Mirzoune et Ciboulette SGSC
Bienvenue sur Mirzoune et Ciboulette!

Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

Mirzoune et Ciboulette SGSC
Bienvenue sur Mirzoune et Ciboulette!
Derniers sujets
» coronavirus et vaccination
par Luc Aujourd'hui à 8:59

» Présentation Ronan
par darky35 Hier à 1:07

» Laissez-moi sortir
par Flo Mer 20 Oct 2021 - 15:14

» Omega-3 : Comment choisir ?
par Luc Mar 19 Oct 2021 - 8:43

» Achat de vitamine C et caractéristiques
par Luc Sam 16 Oct 2021 - 13:45

» Où achetez-vous vos compléments alimentaires ?
par Luc Sam 16 Oct 2021 - 11:37

» Histoire drôle en image & Funny clip 10
par Luc Ven 15 Oct 2021 - 21:47

» Analyse thyroïde
par Matogato Ven 15 Oct 2021 - 20:48

» Thyroïdite d’Hashimoto, un fléau mondial
par darky35 Ven 15 Oct 2021 - 9:53

» Spiruline, chorella et problèmes respiratoires
par Luc Mar 12 Oct 2021 - 8:49

» L'argile qui guérit - Raymond Dextreit
par Luc Lun 11 Oct 2021 - 21:13

» Bon anniversaire Matogato
par Matogato Jeu 7 Oct 2021 - 9:40

» Spaghettis de courgette crue, tomate fraîche basilic, ail, huile d'olive.
par Flo Mer 6 Oct 2021 - 15:11

» Comment lutter contre la psychose collective
par Flo Mar 5 Oct 2021 - 12:28

» Joyeux anniv Mezame
par Mezame Dim 3 Oct 2021 - 22:27

» Alternative santé News
par darky35 Dim 3 Oct 2021 - 16:08

» Coronavirus - actualités
par darky35 Ven 1 Oct 2021 - 0:46

» Fascias Libérés, Santé retrouvée.
par Flo Lun 27 Sep 2021 - 15:55

» La respiration
par Luc Lun 27 Sep 2021 - 11:00

» Intestins gonflés : questions Sibo and Co
par darky35 Ven 24 Sep 2021 - 13:27

» Arthrose: Mécanismes d'apparition-Alternatives aux anti-inflammatoires
par Luc Mer 22 Sep 2021 - 11:58

» Infos santé. Divers SCE 2
par Luc Dim 19 Sep 2021 - 20:59

» "Tubes" à partager 1 - clips musique, videos, danse
par darky35 Dim 19 Sep 2021 - 11:57

» Intolérance: Le syndrome d’activation mastocytaire
par darky35 Dim 19 Sep 2021 - 11:34

» Traiter l’intolérance à l’histamine
par Luc Dim 19 Sep 2021 - 10:26

» Tactique Coronavirus
par Luc Dim 19 Sep 2021 - 10:21

» Bon anniversaire Herode
par Proserpine Jeu 16 Sep 2021 - 10:36

» Bon anniversaire Florence
par Nell74 Ven 10 Sep 2021 - 14:46

» Bon anniversaire Anthodu89
par Anthodu89 Jeu 9 Sep 2021 - 9:41

» Vitamines liposolubles A, D, E, K. Quelles proportions?
par Luc Dim 5 Sep 2021 - 18:00

» Prostate: Traitement naturel de l'hyperplasie bénigne
par Luc Sam 4 Sep 2021 - 10:54

» Dossier arthrose et compléments
par Luc Dim 29 Aoû 2021 - 19:33

» Avis sur chrondo , gluco et msm
par Luc Dim 29 Aoû 2021 - 18:57

» Impact de la vit D sur les cellules Treg
par Luc Mar 24 Aoû 2021 - 11:12

» La Vitamine D module la réponse du système RAAS.
par Luc Lun 23 Aoû 2021 - 12:15

» Vitamines B Complexes & Dioxyde de titane ...
par Luc Mer 18 Aoû 2021 - 22:10

» Thé vert et prévention AVC et Alzheimer
par Luc Mar 17 Aoû 2021 - 22:16

» Vous voyez flou, des taches apparaissent: DMLA ...
par Luc Sam 14 Aoû 2021 - 11:05

» darky35-Journal de suivi sibo hydrogène/méthane
par Luc Jeu 12 Aoû 2021 - 7:48

» Bicarbonate et inflammation - Mise au point
par Luc Lun 9 Aoû 2021 - 12:31

» Découverte du mécanisme causant le syndrome du côlon irritable
par darky35 Ven 6 Aoû 2021 - 14:15

