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Chine & crise alimentaire ? Surchauffe ?

2 participants

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Chine & crise alimentaire ? Surchauffe ? Empty Chine & crise alimentaire ? Surchauffe ?

Message  Luc Mar 2 Nov 2021 - 8:09

1ère partie
Chine & crise alimentaire ?
Surchauffe ?
Le mois dernier, les prix de 28 denrées alimentaires étaient en hausse de 16% par rapport au mois précédent (s'appuyant sur des données officielles). Après avoir  invité les Chinois –1,4 milliard d’habitants – à éviter le gaspillage alimentaire, avec des accents moralisateurs  (discours du 11 août dernier), le président chinois Xi Jinping a qualifié le gaspillage alimentaire de choquant et  désastreux.
Tout ça est bien légitime et pourrait également s’appliquer aux foyers occidentaux…
Récoltes calamiteuses
Au-delà du gaspillage, c’est à la sécurité alimentaire du pays que Xi Jinping s’attache. Cet été, des cultures ont été ravagées par les plus fortes inondations qu’a connues le pays depuis plus de soixante-dix ans. Selon le South China Morning Post, 27 des 31 provinces chinoises ont été touchées, notamment celles bordées par le Yangzi, le plus long fleuve du pays.
Appétit pour la viande
Avec un niveau de vie et une urbanisation croissants, le régime se heurte aux nouvelles habitudes de consommation. Les Chinois se sont tournés massivement vers les produits importés, après les scandales sanitaires des années 2000. Mais surtout, ils remplacent de plus en plus les céréales par la viande. D’après le Centre américain d’études stratégiques et internationales note, la consommation de viande est passée de 7 à 86, 5 millions de tonnes entre 1975 et 2018, avec près de 65 % de porc.
Approvisionnement alimentaire mis en péril ?
Les Chinois appelés à stocker la nourriture
Par Le Figaro avec AFP 02/11/2021
L'avis affiché lundi sur le site Internet du ministère du Commerce ne précise pas la raison de cet appel ni si le pays est menacé de pénurie alimentaire.
Le gouvernement chinois a appelé la population à constituer des réserves de nourriture, au moment où le pays tente de combattre un regain épidémique limité qui perturbe les communications. Un avis affiché sur le site Internet du ministère du Commerce lundi 1er novembre au soir invite «les ménages à stocker une certaine quantité de produits de première nécessité afin de faire face aux besoins quotidiens et aux cas d'urgence». L'avis ne précise pas la raison de cet appel ni si le pays est menacé de pénurie alimentaire.
Le ministère appelle aussi les différentes autorités locales à faciliter la production agricole et les flux d'approvisionnement, à surveiller les réserves de viande et de légumes et à maintenir la stabilité des prix. Au plus fort de l'épidémie de Covid-19 en Chine au début de 2020, les chaînes d'approvisionnement avaient été perturbées par la mise en quarantaine de plusieurs parties du pays et le blocage de nombreux axes routiers.
Catastrophes naturelles
À l'approche des Jeux olympiques d'hiver à Pékin en février prochain, le pouvoir redoute une nouvelle flambée épidémique et a pris ces dernières semaines des mesures radicales à la suite de l'apparition de foyers sporadiques de Covid-19 dans le nord du pays. Au moins 6 millions de personnes ont été confinées, notamment dans la grande ville de Lanzhou, à 1.700 km à l'ouest de Pékin. Le nombre de cas constatés reste cependant très bas par rapport aux bilans enregistrés dans le reste du monde. Seuls 71 nouveaux cas de contamination ont été annoncés mardi pour les dernières 24 heures, après 92 cas lundi, soit le décompte national le plus lourd depuis la mi-septembre.
Eviter la surchauffe de l’économie
Énergie: les coupures d'électricité nationales menacent la croissance en Chine.   
Pékin a demandé aux groupes nationaux de gaz et d’électricité de constituer "à tout prix" des stocks pour l’hiver. Le vice-Premier ministre, Han Zheng, leur a même enjoint d’augmenter les importations de gaz naturel liquéfié… une denrée également très demandée en Europe. 
Couper les feux de circulation pour économiser l’électricité
Si la Chine est prête à payer sans compter pour son approvisionnement en gaz, c’est parce qu'elle fait face à sa propre crise énergétique depuis quelques semaines. Des coupures de courant ont été constatées dans plus de vingt provinces administratives sur les 32 que compte le pays. “Les grandes et riches provinces industrielles du Sud comme Guangdong ainsi que les régions minières du Nord-Ouest ont institué des mesures de rationnement d’électricité qui ont provoqué une vive inquiétude parmi la population et ont menacé de plonger l’économie dans le chaos”, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La Chine s’est habituée, ces dernières années, à voir une partie de ses usines fermer temporairement pour économiser de l’énergie à l’approche de l’hiver. Mais cette fois-ci, des quartiers résidentiels sont également affectés par des coupures de courant, ce qui "ne s’était pas produit depuis près d’une décennie",[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La situation est à ce point tendue dans certaines régions que des villes "ont dû éteindre les feux de circulation afin d’éviter un effondrement du réseau électrique", raconte encore le South China Morning Post. 
Les tensions sur les marchés chinois et européens de l’énergie ont une même origine : "Dans les deux cas, c’est lié à la reprise économique. Les usines se sont remises à tourner à plein régime, ce qui entraîne une forte hausse des besoins en électricité que l’offre en énergie ne peut assouvir", explique Xin Sun, spécialiste de la politique économique chinoise au King’s College de Londres, contacté par France 24.
Fin de la 1ère partie.
                                                                           x 
Seconde partie
Analyse économique (Focus Test-Achats Invest – 25/10/2021)
NDLR : Tachons de comprendre ce qui se cache derrière les « manœuvres » du chef de l’Etat chinois. La Chine souhaite atterrir en douceur car la croissance à 2 chiffres ne peut pas perdurer indéfiniment. Cela relève d’une saine gestion.
Le ralentissement de la Chine pèsera sur le monde entier
Suite aux problèmes d’approvisionnement en énergie et aux incertitudes sur le marché immobilier, la croissance chinoise a fortement ralenti au 3e trimestre. Pragmatique, Pékin fera tout pour éviter un passage à vide de son économie, qui impacterait le monde entier. Dans ce contexte, comment réagir en tant qu’investisseur ?
Une tendance de fond
La méforme chinoise au 3e trimestre (+4,9 % « seulement » de croissance annuelle) est due à un improbable concours de circonstances : les problèmes d’approvisionnement en énergie (qui ont pesé sur les capacités de production) et les déboires du géant immobilier Evergrande (qui ont pesé sur les achats de logements). Mais fondamentalement, la croissance chinoise ralentit depuis plusieurs années. Ce qui est somme toute normal. Anticiper 8 % de croissance comme ce fut le cas par le passé reviendrait à ajouter chaque année l’équivalent du PIB de l’Indonésie ou du Mexique ! Un rythme intenable. La Chine est donc appelée à un ralentissement, et son profil démographique vieillissant le rend inévitable. Longtemps, Pékin l’a retardé, en poussant le crédit à tout va et en pariant sur l’infrastructure.
Mais maintenant qu’elle change son fusil d’épaule, s’accommodant d’une moindre croissance, elle devra faire preuve de doigté dans la gestion de la situation.
Un acteur commercial majeur
Certains voient en ce ralentissement une bonne nouvelle, un signe que la menace chinoise à la suprématie occidentale sera éphémère. Peut-être. Mais ce qui est certain, c’est que la Chine a été le gros moteur de la croissance mondiale depuis le début du siècle. Si elle rentre dans le rang, c’est la planète entière qui croîtra (et s’enrichira) moins vite.
En 2019, le commerce extérieur chinois représentait 4 200 milliards USD. Premier exportateur du monde (14 % de l’ensemble des exportations), le pays est aussi le 2e importateur (9 %). Et la pandémie n’a fait que renforcer son rôle. Une Chine moins dynamique impactera le monde entier.
Graphique : La croissance chinoise (sur un an). Suite aux problèmes d’approvisionnement en énergie et aux doutes sur l’immobilier, la Chine a fort ralenti au 3e trimestre.
Un marché très convoité
La forte croissance de la Chine a fait d’elle un pays importateur très convoité par le monde entier, dans un grand nombre de secteurs (luxe, automobile, aéronautique, chimie, machinerie, équipement). Depuis 2017, elle est aussi devenue importateur n°1 mondial de pétrole, devant les USA. Elle est aussi très active dans le gaz, avec de nombreux projets de construction de gazoducs. Consommant ±50 % des matières premières extraites dans le monde, la Chine est aussi très importante pour les mines, et notamment les métaux de base. Son immense appétit fait le bonheur de pays tels que l’Australie, le Brésil ou l’Afrique du Sud. A noter enfin que les deux pays à partir desquels la Chine importe le plus sont la Corée du Sud et le Japon. La Chine est un gros importateur de produits semi-finis, assemblés ensuite sur ses chaînes de production avant d’être vendus. Elle est donc partie intégrante de la chaîne de production de ses deux voisins. De ce fait, les déboires chinois contribuent à la méforme des actions coréennes et nippones ces derniers mois.
Au coeur de la transition verte
Si le rôle de la Chine en tant que pays importateur est important, celui d’atelier du monde est carrément l’une des pierres angulaires de l’économie mondiale. Depuis que le pire des restrictions liées à la pandémie est passé, la Chine a bien du mal à suivre la flambée de la demande pour ses biens de consommation. Un peu partout, les chaînes d’approvisionnement et de production sont sous tension. Et ce phénomène pourrait bien être suivi d’une stagnation de la capacité de production chinoise, liée à la transition énergétique, qui se précise là aussi. Toujours très dépendante du charbon, la Chine tente à son tour la transition verte, plusieurs régions du pays ayant décidé d’objectifs assez stricts en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Or, depuis l’imposition de critères environnementaux plus sévères en Europe et aux USA, c’est vers la Chine, souvent moins regardante, que se sont déplacés certains processus industriels très polluants, pourtant nécessaires à nos économies. Les terres rares, nécessaires à la fabrication de semi-conducteurs, aux énergies renouvelables, à l’automobile ou à l’électronique sont à 80 % produites en Chine. Les panneaux solaires proviennent  aussi à 80 % de Chine. Quant aux éoliennes, la Chine compte 7 des 10 plus gros producteurs au niveau mondial. Elle domine en outre le secteur des batteries, nécessaires au stockage d’énergie et donc essentielles pour les énergies vertes ou les véhicules électriques. Bref, la Chine est au coeur de la transition énergétique, qui ne sera pas possible sans elle. Elle restera donc un acteur majeur dans ces secteurs et technologies, parmi les plus prisés de la planète. Voilà qui constitue un atout considérable pour son économie et ses marchés d’actions. Bref, à l’heure qu’il est, la Chine est incontournable en tant que fournisseur de matières premières et produits dont le monde ne saurait se passer. Une transition vers une chaîne de production moins sino-dépendante prendra des décennies, d’autant plus qu’au-delà des capacités de production en Chine, le pays contrôle aussi une part importante des ressources nécessaires à ces produits. Voilà le résultat d’une vision stratégique à long terme, qui fait défaut à bien d’autres grandes économies.
Nos recommandations 
Les autorités chinoises privilégiant à tout prix la stabilité (économique, financière et sociale), il y a fort à parier qu’elles feront preuve de pragmatisme pour gérer au mieux l’inévitable atterrissage de l’économie. S’il ne fait aucun doute que le monde s’enrhumerait si la Chine devait éternuer (référence à l’adage bien connu pour les États-Unis), nous pensons que Pékin fera tout pour éviter ce scénario qui ne serait souhaitable ni pour elle, ni pour le reste du monde. Dès lors, même si le ralentissement chinois semble inévitable à terme, cette économie devrait continuer de s’avérer plus dynamique que d’autres à court et moyen terme. Nous continuons donc d’investir en Chine dans le cadre de nos portefeuilles équilibré et dynamique (5 %). 
(…)
Suivent des recommandations d'investissement selon le profil de l'investisseur.

