 49)
Nos cellules vivent dans un écosystème : notre corps. La façon dont elles se comportent - quelles fassent tranquillement ce qu’elles ont à faire ou quelles se mettent à se comporter de manière incontrôlée — dépend à la fois de l’activité de leurs gènes et de leur environnement.
La cellule la plus « génétiquement correcte » peut ne pas être capable de vivre en paix. Et une cellule dotée du plus dangereux des patrimoines génétiques peut mener une existence tout à fait tranquille. Pourquoi alors des cellules ayant commencé un jour à se diviser de façon anarchique, ayant peut- être même formé une tumeur, ne pourraient-elles pas, dans un environnement favorable, mener de nouveau une vie plus normale et plus paisible ?
« Il est communément admis que le cancer est une maladie mortelle et irréversible qui se développe en raison d’une accumulation de mutations génétiques [...]. Si le cancer résulte de modifications génétiques irréversibles, il est donc nécessaire de détruire ou d’éliminer chirurgicalement les cellules cancéreuses pour écarter le risque mortel : ce point de vue justifie notamment le recours à des thérapies toxiques ayant des effets secondaires très négatifs sur la santé des patients [...]. Mais si, au contraire, le cancer s’avère être un processus réversible, c’est alors notre façon de l’aborder que nous devons intégralement réformer. Voilà une idée éminemment provocante. »
Cette citation n’est pas celle d’un ardent défenseur des médecines alternatives, mais d’un professeur à la faculté de médecine de l’Université de Harvard à Boston, Donald Ingber. C’est en s’intéressant de près à la littérature scientifique qu’il en est arrivé à cette « idée éminemment provocante ». Des recherches ont en effet révélé de nombreux éléments qui contredisent l’image que l’on a ordinairement du cancer comme étant une maladie irréversible. Différentes études ont par exemple montré que des cellules absolument normales génétiquement parlant pouvaient devenir cancéreuses dans certaines conditions, mais qu’elles redevenaient normales lorsque les dites conditions étaient modifiées de façon ciblée. À cela vient s’ajouter un fait connu depuis longtemps : à l’autopsie, les victimes d’accident révèlent fréquemment de nombreuses petites tumeurs. Ces personnes auraient-elles développé un cancer si elles avaient vécu ? Si c’était le cas, le taux de cancers dans la population serait bien supérieur à ce qu’il est. En réalité, il semble que seule une infime partie des tumeurs déjà présentes chez de nombreux jeunes individus risque à terme de poser problème. Autrement dit, on peut avoir des tumeurs et rester en parfaite santé !
Par ailleurs, des recherches ont montré que certaines cellules tumorales très agressives pouvaient changer de nature sans avoir subi de traitement lourd. Ainsi, des cellules tumorales mises en contact avec des cellules embryonnaires de poulet arrêtent immédiatement de se diviser de façon incontrôlée et de plus, comme l’ont rapporté des chercheurs de Chicago en 2007, s’intégrent ensuite parfaitement dans leur nouvel environnement et participent au développement d’un poussin normal et en bonne santé. En outre, si l’on injecte à des poules un virus cancérigène, des tumeurs ne se forment généralement qu’au point d’injection : ceci indique qu’une tumeur ne peut se développer que dans un milieu modifié, perturbé par la blessure. Pourtant, le virus se propage dans l’ensemble de l’organisme des poules.

Conclusion : l’association de facteurs génétiques et environnementaux est nécessaire à l’apparition d’une tumeur.

Protéger le milieu qui environne nos cellules
Dans un organe, quels sont les « facteurs environnementaux » qui incitent les cellules à exprimer leur potentiel cancérigène ? Et quels sont ceux qui au contraire les en empêchent ? Ce sont d’une part des messagers chimiques (c’est-à-dire des substances ayant valeur de signal) qui peuvent influer sur différents processus, parmi lesquels la croissance cellulaire ou l’inflammation, et d’autre part de simples facteurs environnementaux auxquels les cellules sont soumises, par exemple l’acidité du milieu dans lequel elles se trouvent. Il y a parmi ceux-ci des processus qui peuvent aller jusqu’à impacter directement le patrimoine génétique des cellules, notamment en renforçant (ou non) l’incidence de certaines mutations. Il est important de savoir que ce sont des processus sur lesquels, en tant que patient, on peut influer activement - et positivement : notamment en suivant une alimentation cétogène, de préférence associée à une activité physique.

Gènes actifs et gènes éteints
Chaque cellule d’un être humain contient l’ensemble de ses informations génétiques. Si tous ces gènes étaient en permanence actifs dans chacune de nos cellules, même sans mutation pathologique, notre organisme serait le théâtre d’un chaos considérable, et même mortel. En effet, aucune cellule ne peut être à la fois cœur, cerveau, foie, poumon, muscle, rate, etc. Or, tous les êtres supérieurs, et notamment l’être humain, sont des organismes complexes dans lesquels différents organes et tissus exercent différentes fonctions. Cette complexité fonctionne grâce au fait que les gènes peuvent être, au choix, « allumés » ou « éteints ». Et si les gènes « allumés » (c’est-à-dire actifs) sont importants, les gènes « éteints » (c’est-à-dire inactifs) le sont au moins autant.

Or, ce choix dépend en partie de l’alimentation et du mode de vie. En effet, l’activité des gènes est déterminée d’une part par les gènes eux-mêmes et d’autre part par leur milieu. Et s’il ne nous est pas possible d’agir sur nos propres gènes, nous pouvons en revanche agir sur leur environnement. Ceci passe principalement par notre alimentation, mais aussi par l’activité physique, le sommeil, notre état psychique, etc. Cette thèse n’est nullement farfelue : dans les années 1990 est apparu un nouveau domaine de recherche, l’épigénétique, qui s’intéresse notamment aux phénomènes capables d’agir de l’extérieur sur l’activité de notre patrimoine génétique. On dispose désormais de nombreuses informations fiables sur la façon dont notre alimentation peut commander à court et long terme l’« allumage » et l’« extinction » de nos gènes.
Ce n’est pas en raison de leurs mutations que les cellules cancéreuses sont dangereuses. Elles sont dangereuses parce que certains de leurs gènes, mutés ou non mutés, sont « allumés » tandis que d’autres, qui devraient normalement jouer un rôle protecteur, sont « éteints ». Prenons par exemple les dispositions génétiques qu’ont les cellules cancéreuses à assimiler et à faire fermenter le sucre. L’activation de ces gènes déclenche, comme l’affirme notamment Clarissa Gerhäuser, du Centre allemand de recherche sur le cancer {Deutsches Krebsforschungszentrum) à Heidelberg, un processus qui se renforce lui-même : le métabolisme se modifie de telle manière que les cellules absorbent de grandes quantités de sucre et en même temps, ce métabolisme modifié permet aux gènes responsables du métabolisme du sucre d’être de plus en plus actifs.

De plus, lors de ce processus de fermentation, les tumeurs impactent également leur environnement en produisant de l’acide lactique. Elles acidifient les tissus qui les entourent, créant ainsi le milieu dont elles ont besoin pour pouvoir se propager dans les tissus. En outre, cette acidification favorise la formation de métastases.

Notre propos n’est pas de prétendre qu’il n’y a rien de plus simple que d’« éteindre » une fois pour toutes les gènes du cancer. Mais il existe de nombreux moyens d’agir sur eux. En laboratoire, certains composants végétaux (issus notamment du thé vert, du brocoli ou du curcuma) ont, entre autres, montré leur capacité à ralentir l’absorption de sucre par des tumeurs, et ce, en modifiant l’activité des gènes. Toutefois - et il serait bon que tous ceux qui recommandent de manger tel ou tel aliment pour prévenir ou guérir le cancer le reconnaissent -, nul ne sait à l’heure actuelle si ce mécanisme fonctionne aussi bien dans un organisme humain qu’en laboratoire. Pour la plupart des substances, on se heurte notamment au problème de la faible concentration quelles peuvent atteindre dans l’organisme. On a par exemple beaucoup entendu parler d’un composant anti-inflammatoire agissant contre les cellules cancéreuses, le resvératrol, que l’on trouve entre autres dans le vin rouge. Or, avant d’atteindre les concentrations nécessaires de ce composant, il faudrait boire de telles quantités de vin rouge que l’on mourrait d’intoxication - ou que l’on éclaterait... Mais il existe aussi des problèmes d’un autre ordre, et notamment les difficultés que rencontre le corps humain pour assimiler certaines substances. Par exemple, la curcumine contenue dans le curcuma (et donc aussi dans le curry) a une faible biodisponibilité.

Concernant les cétones en revanche, la situation est tout autre. Des expériences menées sur des animaux de laboratoire ont montré que, lorsque l’on suit un régime cétogène, les cétones atteignent des niveaux de concentration qui ont un effet sur l’activité du patrimoine génétique, et que cette modification de l’activité des gènes inhibe l’inflammation et facilite la respiration cellulaire (voir chapitre 12), deux éléments qui perturbent l’évolution du cancer.

Dans la nature, un écosystème intact est beaucoup moins affecté par une inondation soudaine ou par une invasion de prédateurs qu’un milieu dont l’équilibre est déjà perturbé. Il en va de même chez un être vivant : lorsque son corps constitue un écosystème intact, il est mieux à même de réagir aux perturbations dues à une maladie. En se nourrissant de manière adaptée, l’être humain peut influer sur son « écosystème » corporel pour lui permettre de réagir le mieux possible face à une maladie et, particulièrement, à l’apparition d’une tumeur.

Fin du chap.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 18:18

chap. 5 en téléchargement temporaire pour les lecteurs du forum
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Contrôler le niveau d’insuline

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 18:24

Chap. 6 : Lutter contre des taux de sucre et d’insuline trop élevés
Idées clés
- Le régime cétogène renforce les effets de la chimio- et de la radiothérapie.
- La radiothérapie, associée au régime cétogène, a permis aux souris de survivre au cancer.
- Une glycémie élevée favorise les facteurs de croissance, ce qui stimule la division cellulaire, et facilite le passage des tumeurs en mode « fermentation », ce qui les rend également plus agressives.
- Une glycémie élevée favorise l’inflammation.
- Par conséquent, on peut dire que l’alimentation cétogène a un effet anti-inflammatoire qui agit sur la reprogrammation des gènes (ARN-messager, NDLR).
Suite ci-dessous.

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La glycémie controlée aide dans la lutte contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 18:28

Chap. 6 
Lutter contre des taux de sucre et d’insuline trop élevés (p 57)
Pour de nombreux types de cancers, les progrès thérapeutiques sont encore très modestes. On peut bien sûr espérer que l’avenir apportera de nouvelles perspectives. Certaines recherches récentes ont d’ailleurs donné des résultats encourageants. D’une part, on cerne à présent de mieux en mieux les origines génétiques de différents types de cancers. D’autre part, ces dernières années, le métabolisme des cellules tumorales a fait l’objet de recherches de plus en plus poussées et, dans ce domaine, plusieurs thérapies dites « ciblées » sont actuellement en voie de développement. A noter que certains médicaments utilisés depuis longtemps pour d’autres affections, par exemple la metformine (traitement du diabète), semblent être efficaces dans le cadre de ces thérapies ciblées.

Néanmoins, il faut être réaliste et admettre qu’avant que les nouveaux traitements ciblés actuellement à l’étude soient disponibles pour de nombreux cancers, il s’écoulera encore beaucoup de temps car ils doivent préalablement faire l’objet de tests longs et coûteux.

Faut-il se résoudre à attendre patiemment ?
Il serait cynique de dire aux patients atteints aujourd’hui d’un cancer qu’il faut attendre encore dix à vingt ans avant que la recherche fondamentale ne fasse émerger un médicament autorisé sur le marché. Cela équivaudrait à peu près à leur dire « Désolés, vous auriez dû attendre encore quelques années avant de tomber malade ». Et ce serait d’autant plus cynique qu’il existe d’ores et déjà des possibilités d’exploiter précisément les caractéristiques des cellules tumorales qui les distinguent des cellules saines. On peut agir sur l’écosystème corporel pour renforcer de façon ciblée les parties saines de l’organisme, sans bénéficier aux cellules cancéreuses, voire en les inhibant. Le régime cétogène est la meilleure de ces possibilités - et la plus facile à mettre en œuvre. Par ailleurs, on ne lui connaît pas d’effets secondaires — et il n’entraîne pas de coût supplémentaire puisqu’il n’implique rien d’autre que la consommation d’aliments courants.
Le régime cétogène est particulièrement efficace parallèlement aux traitements anticancéreux classiques, ainsi qu’entre les différents cycles thérapeutiques. En effet, on dispose de nombreux éléments indiquant qu’il renforce les effets de la chimiothérapie et de la radiothérapie, et en limite en même temps les effets secondaires.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 
FIGURE N° 1 p 59: La radiothérapie prolonge la vie des souris. Une alimentation riche en matières grasses améliore l'efficacité d'une radiothérapie chez des souris cancéreuses. Même sans traitement, les souris soumises au régime cétogène vivent plus longtemps que leurs congénères nourries normalement, avec radiothérapie. Toutes les souris nourries normalement et soumises à une radiothérapie meurent plus tard que leurs congénères non soumises à un traitement. Mais lorsque les souris soumises à une radiothérapie bénéficient en plus d'une alimentation cétogène, la majorité d'entre elles survivent : une souris est morte après environ 50 jours, une autre après presque 90 jours. Les 9 autres souris ne présentaient plus aucune tumeur.
Source : Abdelwahab et al. (2012) PLoS ONE 7(5):e36197

NDLR : Dans l’optique de préserver les cellules saines avant une radiothérapie, il est opportun de prendre 2 gouttes de niaouli (melaleuca quinquenervia CT cinéole). A défaut le tea tree conviendra aussi (Tea tree = Melaleuca alternifolia) (Source : Dominique Baudoux). 1 gtte Niaouli + 1 gtte Tea tree 15’ avant la séance + 2 x ensuite (3 x sur la journée, donc).
Appliquez pur avant la séance sur la zone à irradier
+ une onction avec HE et huile de germe de blé après la séance (huile de germe de blé ou de millepertuis ou de rose musquée).

Dans le cadre d’une autre étude très intéressante, des tumeurs cérébrales ont été implantées à des souris dont une partie suivait un régime alimentaire classique et l’autre un régime cétogène. Les tumeurs ont grossi davantage chez les souris nourries normalement. Ces dernières sont d’ailleurs mortes plus tôt que les autres. Chez ces mêmes souris, une radiothérapie comparable à celles que l’on utilise chez les humains, a ralenti l’accroissement des tumeurs, tandis que chez neuf des onze animaux suivant le régime cétogène, les tumeurs ont disparu complètement. La radiothérapie associée au régime cétogène leur a permis de survivre.
Certes, les souris ne sont pas des êtres humains et les effets de l’association radiothérapie + alimentation cétogène doivent encore faire l’objet d’études cliniques approfondies. Une étude de ce type, intitulée Ergo2, est actuellement en cours à Francfort. Elle porte sur des patients atteints d’une tumeur cérébrale dont un groupe suit durant la radiothérapie une alimentation cétogène, et l’autre un jeûne intermittent. On ignore encore quand les résultats seront publiés. Mais d’ores et déjà, il est important pour chaque personne atteinte d’un cancer d’avoir connaissance de cette option et de s’en faire une idée claire et réaliste. Ainsi, chaque personne peut décider, en accord avec les médecins qui le ou la suivent, si il ou elle veut explorer cette voie parallèlement à la thérapie classique.