» Crampes & ions mal équilibrés
par Luc Mer 4 Aoû 2021 - 10:58

» Quel airco choisir?
par Luc Lun 2 Aoû 2021 - 10:11

» Divers 1 - Santé et écologie
par Luc Dim 1 Aoû 2021 - 7:53

» Infos santé. Divers SCE 1
par Luc Sam 31 Juil 2021 - 9:00

» Divers 1: Économie & politique.
par Luc Sam 31 Juil 2021 - 8:19

» Vitamines de grossesse pas indispensables
par Luc Mer 28 Juil 2021 - 10:01

» Faire connaissance avec le clair ressenti
par Nell74 Jeu 22 Juil 2021 - 17:00

» Bon anniversaire lmichelle
par Luc Mer 14 Juil 2021 - 11:11

» Comprendre les fascias
par Luc Ven 9 Juil 2021 - 9:47

» La minute du rire 1
par Luc Ven 25 Juin 2021 - 18:45

» Cancer : avec le sport, combattez plus fort !
par Luc Jeu 24 Juin 2021 - 9:55

» Promo Bulkpowder
par Luc Lun 21 Juin 2021 - 16:49

» Dialogue intestins/cerveau
par Luc Mer 16 Juin 2021 - 9:16

» Anti calcaire & Salle de bain propre ?
par Luc Sam 5 Juin 2021 - 7:41

» Bon anniversaire Chantal
par Chantal Dim 30 Mai 2021 - 8:19

» Cancer (myélome)
par darky35 Ven 28 Mai 2021 - 11:55

» Coco boisson
par Luc Lun 24 Mai 2021 - 9:26

» compléments protéinés en poudre
par darky35 Ven 21 Mai 2021 - 0:04

» Retour d'expérience commande douane
par Luc Sam 15 Mai 2021 - 8:25

» Bon anniversaire Céline 57
par Luc Ven 14 Mai 2021 - 13:21

» Index glycémique des laits végétaux
par Luc Jeu 13 Mai 2021 - 17:35

» Calmer le psoriasis de l'intérieur par le dr raphaël Perez
par Anthodu89 Mar 11 Mai 2021 - 9:49

» Bon anniversaire breizh29
par Proserpine Sam 8 Mai 2021 - 11:19

» Bonsoir à tous - letruc
par Anthodu89 Ven 7 Mai 2021 - 8:12

» HE et lombalgie
par Luc Lun 3 Mai 2021 - 9:46

» Détox ML: Quels suppléments?
par Luc Dim 2 Mai 2021 - 10:05

» Vaccins & hydroxyde d'aluminium
par Luc Sam 1 Mai 2021 - 11:05

» Bon anniversaire Patiloup
par patiloup Ven 30 Avr 2021 - 16:39

» Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies
par Luc Mar 20 Avr 2021 - 7:50

» Divers inclassables
par Proserpine Sam 10 Avr 2021 - 14:50

» chien fan de Météo
par Luc Lun 5 Avr 2021 - 15:37

» Voie de détoxification & CYP450
par Luc Lun 5 Avr 2021 - 10:44

» Allergies et Huiles essentielles
par Luc Dim 4 Avr 2021 - 13:08

» 50% des gens souffrent d'inflammation des gencives
par Luc Mar 30 Mar 2021 - 9:04

» Changement d'heure
par Luc Dim 28 Mar 2021 - 11:16

» Hospitalisation et HE – Prévention contre les Germes
par Luc Dim 28 Mar 2021 - 10:06

» Les AG saturés – À contre-courant
par Luc Sam 27 Mar 2021 - 11:23

» Hypo-thyroïdie malgré des analyses normales
par Luc Ven 26 Mar 2021 - 10:14

» 10 excellentes raisons d’utiliser les huiles essentielles « antibiotiques ».
par Luc Mar 9 Mar 2021 - 10:22

» Nigelle & miel combinés - Bénéfices santé
par Luc Ven 5 Mar 2021 - 17:12

» Notre équipe
par Luc Jeu 4 Mar 2021 - 19:52

» Joyeux anniversaire, Mirzoune,
par Anthodu89 Mar 23 Fév 2021 - 10:02

» Blagues et histoires drôles. Halte aux inquisiteurs 1 !
par Luc Dim 21 Fév 2021 - 11:39

» Qu’est-ce qui rend la taurine si importante ?
par Luc Mar 16 Fév 2021 - 12:37

» Quelle eau minérale choisir ?
par Luc Ven 12 Fév 2021 - 12:57

» Bonjour à tous, de lyn fm
par Proserpine Jeu 11 Fév 2021 - 15:06

» Présentation frim1
par darky35 Mar 9 Fév 2021 - 10:39

» Hello de Darky- j'ai le sibo - + fucosyl transferase 2 (FUT2)
par darky35 Lun 8 Fév 2021 - 9:40

» Maladie de Dupuytren
par Luc Lun 8 Fév 2021 - 9:28

» Bon anniversaire Laure
par Proserpine Sam 30 Jan 2021 - 10:06

» Asthme: ventoline, sélénium et N-Acétylcystéine
par Luc Ven 29 Jan 2021 - 19:33

» Bon anniversaire Proserpine
par Proserpine Mar 26 Jan 2021 - 17:44

» Joyeux anniversaire Keditchi
par Luc Mar 19 Jan 2021 - 10:40

» Vit K Mk4 Vs Mk7 update 02 2020
par Luc Mar 12 Jan 2021 - 11:05

» La sérotonine comme booster ou downer?
par darky35 Lun 11 Jan 2021 - 10:54

» XTRA-PC redonne une jeunesse à votre PC en un instant
par darky35 Sam 9 Jan 2021 - 15:39

» Bon anniversaire MichelDoc
par darky35 Jeu 7 Jan 2021 - 11:58

» Avant d'aller dormir...
par Proserpine Lun 4 Jan 2021 - 15:15

Le Deal du moment : -11%
PC Portable – HP Pavilion Gaming – ...
Voir le deal
824 €