_________________
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Chine & crise alimentaire ? Surchauffe ? Empty Si la Chine éternue, ...

Message  Luc Sam 6 Nov 2021 - 10:54

Les coupures d’électricité pourraient faire disjoncter l’économie chinoise
La chine est la 2ème économie mondiale, a un impact majeur sur le Japon (3ème économie mondiale) et sur la Corée. Si la Chine éternue, ...
Fait pas bon vivre en Chine pour le moment …
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Le quartier d'affaires de Pékin dans un brouillard de pollution, le 5 novembre 2021 en Chine. 
La ville de Pékin a fermé vendredi ses cours de récréation pour cause de pollution atmosphérique, au moment où la Chine accroît sa production de charbon en pleine COP26 sur le changement climatique.

Le résumé
§  Après l’épidémie de covid et les longs mois de confinement, c’est au tour des matières premières de voir leur prix exploser.
§  Les problèmes d'électricité en Chine contribuent ainsi en partie à la hausse des prix partout dans le monde, notamment en Europe et en Asie.
§  Les analystes s'attendent à ce que ce rationnement de l'électricité persiste au moins jusqu'au printemps prochain 2022
§  La difficulté de Pékin à garder les lumières allumées constitue un défi majeur pour le président Xi Jinping.
Source : L’Echo 06/11/21