Un taux de sucre sanguin élevé accroît le risque de cancer.
Quels sont les éléments scientifiques qui prouvent qu’une alimentation cétogène peut exercer une influence, positive pour le patient, sur les conditions nécessaires à la « bonne marche »  d’une tumeur ? Nous ne souhaitons pas assommer nos lecteurs avec trop de protocoles scientifiques compliqués, c’est pourquoi nous n’en évoquerons ici que quelques-uns. Mais étant donné que le présent ouvrage recommande une méthode qui paraîtra encore insolite à beaucoup, il est important d’en présenter - au moins brièvement - les fondements scientifiques, et c’est aussi la moindre des corrections envers les personnes malades qui sont à la recherche de solutions susceptibles de les aider (sans effets secondaires).
Des études à grande échelle montrent clairement qu’une glycémie (taux de sucre sanguin) élevée entraîne un accroissement du risque de cancer. Ainsi, les diabétiques souffrent plus souvent de cancers que la population générale, surtout ceux dont la glycémie n’a pas été correctement régulée (pendant longtemps). Par ailleurs, les malades du cancer présentent très fréquemment une glycémie élevée. Or, l’élévation du taux de sucre sanguin est liée à l’espérance de vie. Les cellules cancéreuses grossissent plus vite chez les personnes présentant des niveaux de glycémie comparables à ceux des diabétiques. Elles sont par ailleurs plus mobiles et peuvent donc plus facilement former des métastases. De plus, un taux élevé de sucre dans le sang favorise la production d’hormones qui stimulent la division des cellules cancéreuses, et facilite le passage des tumeurs en mode « fermentation », ce qui les rend également plus agressives. Les personnes atteintes d’un cancer ont donc tout intérêt à faire baisser leur glycémie. Et un régime cétogène peut y contribuer.
Il ne s’agit toutefois que de faire baisser la glycémie jusqu’à un niveau normal et sain, aussi bas que possible certes, mais non nul - car un taux de sucre sanguin égal à zéro serait mortel. En effet, un certain taux de sucre est utile à l’organisme, entre autres aux globules rouges

L’insuline : une hormone-clé
La glycémie et l’insuline sont intimement liées. L’insuline est sans doute la plus connue des hormones. Sécrétée par le pancréas après un repas riche en glucides, elle aide les cellules de l’organisme à assimiler rapidement l’afflux massif de sucre dans le sang. Ce mécanisme est utile car il permet aux cellules de s’approvisionner et à la glycémie de baisser rapidement (il n’est pas sain d’avoir une glycémie élevée).
Généralement, les personnes atteintes d’un cancer présentent non seulement une glycémie, mais aussi un taux d’insuline élevés. Ceci est préjudiciable à plusieurs titres : d’une part, des taux d’insuline durablement élevés favorisent la sécrétion d’hormones et de facteurs de croissance dont les cellules cancéreuses ont besoin pour se diviser et croître ; d’autre part, l’insuline peut directement favoriser la croissance des cellules tumorales.
Il est donc logique de recommander aux malades du cancer de maîtriser leur taux d’insuline. D’ailleurs, certains médicaments actuellement à l’étude visent à atteindre cet objectif. Mais il existe déjà une méthode pour y parvenir. Cette méthode présente l’avantage d’être à la portée de tout le monde : il s’agit du régime cétogène. Le régime cétogène permet de faire baisser globalement le taux d’insuline et en outre empêche l’apparition de « pics d’insuline » après les repas.

Combattre l’inflammation
L’inflammation est l’un des facteurs environnementaux qui favorisent l’apparition et la prolifération de tumeurs dans l’écosystème de notre corps (voir chapitre 5). Tandis qu’une inflammation de courte durée est utile pour combattre les agents pathogènes (un virus, une bactérie, une écharde), une inflammation qui devient chronique est presque toujours dommageable. Une glycémie élevée favorise l’inflammation. En outre, les cellules cancéreuses produisent elles-mêmes des substances inflammatoires dans les tissus avoisinants. Or, l’alimentation cétogène a un effet anti-inflammatoire : d’une part en raison du simple fait qu’une faible glycémie donne lieu à moins de réactions inflammatoires, mais également grâce à l’action des corps cétoniques qui, tels des médicaments, inhibent l’inflammation en agissant directement sur les gènes (voir chapitre 12).
Fin du chapitre.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mer 17 Aoû 2016 - 19:45

chap. 6 temporairement disponible, pour lire à tête reposée.
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Se fortifier et renforcer les cellules saines

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:09

Chap. 7  Renforcer les éléments sains de l’organisme
Idées clés
- Une alimentation cétogène réduit la croissance du cancer et rééquilibre les forces.

- La majorité des personnes meurent des effets indirects de la maladie (affaiblissement et perte de masse musculaire)  ou des conséquences des métastases car la tumeur prend le contrôle du métabolisme en installant les conditions favorables à son développement.

- Idéalement il faudrait prévenir ou ralentir le processus afin d’équilibrer / favoriser les apports aux cellules saines grâce aux cétones.

- Le cancer s’accompagne d’une inflammation, imperceptible mais chronique, de l’organisme tout entier, ce qui entraîne souvent une grande fatigue chez les malades.

- Conserver une activité physique et consolider la masse musculaire saine éviteront à l’organisme d’aller puiser dans ses réserves (masse musculaire).

- Une alimentation riche en graisses et pauvre en glucides fait baisser le niveau d’inflammation dans le sang.

- Les experts prennent tardivement conscience de ces données et l’évolution est encore discrète.

- Il ne suffit pas de manger paléo, augmenter la consommation des graisses, même si c’est profitable à l’organisme ; nous devons entrer en cétose. Un régime cétogène se compose au moins de 80 % de matières grasses.

- Il ne suffit pas de réduire les glucides ! Explication dans le chapitre suivant.
Détails ci-dessous.

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Tumeur doublement réduite par un régime cétogène

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:20

L’alimentation cétogène peut avoir un effet, favorable du point de vue du malade, sur les processus de croissance des tumeurs et les concentrations de certaines substances (sucre, insuline) qui bénéficient aux cellules cancéreuses. Autrement dit, elle peut agir contre la maladie. Mais il est au moins aussi important d’agir en faveur des parties saines de l’organisme du patient et de sa santé générale, afin d’entraîner un rééquilibrage des forces et de renforcer son corps et sa vitalité. Ce qui agit bien sûr aussi globalement contre la maladie.
La grande majorité des personnes qui succombent à un cancer ne meurent pas directement de la tumeur diagnostiquée a l’origine, mais des effets indirects de la maladie ou des conséquences des métastases. L’affaiblissement physique croissant qui accompagne le cancer est principalement dû au fait que la tumeur prend le contrôle du métabolisme pour créer les conditions qui lui permettent de se développer au mieux. En conséquence, toutes les parties saines du corps perdent de plus en plus en énergie et en substance. La personne devient de plus en plus faible, elle perd souvent du poids et presque toujours de la masse musculaire. À la fin, la tumeur va même jusqu’à s’alimenter directement dans les protéines du muscle cardiaque.

Se fortifier
Il faut agir à l’encontre de ces processus de dépérissement, les ralentir, si possible les faire reculer ou, mieux encore, les prévenir. Toute personne à qui l’on vient de diagnostiquer un cancer, et qui est d’autant plus stupéfaite qu’elle se sent globalement en forme, devrait considérer cette situation comme une chance. Car elle a la possibilité d’agir de manière consciente et ciblée, justement pour rester en forme. Elle est plus chanceuse que d’autres personnes qui vont consulter un médecin parce qu’elles se sentent faibles, diminuées physiquement, qu’elles ont perdu du poids, et qui découvrent à cette occasion qu’elles sont atteintes d’un cancer.
Quelle que soit la situation de la personne, il faut savoir que plus tôt elle commencera à se nourrir de façon à contrer efficacement les processus d’affaiblissement physique qui vont de pair avec le cancer, mieux ce sera. Elle augmentera ainsi ses chances, soit de rester en forme, soit de retrouver bientôt une vitalité accrue. Cela vaut également pour la personne qui souffre d’un épuisement physique avancé : une bonne alimentation est recommandée et la meilleure manière de lutter contre une telle dégradation est de suivre un régime cétogène, parallèlement si possible à une activité physique régulière.

LA PERTE DE POIDS : UN SIGNAL D'ALARME (encadré)   
Bien sûr, ce n'est pas parce que l'on maigrit que l’on a automatiquement un cancer. D'autres facteurs - le stress, les pathologies de la glande thyroïde, les changements de mode de vie, etc. - peuvent également entraîner une perte de poids. Mais lorsque l'on constate que l'on maigrit involontairement, il est important de consulter un médecin pour savoir à quoi cela est dû.

Les signaux qui doivent vous alerter :
- vous avez perdu en peu de temps (six mois environ) cinq à dix pour cent de votre poids corporel ou même plus ;
- vous avez moins d'appétit que d'ordinaire, vous ne digérez plus les protéines ;
- vous avez fréquemment et sans raison apparente une sensation d'intense fatigue ;
- vous perdez non seulement de la masse graisseuse mais aussi de la masse musculaire.
Fin de l’encadré.

Pourquoi ? Parce que l’inflammation chronique est l’une des principales causes de la perte de masse musculaire. Or, le cancer s’accompagne d’une inflammation, imperceptible mais chronique, de l’organisme tout entier, ce qui entraîne souvent une grande fatigue chez les malades. De plus, des médiateurs de l’inflammation (cytokines) parcourent l’organisme, favorisant la transformation des protéines en sucre afin de nourrir la tumeur. Ces molécules-signal sont formées elles-mêmes à partir de protéines qui manquent ensuite aux muscles. Enfin, la tumeur utilise les protéines des muscles comme « matériau de construction » à son profit.
Figure N° 2: Une alimentation riche en matières grasses bénéficie aux souris cancéreuses. Les souris qui reçoivent une alimentation riche en matières grasses et pauvre en glucides perdent moins de poids que leurs congénères recevant une alimentation standard riche en glucides, et leurs tumeurs croissent beaucoup plus lentement.
Source : Tisdale et al. (1987) Br. J. Cancer 56:39.
La tumeur est doublement réduite avec un régime cétogène (p 68)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 
- A gauche : Poids de départ de la souris: 
Avec une alimentation standard (30 % MG) – 68% de MG – 80 % de MG.
- A droite : Poids de départ de la tumeur, en grammes :
1,20 gr avec une alimentation standard et 30 % de MG.
0.95 gr avec 68 % de MG.
0.80 gr avec 80 % de MG. La tumeur est doublement réduite avec un régime cétogène.

Pour combattre cela il faut donc, comme nous l’avons expliqué précédemment, veiller à réduire l’apport en énergie et en matière des cellules cancéreuses. Mais il est au moins aussi important d’assurer de nouveau l’apport en énergie et en matière des cellules saines. Dans n’importe quel corps, qu’il soit sain ou malade, il y a en permanence création et destruction de masse musculaire et de masse graisseuse. En cas de cancer, cet équilibre est perturbé et la perte de substance organique prend le pas sur la création. L’alimentation cétogène permet d’inverser ce processus : elle atténue les réactions inflammatoires, les cétones fournissent de nouveau de l’énergie aux cellules saines et les protéines alimentaires sont de nouveau mieux assimilées par l’organisme, ce qui permet, parallèlement à une activité physique, d’augmenter la masse musculaire saine. Certes, dans ce cas, la tumeur a elle aussi accès aux protéines, mais il vaut beaucoup mieux quelle se nourrisse de protéines exogènes plutôt que de puiser dans les réserves de l’organisme.
Il y a bientôt trente ans, des expériences menées sur des souris ont montré qu’une alimentation riche en matières grasses ralentissait fortement la croissance des tumeurs et permettait aux souris de ne perdre que très peu de poids. Des résultats similaires ont été obtenus avec des rats.

Quand les patients prennent du poids
L’une des premières études isolées bien documentées chez l’homme a été menée par des médecins australiens à la fin des années 1970. Le sujet était une femme atteinte d’un cancer du poumon qui avait perdu beaucoup de poids. Une solution riche en matières grasses lui a été administrée en perfusion, ce qui a mis fin à sa perte de poids. Un peu moins de dix ans plus tard, un médecin de Glasgow, Kenneth Fearon, a fait suivre un régime cétogène à cinq patients qui avaient perdu énormément de poids. Tous les cinq ont alors repris en moyenne deux kilos en une semaine. On reproche souvent à ce genre d’études de ne porter que sur un très petit nombre de patients. Mais à cette critique, les statisticiens rétorquent que cinq résultats similaires sur cinq et deux kilos en moyenne constituent déjà un résultat significatif. De plus, d’autres études ont été menées depuis lors avec des résultats très comparables.
Les patients qui suivent une alimentation cétogène se sentent généralement beaucoup mieux et voient leur qualité de vie augmenter. Cette amélioration a par ailleurs déjà été constatée dans le cadre d’études qui impliquaient une forte réduction de l’apport en glucides, sans toutefois que l’on ait vérifié si les patients étaient réellement passés « en cétose ». L’une de ces études a été dirigée par un médecin spécialiste des maladies internes, Eggert Holm. Il a fait analyser le sang des patients en laboratoire, et les résultats ont non seulement confirmé une amélioration de l’état de ces patients, mais ont également montré que leurs réactions inflammatoires avaient beaucoup diminué. D’autres études ont également confirmé qu’une alimentation à la fois riche en graisses et pauvre en glucides faisait baisser le niveau d’inflammation dans le sang. Or, moins d’inflammation signifie des conditions moins favorables pour la croissance tumorale.

La prise de conscience tardive des experts
Il est vrai que les sociétés scientifiques qui émettent les recommandations nutritionnelles conseillent désormais aux personnes atteintes de cancer de consommer davantage de graisses et moins de glucides. Mais malheureusement, cette évolution est encore assez discrète. Ainsi, comme nous l’avons déjà évoqué, le Guide pratique édité par la Ligue allemande contre le cancer ne recommande une alimentation riche en graisses qu’aux patients ayant déjà perdu beaucoup de poids. Pourtant, et pour les raisons exposées plus haut, les patients devraient autant que possible changer plus tôt de régime afin de prévenir en amont la perte de poids. Quant au terme « cétogène », il n’est jamais évoqué, et si beaucoup de patients consomment davantage de matières grasses qu’auparavant, ils ne réduisent toutefois pas suffisamment leur apport en glucides pour permettre à leur foie de produire des cétones. Cette récente évolution constitue donc une avancée vis-à-vis de l’alimentation riche en glucides autrefois préconisée, mais une avancée limitée qui ne permet malheureusement pas aux patients de profiter des avantages des cétones, qui sont pourtant déterminants.
Fin du chapitre.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:31

chap. 7 temporairement disponible
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Un peu moins n’est pas suffisant

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:34

Chap 8. Idées clés

- Une réduction des glucides est positive (régime IG) mais en cas de cancer, c’est insuffisant.

- L’organisme doit puiser son énergie via les cétones, grâce à votre foie. Le foie continuera à produire des glucides (grâce au fructose) mais en quantité limitée.

- Contrôler les niveaux d’insuline et l’inflammation de bas grade est favorable.

- Une faible proportion de glucides convient bien en général, après une période d’adaptation, mais pas aux cellules cancéreuses de plusieurs types de cancer qui adaptent alors un mode survie.

- Les cellules cancéreuses n’aiment pas les cétones parce que les cétones perturbent le mécanisme de fermentation du sucre qui produit de l’acide lactique.

- Plus il y a d’acide lactique dans l’environnement d’une tumeur, plus celle-ci peut proliférer.

- Dans les études, la croissance des tumeurs est moins rapide avec un régime riche en matières grasses et pauvre en glucides (doublement de la période). Mais transposer ce type d’étude est irréalisable en double aveugle.