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

2 participants

Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

Message  Luc Dim 18 Avr 2021 - 22:25

Quels probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres pathologies
La famille des Lactobacillus est aussi très efficace contre les rhinites allergiques !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Vos microbes vous protègent ! Mon ordonnance probiotiques contre 10 pathologies
En Occident, nous avons à tort considéré les microbes comme des ennemis. Bactéries, virus, germes… ils sont pourtant loin d’être mauvais ! Certaines bactéries nous protègent et renforcent même nos défenses contre les intrus. Pourquoi alors ne pas les utiliser pour soigner nos pathologies plutôt que de recourir aux antibiotiques qui tuent tout ? Voici l’ordonnance probiotiques du Dr Frey.
Dr Michel Frey, Docteur en médecine, est spécialiste des questions de vieillissement et de fertilité. Durant ses années de pratique au service des armées, il a étudié l’impact négatif du stress sur l’organisme et a développé un protocole adapté pour y répondre. Michel Frey est également diplômé de médecine traditionnelle chinoise et auteur de nombreux ouvrages.
Source : SCE 04/2021
Partie I : Article
Partie II : Quel(s) probiotique(s) pour une pathologie définie ?
Nous appelons microbiome l’ensemble des gènes des micro-organismes. Le microbiote, quant à lui, rassemble le groupe des microbes, les espèces, les souches… Cela pourrait surprendre, mais certains microbes contribuent à développer le système immunitaire, alors que d’autres influent sur l’hu­meur et favorisent l’anxiété. Cela s’explique par le fait que certains microbes ne font que passer, alors que d’autres sont sélectionnés pour être « exploités » par des « gènes » récepteurs. Cette forme d’exploi­tation permet ainsi de générer un système de réaction de défenses immunitaires au même titre que le principe de la vaccination : « Je te reconnais et je t’accepte pour venir constituer l’architecture du microbiome intestinal » ou « Je ne te reconnais pas et tu viens troubler cet équilibre au risque de générer une pagaille dans les fonctions intes­tinales. »
Halte à l'antibiorésistance !
J’aimerais ici faire une analogie avec la nature. Comme les rivières, les forêts, la terre, les microbes font partie de notre écosystème, mais malheureusement nous utilisons à tout va des antibiotiques qui ont pour but de les détruire. Quand on connaît les effets de l’antibiorésistance, on peut se demander : que va‑t-il se passer quand ils viendront à dispa­raître complétement ?
Les écosystèmes vont-ils s’effon­drer ? Il faut considérer un besoin de stabilité « adaptative » des écosys­tèmes et préserver le rôle des microbes qui contribuent à cette stabilité, y compris dans notre organisme.
Notre santé repose en partie sur nos microbes, lesquels sont grandement responsables de notre adaptabilité aux différents systèmes environne­mentaux. Les microbes poussent, en effet, l’organisme à répondre par la modification de nos gènes protecteurs. C’est donc une erreur de vouloir à tout prix éliminer systémati­quement cette présence microbienne par l’utilisation d’antibiothérapie.
Certes, et loin de faire le procès de cette médecine, il faut simplement savoir doser l’urgence de l’inva­sion microbienne. Et ne pas oublier l’adaptabilité à l’environnement que la nature cherche toujours à réaliser…
Une médecine évolutive
La médecine chinoise a su prendre en compte ce principe et construire une thérapeutique adaptée à toutes les formes d’évolution : climatiques, alimentaires, psychologiques ou microbiennes et virales. L’utilisation des 365 points d’acupuncture offre un éventail considérable de straté­gies thérapeutiques selon les modi­fications de notre environnement, contrairement à notre médecine dite conventionnelle où le choix des trai­tements ne repose que sur la mani­festation pathologique du moment et rarement sur l’anticipation.
Mais en médecine comme sur les questions environnementales, un nouveau virage semble s’amorcer quant à la compréhension du micro­biome.
En écologie, la place des micro­biomes dans l’explication de la dyna­mique des écosystèmes et de leur stabilité est de plus en plus prise en compte ; et leur possible « répara­tion » – par exemple la bioremédia­tion (ensemble de techniques utili­sées pour dépolluer un site naturel, sol, sédiments, eaux de surface ou souterraines) – passera aussi par les microbiomes.
C’est ainsi toute une réflexion nouvelle sur l’existence microbienne qui nous fait réfléchir sur de nombreuses applications dans le domaine de la médecine personnalisée, même si elles nécessitent encore des études approfondies.
Plus de bactéries en nous que de cellules humaines !
Apparu sous forme de vie sur Terre il y a plus de trois milliards d’années, un microbe ou germe (nommé égale­ment « petite vie ») est un organisme vivant invisible à l’œil nu. Nommé également bactérie, il est constitué d’une unique cellule entou­rée d’une paroi et dépourvue de noyau (organisme appelé proca­ryote).
C’est une cellule à part entière possé­dant son génome qui peut ainsi péné­trer dans notre corps sans pour autant être reconnue comme « intrus » à l’organisme.
Chez l’homme, on trouve dix fois plus de cellules bactériennes que de cellules humaines1. L’immense majorité d’entre elles sont inoffen­sives, voire bénéfiques pour le corps humain, même s’il existe des espèces pathogènes à l’origine de nombreuses maladies infectieuses comme la peste, la tuberculose, le choléra, la syphilis, etc.
Les plus dangereuses sont celles qui causent des infections respiratoires : la tuberculose tue encore plus de deux millions de personnes par an.
Des découvertes historiques, et pourtant… (encart)
Si de nos jours on considère les microbes comme des ennemis, nous avons oublié certaines découvertes essentielles.