Depuis un mois, l’usine du monde tourne au ralenti en raison de pénuries d’électricité et d’une volonté mal maîtrisée des autorités de contrôler les émissions carbone. Toutes les chaînes mondiales d’approvisionnement sont affectées.
La nuit tombe tôt sur la zone industrielle de Taizhou, une cité sans charme à 250 kilomètres au nord de Shanghai. "L’éclairage public a été supprimé dans tout le quartier, explique Li Zhang la mine renfrognée. C’est sûr que la nuit on dirait une ville fantôme".
Ce patron d’une usine de motocyclettes emploie cinq cents ouvriers dans un vaste hangar au sud de la ville. "Aujourd’hui c’est un jour sans électricité, explique-t-il, alors personne n’est là, regardez autour de vous, c’est désert, ça me rend triste. Cela devrait durer 48 heures et ensuite, normalement, on pourra reprendre le travail pour trois jours… j’espère, souffle-t-il comme abattu. C’est la mairie qui nous envoie les instructions. Au début elle coupait le courant sans prévenir, mais c’était impossible de s’organiser, au moins maintenant nous recevons une notice un peu à l’avance et je peux mieux gérer le travail de mes ouvriers".
Bon an, mal an, Li s’organise, tout comme la dizaine d’usines installées dans la zone. Les jours avec courant, les ouvriers peuvent travailler 15 heures d’affilée. Personne ne rechigne à la tâche car beaucoup sont payés à l’heure. "Je vais perdre au moins 40% de mes revenus cette année, explique l’un des ouvriers logés dans un dortoir à proximité de l’usine. Si je ne fais pas d'heures supplémentaires, je ne gagne pas d'argent. La semaine dernière on a travaillé jusqu’à minuit, c’est épuisant mais on n’a pas le choix. J’espère que la situation va revenir bientôt à la normale".
Explosion du prix des matières premières
"Je fais fabriquer à Taizhou dix mille motos par an pour les envoyer en Algérie", explique Mario Chevalier. Ce Français installé en Chine tente de manœuvrer entre les restrictions sanitaires et la pénurie d’électricité pour livrer ses clients dans les temps. Après l’épidémie de covid et les longs mois de confinement, c’est au tour des matières premières de voir leur prix exploser sans compter le coût du transport. Alors là, avec ces coupures d’électricité, c’est le coup de massue. "Heureusement que les usines chinoises s’adaptent et sont capables de travailler dès que le courant est rétabli, même la nuit", explique le jeune entrepreneur, patron de E&B Trading et l’un des derniers agents d’approvisionnement européens installés dans cette région. "L’autre souci est la hausse des prix du fret, un containeur pour l’Europe me coûte huit fois plus cher qu’il y a un an et demi et si on ajoute cela à la hausse des coûts de production une moto me revient presque deux fois plus cher qu’en 2020".
C’est à Yiwu, à quatre cents kilomètres plus au sud qu’il a posé ses valises il y a 15 ans. Yiwu, le plus grand marché de gros de la planète est surnommé "le supermarché du monde". Ce complexe tentaculaire de 4 millions de mètres carrés où l’on trouve de tout, jouets, décorations, meubles, textile, est le cœur de cette région tournée exclusivement vers le commerce. Un véritable baromètre de l’économie mondiale.
Désertion des acheteurs étrangers
Au pas de charge, Mario traverse les couloirs déserts, "il faudrait au moins trois ans pour faire le tour en passant cinq minutes dans chaque boutique", plaisante-t-il. "En ce moment, il n’y a plus aucun acheteur venu de l’étranger, tout se fait via internet et ça se ressent sur l’activité, c’est plutôt calme en ce moment."
Victimes eux aussi des pénuries de courant, les escaliers roulants et la climatisation ont cessé de fonctionner dès le mois d’octobre, et les vendeurs roupillent dans leurs boutiques sous une chaleur étouffante, il faisait encore 35 degrés au mois d’octobre à Yiwu. Les travaux d’agrandissements avancent au ralenti mais tout devrait reprendre normalement l’an prochain, assurent les responsables du marché qui misent sur une réouverture des frontières dans la seconde moitié de 2022.
Habituellement en cette période de l’année, le marché est rempli d'étals animés et couverts de décorations de Noël, de jouets et de sacs bon marché. 95% des décorations de Noël viennent de Chine. Mais le "marché international de Yiwu" fonctionne au ralenti, tout comme l’économie chinoise. "Certaines boutiques ont du mal à payer leur loyer", explique Mario.
"Je n’ai pas vu un seul visiteur étranger depuis presque deux ans, raconte une vendeuse de guirlandes électriques. Avant ils faisaient presque la queue devant ma boutique et je vendais dans le monde entier, aux États-Unis, en Europe, en Russie. Mais avec la pandémie tout s’est arrêté brutalement".
Les frontières de la Chine sont fermées depuis 18 mois et les grandes foires commerciales de Canton et Yiwu ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes.
À une encablure du marché, dans la zone industrielle de Yiwu, les propriétaires d'usines font eux aussi grise mine et craignent de nouvelles perturbations de la production au milieu du bourdonnement des générateurs, qui tournent 24 heures sur 24 pour alimenter les machines. "Certains générateurs se louent 10.000 dollars par mois, explique le propriétaire d'une petite usine d'emballage. C’est devenu trop cher, mais les gens n'ont aucun moyen de gagner leur vie si on leur coupe le courant." Son atelier ne fonctionne qu'à 50% en raison des restrictions d'électricité, car c'est le diesel qui fait tourner les générateurs lui coûte trop cher.
"C’est un vrai désordre, reprend-t-il. Les prix des matières premières montent en flèche, les salaires des ouvriers ne cessent d'augmenter et les loyers grimpent, comme tous les prix d’ailleurs, mais la production est limitée et nos revenus diminuent. Je ne vois pas beaucoup de solution. Si rien ne change avant la fin de l’année je vais devoir licencier du personnel et même peut-être fermer l’usine".
La réduction des capacités de production et la hausse du coût des matières premières ont contraint les usines à cesser de prendre des commandes urgentes. À lui seul, le prix du PVC a augmenté de plus de 50 % par rapport à l'année dernière. "En temps normal mes clients ont un mois pour signer le bon de commande mais actuellement il faut le faire en 2-3 jours car les prix changent très vite et les devis aussi, explique Mario Chevalier. Les prix des matières premières et du fret ont encore augmenté en octobre et on verra l’impact sur les prix à la vente en Europe dès le printemps prochain", assure-t-il.
Les prix de production au plus haut depuis 25 ans