- Plus il y a des cétones dans le sang des patients, plus favorable est l’évolution, et, selon les cas, un ralentissement ou un arrêt pur et simple de la croissance des tumeurs est observé.


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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:38

Chap. 8 temporairement disponible, pour lire à tête reposée.
Fichiers joints
Chap 8. Un peu moins n'est pas suffisant. Complet.pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(287 Ko) Téléchargé 4 fois

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Pourquoi « un peu moins » n’est pas suffisant

Message  Luc le Jeu 18 Aoû 2016 - 9:45

Pourquoi est-il important, pour une personne atteinte d’un cancer, de consommer de façon véritablement systématique très peu de glucides et beaucoup de matières grasses ? Et pourquoi est-il important que son organisme puise son énergie dans les cétones ?

Tout d’abord, il faut souligner que toute réduction de la consommation de sucre et d’autres glucides est positive, de même qu’une consommation accrue de « bonnes » graisses, et ce, même si cela ne suffit pas à faire passer le corps en cétose. Ce type d’alimentation est notamment connu sous le nom de « régime IG » et de nombreuses personnes se nourrissent déjà ainsi dans un but préventif. Cependant, pour les personnes atteintes d’un cancer, un régime pauvre en glucides est certes plus bénéfique qu’une alimentation classique, mais il n’est pas suffisant. Si elles veulent tirer un profit maximal de leur changement de régime alimentaire, elles doivent à la fois augmenter suffisamment leur consommation de graisses et réduire suffisamment leur consommation de glucides pour amener leur organisme à puiser son énergie dans les cétones. Car en dehors des glucides et de l’insuline, ce sont ces petites molécules qui jouent un rôle déterminant.

Les cellules cancéreuses n’aiment pas les cétones
Suivre une alimentation cétogène signifie nourrir son corps avec une quantité si faible de sucre et d’autres glucides, et si élevée de matières grasses, qu’il se met à s’approvisionner en énergie à partir des cétones. Ces cétones, l’organisme, et principalement le foie, les produit à partir des matières grasses. Néanmoins, ne vous inquiétez pas, il reste encore suffisamment de sucre dans le sang. Ce sucre provient pour partie de la petite quantité de glucides que contient encore l’alimentation et, pour partie, de notre organisme qui en produit lui-même. Il sert aux cellules qui ne peuvent pas se passer de sucre, comme c’est le cas des globules rouges. Par ailleurs, le sang contient aussi suffisamment d’acides aminés, nécessaires notamment aux tissus musculaires et au foie. Lorsque l’on compare le sang d’une personne qui consomme beaucoup de glucides et celui d’une personne qui suit un régime cétogène, la différence c’est qu’en plus des graisses et des protéines, ce dernier contient une grande quantité de cétones, et moins de sucre (on ne retrouve pratiquement pas de cétones dans le sang d’une personne qui a une alimentation riche en glucides). Or, différentes expériences menées en laboratoire ont prouvé que si cette proportion élevée de cétones et faible de sucre convient parfaitement aux cellules normales, il n’en va pas de même des cellules cancéreuses, et ce, pour plusieurs types de cancers parmi lesquels certaines tumeurs cérébrales, différents cancers du sein et de l’intestin, la leucémie, le cancer du rein, et quelques autres.
Il semble que les cétones ne profitent en aucune manière aux cellules cancéreuses. Elles peuvent même atténuer leur malignité. En tout cas, de nombreuses expériences ont montré que même des cellules cancéreuses disposant de suffisamment de sucre pour se nourrir étaient affaiblies lorsqu’il y avait des cétones dans leur environnement. A quoi est dû cet affaiblissement ? On l’ignore. Le médecin Eugene Fine de l'Albert Einstein College of Medicine, à New York, suppose que les cellules cancéreuses n’aiment pas les cétones parce que celles-ci perturbent leur mécanisme de fermentation du sucre.
Figure p 75 : Volume de la tumeur avec un régime cétogène en mm³ (175) et un régime standard (804).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 

Figure p 76 (ci-dessous) : Rapidité de la croissance de la tumeur avec un régime standard (27 jours) et avec un régime cétogène (45 jours). La croissance des tumeurs est moins rapide avec un régime riche en matières grasses (MG) et pauvre en glucides.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 

Des expériences menées sur des animaux ont donné des résultats similaires à celles menées sur des cellules cancéreuses. Des chercheurs ont par exemple nourri deux groupes de souris de la même lignée présentant des tumeurs, l’un avec de l’eau et de l’huile végétale, l’autre avec de l’eau et du sucre. Ils ont constaté que les animaux du premier groupe présentaient beaucoup moins de métastases que ceux du second. Ulrike Kämmerer, l’un des auteurs du présent ouvrage, a observé à la clinique universitaire de Wurtzbourg des souris ayant développé des tumeurs très agressives provenant de cancers de l’estomac humains. Chez les souris qui suivaient un régime cétogène, ces tumeurs se sont développées beaucoup plus lentement car leur métabolisme était ralenti (voir fig. 3 ci-avant). Par ailleurs, elles ont sécrété moins d’acide lactique, un autre effet bénéfique car plus il y a d’acide lactique dans l’environnement d’une tumeur, plus celle-ci peut proliférer. Autant de raisons pour les personnes atteintes d’un cancer de consommer le moins de glucides possible pour que leur organisme passe en mode cétose. Mais il y a une autre raison qui doit inciter les malades à adopter un régime cétogène : toutes les expériences dans lesquelles le changement d’alimentation a eu des effets positifs ont révélé la présence de cétones dans le sang. Et plus l’organisme tire son énergie des cétones, plus il semble que leur effet soit bénéfique. Autrement dit, les cétones semblent agir comme un médicament anti-cancer. Nous y reviendrons plus en détail au chapitre 12.

L’alimentation cétogène profite même aux patients pour qui la médecine « ne peut plus rien faire »
Jusqu’à présent, peu d’études ont été menées chez l’homme. Les raisons de ce regrettable état de fait sont résumées dans l’encadré ci-après. IL est bien sûr de l’intérêt de tous d’exiger davantage d’essais cliniques. Et il faut espérer qu’ils seront assurés grâce à des financements publics - ou de généreux multimillionnaires. Mais avancer qu’il y a trop peu d’essais cliniques pour que l’on puisse recommander l’alimentation cétogène n’est pas un argument recevable car d’une part, il n’existe pas non plus d’essais cliniques prouvant l’intérêt d’une alimentation riche en glucides, bien au contraire, et d’autre part, on dispose d’un nombre plus que suffisant d’éléments prouvant que l’alimentation cétogène est bénéfique — et non nuisible - aux personnes atteintes d’un cancer.

POURQUOI SI PEU D’ÉTUPES CLINIQUES ? (encadré)        
Beaucoup de médecins sont encore critiques à l’égard du régime cétogène pour les personnes atteintes de cancer. Ils justifient cette attitude en arguant du fait que très peu d'études ont été menées sur des êtres humains (ce que l'on appelle des études ou essais cliniques).

Et en effet, il serait fort utile d’étudier davantage, à la fois de façon qualitative et quantitative, l'impact de l'alimentation cétogène sur les patients. Mais si, en la matière, la recherche n'avance au mieux qu'à très petits pas, on le doit à quelques raisons très regrettables :

- Les études cliniques coûtent extrêmement cher. Or, contrairement à un médicament, l'alimentation cétogène ne peut pas être brevetée. C'est pourquoi les principaux acteurs du monde médical qui auraient les moyens de financer des études cliniques, c'est-à-dire les groupes pharmaceutiques, n'en voient pas l'intérêt car ils ne pourraient pas gagner d'argent avec les résultats.

- Mener des essais cliniques sur un régime alimentaire et aboutir à des résultats absolument fiables (c'est-à-dire ne donnant pas prise à la critique) est une entreprise ardue qui demande beaucoup de temps et, ici encore, beaucoup d'argent. Normalement, la méthode la plus fiable et objective, celle dont la validité est la plus élevée car elle est le moins sujette aux biais est l'étude randomisée, contrôlée et en double aveugle. « Contrôlée » signifie que l'on teste un principe actif sur un groupe de personnes et un placebo sur un deuxième groupe. Or, il n'existe évidemment pas de placebo pour un régime alimentaire puisque chaque mode d'alimentation a un impact sur la personne qui le suit.

De plus, une étude clinique doit être menée « en double aveugle », c'est-à-dire que ni les examinateurs, ni les patients ne doivent savoir quel groupe prend la substance active et quel groupe le placebo. Ce mode opératoire ne peut lui non plus être appliqué à une étude portant sur un régime alimentaire car il est impossible de cacher aux personnes concernées si leur alimentation est riche en graisses ou non.

- Jusqu'à présent, les organismes de contrôle n'ont généralement autorisé les essais cliniques sur l'alimentation cétogène, qu'une fois que toutes les autres pistes thérapeutiques avaient été épuisées. Cela signifie naturellement que les patients étudiés étaient déjà très malades et, pour certains, affaiblis de surcroît par leurs traitements. Ainsi, sur les seize patients qui ont pris part à Wurtzbourg à la toute première étude clinique sur l'alimentation cétogène chez les malades de cancer, deux sont décédés dès le début de l’étude et plusieurs autres n'ont pas pu poursuivre parce qu’ils étaient trop malades et que les changements qu'impliquait cette alimentation étaient trop difficiles à supporter dans leur état. Fin de l’encadré.

Les données et les rapports d’expériences fournis par des personnes malades du cancer montrent clairement que quand l’on parvient à faire passer son organisme en état de cétose, c’est-à-dire à lui faire utiliser principalement les cétones comme source d’énergie, les effets positifs sont souvent manifestes. Il est bien sûr important de poser la question de la tolérance du régime cétogène. Ulrike Kämmerer et Melanie Schmidt ont mené à Wurtzbourg la toute première étude à ce sujet. Comme toutes les études pilotes, celle-ci était relativement modeste et portait sur seize personnes au total. En outre, les deux responsables de l’étude n’étaient autorisés par leur clinique qu’à accepter des patients auxquels la médecine classique - chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie - ne pouvait plus rien apporter.
La situation de départ était donc déjà difficile en soi. Néanmoins, la majorité des patients participant à l’étude ont évalué l’alimentation cétogène comme « bonne » à « très bonne ». Et bien que chez tous les patients, la maladie ait atteint un stade très avancé, les deux tiers environ de ceux qui ont pu suivre le protocole sur six à douze semaines ont constaté une amélioration de leur bien-être général, de leur qualité de vie et de leur vitalité. Et tous les patients ayant terminé l’étude, c’est-à-dire au terme de douze semaines, ont retrouvé un état de santé stable.

Depuis lors, d’autres études de petite envergure ont été menées. Elles ont montré non seulement qu’une large majorité des patients supportaient bien l’alimentation cétogène, mais aussi que celle-ci avait sur beaucoup d’entre eux un effet bénéfique - baisse des taux de sucre et d’insuline dans le sang et, selon les études, ralentissement voire arrêt pur et simple de la croissance des tumeurs —, y compris sur des patients qui avaient déjà suivi toutes sortes de traitements auparavant. Et, élément à retenir : plus le sang des patients contenait de cétones, meilleurs étaient les résultats.
Fin du chapitre. Docu pdf dans le post précédent.

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Les recommandations nutritionnelles sont inadaptées

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 8:35

Chap. 9: Et c’est censé être sain ?

Idées clés

- Les recommandations nutritionnelles des organismes de santé sont obsolètes.

- A quelques exceptions près, manger gras est bon pour la santé.

- Une alimentation cétogène est riche en nutriments : les légumes apportent des vitamines, des minéraux et des phytonutriments qui peuvent freiner l’action du cancer. La viande et les abats apportent notamment du zinc, du sélénium et du magnésium, de la vitamine A et des vitamines du groupe B (surtout B3, B6 et B12). La biodisponibilité du fer et des folates (B9) est meilleure. Cela vaut aussi pour de nombreux micronutriments.

- Il vaut mieux manger un petit morceau de viande d’un bovin nourri selon les besoins naturels, en pâturage, au lieu d’un bovin engraissé avec du soja, du maïs et des antibiotiques. Mais sinon, c’est acceptable quand même.

- Vous pouvez manger cétogène sans incidence sur le cholestérol LDL et les triglycérides. Au contraire, c’est même favorable chez la majorité des personnes. Mais pas chez les personnes en hypothyroïdie qui ont un métabolisme qui fonctionne au ralenti ou qui sont épuisées par un sport intensif.

- Il faut éviter un excès de protéines. Pas 35 % comme le recommande le « Food and Nutrition Board », autorité alimentaire aux États-Unis. Ainsi, vous n’entrerez pas en cétose.

NDLR : Walter Willet, nutritionniste en chef à l’Université de Harvard, recommande les AGMI (olive, avocat et noix de macadamia, ndlr) et un équilibre au niveau des oméga-3 et 6, ces derniers AG pour le cerveau. Les MCT de l’huile de coco sont aussi un bon choix s’il n’y a pas d’excès au niveau des AGS. On évitera bien sûr les graisses trans et / ou altérées.

NB: Docu pdf pour lire à tête reposée, plus bas (après le chapitre 10)


Dernière édition par Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 10:41, édité 1 fois

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Des bons conseils ... obsolètes

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 8:45

Chapitre 9
Aujourd’hui, le bruit court toujours que manger gras serait mauvais pour la santé. Pourtant, entre « manger gras » et « grossir », le lien de cause à effet est beaucoup moins avéré qu’entre « manger sucré » et « grossir ». D’ailleurs, ce qu’il est convenu d’appeler « l’épidémie de surpoids et d’obésité » touchant les pays industrialisés n’est pas apparu conjointement à une augmentation de la consommation de matières grasses, au contraire : les gens se sont mis à grossir d’autant plus qu’ils consommaient des glucides et des produits allégés en matières grasses.
À quelques rares exceptions près, manger gras est tout sauf mauvais pour la santé. Qui, par exemple, voudrait diaboliser une cuillérée d’huile d’olive bio ? Pourtant, l’huile d’olive se compose à 100 % de matières grasses. La noix de coco fait actuellement une belle carrière en tant qu’aliment santé, on va jusqu’à lui prêter la capacité de freiner la maladie d’Alzheimer. Pourtant, les parties comestibles de la noix de coco se composent principalement de matières grasses ! En outre, l’huile de coco est très riche en graisses saturées qui ont plutôt mauvaise presse, contrairement aux huiles de lin et autres huiles végétales considérées comme de « bonnes » matières grasses parce qu’elles contiennent majoritairement des graisses insaturées.

Des « bons conseils »... totalement obsolètes
Cela fait maintenant des décennies qu’on nous rabâche les mêmes soi-disant vérités au sujet des matières grasses. Ces « vérités » font gagner beaucoup d’argent aux industriels de l’agroalimentaire, car les produits allégés en matières grasses sont moins coûteux à produire mais se vendent plus cher que les produits non allégés. Pourtant, ce sont pour la plupart des contre-vérités pures et simples. D’ailleurs, nombre de chercheurs nutritionnistes l’admettent désormais. C’est notamment le cas de Walter Willet, nutritionniste en chef à l’Université de Harvard et, sans doute, le spécialiste de la nutrition le plus influent au monde à l’heure actuelle. Les recommandations qu’il émet aujourd’hui lorsqu’il anime des conférences sont loin d’être les mêmes qu’il y a dix ou vingt ans. Walter Willet a commencé par conseiller de « consommer globalement peu de matières grasses » puis, quelques années plus tard, d’« éviter les graisses saturées car elles sont nocives ». A présent, s’il met encore en garde contre certaines matières grasses, elles sont en nombre très restreint et de nature bien spécifique. IL s’agit principalement des graisses industrielles hydrogénées, que l’on désigne sous le nom de graisses « trans ». Des recherches menées dans le monde entier indiquent que pratiquement toutes les autres matières grasses ont une action soit neutre, soit bénéfique pour la santé. Un jour, à la fin d’une de ses conférences, quelqu’un lui a demandé s’il fallait comprendre que lui et ses collègues avaient longtemps donné des conseils nutritionnels erronés. Willet a répondu que les recommandations correspondaient à l’état des connaissances scientifiques d’alors, et que oui, en effet, elles étaient erronées. Cela n’empêche malheureusement pas de nombreux supposés experts de continuer à donner des conseils obsolètes - et donc préjudiciables pour la santé.