Il y a plus d’un siècle un scien­tifique russe, Elie Metchikoff, lauréat du prix Nobel, avait avan­cé l’idée que les bactéries produi­sant de l’acide lactique offraient des bénéfices pour la santé. Selon lui, « l’auto-intoxication intesti­nale » et le vieillissement qui en résultait pouvaient être supprimés en modifiant la flore microbienne de l’intestin : il suffisait alors de remplacer.
Il développa ainsi un régime alimentaire à base de lait fermen­té par une bactérie qu’il appela « Bacille bulgare ».
En 1917, avant la découverte de la péni­cilline par Sir Alexan­der Fleming, le scienti­fique allemand Alfred Nissle isola une souche non pathogène d’Escherichia coli à partir des selles d’un soldat de la Première Guerre mondiale qui n’avait pas développé l’entérocolite lors d’une épidémie de dysen­terie. La souche d’Escherichia coli est un des rares exemples de probiotique qui ne soit pas une bactérie lactique.
Henry Tissier (de l’Institut Pasteur) isola un Bifidobacterium à partir d’un enfant nourri au sein avec l’intention de l’administrer aux enfants souffrant de diarrhée. Il a postulé que la bifidobactérie remplacerait la bactérie protéoly­tique qui cause la diarrhée.
De nos jours, PubMed révèle que 1 500 études sur les probiotiques ont été publiées, ainsi que près de 350 sur les prébiotiques. Ces études sont hétérogènes quant aux souches utilisées, aux prébiotiques testés et aux populations étudiées, mais les preuves ainsi accumulées confirment l’hypothèse que les bienfaits sont mesurables dans beaucoup de contextes. (Fin de l’encart).
Mauvais microbe ou système immunitaire affaibli ?
Il est important de comprendre que l’impact négatif, et donc pathogène, d’un microbe est en réalité la consé­quence d’une fragilité immunitaire.
Toute manifestation microbienne peut être à la fois salvatrice dans notre organisme, lui permettant de développer des anticorps ou un équilibre de la flore intestinale, ou être violemment destructrice en cas d’insuffisance immunitaire.
Ces microbes pénètrent alors dans l’organisme par l’intermédiaire des plaies, des muqueuses, de l’alimen­tation ou de la respiration.
Les mesures d’hygiène fondamen­tales doivent suffire à éviter une propagation trop importante, mais une petite quantité de pénétration peut également nous conduire à développer nos anticorps et donc stimuler nos défenses immunitaires.
Invasion dans l’intestin grêle !
Analysons maintenant le mode de propagation des microbes (bactéries) et virus dans la paroi intestinale et plus précisément celle de l’intestin grêle.
La prolifération bactérienne se produit lorsqu’on peut détecter plus de 100 000 germes par millilitre de jus dans l’intestin grêle. En impliquant des bactéries dans le processus diges­tif, des diarrhées, des selles grasses, des flatulences, une carence en fer et vitamines peuvent survenir. En règle générale, il y a rarement une prolifération bactérienne dans l’in­testin grêle sans qu’une maladie sous-jacente ne soit trouvée. C’est ce que nous appelons les MICI (mala­dies inflammatoires chroniques de l’intestin).
Toutefois cette activité microbienne, si elle est bien gérée par notre micro­biome, ne portera pas à conséquence pathologique. Cette fonction intes­tinale s’apparente à un chef d’or­chestre qui sait répartir les partitions et les exécuter sans fausse note.
Cet orchestre de chambre est donc notre microbiote dont la grande composition doit respecter la bonne gestion digestive.
Les virus sont-ils dangereux ? (encart)
Les virus ne sont pas des cellules, mais des particules infectieuses dont les gènes sont enfermés dans une coque protéique infectieuse et qui ne peuvent se répliquer qu’en pénétrant dans une autre cellule.
Ce mécanisme les rend beaucoup plus dangereux, car en pénétrant dans une cellule, ils peuvent se propager dans tout l’organisme par les muqueuses et le sang. Seul notre système immunitaire peut y faire face en développant des antigènes qui vont créer, par la suite, une forme d’immunité par la reconnaissance du virus. L’antibiotique n’a donc pas d’inci­dence thérapeutique sur le virus, il n’empêche pas la pénétration d’un microbe pathogène : seul l’organisme peut le faire. C’est pour cela qu’on a développé le système de vaccination permet­tant à notre corps de reconnaître l’intrus viral et de le combattre.
Tout d’abord, le virus rencontre la cellule cible. L’attachement du virus à la cellule survient alors, suite à la reconnaissance d’un récepteur qui est spécifique pour le virus et correspond classiquement à une protéine de surface de la cellule-cible.
Le récepteur est donc générale­ment un déterminant crucial du tropisme d’un virus ; c’est ainsi que se fait l’envahissement, un peu à la manière du cheval de Troie dans la mythologie grecque…
(Fin de l’encart).
À chaque pathologie sa souche
Depuis quelques années, les scienti­fiques s’intéressent de plus en plus à certaines souches de micro-orga­nismes vivants (bactéries ou levures) qui peuvent nous être très bénéfiques pour la régulation du microbiote ; ce sont des probiotiques. Leur rôle essentiel est de renforcer la barrière principale qui est l’intestin grêle et de stimuler nos défenses naturelles face aux infections, alimentaires pour la plupart.
Les probiotiques sont largement utilisés en automédication. Dans l’alimentation au quotidien, ils sont présents dans les produits fermentés comme les produits laitiers, les kéfirs et les légumes marinés.
Nous les trouvons également dans les compléments alimentaires et le plus célèbre reste l’ultralevure, isolée pour la première fois par le scientifique français Henry Bouard, en 1923, à partir de litchis et de mangoustans. Plusieurs types de probiotiques sont disponibles actuel­lement dans le commerce, mais tous n’ont pas la même destinée.
Comment agissent-ils ? Certains vont protéger le tube digestif en empêchant la colonisation par des micro-organismes dits pathogènes en développant des substances antimi­crobiennes. D’autres vont renforcer la barrière intestinale en stimulant le système immunitaire.