Toutes ces difficultés cumulées expliquent que les prix à la production en Chine sont au plus haut depuis vingt-cinq ans et les carnets de commande risquent d’en pâtir. Les industriels chinois, qui avaient profité jusqu'ici d'une reprise rapide et forte de l’économie mondiale, tirent aujourd'hui la langue.
"Pénurie de composants, pénurie d'électricité, pénurie de conteneurs et pénurie de paquebots, cela commence à faire beaucoup et ce n'est pas de bon augure pour 2022", s'inquiète le patron d'une filiale d’un groupe européen en Chine.
Par rapport à l'année dernière, la demande d'électricité augmente en Chine cette année à un rythme près de deux fois supérieur au rythme annuel habituel. Cette hausse s'explique aussi par l'augmentation des commandes de smartphones, d'appareils électroménagers, d'équipements de sport et d'autres produits manufacturés fabriqués dans les usines chinoises.
Les problèmes d'électricité en Chine contribuent ainsi en partie à la hausse des prix partout dans le monde, notamment en Europe et en Asie, premiers clients des produits chinois. "Cela pourrait perturber les chaînes d'approvisionnement dans toute la région Asie-Pacifique compte tenu des liens existants, ce qui entraînera également une hausse des prix le long de la chaîne, a précisé Michael Taylor, directeur général de Moody's, dans un récent rapport. Et certaines entreprises répercuteront la hausse des coûts de l'électricité sur leurs clients, ce qui freinera le pouvoir d'achat des consommateurs."
Ces coupures mettent à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement mondiales à tous les niveaux. Les usines chinoises occupent un rôle central dans la fabrication des principes actifs nécessaires à la production de médicaments, des engrais chimiques ou encore de certaines pièces en caoutchouc pour l'automobile. Rien que dans la province du Zhejiang, autour de Yiwu, les 200 usines de teinture qui fournissent 40 % de l'industrie textile chinoise sont à l'arrêt au moins jusqu’à la fin de l’année.
Mais face à cette crise de l'électricité tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les plus gros s’en sortent mieux et font tourner leurs usines 24 heures sur 24 en s’appuyant sur la robotisation des lignes de production et la location de générateurs. Ceux qui ont des contrats avec l’État bénéficient également de passe-droit. Surtout, la Chine continue de privilégier certains pans de son économie qu’elle considère vitaux, c’est le cas de la production d’acier, de ciment et d’aluminium qui représente 70% de la consommation d’électricité du secteur industriel en Chine. Ces producteurs sont généralement détenus par l’État et ont profité des lourds investissements dans les infrastructures consentis l’année dernière pour relancer l’économie nationale. Pas question aujourd’hui pour Pékin de les laisser tomber.
Pour les autres, les analystes s'attendent à ce que ce rationnement de l'électricité persiste au moins jusqu'au printemps prochain et pour l’agence de notation Moody's les marchés mondiaux devraient se préparer aux effets potentiels de cette crise énergétique.
Relance de la production de charbon
Une situation d’autant plus inquiétante que la Chine, en pleine COP26, sur le climat a décidé de relancer sa production et sa consommation de charbon qui représente 60% de son bilan énergétique. La production nationale va augmenter de près de 6% cette année et la Chine qui compte déjà la moitié du parc mondial de centrales à charbon en construit plus de trois cents supplémentaires. Dans ces conditions les promesses de Pékin de réduire ses émissions polluantes pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2060 semblent un vœu pieu.
"On s'attend à ce que 2021 marque la plus forte consommation de charbon en Chine de tous les temps. De plus, le 14e plan quinquennal présenté en mars dernier n'apporte pas vraiment d'élément nouveau sur le mix énergétique existant, s'inquiète Alicia Garcia Herrero, responsable Asie chez Natixis. Pour certains, l'introduction d'un système de marché national d'émissions de carbone est un bon signe, mais la réalité est que ce marché reste très peu actif depuis sa mise en place le 16 juillet 2021, avec un prix quotidien du carbone qui stagne à des niveaux très bas, compris entre 7 et 9 dollars (entre 6 et 7,70 euros) la tonne de CO2, bien moins que dans l'Union européenne".
Malgré cette reprise de la production, les prix du charbon ont encore augmenté sur un an de 74,9 % en septembre et de 39% en octobre. La saison hivernale très marquée dans le nord de la Chine oblige également à chauffer plusieurs centaines de millions de foyers dont plus de la moitié est alimenté par des énergies fossiles.
La pénurie de charbon n’est pas seule responsable. Les tentatives des gouvernements provinciaux de respecter des limites strictes en matière de consommation d'énergie ont conduit également au rationnement de l'électricité. C’est le cas notamment dans le sud industriel à Canton et Shenzhen où le quota d’émission carbone fixé par l’État a été atteint dès le mois de septembre conduisant les provinces à limiter drastiquement la consommation pour éviter de se faire taper sur les doigts par le gouvernement central.
L’éclairage public a été coupé et dans certains quartiers résidentiels les ascenseurs et la climatisation interdits, mais face à la grogne des habitants, les autorités ont préféré remettre le courant et privilégient désormais l’approvisionnement des particuliers au détriment des entreprises.
Les prix du charbon ont grimpé en même temps que la demande, mais comme le gouvernement maintient les prix de l'électricité à un niveau bas, en particulier dans les zones résidentielles, la consommation des ménages et des entreprises a augmenté malgré tout. Au début du mois d’octobre, Pékin a donc annoncé qu'il allait libéraliser la tarification dans le secteur de l'électricité pour tenter de remédier à ces pénuries d'électricité. Mais en faisant grimper les prix de l’énergie il risque également de faire monter l’inflation et augmenter encore plus les coûts de production. Parallèlement, des mesures ont également été prises afin de faciliter les approvisionnements en charbon en provenance de Russie et de Mongolie. 
Les importations de charbon russe ont ainsi triplées au mois de septembre. Chaque, jour plus de 5.000 tonnes de charbon transitent par la ville frontalière de Suifenhe. Même chose à la frontière mongole où des files de semi-remorques remplis à ras bord de houille s'acheminent vers la Chine. Malgré les restrictions sanitaires, la Chine accélère ses importations qui représentent déjà 35 millions de tonnes par an. Pékin a prévu d'augmenter cette quantité de 50%, une mesure parmi des dizaines d'autres pour tenter d'endiguer la pénurie.