En revanche, ce qui n’est nullement préjudiciable, non seulement pour les personnes en bonne santé, mais vraisemblablement aussi pour des personnes cardiaques, c’est de remplacer le fromage blanc allégé par du 40 % de matière grasse, les morceaux de bœuf maigre par des entrecôtes persillées, la margarine allégée par du beurre, etc. Quant aux personnes atteintes d’un cancer, elles ont un intérêt tout particulier à adopter une alimentation riche en matières grasses qui, de plus, ne profite pas à la maladie.

Les adversaires du régime cétogène prétendent volontiers qu’il ne se compose que de charcuterie, de saindoux et de fromage. C’est bien entendu absolument faux, et dénote un manque total d’objectivité. L’alimentation cétogène est au contraire variée et savoureuse, comme cette petite liste de plats « céto » devrait vous en convaincre aisément :
- avocat sauce à l'ail
- salade verte, tomates cerise parsemées de noix et assaisonnées d'une vinaigrette citron à l'aneth
- épinards vapeur à la crème, saumon grillé.

Les cellules cancéreuses raffolent des bananes
Vous n’avez donc aucune raison de craindre qu’une alimentation pauvre en glucides entraîne des carences en vitamines, oligoéléments et autres substances végétales qui ont potentiellement une action anti-cancer. Il existe de nombreux légumes savoureux et riches en vitamines et minéraux qui ne contiennent pratiquement pas de glucides mais qui, en revanche, renferment des phytonutriments dont on sait pour certains qu’ils peuvent freiner l’activité des gènes du cancer. Dans le cadre d’un régime cétogène, on peut même manger certains fruits en quantité modérée, par exemple quelques framboises.
Par contre, une seule banane réduit à néant tout le bénéfice du régime, même s’il est par ailleurs suivi avec la plus grande rigueur. Il faut savoir que la plupart des fruits que l’on consomme de nos jours ont été sélectionnés pour leur saveur sucrée. Ils contiennent beaucoup plus de sucre en général et de fructose en particulier que les légumes ; or, ni l’un ni l’autre n’est recommandé pour les personnes atteintes d’un cancer.
Qu’en est-il de la viande (et des abats) ? Elle est riche en vitamines, notamment en vitamine A, en vitamines du groupe B. Elle contient par ailleurs aussi du zinc et de nombreux autres micronutriments. Mais ce qui est particulièrement intéressant, c’est que tous ces micronutriments présents dans la viande ont une meilleure biodisponibilité que ceux des végétaux, c’est-à-dire que l’organisme les assimile en plus grande quantité. C’est le cas des folates (la vitamine B9), dont la forme la plus saine pour l’être humain est beaucoup mieux assimilée lorsqu’elle est issue de la viande que lorsqu’elle provient de n’importe quelle autre source (compléments alimentaires compris). La viande contient par ailleurs du fer que nous assimilons beaucoup mieux que celui qui est présent dans les végétaux, et cela vaut aussi pour de nombreux autres micronutriments.
Si un saucisson acheté en hard discount risque de ne pas être un concentré de vitamines - bien que beaucoup de charcuteries contiennent des vitamines ajoutées pour contribuer à leur conservation -, c’est en revanche le cas d’un morceau de viande de bœuf bio bien persillée (c’est-à-dire parsemée de filaments de graisse), qui contient même des acides gras oméga-3 également considérés comme bons pour la santé. Quant aux abats, ils apportent une grande quantité de vitamine C.
Mangez gras, mais des matières grasses de bonne qualité !
Revenons à notre saucisson discount. Vous n’avez pas les moyens de faire vos courses dans une boucherie bio ? Il n’y a aucun problème à ce que vous achetiez des produits meilleur marché : à condition qu’ils contiennent beaucoup de matières grasses, suffisamment de protéines et très peu de glucides, ils conviennent à une alimentation cétogène.

Néanmoins il vaut mieux, lorsqu’on peut le faire, veiller à acheter des produits frais, de qualité, provenant d’animaux élevés dans le respect des besoins de leur espèce. En effet, un morceau de viande provenant d’un bovin ayant été engraissé à l’encontre de ses besoins naturels avec du soja, du maïs, des aliments concentrés et des antibiotiques n’est pas aussi bénéfique  pour la santé que le même morceau provenant d’un bœuf nourri d’herbe de pâturage. Certaines études ont montré que dans les pays comme l’Australie où l’on consomme principalement de la viande de bovins engraissés au pâturage, le nombre des cancers de l’intestin était nettement plus faible que dans d’autres régions du globe où les éleveurs respectent moins bien les besoins des animaux.

Et le cholestérol ?
En lisant ce livre, vous vous demandez peut-être, « si je mange aussi gras, mon cholestérol ne va-t-il pas augmenter ? » C’est possible en effet, mais vraisemblablement sans nuire à votre santé, car ce qui augmentera dans votre sang, c’est le taux de cholestérol HDL (ou « bon » cholestérol). Il faut savoir qu’un taux trop faible de cholestérol HDL entraîne un risque cardiovasculaire - et que c’est le taux de cholestérol LDL (dit « mauvais » cholestérol) qu’il convient de faire baisser. Or, généralement, le régime cétogène n’a soit pas d’incidence sur le taux de LDL, soit une incidence bénéfique.
Outre le cholestérol, le taux de triglycérides circulant dans le sang constitue un autre facteur de risque. Or, l’alimentation cétogène le fait presque toujours baisser, et souvent même très fortement.
On constate une amélioration des taux de cholestérol et de triglycérides chez la majorité des personnes qui passent d’une alimentation fondée en grande partie sur les glucides à un régime plus riche en matières grasses. Il arrive néanmoins aussi chez certaines personnes que ce changement d’alimentation entraîne une augmentation du taux de cholestérol LDL. À ce jour, la science n’a pas encore trouvé d’explication à ce phénomène. Une des pistes évoque de possibles facteurs génétiques. Une autre, l’association d’une alimentation cétogène et d’une activité sportive très intense : en effet, il semble que la combinaison de ces deux facteurs entraîne une sorte de « mise en mode éco » de l’organisme par la glande thyroïde, à quoi vient s’ajouter une assimilation plus faible du cholestérol LDL contenu dans le sang. Résultat : le taux de cholestérol LDL augmente. Si cette piste est la bonne, les entraînements intensifs si souvent conseillés de nos jours, avec leurs pointes d’efforts physiques extrêmes, ne seraient pas si bénéfiques que cela. Pour cette raison et d’autres (voir chapitre 10), le sport d’endurance et la musculation, disciplines qui n’épuisent pas totalement l’organisme, nous paraissent plus adaptés pour les personnes atteintes d’un cancer.
Dans le cadre du suivi médical du régime cétogène, nous recommandons donc de faire un bilan sanguin et, le cas échéant, un bilan thyroïdien. Si ces analyses devaient révéler certains taux nécessitant une normalisation médicamenteuse, celle-ci devrait également faire baisser le taux de cholestérol LDL.

Quelles quantités de protéines consommer ?
Avant de répondre à cette question, il est très important que vous preniez conscience de l’importance des matières grasses pour votre santé et que vous cessiez de les diaboliser si c’est le cas. En effet, quelqu’un qui élimine les glucides de son alimentation mais redoute de manger des matières grasses tendra à éliminer également ces dernières. Or dans ce cas, il ne reste plus au menu que les fibres des végétaux qui résistent à la digestion et n’apportent aucune calorie, et les protéines. Si les fibres alimentaires ne sont pas particulièrement problématiques, il en va autrement d’une alimentation où la majeure partie des calories provient des protéines, car celles-ci comportent certains risques, notamment celui d’endommager les reins. De plus, une personne qui consomme beaucoup de protéines ne parviendra pas à passer en cétose.
Les malades du cancer ont besoin de consommer des protéines car une tumeur avancée entraine souvent une fonte de l’ensemble des muscles. Les protéines sont donc essentielles dans l’alimentation. Les recommandations nutritionnelles officielles telles que celles qui émanent du Food and Nutrition Board, autorité alimentaire aux États-Unis, conseillent un apport de protéines pouvant atteindre jusqu’à 35 % de l’énergie consommée quotidiennement. Mais cela serait trop dans le cadre d’une alimentation cétogène car une telle proportion de protéines empêcherait le passage en cétose. C’est pourquoi, lorsqu’on élimine au maximum les glucides, il convient d’accompagner les aliments protéiques de quantités substantielles d’huiles et autres matières grasses. Cela permet d’éviter autant que possible l’excès de protéines, et ainsi notamment de protéger ses reins (pour en savoir plus sur les protéines, voir chapitres 14 et 15).
Fin du chapitre.

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Bouger est bon pour la santé et combat le cancer!

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 8:50

Chap. 10 - Bouger : Un vrai plus pour la santé

Idées clés

- Une activité sportive améliore les chances de survie de 50 à 60 %, en cas de cancer.

- Bouger ne suffit pas car le plaisir que l’on prend et l’activité extérieure sont aussi bénéfiques que l’activité physique elle-même. Deux bonnes promenades par semaine ! Ce n’est pas la durée ni l’intensivité de l’activité qui comptent mais le plaisir et l’oxygénation des cellules, ndlr.

- Ne vous laisser pas abattre par le diagnostic ni les rechutes temporaires. Motivez-vous ! Entretenez les relations sociales et accordez-vous des moments de détente, avec des gens intéressants, que vous appréciez (sinon faites le tri, ndlr).  

- Pratiquez chaque jour une activité physique modérée. Commencez en douceur et n’intensifiez que très lentement. Ménagez-vous des plages de récup. Faites en un petit peu plus chaque semaine mais sans chercher absolument à atteindre un objectif. Restez à l’écoute de vos sensations.

- Il y a une période d’adaptation, lors de la transition. Dans un 1er temps, il y a une baisse de la condition physique. Mais il suffit de quelques semaines pour acquérir une vitalité accrue.

- Le sport favorise la respiration cellulaire et ralentit l’inflammation, tout en préservant sa masse musculaire. Le système immunitaire et le bien-être psychique augmentent.  Les cellules cancéreuses reçoivent moins de signaux de croissance (hormones).

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Bouger : Un vrai plus pour la santé

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 8:57

Chap. 10
IL n’y a pas qu’en matière d’alimentation que les personnes atteintes d’un cancer peuvent prendre les choses en main. Elles peuvent par exemple se faire aider par un(e) psychologue ou pratiquer la méditation de pleine conscience, ce qui apporte non seulement des bienfaits d’ordre psychique mais peut également avoir un impact au niveau physiologique, améliorer leur bien-être et même prolonger leur durée de vie. Il est important de s’accorder des moments joyeux et détendus en compagnie de personnes que l’on apprécie, amis ou parents, et de s’adonner à des loisirs intéressants. D’entretenir avec son conjoint une relation empreinte de tendresse. Et surtout, surtout, de tout faire pour ne pas se laisser abattre par le diagnostic ni par les rechutes temporaires. Il est important de s’octroyer fréquemment des moments pour oublier la maladie et se faire plaisir. Prétendre que le rire est le meilleur des médicaments est sans doute exagéré, mais son action bénéfique sur notre bien-être est scientifiquement avérée.
Nous invitons les personnes qui souhaitent suivre un régime cétogène à ne pas négliger toutes ces autres possibilités de se faire du bien. Nous ne pouvons pas tout traiter ici en détail, mais nous tenons à présenter les avantages de l’activité physique, et cela pour trois raisons. Tout d’abord, ces activités ont prouvé scientifiquement leur efficacité, et ce, de manière éclatante. Ensuite, l’alimentation cétogène et le sport ont beaucoup de points communs dans leur façon d’agir sur l’organisme. Enfin, ils se complètent et renforcent mutuellement leurs effets positifs.

Motivez-vous : cela en vaut la peine !
L’idée de faire du sport paraîtra peut-être absurde à certains, et notamment à celles et ceux que la maladie ou les traitements ont beaucoup affaiblis. Cette réaction est compréhensible. Mais il n’en reste pas moins que l’activité physique en général et le sport en particulier leur seront bénéfiques à plusieurs titres. Il faut bouger - et plus tôt on s’y met, mieux c’est. Alors oui, il est vrai que c’est souvent fatiguant, physiquement et psychiquement. Qu’il faut se motiver - tout en sachant ne pas exagérer, car ce n’est pas non plus la bonne solution. Mais il est à la portée de la majorité des personnes qui souffrent d’un cancer de pratiquer chaque jour une activité physique modérée et d’en faire chaque semaine un petit peu plus. Nombre d’entre elles peuvent même s’adonner à une ou plusieurs activité(s) réellement sportive(s).
Les personnes affaiblies, que ce soit par la maladie, par une opération ou par les thérapies, doivent veiller à commencer en douceur et à n’intensifier que très lentement leur activité physique. Ici aussi, il est bien sûr utile d’être suivi(e) et accompagné(e) par un médecin et, éventuellement, de se faire prescrire une physiothérapie. Toute personne qui parvient à avoir une activité physique régulière en ressent rapidement les bienfaits, tant au plan physique que psychique, et ne songe généralement plus à s’arrêter.

Peut-on faire du sport sans disposer de l'énergie fournie par les glucides ?
Les bénéfices apportés par une activité physique sont au rendez-vous dès le premier jour, et ce, sans qu’il soit nécessaire de manger ni des barres de céréales gorgées de sucre, ni de gigantesques assiettes de pâtes ! D’ailleurs, de plus en plus d’athlètes de haut niveau suppriment au quotidien le sucre et les féculents tout en suivant un entraînement intensif, et n’ont désormais recours aux glucides à haute dose que lorsqu’ils participent à des compétitions. Ce faisant, ils s’assurent une augmentation optimale de leur masse musculaire, acquièrent davantage d’endurance et s’entraînent plus efficacement. Les culturistes savent cela depuis longtemps : environ 60 % des calories qu’ils absorbent sont issues de matières grasses, auxquelles s’ajoute un généreux apport en protéines pour favoriser la croissance musculaire - mais pratiquement pas de glucides.
Dans un premier temps, le changement de régime alimentaire entraîne une baisse de la condition physique. Mais il suffit de quelques semaines pour acquérir une vitalité accrue. C’est la conclusion de différentes études qu’a menées l’interniste  américain Stephen Phinney. Et ce n’est pas étonnant. En effet, l’organisme a besoin d’un certain temps pour s’adapter : la composition des aliments consommés ayant changé, il lui faut apprendre à produire les enzymes nécessaires pour les transformer. Une baisse de forme initiale ne doit donc pas vous décourager, au contraire : elle indique que votre organisme réagit comme il est censé le faire.