D’un probiotique à l’autre, le mode d’action varie selon sa fragilité au contact des muqueuses et son dosage nécessaire pour une réelle efficacité.


Dernière édition par Luc le Dim 18 Avr 2021 - 22:32, édité 1 fois

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 10729
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 67
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Re: Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

Message  Luc Dim 18 Avr 2021 - 22:28

Partie II
Voici les probiotiques les plus impor­tants en fonction des pathologies qu’ils traitent :
1.       Diarrhée (et perméabilité intestinale)
2.      acné
3.      allergies
4.      ballonnements
5.      La colite ou SIBO (syndrome du côlon irritable)
6.      La constipation
7.      Rectocolite hémorragique (RCH et MICI)
8.     Cystite
9.      Lenteur digestive
10.  La gastro-entérite : la grippe intestinale

1. L’antidiarrhéique: le Lactobacillus rhamnosus GG
Une des principales pathologies manifestées par les intestins reste la diarrhée d’origine bactérienne. Les probiotiques Lactobacillus rhamno­sus GG et Bifidobacterium adoles­centis sont probablement les plus indiqués dans le traitement.
Lactobacillus rhamnosus GG fait partie des probiotiques. Ingéré en quantités adéquates, il produit des effets bénéfiques sur l’organisme. En effet, les probiotiques de ce type sont connus pour influer sur la composi­tion des différents microbiotes de l’organisme :
- Le microbiote intestinal, connu pour son rôle dans la digestion et la défense de l’organisme ;
- Le microbiote vaginal.
Cette souche de probiotiques permet de lutter contre le développement d’agents infectieux tels que des bacté­ries pathogènes, mais également de restaurer l’équilibre du microbiote intestinal. C’est la raison pour laquelle la souche Lactobacillus rhamnosus GG est couramment utilisée pour le traitement des diarrhées, dont celles provoquées par les rotavirus et les antibiotiques. Au‑delà de la flore intestinale, la souche Lactobacillus rhamnosus permettrait également de réduire la perméabilité de l’intestin.
Cette action s’avère particulièrement intéressante pour limiter certains troubles digestifs, notamment dans le cadre du syndrome de l’intestin irri­table. Grâce à toutes ses actions au niveau du système digestif, la souche Lactobacillus rhamnosus GG contri­bue à préserver et restaurer le confort digestif et aide considérablement à soutenir le système immunitaire.
Les souches Bifidobacterium adoles­centis sont des habitants normaux des voies intestinales humaines et animales saines. La colonisation de B. adolescentis dans l’intestin survient immédiatement après la naissance. Leur population intesti­nale a tendance à maintenir une stabi­lité relative jusqu’à la fin de l’âge adulte où des facteurs tels que l’ali­mentation, le stress et les antibio­tiques la font décliner.
Cette espèce a été isolée pour la première fois par Tissier, en 1899, dans les excréments de nouveau-nés allaités. Depuis lors, leur présence dans l’intestin est associée à un microbiote sain.
La corrélation entre la présence de ces bifidobactéries et la santé gastro-intestinale a donné lieu à de nombreuses études. Ces organismes probiotiques sont aujourd’hui utili­sés comme additifs alimentaires, dans les produits laitiers notamment. Des bifidobactéries, comme Strepto­coccus thermophilus et Enterococ­cus faecium, ont ainsi été ajoutées dans les produits laitiers, notamment le yaourt et le lait.

2. L’acné : un lien bactérien
L’acné est associée à une augmen­tation des bactéries anaérobies qui affectent la flore cutanée sensible. Des chercheurs de l’hôpital Rasoul Akram, en Iran, ont découvert que l’augmentation de la quantité de bonnes bactéries dans l’intestin avec un supplément probiotique aidait à combattre les agents pathogènes infectieux qui causent l’état de la peau et maintenait également le bien-être de l’intestin et du microbiote de la peau.
Les souches proposées : Bifidobacte­rium adolescentis, plantarum, Lacto­bacillus rhamnosus.

3. Allergies : une immunité hypersensible
Dans le terme allergie, j’inclus l’asthme ainsi que les allergies et intolérances alimentaires. Être aller­gique, c’est présenter une hypersen­sibilité du système immunitaire face à un allergène (ou plusieurs, selon les cas). Plus sensible à certains éléments de notre environnement, notre organisme lance une réaction excessive à cet agent extérieur.
Pour que l’allergie se déclenche, deux conditions sont nécessaires : une prédisposition génétique chez l’individu et une exposition à la substance allergène. La prédisposi­tion génétique ou héréditaire à déve­lopper une allergie est généralement appelée atopie. Rhinite, asthme aller­gique, eczéma, conjonctivite : l’al­lergie peut s’exprimer de bien des façons et à tous les âges de la vie, même si la période de l’enfance et de l’adolescence est souvent cruciale. La rhinite allergique saisonnière se développe généralement en période préscolaire et scolaire. Dans 80 % des cas, les signes de rhinite aller­gique se manifestent durant les vingt premières années.
Les souches proposées : Lactoba­cillus acidophilus, Bifidobacterium adolescentis Streptococcus thermo­philus.