La difficulté de Pékin à garder les lumières allumées constitue un défi majeur pour le président Xi Jinping à un an maintenant d’un Congrès crucial au cours duquel il devrait décrocher un troisième mandat à la tête du pays, du jamais vu depuis Mao. Mais dans son atelier de Taizhou, monsieur Li pense avant tout à garder la tête hors de l’eau. "Il faut que j’arrive à passer l’hiver, lance-t-il. Au printemps j’espère que l’on aura à nouveau du courant."

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Message  darky35 Sam 6 Nov 2021 - 11:12

Y'a trop de monde sur Terre et notamment en Chine, les ressources s'amenuisent au fur et à mesure que la population croît et la pollution n'en parlons même pas.
A cette allure la Chine va s'écrouler comme un château de cartes et le prix à payer coté environnement va être plus que salé... les changements seront (sont) irréversibles...
Le COVID est dans son élément et va continuer de nous faire ch...suer ad vitam æternam (les Chinois aussi) donc, tout va pour le mieux dans le meilleur des cas et dans le meilleur des mondes Rolling Eyes

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Message  Luc Dim 7 Nov 2021 - 10:37

Le miracle économique chinois menace de s’enliser
Alors que le modèle de croissance chinois commence à ployer sous sa grande dépendance envers un secteur immobilier en surchauffe, la question se pose de savoir si la Chine sera capable de se propulser dans le club des économies riches. "La Chine autoritaire pourra-t-elle faire ce qu’aucun pays n’a réussi avant elle?"
Source: L’Echo –  06/11/21 – Kris Van HAMME