Quels sont les bienfaits de l’activité physique ?
De même que l’alimentation cétogène, l’activité physique agit à plusieurs niveaux et n’apporte que des bienfaits aux personnes qui souffrent d’un cancer (fig. 4 p. 94 ; voir ci-dessous). Elle ralentit différents processus favorables à la maladie, notamment l’inflammation. Elle réduit la fermentation intracellulaire caractéristique des cellules cancéreuses et fait baisser le taux des hormones qui stimulent leur développement.
À l’inverse, elle favorise la respiration des cellules saines ; l’augmentation de la masse musculaire qui résulte de l’activité sportive permet de lutter contre la fonte des muscles ; le système immunitaire est renforcé ; le bien-être psychique augmente. Le sport peut par ailleurs atténuer certains effets secondaires de la chimio- et de la radiothérapie.
L’activité sportive agit donc en grande partie sur les processus sur lesquels l’alimentation cétogène agit, elle aussi, et ils se complètent l’un l’autre. L’impact bénéfique du sport est clairement attesté pour plusieurs types de cancers parmi les plus fréquents. Les chercheurs Robert Newton et Daniel Galvao résument ainsi l’état des connaissances à ce sujet : « Les résultats de vastes études prospectives montrent indubitablement qu’une activité sportive régulière améliore de 50 à 60 % les chances de survie des malades atteints d’un cancer, le plus fort impact ayant jusqu’à présent été démontré dans le cas des cancers du sein et de l’intestin. »
Cinquante à soixante pour cent d’amélioration ! N’importe quel groupe pharmaceutique qui mettrait sur le marché un médicament ayant une telle efficacité et ne présentant pratiquement pas d’effets secondaires gagnerait des milliards. D’après ces deux scientifiques, le sport est d’ailleurs le plus important et le plus utile des soins complémentaires en cas de cancer.

Bouger - juste ce qu'il faut
L’idéal est d’augmenter chaque semaine légèrement la durée, la fréquence et l’intensité de son activité physique jusqu’à atteindre le niveau qui convient à chacun(e). Mais comment évaluer ce niveau ? Pour répondre à cette question, la règle est : « Soyez à l’écoute de votre corps ». Si vous essayez d’augmenter le niveau de votre activité mais vous sentez de plus en plus fatigué(e) et ne parvenez pas à accroître vos performances, levez un peu le pied ! Et/ou faites des pauses plus longues entre deux séances d’entraînement : les temps de repos sont aussi importants et efficaces que l’activité sportive elle-même. Dans le domaine du sport comme dans d’autres, il est important d’agir avec modération.

Figure N° 4 p 94 : L’activité physique agit à différent niveaux. Selon les cas, elle peut empêcher, ou au moins freiner certains facteurs nuisibles qui favorisent la croissance des tumeurs ou affaiblissent les patients. L'alimentation cétogène produit les mêmes effets.  

Le sport entraine (schéma) :

- UNE BAISSE DE CERTAINES HORMONES TELLES QUE L’INSULINE. Les cellules cancéreuses reçoivent moins de signaux de croissance.

- UNE DIMINUTION DE LA MASSE GRAISSEUSE. La quantité d'œstrogènes secrétée par les tissus diminue, ce qui a le même effet qu'une hormonothérapie.

- UNE BAISSE DE L'INFLAMMATION,  ce qui en réduit l'impact nocif.

- UNE ACTIVATION POSITIVE DU SYSTÈME IMMUNITAIRE. L'organisme se défend mieux contre la tumeur.

- UNE AUGMENTATION DE LA MASSE MUSCULAIRE. Cette augmentation freine la fonte musculaire

- UNE ACTIVATION DE LA RESPIRATION CELLULAIRE. Le nombre et la qualité des mitochondries augmentent.

- UNE DIMINUTION DE L'ÉPUISEMENT. La qualité de vie s'améliore.

Ici aussi, la recherche fournit des résultats concrets. Une étude menée sur 120 000 femmes atteintes d’un cancer colorectal a montré que ce qui leur était le plus profitable était une activité physique relativement modérée d’une durée hebdomadaire de six à neuf heures. Davantage de sport ne leur apportait aucun bénéfice mais ne leur nuisait pas non plus. A condition de ne pas tomber dans l’extrême, il n’y a donc pas de risque qu’une activité sportive un peu intense s’avère contre-productive. Chez les hommes, la durée optimale de l’activité physique est un peu plus longue. Ainsi, il a été démontré que c’est en bougeant (se promener d’un bon pas étant déjà suffisant) plus de neuf heures par semaine que des hommes atteints d’un cancer colorectal réduisaient au maximum leur risque de mourir de la maladie. Le sport d’endurance et la musculation d’intensité modérée se sont avérés être les activités les plus bénéfiques. Les entraînements très intenses qui amènent l’organisme à la limite de l’épuisement sont au contraire à déconseiller.

L’activité sportive augmente ...
- la masse musculaire
- la tension et la force musculaires
- la performance cardiovasculaire
- la distance maximale que l’on est capable de parcourir en marchant ou en courant
- l’efficacité du système immunitaire
- la résistance physique
- la mobilité
- la qualité de vie
- le taux d’hémoglobine

L’activité sportive diminue ...
- les nausées
- la masse graisseuse
- la fatigue, l’épuisement
- les effets secondaires des traitements
- l’inflammation
- la durée des hospitalisations
- la fréquence cardiaque
- la tension artérielle
- le stress, la dépression et l’anxiété.
Faites Faites-vous plaisir : c'est bon pour la santé !
Nous vous invitons à trouver la ou les formes d’activité physique qui vous convien(nen)t et à vous faire plaisir. Il est certes souvent nécessaire de se motiver, mais attention : se forcer en permanence et se contenter de « faire son devoir » n’est pas l’idéal. Une étude canadienne a montré que les travaux ménagers comme l’exercice physique lié à l’activité professionnelle n’ont pratiquement aucun effet bénéfique sur les malades du cancer, contrairement à deux bonnes promenades par semaine. Des expériences menées sur des souris ont donné des résultats similaires : les animaux enfermés dans des cages de laboratoire qui se cantonnent à courir de façon monotone dans une roue développent plus de tumeurs, et de volume plus important que les souris qui disposent d’une « aire de jeu » spacieuse où elles peuvent jouer avec leurs congénères. Les chercheurs ont trouvé dans l’organisme de ces dernières un cocktail de substances agissant à différents niveaux contre le cancer.
Autrement dit, le plaisir que l’on y prend est aussi bénéfique que l'activité physique elle-même. Les possibilités sont innombrables : marcher seul(e) chaque matin à un rythme soutenu, participer à un cours d’aquagym, jouer au squash avec un(e) ami(e) avant d’aller ensemble au sauna, danser, jouer au volley ou au foot, courir dans un parc avec un(e) collègue ou avec son chien, faire du canoë sur un canal, organiser des balades à vélo avec des amis ou avec ses petits-enfants (ou seul(e) si l’on préfère être tranquille), rouler à moto sur des chemins plaisants et variés, etc. Chacun(e) peut trouver des activités qu’il ou elle a plaisir à exercer, sans stress et sans pression, pour oublier quelque temps les soucis. Et plus vite l’on s’y met une fois le diagnostic posé, mieux cela vaut - et plus il est facile de l’intégrer dans son quotidien. Les jours où vous avez du mal à vous motiver, rappelez-vous « qu’une activité sportive régulière améliore de 50 à 60 % les chances de survie des malades atteints d’un cancer » ! Sans compter qu’après l’effort, on se sent tellement bien... Fin du chapitre.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 9:06

Docu pdf pour lire à tête reposée Wink
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Chap 9. Les recommandations sont obsolètes..pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(21 Ko) Téléchargé 4 fois

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Ven 19 Aoû 2016 - 10:39

Chap 10
Fichiers joints
Chap 10 Bouger. Un vrai plus pour la santé.pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(22 Ko) Téléchargé 4 fois

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Le jeûne et le cancer

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 9:05

Chap. 11
Idées clés
- Le jeûne intermittent offre les mêmes avantages que le jeûne prolongé, sans les inconvénients car il faut préserver la masse musculaire. Le jeûne intermittent est aussi connu sous le nom de « régime 5.2 » (5 jours où vous mangez méditerranéen, et 2 jours non consécutifs où vous mangez seulement 600 K/cal.)

- Le jeûne arrête ou freine la croissance  de la tumeur.

- La chimio est mieux supportée par le patient lorsqu’il jeûne le jour avant. Les cellules saines passent probablement alors en mode survie et sont moins sensibles au stress occasionné. Ce n’est donc pas la restriction calorique qui est bénéfique mais la restriction nutritive temporaire qui déclenche le mode survie.

- La cétose a des effets similaires au jeûne.

- Un apport de protéines adéquat et de l’exercice physique adapté empêchent la fonte musculaire.

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 9:11

Chap. 11 - Le jeûne est -il une alternative valable?

Depuis longtemps déjà, on entend parler du jeûne comme d’une thérapie anti-cancer. Les médecins sont généralement très sceptiques envers cette idée, et ce, à juste titre. En effet, les malades perdent souvent beaucoup de poids, de masse musculaire et de force à cause du cancer et des effets secondaires des traitements. Quel médecin pourrait vouloir renforcer encore cet affaiblissement ? Par ailleurs, l’espoir d’éliminer totalement une tumeur par un simple jeûne, même très sévère, n’est absolument pas fondé. Le jeûne peut effectivement freiner, voire arrêter la croissance d’une tumeur, mais celle-ci repart dès que la personne recommence à manger.

Néanmoins, si un jeûne est réellement en mesure de perturber une tumeur, pourquoi ne pas chercher des moyens d’obtenir le même effet sans amaigrir le patient ? On entend souvent dire que la restriction calorique est une solution alternative au jeûne complet. Il est vrai que de nombreux animaux de laboratoire ayant été très peu nourris sur une période prolongée ont ensuite affiché une meilleure santé et une longévité bien supérieure à celle de leurs congénères. Mais ils étaient aussi extrêmement maigres et avaient faim en permanence. Si vous êtes en bonne santé et que vous voulez vivre très longtemps en renonçant aux calories et au plaisir des papilles - libre à vous d’essayer. Mais ce n’est pas une stratégie adaptée aux malades du cancer, car il est particulièrement important pour ceux-ci de ne pas « fondre » encore davantage.

Réduire les effets secondaires des traitements
Il semble qu’il existe d’autres possibilités de bénéficier des effets positifs du jeûne sans devoir maigrir pour autant. Une des pistes est de manger sans restriction calorique cinq jours par semaine puis, sur deux jours consécutifs, de jeûner ou, tout du moins, de ne pas dépasser 600 kilocalories par jour. Parmi les personnes qui ont expérimenté le jeûne intermittent (à l’instar d’un journaliste de la BBC, Michael Mosley, qui a fait un reportage sur son expérience), beaucoup ont constaté une baisse de leur glycémie, de leur taux d’insuline sanguin, ainsi que de certains facteurs d’inflammation. Et certains facteurs de croissance importants sont eux aussi réduits de moitié. Tout cela peut également aider les malades du cancer.

Des études menées sur des souris ont par ailleurs montré qu’une alternance de cycles de jeûne courts et d’alimentation normale ne faisait pas perdre de poids aux animaux mais combattait les tumeurs aussi efficacement qu’une chimiothérapie. Et ce qui est particulièrement intéressant, c’est que lorsque les souris suivaient parallèlement une chimiothérapie, les effets secondaires étaient beaucoup moins importants et les résultats nettement plus positifs que chez les souris qui suivaient uniquement une chimio ou uniquement un jeûne.

Quelques études ont également été menées sur des patients atteints d’un cancer, et certaines sont actuellement en cours. Elles ont montré jusqu’à présent que les patients paraissaient bien supporter le jeûne associé à la chimiothérapie, et qu’ils se portaient souvent beaucoup mieux qu’en suivant une chimiothérapie seule. Cela s’explique probablement par le fait que lorsque l’apport en nourriture est réduit, les cellules saines ont la possibilité de passer en mode « situation d’urgence », ce qui les protège des effets du stress dû à la faim et aussi, apparemment, du stress dû à la chimiothérapie. Le patient va mieux et a moins de difficultés à supporter la chimio. En revanche, il en va autrement des cellules cancéreuses. Comme elles fonctionnent différemment des cellules normales, elles ne possèdent pas ce mécanisme de protection d’urgence. Stressées par la faim, elles deviennent plus vulnérables aux substances toxiques de la chimiothérapie.
L’impact positif du jeûne (durable ou intermittent) n’a vraisemblablement rien à voir avec la restriction calorique. En cas de cancer et de traitement par chimiothérapie, il semble que ce soit la réaction de stress évoquée plus haut qui protège les cellules saines mais pas les cellules cancéreuses. Il y a également un autre élément déterminant : lors d’un jeûne, on ne réduit pas uniquement l’apport en calories. On réduit aussi l’apport en nutriments essentiels à la survie. C’est pourquoi certains scientifiques préfèrent parler de « restriction nutritive » plutôt que de « restriction calorique », et selon eux, le facteur-clé est la réduction de l’apport en nutriments - ou en tout cas de certains  nutriments. On sait par exemple que des souris se nourrissant normalement en termes de calories vivent plus longtemps lorsqu’elles consomment moins d’un certain acide aminé essentiel (sur les constituants essentiels des protéines, voir p. 131).
Dans ce cas, faut-il réduire sa consommation de protéines ? C’est une recommandation que l’on entend parfois. On a en effet constaté que le cancer évoluait plus lentement chez les animaux de laboratoire que l’on nourrissait avec moins de protéines ou assez peu d’acides aminés essentiels. Cependant, il est extrêmement peu probable que l’on puisse appliquer avec succès cette stratégie à l’être humain. Ici, le plus grand scepticisme est de mise, et ce, pour les mêmes raisons que celles que nous avons évoquées à propos de la restriction calorique. Une carence en acides aminés essentiels peut avoir de nombreux effets nocifs, et notamment un affaiblissement du système immunitaire - système immunitaire qui joue un rôle crucial pour les personnes atteintes d’un cancer. Des perturbations de la cicatrisation peuvent également en découler, ainsi qu’une aggravation de la fonte musculaire.
Mais chez des souris qui recevaient une alimentation très riche en protéines (et pauvre en glucides), on a constaté le même résultat que pour la réduction protéique : un ralentissement de la croissance des tumeurs.

Les effets de l'alimentation cétogène sont comparables à ceux du jeûne
Dans le cadre de l’alimentation cétogène, la proportion de protéines n’est pas réduite, mais pas non plus fortement augmentée. C’est l’apport en glucides qui est diminué, et la majeure partie des calories alimentaires sont apportées par les matières grasses. La cétose a des effets similaires à ceux du jeûne total : elle protège elle aussi les cellules saines tout en luttant contre les cellules cancéreuses. Les protéines contrecarrent la fonte musculaire et empêchent que le système immunitaire ne s’affaiblisse davantage. Globalement, les études menées sur des animaux de laboratoire laissent supposer que l’alimentation cétogène a des effets au moins aussi bénéfiques que n’importe quel type de jeûne.

Conclusion
Nous déconseillons formellement aux personnes atteintes d’un cancer de suivre un jeûne sévère sur plusieurs jours et, a fortiori, sur plusieurs semaines. Ceci vaut également pour le jeûne de quarante-deux jours dit « cure de Breuss », souvent présenté comme un traitement anti-cancer, et qui n’autorise que de la tisane et un demi-litre de jus de légumes par jour, car il affaiblit trop l’organisme.

Il existe d’autres voies qui permettent de bénéficier des effets positifs du jeûne. Le jeûne intermittent est une piste qui mérite d’être essayée, à condition d’en parler préalablement avec son médecin. Quant au régime cétogène, associé si possible avec une activité physique régulière, il semble qu’il permette de bénéficier de l’ensemble des effets positifs du jeûne. Avec un avantage supplémentaire à la clé, lorsqu’il est suivi correctement, qui est de ne présenter aucun des effets négatifs de ce dernier.