4. Ballonnements : déséquilibre de la flore
Le stress, un changement d’alimen­tation ou encore la prise d’antibio­tiques perturbent de façon transitoire la flore intestinale, ce qui peut occa­sionner des ballonnements, gêner la digestion ou provoquer des diar­rhées. Pour améliorer ces troubles, l’intérêt d’aliments contenant des probiotiques est bien connu. Ces derniers sont des micro-organismes vivants, principalement des bactéries ou des levures. Les souches proposées : Lactoba­cillus acidophilus, Bifidobacterium diverses, Lactobacillus rhamno­sus LGG. Il vaut mieux choisir des probiotiques sans prébiotiques et si possible avec enzymes.

5. La colite ou syndrome du côlon irritable
Figure : Le Bifidobacterium est la souche clé pour traiter le syndrome du côlon irritable.
S’il y a une affection qui porte parfaitement son nom, c’est bien le syndrome du côlon irritable. Il remporte tous les honneurs dans la course aux désagréments agaçants et irritants, rendant la vie de ceux qui en souffrent particulièrement incommodante (croyez-en l’expé­rience de l’auteur de cet article…). Et pourtant, ce trouble fonctionnel des intestins, aussi appelé syndrome de l’intestin irritable, SII ou encore colopathie fonctionnelle, touche 10 % de la population mondiale et 5 % en France. Les femmes âgées de 20 à 40 ans sont particulière­ment concernées. L’origine reste complexe, car elle est bien souvent la conséquence d’un faisceau de causes comme un terrain de stress, une alimentation mal orchestrée et l’hérédité. Là encore, une colonisa­tion bactérienne s’impose, causant une anarchie sur le microbiome. Les souches proposées : Bifidobacte­rium longum, Lactobacillus (acido­philus, lactis, plantarum, casei) Streptococcus thermophilus.


6. La constipation : le grand ralentissement
La constipation (autre qu’un problème de péristaltisme) est souvent passa­gère, due à diverses raisons comme la grossesse, un changement d’habi­tudes alimentaires, un voyage, etc., mais elle devient chronique quand elle dure plus de six mois et si elle est accompagnée d’autres signes.
La constipation peut être de deux natures différentes :
- La constipation distale (ou termi­nale) concerne l’évacuation au niveau du rectum, où les selles dures sont « bloquées » pendant plusieurs jours.
- La constipation de transit, où les selles restent longtemps dans le côlon et où la contraction des intes­tins est insuffisante pour les pous­ser. L’insuffisance de fibres dans les repas, la consommation excessive de graisses, de féculents comme les pommes de terre ou le riz, d’ali­ments à base de farine, une consom­mation insuffisante d’eau sont autant de facteurs favorisant ce type de constipation.
De nombreux autres éléments de la vie quotidienne peuvent provoquer la constipation : l’âge, la sédentarité, le stress, les problèmes psycho­logiques, etc. Certaines maladies chroniques sont aussi des causes non négligeables : diabète (méta­bolique), hypothyroïdie (endocri­nienne), accidents vasculaires céré­braux, paraplégie (neurologique), sclérose en plaques, etc. La consti­pation n’est donc pas une patholo­gie, mais un symptôme qui pourrait s’aggraver si elle dure et entraîner des difficultés telles que des hémor­roïdes, une occlusion intestinale ou une fissure anale.
Les souches proposées : Bifidobac­terium (bifidum, longum, infantis, adolescentis, plantarum), Lacto­bacillus acidophilus, Lactobacillus rhamnosus GG.


7. Rectocolite hémorragique : des lésions du côlon (MICI)
La rectocolite hémorragique fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Elle se caractérise par des lésions continues, le plus souvent superfi­cielles, qui débutent dans le rectum et peuvent s’étendre sur l’ensemble du côlon sans jamais atteindre d’autres segments du tube digestif.
Elle évolue par poussées entre­coupées de périodes de rémission (périodes calmes sans symptômes). Le symptôme le plus fréquemment rencontré au cours de la RCH est la présence de sang dans les selles (rectorragies). Ceci peut être accom­pagné d’émission de glaires, de diar­rhées, de douleurs abdominales… Les poussées sévères de la mala­die peuvent déboucher sur une perte de poids, une fatigue importante et parfois de la fièvre.
Les souches proposées : Bifidobac­terium bifidum, Lactobacillus (acido­philus, plantarum, rhamnosus, reuteri).


8. Cystite : invasion de (mauvaises) bactéries
Les cystites ou/et cystalgies sont des infections d’origine bactérienne. Les souches impliquées sont naturelle­ment présentes dans le microbiote intestinal, mais distinctes de celles responsables des infections intesti­nales. Escherichia coli est l’agent pathogène prédominant. De récents travaux portent sur la prévention des récidives par des applications vaginales ou des apports oraux de lactobacilles avec une preuve d’ef­ficacité pour certaines souches : en particulier L. rhamnosus, L. reuteri, et L acidophilius. La canneberge semble, par ailleurs, avoir une efficacité dans la prévention des rechutes, mais cela reste à prouver.


9. Lenteur digestive : conséquence de l’alimentation
Les ballonnements, l’acidité gastrique, les difficultés digestives sont le lot de tous ces inconforts au quotidien dont souffrent près de 60 % de la population française. Mau­vaise hygiène alimentaire ? Alcool ? Médicaments ? Anxiété ? Toutes ces causes peuvent être responsables des troubles de la mauvaise digestion, et en particulier l’excès d’acidité au niveau des muqueuses gastriques et intestinales.
Les souches proposées : Bifidobac­terium (bifidum, longum, infantis, adolescentis) Lactobacillus (acido­philus, casei, plantarum) + enzymes.