Idées clés (mise en évidence partielle) et commentaire
- L’économie des pays émergents passe par 3 étapes clés si ces pays veulent éviter le problème vicieux de la surchauffe qui mène à l’impasse, après un essoufflement / une stagflation (combinaison d’une stagnation, associée à une inflation excessive) :
1° Croissance du revenu – 2° Revenu intermédiaire (situation actuelle) – 3° Évolution vers l’innovation qui créera une plus-value et un revenu additionnel.
Par exemple la France ou les USA créent de la valeur ajoutée via l’innovation (une recherche qui ne se contente pas d’importer et de copier).
- Les régimes totalitaires échouent souvent au niveau de l’innovation car elle est bridée. On évite de sortir du rang sinon …, sinon on se fait rabrouer / exiler / emprisonner / exécuter (au choix de l’humeur du dirigeant) quand on fait de l’ombre à son président / chef de parti.
Exception faite de certains pays du Golf car la croissance des revenus est assurée par le pétrole, le temps que ça durera – Jusque 2050, semble-t-il). on parle ici de l'évolution de l'économie.
Un exemple de régime totalitaire : la Russie.
- La chine est aussi un pays totalitaire mais le président  Xi Jinping  n’a pas besoin du soutien d’un comité pour trancher. Il a suffisamment d’autorité pour ne pas avoir besoin d’étrangler complètement les insoumis (Jack Ma, par exemple) pour les faire rentrer dans le rang. Il est aussi assez pragmatique pour ne pas zigouiller le bébé, en jetant l’eau du bain (Evergrande).
Mais il faut voir si Xi Jinping  saura contrôler son égo, dans l’intérêt de l’économie chinoise (peuple chinois), et non pas de l’hégémonie du parti populaire. Là réside le pari. Guider, orienter et encourager le marché sans trop mettre des freins à l’innovation et à la concurrence. Un sain équilibre, quoi. Chose que nous ne maitrisons pas toujours très bien, nous non plus ; il faut bien l’avouer. (…)

Article :
La Chine est différente." Cette banalité a permis de balayer sous le tapis toutes les questions sur la durabilité de la forte croissance économique chinoise et sur le boom de l’immobilier de ces dernières années. La Chine a beau être "différente", cela ne doit pas nous empêcher de nous poser aujourd’hui les mêmes questions.
Les problèmes financiers du géant de l’immobilier Evergrande et d’un nombre croissant d’autres promoteurs immobiliers chinois font craindre que le modèle de croissance de la Chine ait atteint ses limites. Tout le monde semble soudain découvrir que cette croissance effrénée de plusieurs décennies, tirée par la spéculation immobilière et l’endettement, pourrait s’essouffler. Le gouvernement chinois est conscient du problème et prépare des mesures "pour réduire la dépendance à l’immobilier et l’endettement", a récemment déclaré une source gouvernementale anonyme à l’agence de presse chinoise Xinhua. Mais cela pose à nouveau la question de savoir si ces mesures sont politiquement acceptables pour le Parti Communiste.
"Piège du revenu intermédiaire"
Au même moment se profile le spectre du fameux "piège du revenu intermédiaire" (Middle Income Trap), piège dans lequel les pays en développement risquent de tomber sur le chemin qui doit les emmener vers le club des nations prospères. Ce n’est pas un hasard si cette idée a vu le jour il y a une dizaine d’années, au moment où la soutenabilité des taux de croissance des pays dits émergents, avec la Chine comme principal exemple, était déjà remise en question.

Une étude de la Banque Mondiale de 2012 – souvent citée – démontre à quel point il est difficile de passer du statut de "pays à revenu intermédiaire" (un échelon plus haut que celui de pays en développement) à celui d’économie développée. Sur les 101 pays classés dans la catégorie "revenu intermédiaire" en 1960, 13 à peine ont réussi à rejoindre le groupe des pays riches en 2008, dont l’Espagne, l’Irlande, le Japon et les "tigres" asiatiques comme la Corée du Sud, Taïwan et Singapour.

Un concept était né, même s’il n’existe aucun consensus parmi les économistes sur sa définition précise, pas plus que sur le niveau de richesse à partir duquel le piège se déclenche. C’est un fait qu’il est très difficile d’afficher des taux de croissance élevés pendant une longue période. De plus, les modèles de croissance nous apprennent que d’autres ressources sont nécessaires pour maintenir la croissance lorsque les gains faciles – comme le passage d’une économie agraire à une économie industrielle – ont été engrangés. L’exploitation de ces nouvelles sources de croissance, avec l’innovation en tête, est tout sauf évidente et constitue une barrière difficile à franchir.

Les autorités chinoises sont également conscientes de ce danger. En 2015 déjà, le ministre des Finances de l’époque, Lou Jiwei, avait déclaré que la Chine avait 50% de chances de tomber dans le piège du "revenu intermédiaire" au cours des cinq à dix prochaines années. En 2014, les économistes Larry Summers et Lant Pritchett ont prédit la même chose. Ils voyaient "un risque important de ralentissement de la croissance chinoise au cours de la prochaine décennie" car, statistiquement, toute forte croissance finit par s’essouffler. Cela n’arrive pas uniquement aux pays à revenu intermédiaire, mais le résultat est le même.

Fragilité de l'immobilier

Entre-temps, leurs prédictions semblent avoir de fortes chances de se réaliser. Au cours du troisième trimestre, l’économie chinoise affichait une croissance décevante de 4,9% par rapport à la même période de l’an dernier. Les économistes ont donc revu à la baisse leurs estimations de croissance pour les années à venir, avec des taux de croissance inférieurs à 6% en 2022 et 2023, ce qui représente une différence importante par rapport à la croissance moyenne de 10,4% affichée par la Chine entre 2000 et 2009 et les 7,7% des dix années suivantes.
Aujourd’hui, pour expliquer le ralentissement de la croissance chinoise, on pointe surtout des facteurs temporaires, comme la hausse des prix de l’énergie et le variant delta du coronavirus, mais également un vent contraire structurel susceptible de menacer fondamentalement la croissance: la fragilité du secteur immobilier. Après l’explosion sans précédent des prix de l’immobilier chinois au cours des dernières décennies, les perspectives sont aujourd’hui plutôt moroses et ce, pour un secteur qui représente un poids important dans l’économie chinoise. Un cocktail explosif où même une correction limitée des prix de l’immobilier pourrait peser lourdement sur l’ensemble de l’économie du pays.
Le risque de correction est important, a indiqué l’économiste de renom Kenneth Rogoff (Harvard) dans un article récent publié conjointement avec Yang Yuanchen sur le secteur immobilier chinois. Ils constatent "de fortes indications de bulle immobilière en Chine" et une hausse "potentiellement dangereuse" des prix des logements. Cela rend le secteur particulièrement vulnérable en cas de choc de la croissance, comme la pandémie, peut-on lire. "Toute baisse de 20% de l’activité immobilière pourrait coûter entre 5 et 10% de croissance pendant plusieurs années", prédisent-ils, sans par ailleurs tenir compte de l’impact d’une possible crise bancaire dans la foulée d’un krach immobilier.
Rogoff et Yang ont calculé que le secteur immobilier chinois représentait pas moins de 29% du PIB. Il ne s’agit pas uniquement des activités de construction et de rénovation, mais aussi des services comme le courtage immobilier et la fourniture de matériaux de construction comme le ciment et l’acier.