Fin du chapitre.

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Les cétones agissent comme des médocs

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 9:16

Idées clés
- Le foie produit des cétones qui agissent comme un médicament contre différentes pathologies neurodégénératives et inflammatoires.

- L’acide butyrique est un acide gras important issu du beurre de coco et produit par notre flore intestinale. Cet AG a aussi un rôle de régulateur / modulateur sur l’expression des gènes (cytokines, récepteurs à insuline, communication, etc.).

- L’acide bêta-hydroxybutyrique protège l’ADN des désordres possible.

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Les cétones: un médicament?

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 9:20

Lorsqu’une personne suit un régime cétogène, son foie se met à produire des cétones. On dispose de plus en plus de données prouvant que ces molécules agissent comme un médicament. Cela signifie que le foie, qui assure normalement la dégradation des médicaments, produit lui-même une sorte de « médicament ». Certains éléments indiquent que ce remède autoproduit par l’organisme pourrait agir contre différentes pathologies, parmi lesquelles des maladies neurologiques comme l’épilepsie, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, la migraine, les douleurs diffuses et la sclérose en plaques, mais aussi contre des troubles du métabolisme qui affectent une grande partie de l’humanité - obésité, syndrome métabolique, diabète - ainsi que contre des processus inflammatoires pathologiques comme l’asthme, l’arthrite, les rhumatismes ou l’hépatite. Et contre le cancer.
Toutes ces pathologies comptent parmi ce que l’on appelle les « maladies de la civilisation ». Se pourrait-il donc que notre alimentation moderne et « civilisée » entraîne un état de carence cétonique anormal, non naturel et mauvais pour la santé ? Cela dépend de ce que l’on entend par « naturel », car ce n’est que depuis l’apparition de l’agriculture que le sucre, le blé, le maïs ou les pommes de terre comptent parmi les aliments de base de l’être humain, et il n’est pas toujours allé de soi que le moindre petit creux puisse être assouvi sur le champ avec une friandise sucrée — sans parler des sodas. Mais un autre facteur joue aussi un rôle important : c’est la façon dont l’organisme transforme les aliments. Ainsi, par exemple, même des animaux purement végétaliens comme les gorilles ne peuvent assimiler qu’environ un quart des fruits et feuilles dont ils se nourrissent, sous forme de sucre et d’amidon : les trois quarts restants doivent être transformés par leur flore intestinale en acides gras à courte chaîne qui, eux, peuvent être assimilés par leur organisme.

L’acide butyrique
L’acide butyrique est sans doute le plus important de ces acides gras à courte chaîne. On lui reconnaît un rôle essentiel dans la préservation de la santé de la muqueuse intestinale.
Premièrement, il constitue pour celle-ci un nutriment sain et, contrairement au sucre, il ne peut être brûlé que lors du processus de respiration cellulaire (ce mode de production d’énergie efficace que les cellules cancéreuses agressives n’ont pratiquement pas à leur disposition). Deuxièmement, il agit directement sur l’information génétique des cellules de la muqueuse et assure que celles-ci s’acquittent correctement de leur rôle tout au long de leur existence. Ce rôle est double : il consiste d’une part à transporter de façon ciblée les nutriments de l’intestin vers le sang, et d’autre part à bloquer le passage aux substances indésirables. Pour cela, les cellules de la paroi intestinale doivent être parfaitement jointées et ne laisser aucun interstice se former entre elles. Les cellules de la muqueuse intestinale présentent un agencement aussi régulier que celui des pavés d’une rue, un côté étant tourné vers la cavité interne de l’intestin - la « lumière » - et l’autre vers le sang.
Comme la peau, la paroi intestinale joue le rôle de barrière, elle constitue une frontière entre notre organisme et le monde extérieur.
L’une des premières phases d’un cancer colorectal est l’altération de cette structure ordonnée : les cellules perdent leur forme anguleuse ainsi que leur orientation. Elles ne différencient plus aussi nettement l’extérieur (la lumière intestinale) de l’intérieur (le système sanguin) et ne sont plus capables d’assurer leur double rôle.
Lorsqu’on cultive des cellules intestinales dans une boîte de Pétri, on observe des phénomènes étonnants. Nourries avec du sucre, elles adoptent une forme sphérique, n’entrent pas en contact les unes avec les autres et se comportent comme des cellules cancéreuses. Nourries ensuite avec de l’acide butyrique, elles forment au contraire une architecture similaire à celle d’une muqueuse en bon état de fonctionnement. Autrement dit, les cellules cancéreuses redeviennent des cellules à peu près normales. On observe également qu’elles perdent leur « appétit de sucre » car elles en absorbent moins, même lorsqu’elles en ont à disposition.

L’acide butyrique a donc des effets indubitablement positifs. Or, l’un des corps cétoniques produits par le foie est désigné sous le nom d’acide bêta-hydroxybutyrique, et les deux molécules se différencient à peine l’une de l’autre. C’est pourquoi des chercheurs ont étudié l’acide bêta-hydroxybutyrique pour savoir s’il avait des effets similaires à ceux de l’acide butyrique (étude chez l’animal). La réponse s’est avérée incontestablement positive. De plus, ces effets sont extrêmement variés. Ainsi, dans une communication de l’institut Gladstone, l’établissement de recherche états-unien à l’origine de cette découverte, on peut lire que les chercheurs ont « identifié un nouveau mécanisme par lequel une alimentation pauvre en glucides et en calories, dite ‘régime cétogène’, permettrait de retarder les effets de l’âge et que cette découverte fondamentale [...] pourrait un jour permettre aux scientifiques de guérir ou de prévenir les pathologies liées à l’âge, telles que les maladies cardiovasculaires, Alzheimer et de nombreuses formes de cancer. »

Soulignons qu’au cours de cette étude, seule une partie des animaux ont suivi une alimentation « pauvre en glucides et en calories ». Les autres ont été nourris normalement et ont reçu des injections d’acide bêta-hydroxybutyrique. Chez ces derniers, il s’est avéré que les effets constatés étaient dus, non à la réduction de l’apport calorique, mais à cette cétone. Un résultat qui indique clairement que l’alimentation cétogène peut avoir les mêmes effets positifs que le jeûne, et que les cétones sont la substance-clé permettant d’obtenir ces effets positifs.

L’acide bêta-hydroxybutyrique a un effet comparable à celui d'un médicament anti-cancer
Les expériences menées sur l’acide bêta-hydroxybutyrique ont montré qu’il avait un impact direct sur le patrimoine génétique, en protégeant l’ADN de certains désordres que l’on trouve fréquemment dans les cellules cancéreuses. Depuis un certain temps déjà, on connaît d’autres substances ayant le même impact : appelées «inhibiteurs des HDAC », elles sont considérées comme des substances anti-cancer très prometteuses et font actuellement l’objet d’intenses recherches. L’acide bêta-hydroxybutyrique a également des propriétés anti-inflammatoires. Ce corps cétonique constitue donc non seulement un excellent nutriment pour les cellules de notre organisme, mais il a de plus des effets thérapeutiques multiples.
Autrement dit, les cétones jouent un rôle essentiel dans tous les domaines participant d’un mode de vie sain : l’alimentation, le sport - et même l’équilibre psychique. Elles favorisent la détente en inhibant l’action du nerf sympathique qui, dans notre système nerveux, est responsable de l’excitation, de la suractivité et de l’inquiétude. D’ailleurs, les personnes qui suivent un régime cétogène rapportent fréquemment qu’elles se sentent plus équilibrées et plus détendues.
Si tout ce que vous venez de lire est vrai, comment se fait-il alors que les mises en garde contre l’état de cétose soient si répandues ? Peut-être est-ce dû au suffixe en « - ose » qui évoque des pathologies inquiétantes comme la thrombose, la tuberculose ou les psychoses ? En réalité, il faut savoir que ce suffixe signifie simplement un état ou un processus, comme dans hypnose, métamorphose ou osmose. Un état dont le nom se termine en « - ose » n’est donc pas nécessairement pathologique. Il est également possible que la cétose soit considérée comme véritablement dangereuse, en raison de sa parenté avec l’acidocétose. Cette dernière, il est vrai, est une complication mortelle du diabète mais elle n’apparaît chez les diabétiques que lorsqu’ils ne s’injectent pas l’insuline dont ils ont besoin. Précisons que dans le cas de l’acidocétose diabétique, le taux de cétones est bien plus élevé que celui que l’on obtient avec une alimentation cétogène car l’organisme a perdu le contrôle et ne parvient plus à s’autoréguler. L’état de cétose normal est, lui, régulé par l’organisme de façon à ne pas présenter de danger et même, au contraire, à être bénéfique pour la santé.
Pour passer en cétose, il n’est d’ailleurs pas impératif de manger beaucoup de viande et de matières grasses animales. Nos proches parents, les orangs outans, nous en fournissent la preuve. Armés de bandelettes urinaires, des chercheurs se sont aventurés dans la forêt vierge pour analyser les gouttes d’urine que ces singes arboricoles faisaient tomber de la canopée. Résultat : bien que ne se nourrissant à l’état sauvage que d’aliments végétaux, les chercheurs ont constaté à de nombreuses reprises que les orangs- outans étaient en état de cétose.
Fin du chapitre.

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La cétose n'est pas le nouveau messie

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 10:40

Chap 13 L’alimentation cétogène n’est pas un « régime miracle » de plus prôné par des charlatans
- L’alimentation cétogène fait baisser la glycémie et le taux d’insuline.
- Un nourrisson a déjà la capacité de brûler les cétones.
- Le jeûne que l’on retrouve dans presque toutes les cultures et religions existe depuis longtemps a fait ses preuves …
- Nos ancêtres étaient souvent en état de cétose.
- La cétose n’est pas un remède miracle mais l’une des meilleures stratégies contre le cancer.

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Cétose et glycémie

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 10:43

L’alimentation cétogène fait baisser la glycémie et le taux d’insuline. Mais son effet le plus important est sans doute la production de cétones par l’organisme. Les cétones seraient-elles un médicament miracle ? Certes, il faut toujours être sceptique à l’encontre des soi- disant médicaments miracles, car ils s’avèrent généralement être sans effet ou presque, hormis celui de remplir les poches de quelques charlatans cupides et sans scrupules. Mais dans le cas des cétones, qui pourrait tirer un profit malhonnête de leur potentiel thérapeutique puisque c’est l’organisme lui-même qui les produit ?
Nul doute que les éleveurs laitiers qui fournissent les matières premières nécessaires à l’élaboration du beurre et du fromage seraient satisfaits d’entendre pour une fois autre chose que des mises en garde contre le cholestérol. De même, les producteurs d’huile et les cultivateurs d’amandes et d’autres oléagineux ne seraient sans doute pas opposés à ce que le grand public découvre que les fruits de leur travail peuvent servir de matière première pour la production de médicaments par l’organisme. Mais jusqu’à présent, ces corps de métier ne se sont pas fait remarquer par leur travail de lobbying en faveur de l’alimentation cétogène. Les cétones ne semblent donc pas éveiller d’intérêts financiers directs. Ce qui élimine la première - et la plus évidente - des raisons pour lesquelles elles pourraient susciter une certaine méfiance.
Il n’y a pas que l’appât du gain : d’autres intérêts possibles, d’ordre religieux ou idéologique notamment, doivent également être pris en compte : les recommandations en faveur d’une alimentation végétalienne ont par exemple très souvent un arrière-plan idéologique. Mais à ce jour, personne n’a cherché à justifier le régime cétogène par des arguments religieux ou idéologiques. Ceci dit, on ne peut jamais exclure totalement qu’une idée puisse être récupérée par un système de pensée quelconque. Mais ce serait dommage — et contre-productif. En effet, l’alimentation cétogène n’a pas besoin de s’appuyer sur une doctrine pour être convaincante : les données scientifiques parlent d’elles-mêmes.
Un nourrisson n’a pas encore d’opinion sur quoi que ce soit, mais s’il ne possédait pas la capacité de produire et de brûler des cétones, au mieux son développement cérébral en pâtirait; au pire, l’enfant n’y survivrait pas. Ce n’est qu’à un âge plus avancé que chacun(e) d’entre nous peut permettre ou empêcher la production de cétones par le choix de son alimentation : un apport continu de glucides facilement assimilables est en effet nécessaire pour faire tomber le taux de cétones sanguin au niveau très bas qui est considéré aujourd’hui comme « normal ».
D’ailleurs, ce qui est normal aujourd’hui ne l’a pas été durant la majeure partie de l’histoire de l’humanité. Nos ancêtres mangeaient ce qu’ils trouvaient, et cette nourriture les mettait souvent en état de cétose. Par ailleurs, lorsqu’ils ne trouvaient rien à manger durant quelque temps, ce jeûne contraint les faisait également passer en cétose, les cétones devenant leur principale source d’énergie.
En réalité, les traditions de jeûne que l’on retrouve dans presque toutes les cultures et religions pourraient être considérées comme la seule véritable « idéologie » en lien avec les cétones. Mais il faut relativiser le propos, car aucun texte sacré ni aucun dogme n’évoque les cétones que l’organisme produit durant un jeûne.
Jusqu’à présent, et contrairement à tant de produits supposés miraculeux, elles ne peuvent donc être rattachées ni à un système de pensée, ni à une entreprise d’escroquerie.
Soyons clairs : les cétones ne sont pas un « remède miracle », les miracles étant par définition inexplicables, tandis que l’action des cétones est aujourd’hui connue jusqu’au plan moléculaire. Et l’alimentation cétogène n’est pas non plus un « régime miracle » : c’est un mode d’alimentation savoureux, fondé sur des recherches scientifiques et qui, associé à une activité physique régulière, constitue sans doute l’une des meilleures stratégies que l’on puisse recommander aux personnes atteintes d’un cancer.
Fin de la 1ère partie du livre.

À suivre: 2ème partie: L’alimentation cétogène en  pratique

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 20 Aoû 2016 - 10:48

Commentaire:
En cas de problème de diabète / de glycémie, il est conseillé de se faire suivre par un thérapeute. Il y a une période d'adaptation. Gabriel Cousens estime cette période de 3 à 6 semaines pour 95 % de la population ayant un surpoids ou en hypoglycémie (cité de mémoire). Il pratique avec des jus verts et des nutriments ajoutés.
Voir le livre: Soigner son diabète en 21 jours.

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L’alimentation cétogène en pratique

Message  Luc le Mar 23 Aoû 2016 - 15:49

Partie II -  En pratique

14. Les nutriments utiles du régime cétogène  (p 115)

Outre les graisses, les protéines, les vitamines et minéraux dont le corps a un besoin, nous devons nous approvisionner en énergie. Toutefois, notre organisme est capable de transformer certains nutriments, parfois avec l’aide du microbiote.

Que se passe-t-il lorsque notre approvisionnement en glucides fait défaut ? L’organisme puise d’abord dans ses réserves de glycogène, celui stocké dans le foie. Notre organisme n’a aucune difficulté, chez un sujet bien-portant, à synthétiser du glycogène, ou à convertir, à partir des protéines et des graisses stockées, le carburant dont il a besoin pour fonctionner (glucose).

Que se passe-t-il dans l’organisme lorsqu’on manque de glucides ?

Le glucose est le carburant par défaut. Mais lorsque le corps humain a peu de glucides à sa disposition, le foie se met à produire des cétones à partir des matières grasses alimentaires ou des réserves de graisse de l’organisme.