10. La gastro-entérite : la grippe intestinale
Le terme gastro-entérite signifie inflammation du tractus gastro-intestinal. Elle est souvent appelée grippe intestinale par invasion d’un Norovirus d’origine soit alimentaire, soit bactérienne par les muqueuses, mais, là encore, l’explication reste incertaine. Extrêmement répandue, surtout chez les enfants, la gastroentérite est aussi très contagieuse.
D’origine bactérienne, elle se mani­feste souvent en fin d’année, proba­blement liée à l’alimentation. Il semblerait que cela corresponde, lors des fêtes de fin d’année, à la consommation d’huîtres. Certains auteurs évoquent la contamination bactérienne d’une micro-algue qui serait responsable de la prolifération bactérienne ; hypothèse non négli­geable compte tenu de la théorie invasive sur les muqueuses intesti­nales. La protection par les probio­tiques peut, là encore, se justifier à titre préventif.
Les souches proposées : Bifidobac­terium, Lactobacillus acidophilus, L. casei.


Éviter ou renforcer ? Le point d’équilibre
Nous devons maintenant réfléchir sur l’impact nécessaire de ces diffé­rentes souches de bactéries tout à la fois « iatrogènes » (extérieures) et indispensables à la gestion de notre microbiote. Où se situe l’équilibre ? Trop de précautions contre les conta­minations bactériennes conduisent à réduire notre capacité à créer nos anticorps quand, inversement, trop peu de prévention peut aussi favo­riser l’invasion pathogène.
Un juste milieu pourrait être la solu­tion, mais en tenant toujours compte de nos propres capacités immuni­taires. Là encore, il faut privilégier notre système de santé au quotidien, à savoir dans les grandes règles :
- Une alimentation variée et équi­librée selon les saisons ;
-  Garder une bonne confiance en nos capacités à nous défendre ;
- Pratiquer une activité physique régulière pour trouver un exutoire à nos problèmes au quotidien ;
- Ne jamais culpabiliser si nous faisons une entorse aux règles d’hy­giène au quotidien, cela est le plus important.
En conclusion, soyons à l’écoute de notre deuxième cerveau : l’intestin grêle, c’est probablement le chef d’orchestre de la gestion de nos besoins.
Dr Michel Frey ­
Sources et Références :
1. Goulet O, « La flore intestinale : un monde vivant à préserver. », J Pédiatrie Puériculture. mai 2009;22(3):102-6.
2. Corthier G, « Le microbiote : un monde polymorphe aux fonctions multiples. », Cah Nutr Diététique. avr 2007;42:21.
3. Ducluzeau R, « Ecosystème microbien du tube digestif. », EMC- Gastro-Entérologie. 1998;8:1-0.
4. Hindré T, « Le microbiote intestinal humain. », Laboratoire adaptation et pathogénie des microorganismes; 2012.
5. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] formulation CBD Prevent
6. Marteau P, « Le microbiote intestinal en 20 questions. », John Libbey eurotext. 2012.


Dernière édition par Luc le Dim 18 Avr 2021 - 22:35, édité 1 fois

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 10729
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 67
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Re: Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

Message  Luc Dim 18 Avr 2021 - 22:30

Mise en garde:
Si ça grouille / gargouille, on modère d'abord (assainir le terrain) avant d'en rajouter une couche !
Puis on pourra ensemencer avec des probiotiques, pour occuper le terrain. La nature a horreur du vide ...
PS: N'hésitez pas à mettre un lien vers une étude si celle-ci recommande une souche particulière, ou si vous avez personnellement eu une amélioration près la prise de probiotiques, si vous avez galérez jusque-là.

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 10729
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 67
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Re: Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

Message  darky35 Lun 19 Avr 2021 - 0:37

8. Cystite : invasion de (mauvaises) bactéries
Les cystites ou/et cystalgies sont des infections d’origine bactérienne. Les souches impliquées sont naturelle­ment présentes dans le microbiote intestinal, mais distinctes de celles responsables des infections intesti­nales. Escherichia coli est l’agent pathogène prédominant. De récents travaux portent sur la prévention des récidives par des applications vaginales ou des apports oraux de lactobacilles avec une preuve d’ef­ficacité pour certaines souches : en particulier L. rhamnosus, L. reuteri, et L acidophilius. La canneberge semble, par ailleurs, avoir une efficacité dans la prévention des rechutes, mais cela reste à prouver.
Lorsqu'on a des cystites avec une suspicion d'e.coli, la canneberge modifie (acidifie) le terrain urinaire ce qui au final, favorise l'e.coli (acido-résistant je suppose) = rechute. Une bonne alternative semble être un sucre rare = le D-mannose, dont l'e.coli est friand -->