Offre excédentaire

Ce chiffre de 29% est sans précédent. Il est supérieur au boom de l’immobilier espagnol qui a précédé la crise financière de 2008 et dépasse de loin la bulle immobilière américaine de 2005. En Chine, la surface résidentielle bâtie par habitant se situe déjà au niveau des pays les plus riches tels que la France et le Royaume-Uni, ce qui constitue un frein à la poursuite de la croissance. Et avec un taux de vacance suffisant pour loger 90 millions de personnes, on peut parler sans se tromper d’offre excédentaire.
Entre-temps, les prix de l’immobilier dans des villes comme Pékin et Shanghai figurent parmi les plus élevés au monde, avec un rapport entre le prix moyen des logements et les revenus annuels des citoyens supérieur à 40, soit le double de Londres. Les prix des maisons dans les principales villes chinoises ont été multipliés par six depuis 2002. Ces prix ne peuvent se justifier que si l’importante hausse des revenus enregistrée au cours des dix dernières années se poursuit, mais le ralentissement économique annoncé par Rogoff et Yang – combiné au vieillissement rapide de la population et à la baisse de la productivité – rend cette condition improbable. Un ralentissement de l’économie pourrait miner la confiance dans les prix élevés de l’immobilier et faire plonger le marché.
Cette situation promet d’être douloureuse, car l’immobilier représente une partie importante du patrimoine de la classe moyenne chinoise, dont le taux d’épargne est élevé. Cela s’explique en partie par la culture – la possession d’une maison étant un signe extérieur de richesse et une quasi-nécessité pour les hommes cherchant à se marier. Par ailleurs, les Chinois n’ont pas beaucoup d’autres choix pour investir, entre autres à cause du contrôle des capitaux qui les empêche d’accéder aux marchés financiers étrangers.
"Le marché immobilier chinois a atteint ses limites", conclut George Magnus, associé au China Centre de l’Université d’Oxford et ancien économiste en chef d’UBS. La fin du boom immobilier avait déjà été annoncée, mais cette fois, c’est différent, estime-t-il. "Pendant la période 2005-2007, au moment où l’on a entendu pour la première fois parler de villes fantômes chinoises, il était trop tôt pour prédire l’implosion du secteur. Au cours des années qui ont suivi, les autorités chinoises ont encouragé les promoteurs immobiliers à s’endetter davantage, en leur accordant des conditions très souples d’accès aux crédits." En outre, après la crise financière de 2008, une partie importante des mesures de relance du gouvernement chinois ont bénéficié au secteur immobilier.

Evergrande

Aujourd’hui, le contexte est différent, constate Magnus. Les promoteurs immobiliers ont atteint leur endettement maximal et doivent même réduire leur dette depuis la décision prise l’an dernier par les autorités d’imposer "trois lignes rouges" au secteur. Ces limites – dont le plafond de 70% d’endettement par rapport aux actifs – obligent les promoteurs à maintenir leur endettement sous contrôle.
Lorsqu’il est apparu cet été qu’Evergrande, le plus grand promoteur du pays – dont la dette atteint le montant astronomique de 300 milliards de dollars – avait franchi toutes les lignes rouges et ne pouvait donc plus contracter de nouvelles dettes, les problèmes ont commencé. Entre-temps, d’autres promoteurs immobiliers chinois menacent également de se déclarer en défaut de paiement. Les enjeux sont énormes car, selon les chiffres de la maison de bourse Morgan Stanley, la dette totale du secteur se monte à 2.800 milliards de dollars, soit 18% du PIB chinois.
Pendant des années, le gouvernement chinois a encouragé le boom immobilier en rendant les revenus des pouvoirs publics locaux largement dépendants de la vente de terrains à bâtir. Avec ces revenus, les pouvoirs locaux ont pu financer des travaux d’infrastructure afin d’atteindre les objectifs de croissance imposés par Pékin. Si ces sources de revenus se tarissent, les collectivités locales risquent de freiner davantage la croissance.
Cela montre une fois de plus à quel point la croissance chinoise était liée au secteur immobilier au cours des dernières décennies, un modèle que le magazine économique "The Economist" qualifie d’une des plus grandes bévues économiques de la Chine. S’y ajoute le fait qu’une partie importante des investissements locaux semble avoir été gaspillée en projets inutiles, notamment parce que les petites villes se vident de leur population. "Cela signifie la fin du miracle économique chinois", affirme Magnus.