Les cétones sont d’excellentes sources d’énergie pour presque toutes les cellules de l’organisme (y compris le cerveau, ndlr) et, de plus, elles n’ont pas besoin de l’insuline pour pouvoir être assimilées. Super important dans le cadre de la prévention vis-à-vis du diabète ou de la thérapie contre le cancer ! (Inflammation diminuée et carburation plus propre, ndlr) (à nuancer).

Qui mange moins de glucides doit manger plus de matières grasses !

Pour parvenir à produire suffisamment de cétones, l’organisme a besoin d’une période d’adaptation de 2 à 4 semaines (enzymes). Pour passer en mode cétose, il faut consommer très peu de glucides, sinon l’organisme ne passe pas en mode « production de cétones ». 20 à 40 gr de glucides par jour, au début du processus, sont généralement acceptables. Attention, si vous franchissez ce seuil (variable selon les individus, mais on en reparlera plus tard), il y aura 2 à 3 jours de latence pour entrer à nouveau en cétose, ndlr.

Le nutriment clé est donc les matières grasses. 80 % de lipides est requis. 15 % de protéines et le solde des glucides si souhaité / opportun. Attention, ce n’est pas un régime hyperprotéiné. En outre, la cétose ne se mettra pas en place avec un régime hyperprotéiné.

Les acides gras peuvent être stockés et convertis en triglycérides ou alors être directement brûlés dans les cellules, soit être convertis en cétone avant d’être brûlés.

La plupart des matières grasses conviennent à une alimentation cétogène, mais certaines doivent être consommées avec modération comme nous allons le voir.

NDLR ; Nous carburons bien avec les AG saturés et l’huile d’olive. Nous stockons les AGPI si en excès (déjà au-delà de 5 à 7 g par jour).

Quelles matières grasses choisir ? (p 124)

A part les graisses trans et altérées, il y a très peu de restriction, selon l’auteur si on respecte un éventail proportionné des MG (saturées, mono-insaturés, polyinsaturées).

NDLR : Il n’y a pas de proportions fixes, mais l’auteur tend à se diriger vers 2 tiers d’AGMI (olive, avocat, noix de macadamia, canard et oie) 25 % d’AGS (coco de préférence, palme, beurre, œufs, lard) et 5 à 10 % d’AGPI (viande et poisson).

NDLR : A part l’huile d’olive, aucune huile, si ce n’est l’huile de colza, et encore, n’est vraiment conseillée, car elles sont toutes très riches en AGPI, très fragiles à l’oxydation, une fois incorporées aux membranes des tissus.

Préférez, chaque fois que possible, la qualité à la quantité : La viande d’un bœuf de pâturage contient davantage d’acides gras oméga-3 que celle d’un animal nourri avec des aliments concentrés. Ainsi le panel des AG de la viande issue d’un pâturage sera nettement mieux équilibré, très bénéfique dans le cadre d’une alimentation cétogène.

NDLR : 80 gr de viande sont suffisants si les protéines ne sont pas altérées par la cuisson.

Les graisses saturées qui se trouvent dans l’huile de coco présentent des qualités très précieuses pour les personnes atteintes d’un cancer. On parle de triglycérides à chaîne moyenne (TCM).

NDLR : Les acides gras à chaîne courte (C4 à C10) passent directement dans le foie. Pas besoin d’enzyme pour les assimiler. Digestion assez facile donc et carburant disponible rapidement !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

FIGURE N° 5 : Rapport w6 / w3 de la viande en pâturage
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 
La viande de bœuf élevé au pâturage présente un excellent rapport oméga-6/oméga-3 et une teneur en matières grasses équivalente à celle du gibier. Le rapport oméga-6/oméga-3 est également bon pour les bovins élevés en parc d’engraissement (4), mais pas pour les poulets d'élevage intensif. La teneur en matières grasses des bovins de pâturage est proche de celle du gibier et de la viande de poulet, tandis qu’elle est beaucoup plus élevée pour les bovins en parc d’engraissement.
Source : Rule et al. (2002) J. Anim. Sci. 80:1202.

Type de viande

Teneur totale en MG

rapport oméga-6 / oméga-3

Poulet d’élevage intensif (filet)

7.9

18.5

Bœuf de pâturage (cuisse)

8.2

2.2

Bœuf engraissé (cuisse)

22.9

4.9

Bison (cuisse)

9.6

1.7
La nourriture donnée aux animaux élevés en parc d'engraissement est un mélange d’aliment concentré, de fourrage et d'un complément de vitamines et minéraux. L'aliment concentré est constitué de céréales (maïs ou orge le plus souvent). Méfiez-vous des volailles de type Maïski (peau jaune = maïs)!

Quelles sont les matières grasses qu’il vaut mieux éviter ?

On trouve nettement moins de graisses trans, sauf dans les produits manufacturés. Méfiance, donc si ce n’est pas du fait-maison. Il faut éviter les graisses à cuire qui font la pub pour les oméga-3 : C’est une aberration ! On ne cuisine pas avec des AGMI, si on peut l’éviter, car ces AG s’oxydent très facilement …


Dernière édition par Luc le Mar 23 Aoû 2016 - 17:38, édité 3 fois

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Mar 23 Aoû 2016 - 15:51

Commentaire :
Notez qu'il s'agit d'un régime cétogène et non d'un régime paléo. Dans un régime paléo, il peut y avoir davantage de glucides, mais nous chercherons à optimiser en évitant de créer trop souvent un pic de glycémie.
Ici, c'est donc différent.
Dans le cas d'un cancer avéré, il faut suivre le plan proposé (80 % min. de MG) et anticiper la fonte de la masse musculaire avec un apport de protéines suffisant mais pas en excès* (excès si >15 %), pour reconstituer la masse musculaire. Or, la masse musculaire doit être entretenue par l'exercice, type cardio de préférence (75 % de la fréquence cardiaque maxi). On pratique donc tant que l'organisme suit. Ceux dont le cancer est détecté très tôt (avant la cachexie, soit l'affaiblissement généralisé) partent alors avec des chances de guérison augmentées. Ils peuvent alors mettre en place un régime adapté (cétose), une nouvelle approche de la vie (philosophie plus positive, exercice et détente). Notez que les personnes qui expriment leur empathie, s'extériorisent ont de meilleurs résultats encore. Trouvez-vous un exutoire, au besoin ... 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Edit: Un apport de protéines isolé (150 g de viande), donc sans glucides, mais avec des matières grasses si souhaité, peut entraîner un pic d'insuline. Ce que nous voulons éviter en cas de cancer.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


Observez les points gris (index insulinique) du yaourt et du poisson.
Source: G. Cousens - Soigner son diabète en 21 jours. p 129
Graphique issu de l'étude de Holt, Miller and Petocz. Pour 1000 KJ portion. Am J Clin Nutr 1997.
1.000 KJ = 239 K/cal.

À suivre : Les protéines

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L’aliment préféré du cancer: le sucre

Message  Mirzoune le Jeu 25 Aoû 2016 - 21:11

IG élevé (>70)
IG modéré
(entre 56 et 69)
IG bas (< 55)
Fruits
Dattes 103
Abricots frais 57
Melon 67
Cerises 63
Papaye 56
Banane bien mûre 65
Figues séchées 61
Raisins secs 64
Ananas 59
Abricots au sirop 64
Pêches au sirop 58
Pomme fraîche 38
Abricots secs 30
Pamplemousse 25
Raisin 53
Banane pas trop mûre 52
Kiwi 53
Poire 38
Orange 42
Jus de pomme sans sucre ajouté 44
Jus de pamplemousse sans sucre ajouté 48
Jus d’orange pur jus 50
Jus de tomate 38
Fruits oléagineux
  
Noix de pecan 10
Noix de cajou salées 22
Cacahuètes grillées salées 14
Légumes
  
Tous les légumes ont un IG bas voire très bas (<15)
Carottes crues 16
Carottes cuites 47
Légumineuses
  
Lentilles vertes séchées cuites à l’eau 48
Lentilles corail 26
Lentilles en conserve 48
Pois chiche secs cuits à l’eau 28
Petits pois 41
Soja et produits dérivés
  
Lait de soja enrichi en calcium 36
Yaourt au lait de soja et aux fruits 50
Tofu (ne contient pas de glucides)
Pomme de terre
Pomme de terre cuite au four 95
Purée de pomme de terre instantanée 83
Pomme de terre pelée bouillie 78
Pomme de terre nouvelle avec la peau bouillie 78
Frites 82
Pomme de terre avec la peau à la vapeur 65
Patate douce cuites 46
Chips 54
Céréales et produits dérivés
Baguette blanche 95
Baguette blanche (60 g) avec pâte à tartiner au chocolat (20 g) 72
Pain de mie blanc 70
Pain de mie complet 71
Biscotte blanche 68
Gaufres 76
Barquette abricot LU 71
Corn Flakes Kellogg’s 77
Corn pops Kellogg’s 80
Rice Krispies Kellogg’s 82
Smacks kellogg’s 71
Flocons d’avoine instantanés 82
Galettes de riz soufflé 85
Riz à cuisson rapide 6 min 87
Pain complet 65
Baguette blanche (60 g) avec beurre (10 g) et confiture de framboise (20 g) 62
Croissant 67
Bichoco Prince, BN 56
Flocons d’avoine traditionnels 59
Spécial K Kellogg’s 56
Riz blanc cuit à l’eau 64
Riz basmati 58
Gnocchi 68
Polenta 68
Pain intégral 49
Pumpernickel (pain noir allemand) 50
Biscuit sec petit beurre 50
LU P’tit déjeuner choc 42
All-Bran Kellogg’s 34
Muesli naturel 49
Macaroni 47
Vermicelles 35
Spaghettis cuiss. 10-15 min 44
Blé ebly cuisson 10 min 50
Riz brun 50
Pizza supreme Pizza Hut 36
Sodas, boissons
 
Coca-cola 63
Fanta orange 68
Bière 66
 
Sucres, sucreries, snack
Glucose 100
Confiseries 78
Sucre blanc (saccharose) 68
Barre chocolatée Mars 68
Chocolat au lait 64
Miel mélange commercial 62
Confiture 66
Fructose 10
Snickers 41
Twix 44
M&M’s 33
Sirop d’érable 54
Confiture d’abricot à teneur réduite en sucre 55
Nutella 33
Produits laitiers
 
Lait concentré sucré 61
Yaourt aux fruits pauvre en matières grasses 26
Lait entier 27
Lait demi-écrémé 30
Glaces 47
Viandes, œufs, produits de la mer
Aliments influençant peu la glycémie car ils contiennent peu voire pas de glucides


Et pour les aliments qui ne se trouvent pas sur ce tableau, il y a le lien vers le site Montignac. Tapez le nom de l'aliment: le moteur de recherche vous donne son indice glycémique, en prenant en compte les différentes formes (sec, frais, cru, cuit...) ainsi que des explications sur l'aliment
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Dernière édition par Mirzoune le Ven 26 Aoû 2016 - 12:46, édité 2 fois

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Jeu 25 Aoû 2016 - 23:56

Essayez le nouveau programme minceur basé sur l'index glycémique : Le Nouveau Régime IG (Elvire Nérin, coordinatrice).
Il est pas mal, mais je préfère le régime IG diabète du Dr Jacques Médart, nutritionniste. Aussi publié peu après par Thierry Souccar.
Je lirais les 2 en commençant par "Le nouveau régime IG", mais si je ne devais en choisir qu'un seul livre ce serait celui de Médart.

PS: Eclaircissons un point: Le régime cétogène est super en cas de cancer déclaré ou si vous souffrez d'inflammation (...).
Pour l'inflammation, nous pouvons obtenir le même résultat avec la diète intermittente (régime 5.2 ou Fast Diet). Le reste du temps, on mange méditerranéen. Vous ajoutez une touche perso avec les IG bas. Mais ce ne sera pas évident à gérer avec des céréales ou pseudo-céréales.
Il faut changer l'approche. Les 2/3 de l'assiettée sont remplis par des légumes...
Si vous voulez approfondir, en direction d'un modération des glucides, genre paléo ou IG bas, je lirais ensuite (après Médart):
 Le nouveau régime Atkins, Thierry Souccar Editions (rédigés par 3 médecins). 
ou sa version anglaise, du Dr Stephen Phinney et Dr Jeff Volek "The Art and Science of low carbohydrates". 2012. Il y a une version pour athlètes
"The Art and Science of Low Carbohydrate Performance"
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Avec ça, vous aurez les armes pour faire votre propre régime, et éventuellement évoluer vers le régime cétogène.
La diète cétogène reste un sujet assez toxique, et seuls les braves et les fous s'y aventurent ! a écrit:Dr Stephen Finney
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PS: La réponse apportée ne sera pas la même selon la situation et votre attitude face à la nourriture. Faites-vous votre propre idée, et tenez compte des contraintes ...

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Mirzoune le Ven 26 Aoû 2016 - 12:14

Luc a écrit:- Le régime cétogène est super en cas de cancer déclaré ou si vous souffrez d'inflammation (...).

- Pour l'inflammation, nous pouvons obtenir le même résultat avec la diète intermittente (régime 5.2 ou Fast Diet). Le reste du temps, on mange méditerranéen. Vous ajoutez une touche perso avec les IG bas. 

- Les 2/3 de l'assiettée sont remplis par des légumes...


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Ratio de protéine et cétose

Message  Luc le Ven 26 Aoû 2016 - 18:47

Les protéines – Nutriment clé

Le cancer entraîne souvent une fonte de la masse musculaire car les cellules cancéreuses, même si elles préfèrent le glucose, sont capables de se nourrir en pompant leur carburant au niveau des acides aminés et des acides gras (fraction glycérol). Presque tous les acides aminés peuvent être transformés en glucose (néoglucogenèse). Mais cela se fait en mode survie, et non plus en mode croissance.

Il est important de veiller à un apport suffisant de protéine pour le turn-over / l’entretien de la musculature. Cependant, une consommation élevée de protéine, surtout si elle n’est pas accompagnée de MG, conduit à une réduction de la production de cétones.

Le régime cétogène n’est donc pas un régime hyperprotéiné.

Si l’apport de protéine dépasse les besoins et / ou la capacité de l’organisme à assimiler, il y aura conversion de l’excès  en triglycérides et stockage dans le tissu adipeux.

NDLR: Selon la nature des AG de votre alimentation (présente et passée), un excès d’AG circulant (FFA) entrainera une sécrétion de sérotonine si vous avez stocké les AGPI (ce qui est le cas, en général) ; et tant la sérotonine que les acides gras insaturés supprimeront la respiration mitochondriale, exacerbant l’hypoglycémie si vous manquez de carburant disponible (glucose) ou si vous convertissez mal au niveau du foie (cétones).

Les FFA vont stimuler la libération de cytokines, activant divers processus immunologiques et inflammatoires. Ils engendreront alors des vaisseaux sanguins fragiles et perméables, créant un œdème et cela induira les premières étapes de la fibrose. L’adrénaline et la sérotonine stimuleront la libération de cortisol, ce qui mobilisera des acides aminés à partir des tissus en cas de besoin. Ces muscles contiennent une grande quantité de cystéine et de tryptophane, qui, entre autres effets, déprimeront la thyroïde. Le tryptophane accru, en particulier en présence d’acides gras libres, est susceptible d’être converti en sérotonine supplémentaire, étant donné que les acides gras entraînent la libération de tryptophane de l’albumine (le chat se mord la queue).

Les acides gras libres (FFA) et une augmentation de la sérotonine réduisent l’efficacité métabolique (menant à la résistance à l’insuline, par exemple) et promeuvent un état inflammatoire. 

Lire aussi, le lien entre le tryptophane et la sérotonine en excès, qui entraîne un vieillissement prématuré.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Ratio protéines (NDLR)
Le ratio de protéines peut aller de 0.8 g/Kg de poids corporel à 2.4 g dans un régime cétogène.  C'est proportionnel (interaction entre le niveau de glucides et de protéines).
Observez le triangle gris - bleu WFKD (Well-Formulated Ketogecic Diet) (10 à 30 % de protéines ou 0.8 à 2.4 g/kg de poids corporel).
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Source : Dr. Stephen Phinney
=> 0.8 g de protéines (10 %) et 20 % de glucides.
=> 2.4 g de protéines (30 %) et 3 - 5 % de glucides.

On adapte progressivement aussi le ratio de MG : 25 – 40 – 60 – 75 / 80 % pour éviter des problèmes ...

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 9:43

Les glucides – Un nutriment secondaire

Les fibres sont des glucides peu assimilables par les humains (cellulose, inuline) et sont répertoriées à part dans la composition d’un produit, au contraire des USA (inclus dans le total des  « carbohydrates »). Elles sont acceptées et même recommandées dans un régime cétogène afin d’améliorer le transit intestinal (constipation).

Les fibres constituent un nutriment important pour les bactéries hébergées dans notre intestin. Après leur dégradation par ces bactéries, elles ne laissent dans l’organisme que des acides gras, pas de sucre. Ces acides gras constituent une source importante d’énergie pour les cellules du côlon et inhiberaient la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses de l’intestin. À ce jour, on ne leur connaît pratiquement que des effets bénéfiques sur notre santé.

Mais la fermentation des fibres par les bactéries intestinales produit des gaz tels que le dioxyde de carbone, le méthane ou l’hydrogène, ce qui peut déclencher de forts ballonnements, surtout tant que l’intestin est en phase d’adaptation. A chacun(e) donc de faire ses propres expériences pour trouver les aliments riches en fibres qui lui conviennent.

La quantité de glucides assimilables - c’est-à-dire de sucre et de féculents — que l’on peut consommer dans le cadre d’un régime cétogène diffère d'une personne à l’autre. On pourrait totalement s’en passer, après une période d’adaptation.
NDLR: La période d'adaptation va généralement de 2 à 4 semaines, mais cela peut monter à 6 semaines pour les sportifs car il faut laisser le temps à l’organisme d’adapter la quantité d’enzymes requis pour produire des corps cétoniques / des cétones.

Quels glucides choisir ?

Les glucides assimilables doivent être choisis selon les trois critères suivants :

- des aliments relativement pauvres en glucides, comme les noix, les amandes, les noisettes.

-  des petits fruits qui apportent un plus, comme les myrtilles et les framboises. De plus, elles assouvissent l'envie de fruits. Consommez en quantités modérées, c’est-à-dire à raison de 25 à 50 g par portion, pas plus. Mais pas en phase d'attaque.

- Ne renoncez pas à un plaisir qui vous est cher. Si votre qualité de vie dépend d’un café noir adouci d’un morceau de sucre ou d’un verre de vin / bière par jour, ne vous interdisez pas ce plaisir, mais pensez à retrancher ailleurs les glucides ainsi consommés.

NDLR: La bière est faite à base d'orge / houblon, donc ce n'est pas SGSC, mais il existe des bière Sans Gluten.

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mal de tête et constipation

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 9:54

Addendum
Avec ce type de régime (riche en lipides), il faut veiller à un apport suffisant de fibres afin d'éviter des problèmes de constipation. Pas de problème en général à ce niveau si vous mangez des légumes verts. Mais on y va par palier, pour habituer les intestins. Donc inutile de vous mettre la pression tout de suite avec les glucides. D'autant que vous allez progressivement devoir monter les lipides, par palier: 25 - 40 - 60 - 80 %.
Un point important aussi: Il faut veiller à un apport suffisant de sel, si vous mangez du fait-maison, afin d'éviter les maux de tête. Sinon, vous aurez un problème avec l'hormone aldostérone qui va entraîner de la rétention (vasoconstriction, œdème possible). 1/2 cuillerée à thé de sel de mer (cristaux) matin et soir dans un potage vous permettra d'éviter ce problème.
Comme vous aurez mangé des légumes, avec un apport ad hoc de potassium, il n'y aura pas de problème. Ratio entre 1/1 et 1/4 visé (rapport sodium/ potassium).

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:29

15. Les aliments qui conviennent au régime cétogène (p135)
Dans le régime cétogène, l’idée est de manger aussi peu de glucides que possible et de les remplacer principalement par des matières grasses. Le principe est assez simple, mais comment le mettre en pratique au quotidien ?

Les meilleures sources de matières grasses

L’éventail des aliments à la fois riches en matières grasses et savoureux est suffisamment vaste pour vous permettre d’avoir un régime varié. Notre expérience de ce mode d’alimentation nous a permis d’établir un palmarès des meilleurs aliments riches en matières grasses.

L’avocat
La cuisine cétogène est très économe en fruits. Il existe néanmoins quelques exceptions - dont une de premier plan : l’avocat ! D’un point de vue botanique, celui-ci est en effet un  fruit, et on peut d’ailleurs le consommer à peu de choses près comme une pomme ou une poire. Coupé en dés et arrosé d’un peu de jus de citron fraîchement pressé, il peut se déguster seul. Il peut aussi être l’ingrédient principal d’une salade de fruits, accompagné de quelques baies, tranches de papaye, et d’un yaourt à la grecque ou de fromage blanc auquel vous aurez ajouté de l’huile de lin ou de coco. Tout cela vous semble peut-être assez léger en graisses mais en réalité, l’avocat est gorgé de matières grasses - 23,5 % - qui fixent une grande quantité de minéraux, tandis qu’il ne contient pratiquement pas de glucides. Ses principaux composants sont l’acide oléique dont nous avons déjà souligné les vertus et l’acide palmitique, un acide gras saturé. Tous deux conviennent parfaitement à l’alimentation cétogène. Sa teneur élevée en potassium est également un atout de l’avocat car le régime cétogène entraîne une élimination accrue de potassium par les reins. Il est donc bon de veiller à augmenter l’apport de ce nutriment par l’alimentation.

Culinairement parlant, l’un des avantages de l’avocat est sa saveur assez discrète, associée à une forte présence de matières grasses qui jouent un rôle d’exhausteurs d’arômes. Cela permet, selon les autres ingrédients auxquels on l’associe et la façon dont on l’assaisonne, de l’utiliser au choix pour des préparations salées ou sucrées, sans qu’il ne soit trop dominant.

- Les plus : potassium, zinc, cuivre, manganèse, fluor, flavonoïdes, traces de choline

- PLG : 1,9/23,5/0,4  (G 0.4 à 0.7)

PLG selon Canada Santé : 2.0/14.7/8.6 (type Hass) => 8.6 Total glucides, dont 6.7 g de fibres, soit 1.9 g de glucides nets. => 2.0/14.7/1.9 en réalité.

Acides gras 14.7 g (!)

AGS 2.1

AGMI 9.9

AGPI 1.9, dont 1.8 w6 et 0.1 w3

NDLR1 : Comme les caroténoïdes sont concentrés près de la pelure, il est primordial de bien le peler (raser près de la pelure).

NDLR2 : Je mange en général ½ avocat, dans une salade avec crevettes (et 1 œuf dur, en option). Pour bien conserver le demi-avocat restant, je laisse le noyau attaché. Ainsi, il se conserve bien, sans noircir, jusqu’au lendemain, voire 36H.

Suite sur le post suivant

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:31

La noix de macadamia
Cette noix est la « reine des noix » avec ses 76 % de matières grasses ! Entière, elle peut se manger en en-cas, nature ou salée. Hachée ou moulue, crue ou grillée, elle agrémente de multiples façons salades, mueslis, sauces, dips, poêlées ou pâtes diverses (à tarte, à gâteau, etc...). Elle contient beaucoup de protéines, assez peu de glucides, et son goût est délicieux ! Les principaux acides gras qu’elle contient sont l’acide oléique, l’acide palmitoléique (tous deux mono-insaturés) et l’acide palmitique (saturé). La noix de macadamia est par ailleurs riche en potassium (pour en savoir plus sur l’intérêt de ce dernier, voir fiche « avocat » ci-dessous) et contient également du sélénium, un nutriment assez rare sous nos latitudes (la noix du Brésil est une autre source précieuse de matières grasses et de sélénium), ainsi que du manganèse, du cuivre, du zinc et de la choline, cette dernière étant notamment utile pour le système nerveux et le foie.
- Les plus : magnésium, potassium, sélénium, fluor, manganèse, cuivre, zinc et choline.
- PLG : 7,3/76,5/0

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:31

Noix de coco, lait et huile de coco

La noix de coco peut se consommer de multiples façons : fraîche, on la mange coupée en morceaux ; séchée, \ sous forme de lamelles ; en cuisine et en pâtisserie, on l’utilise râpée, en  flocons. D’un point de vue botanique, cette « noix » est en réalité un fruit à noyau riche en matières grasses. Comme nous l’avons déjà évoqué précédemment, ce fruit présente l’avantage d’une haute teneur en triglycérides à chaîne moyenne (66 % de TCM, ndlr) : ces acides gras saturés sont plus courts que l’acide oléique ou que l’acide palmitique, et le foie les transforme très rapidement en cétones, ce qui est positif pour passer ou rester en cétose. En outre, les produits issus de la noix de coco apportent à l’organisme du potassium, du manganèse, du zinc et du sélénium. On peut utiliser le lait et la crème de coco pour agrémenter les soupes ou les desserts. Pure, la graisse (ou huile) de coco est idéale pour faire revenir des aliments, mais elle s’utilise aussi pour confectionner pâtisseries et desserts. C’est l'une des matières grasses incontournables de la cuisine cétogène. De même que la noix de coco séchée, râpée ou en lamelles, on trouve de l’huile de coco dans les supermarchés bien achalandés, en magasin bio ou sur Internet. Une noix de coco fraîche est un pur délice - mais pas toujours facile à trouver... ni à ouvrir ! Et les noix de coco que l’on trouve dans le commerce prennent beaucoup de place dans le sac à commissions pour n’offrir, bien souvent, qu’une quantité décevante de pulpe. La noix de coco séchée et la graisse de coco contenant des huiles très stables, elles se conservent sans problème. L’eau de coco vendue en bouteille ou en brique est riche en minéraux, mais contient environ 5 g de sucre pour 100 ml.

- Les plus : potassium, fer, manganèse, zinc, sélénium, traces de choline

- PLG : 3,9/36,5/4,8

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:34

Sardines à l’huile et autres poissons gras
Les poissons de mer gras conservés à l’huile offrent une association idéale de matières grasses et de protéines - et un avantage pratique : lorsqu’on est pressé(e), on peut les manger directement dans la boîte ! Si le poisson est conservé dans de l’huile de tournesol, cette dernière ne doit pas être consommée car elle contient une quantité assez élevée d’acides gras oméga-6 (et ceux-ci favorisent l’inflammation). Mais les sardines, notamment, sont souvent conservées dans de l’huile d’olive - et celle-ci peut être mangée sans problème.
Dans le cas des sardines millésimées, qui sont un produit de qualité supérieure, il est même recommandé de manger le contenu entier de la boîte. Les poissons de mer gras ont un profil d’acides gras intéressant, avec une forte teneur en acides gras oméga-3 particulièrement faciles à assimiler pour l’organisme. Les poissons frais ou surgelés sont également intéressants. Le saumon et le maquereau ont eux aussi une teneur élevée en matières grasses, ainsi que certains poissons d’eau douce tels que le silure et l’anguille. Par ailleurs, les poissons de mer gras sont des sources de vitamines ou de minéraux tels que le fer, ainsi que d’oligoéléments, notamment de sélénium et d’iode.
- Les plus : acides gras oméga-3, vitamine B12, fer, sélénium, choline
- PLG pour les filets de hareng à l’huile : 14,3/31,3/0
- PLG pour les sardines à l’huile : 15,2/23,1/0 (+ un apport de calcium très intéressant, ndlr)
- PLG pour le saumon fumé : 22/11/0

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:38

Le beurre
Dans une proportion un peu plus faible que l’huile de coco, le beurre contient des TCM qui favorisent le passage en cétose. Il apporte principalement de l’acide palmitique saturé ainsi que différents acides gras insaturés, auxquels s’ajoutent des acides gras très digestes et de plus petite taille appelés acides gras à chaîne courte. La graisse du lait, et par conséquent aussi le beurre, contient une grande quantité d’autres acides gras, notamment des acides gras oméga-3. Leur composition exacte dépend de la nourriture et du mode d’élevage des vaches laitières. Le beurre frais provenant du lait de vaches élevées en plein air et nourries à l’herbe et au foin présente un excellent profil d’acides gras. Mais attention : l’association Greenpeace a analysé des produits étiquetés « beurre de pâturage » dans lesquels elle a trouvé des teneurs en acides gras incompatibles avec une alimentation à base d’herbe ! Dans la mesure du possible, essayez donc d’obtenir des renseignements concrets et choisissez un producteur en qui vous pouvez vraiment avoir confiance (vous trouverez des informations auprès d’associations de consommateurs telles que l’UFC-Que Choisir, etc.).
N’hésitez pas à décliner la tartine classique en version « céto » : une tranche de pain protéiné pauvre en glucides généreusement beurrée est un en-cas parfait dans le cadre de l'alimentation cétogène. Mais vous pouvez aussi manger un morceau de beurre seul ou étalé sur un morceau de fromage, ou vous régaler de beurre aux herbes en accompagnement de légumes, de viande ou de poisson. Le beurre peut également servir à faire cuire à feu doux les aliments sensibles à la chaleur.
Sachez enfin que contrairement à une idée reçue, la consommation de beurre entraîne un risque minime d’augmentation des taux de cholestérol.
- Les plus : acides gras à chaîne moyenne (TCM) et à chaîne courte, vitamine A
- PLG : 0,7/83,2/0,6

NDLR: Prenez du beurre cru, sinon ce n'est pas la peine... Si vous mangez SGSC, vous faites votre ghee vous-même (beurre clarifié).

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

Message  Luc le Sam 27 Aoû 2016 - 13:42

La crème

Partout où jusqu’à présent, vous utilisiez du lait, vous allez désormais utiliser de la crème, car le lait contient trop de glucides (lactose) et trop peu de matières grasses. La crème peut s’utiliser pour le café, les soupes, les sauces, les smoothies, etc. Vous pouvez également en ajouter à du fromage blanc entier pour augmenter sa teneur en matières grasses ou la mélanger à un gélifiant (gélatine ou agar-agar) pour confectionner des desserts que vous adoucirez avec un édulcorant, de la stevia par exemple, de la cannelle, etc. Il existe des crèmes avec différentes teneurs en matières grasses, mais la plus courante en contient 30 %. La crème d’Isigny est une crème fraîche épaisse qui contient au moins 35 % de M.G. et la crème double en contient, elle, au moins 40 %. En France, il est malheureusement très difficile de trouver de la « clotted cream », une crème épaisse anglaise très ferme, riche de 55 % de M.G.
IL en va de la crème bio comme du beurre : lorsqu’elle provient d’animaux nourris à l’herbe, elle constitue une source de graisses à chaîne courte et de TCM et apporte à l’organisme une série de vitamines liposolubles, dont une forte proportion de vitamine A.
- Les plus : acides gras à chaîne moyenne (TCM) et à chaîne courte, vitamine A.
- PLG : 2,5/30/3,2
NDLR; Pas de crème issu du lait dans un régime SGSC. Vous la remplacerez avantageusement par du lait de coco 15 % de MG. Vérifiez les ingrédients beurk  Wink 

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Re: Le régime cétogène contre le cancer

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