Spirale baissière

Jan Longeval, patron du consultant financier Kounselor, a également fait une croix sur la Chine. "Le marché immobilier chinois est un système pyramidal sur le point de s’effondrer. Il suffit de penser aux promoteurs qui demandent aux clients de payer à l’avance, moyennant des réductions de prix, un logement qui ne sera livré que quatre ou cinq ans plus tard. Au lieu de placer cet argent sur un compte bloqué, les promoteurs le dépensent immédiatement en frais courants et en remboursement de leur dette.
Une telle situation ne peut pas durer, en particulier si les prix se retrouvent sous pression et que les promoteurs immobiliers voient leurs sources de financement se tarir." Depuis peu, les promoteurs essaient désespérément de trouver du cash en vendant des logements à prix cassé, ce qui peut créer une spirale baissière au niveau des prix.
"Le modèle économique chinois n’est pas durable", conclut Longeval. En tant qu’ancien gestionnaire patrimonial, il tire une conclusion lourde de conséquences. Longeval fut pendant des années un fervent défenseur des investissements dans les pays émergents, mais la situation catastrophique chinoise l’a fait changer d’avis.
"La Chine représente 34% de l’indice MSCI pays émergents et Taïwan 15%. Et tout laisse penser que la Chine devrait bientôt annexer Taïwan. Cela signifie que si vous investissez dans les pays émergents, la moitié de votre argent est investi en Chine et ce, au moment où le président Xi Jinping mène une chasse aux sorcières contre les grandes entreprises privées actives dans la technologie, l’enseignement, le gaming, etc. En tant qu’investisseur, je suis plutôt inquiet lorsqu’on me parle de la Chine, même s’il ne faut pas craindre que les autres pays émergents soient contaminés. Il s’agit cependant de se montrer très sélectif", prévient Longeval. Si l’on en croit Magnus, le gouvernement chinois a compris que le pays avait besoin d’un nouveau modèle de croissance. "Mais il ne sait pas encore à quoi il devrait ressembler et ce qui est politiquement acceptable. Quoi qu’il en soit, ce changement de modèle prendra du temps, mais sera possible si la volonté politique est présente", estime Magnus. La recherche de ces nouveaux modèles devrait entre-temps peser sur la croissance, prévient la maison de bourse Nomura, qui a calculé que la croissance chinoise ne devrait pas dépasser 4% au cours de la période 2025-2030.

Grand défi

Nul ne peut dire pour l’instant si la Chine sera condamnée à rester dans la catégorie "Middle Income". "Je m’attends à ce que ce soit le cas, mais personne ne peut exclure que la Chine y échappe. Il est difficile de faire des prévisions pour la Chine, car elle est gérée de manière totalement différente de ce à quoi nous sommes habitués", poursuit Magnus. "L’histoire nous a appris que les régimes totalitaires finissaient par tomber, mais la Chine se distingue par son pragmatisme et son statut de superpuissance économique, ce que l’Union soviétique n’a par exemple jamais été. La grande question est de savoir si Xi Jinping est l’homme de la situation pour échapper au piège du revenu intermédiaire ou s’il est là uniquement pour défendre les intérêts du Parti Communiste Chinois."
Le grand défi qui attend la Chine consiste à trouver des moyens de stimuler la hausse de la productivité. La hausse de la productivité – c’est-à-dire ce qu’un pays produit par heure ouvrée – est un moteur essentiel de croissance et de richesse. Ces dix dernières années, la Chine a bien profité de son développement industriel, avec des usines utilisant les dernières technologies étrangères et du personnel à bas salaire. Cette situation est typique de la première phase de développement d’un pays qui se heurte de plus en plus à ses limites au fur et à mesure que les salaires augmentent et que d’autres pays à plus bas salaires commencent à émerger. L’étape suivante exige que le pays innove au lieu de copier et qu’il développe de nouvelles technologies susceptibles d’augmenter la productivité. Cela exige entre autres une population hautement qualifiée, la protection des brevets et la circulation des idées.
"Nous associons le processus d’innovation au sens de l’initiative de la base plutôt qu’au contrôle gouvernemental, avec des individus créatifs qui remettent en question le statu quo, échouent et se relèvent. Xi Jinping ne pense pas ainsi. Pour lui, toute la sagesse vient du parti, qui dicte tout. Dans le passé, cela n’a jamais fonctionné. En outre, de nombreuses interventions nécessaires, comme l’encouragement de l’entrepreneuriat privé, sont inacceptables d’un point de vue politique", explique Magnus.
Sergei Guriev, un économiste de l’Université parisienne Sciences Po, spécialisé en développement, ne dit pas autre chose. Il constate également que la Chine est différente, mais que l’élite politique n’est pas en mesure de réformer l’économie. Il fait référence à la récente répression impitoyable des grandes entreprises privées, considérées comme une menace pour le pouvoir du parti. "Cela détruit toute velléité d’entreprendre. Finalement, la question est de savoir si les pays non démocratiques peuvent devenir riches. Les seuls exemples sont quelques États pétroliers du Moyen-Orient et Singapour, mais ils ne sont pas comparables à la Chine. La Chine sera-t-elle la première à réussir?"

Guriev entrevoit une possibilité. "Le recours à l’intelligence artificielle peut créer un système sophistiqué dans lequel les entreprises deviennent plus productives grâce à leur accès au big data, tout en partageant leurs données avec les pouvoirs publics pour le contrôle de tout et de tout le monde." Il s’agit d’un territoire inexploré, donc nous ne savons pas si cela fonctionnera. Un autre scénario serait "effrayant", poursuit Guriev. "Le ralentissement de la croissance des revenus en Chine pourrait pousser le gouvernement à chercher de la légitimité dans des aventures géopolitiques à l’étranger, comme l’a fait la Russie en envahissant la Crimée en 2014." Taïwan peut déjà faire des offrandes à Bouddha pour que cela n’arrive pas.

Le résumé

§  Les problèmes du secteur immobilier chinois font craindre que le modèle de croissance du pays ait atteint ses limites.
§  Les déboires de la brique chinoise pourraient peser lourd et longtemps.
§  Pour franchir un cap, la Chine doit faire la part belle à l'innovation. C'est problématique dans un pays où toute initiative est réservée au parti communiste.
§  Les investisseurs devraient être sélectifs.

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