La canneberge contient apparemment de petites quantités de D-mannose, ce qui peut, selon sa teneur en ce sucre la rendre parfois performante contre l'e.coli, mais cela reste relatif (les quantités de ce sucre varie probablement selon la provenance des fruits, et autres impondérables). Il vaut mieux l'utiliser en prévention.
Les parois de la vessie et du canal urinaire produisent naturellement du mannose, et c'est à cause de la présence de ce mannose à cet endroit que la bactérie E. coli peut se développer. Le fait de prendre du D-Mannose par voie orale permet d'acheminer ce sucre dans la vessie, auquel l'e.coli ne peut s'empêcher de se lier et ainsi, évacuée par le flux urinaire.
Si au bout de 24h00 aucune amélioration des symptômes n'est constatée, il ne s'agit pas d'infection urinaire à l'e.coli, mais d'autre chose.
NB : si on a de l'e.coli dans les urines, c'est que les sécurités de perméabilité du colon (ou l'e.coli est censé se trouver) ne sont plus étanches (leaky gut) : il faut se poser la question de la cause sous-jacente de cette hyper-perméabilité (voir liens plus bas), car cela peut déboucher sur quelque chose de plus problématique (IBS, maladie auto-immune, etc...) et prodiguer nombre de dommages à l'organisme à bas bruits, sournoisement...
Liens utiles :

  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
    Escherichia coli (E. coli) producteur de shigatoxines est une bactérie que l’on trouve couramment dans le tube digestif de l’être humain et des animaux à sang chaud. La plupart des souches sont inoffensives. Certaines en revanche, comme E. coli producteur de shigatoxines, peuvent provoquer de graves maladies d’origine alimentaire. La transmission à l’homme passe principalement par la consommation d’aliments contaminés, comme de la viande hachée crue ou mal cuite, du lait cru, des légumes crus et des graines germées contaminés.
    E. coli produit des toxines, appelées de type Shiga (Shiga like) en raison de leur ressemblance avec celles élaborées par Shigella dysenteriae. Elle se multiplie à des températures comprises entre 7 °C et 50 °C, la température optimale étant de 37 °C. Certaines souches se développent dans des aliments acides, jusqu’à un pH de 4,4, ainsi que dans les aliments dont l’activité de l’eau est au minimum de 0,95. La cuisson détruit E. coli producteur de shigatoxines si l’aliment est cuit à cœur, la température atteignant au moins 70 °C en toute part.
    E. coli O157:H7 est le sérotype le plus important pour la santé publique mais d’autres sérotypes ont été souvent observés en association avec des cas sporadiques et des flambées.




_________________
|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]&[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]|
darky35
darky35
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 1503
Date d'inscription : 05/08/2019
Age : 55
Localisation : Au crottarium ou au crottodrome ça dépend...

Revenir en haut Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Cystite et e. coli et D-Mannose

Message  Luc Mar 20 Avr 2021 - 7:50

Cystite et e. coli et D-Mannose 
L'E-coli fait partie des bactéries « normalement inoffensives » qui se trouvent généralement dans l'intestin grêle dans le colon. Certaines souches peuvent toutefois muter et acquérir des gènes qui peuvent les rendre responsables d’une infection. (1)
Lorsque la flore intestinale est déséquilibrée et / ou fragilisée, cette bactérie peut plus facilement proliférer, migrer  et se retrouver  dans les voies urinaires, provoquant donc des infections. La cystite fait alors son apparition, avec tous les désagréments qu'elle provoque. Il faut agir avant que la situation s’aggrave et que les bactéries ne remontent jusqu’aux reins (pyélonéphrite, càd une infection des reins). Pour ne pas en arriver à ce stade, il y a bien sûr quelques précautions à prendre.
Le D-Mannose pour traiter la cystite
Le médecin traitant propose souvent un antibiotique pour traiter l’infection des voies urinaires mais cela détruit la plupart des bonnes bactéries et surtout cela n’évite pas la récidive de la cystite ! Pour éviter une récidive il faut comprendre comment contrecarrer la prolifération et pourquoi on en est arrivé là.
Le thérapeute orienté phytothérapie proposera souvent un accompagnement avec du jus de canneberge pour traiter le problème car la canneberge est riche en D-Mannose.  (2-3) OK, c’est souvent assez efficace mais c’est une vue à court terme. Ou mieux que la canneberge, un supplément de D-Mannose. Le D-Mannose est un polysaccharide que nous retrouvons dans qques aliments comme la myrtille ou la chair de pomme. Voir plus bas pour d’autres exemples.
Le D-Mannose : composition et action
Le D-Mannose est un polysaccharide, un sucre naturel aux propriétés particulières, recouvrant les cellules du tractus urinaire. Secrété par l'organisme, il contribue à la bonne santé des voies urinaires. (4-5)
Une efficacité démontrée
Si le D-Mannose est désormais couramment utilisé pour traiter la cystite, c'est parce qu'il permet de lutter efficacement contre cette infection sans tuer les bonnes bactéries.
On évitera aussi bien souvent les récidives lorsque le terrain est rééquilibré (équilibre acido-basique, flore intestinale et perméabilité intestinale).
Au lieu d'éliminer / de tuer les germes, le D-Mannose les attire et les transporte hors des voies urinaires. Il agit en quelque sorte comme un leurre. E-coli par exemple, lorsqu'elle arrive dans la vessie, s'accroche aux parois des muqueuses. C'est en effet dans cette zone que se trouvent les molécules sucrées que cette bactérie apprécie particulièrement. Comme le D-Mannose est un sucre naturel, l'E-coli s'attache à lui au lieu de s'attacher à l'urètre et finit par être expulsé dans les urines naturellement (flux). Les bactéries qui arriveront quand même à se fixer sur les cellules du tractus seront ensuite éliminées par les globules blancs du système immunitaire du patient.
NB : « Si au bout de 24h00 aucune amélioration des symptômes n'est constatée, il ne s'agit pas d'infection urinaire à l'e.coli, mais d'autre chose », dixit Darky. (6)
En temps ordinaire, si le D-Mannose présent dans le corps se trouve « en quantité  normale », le risque d'infection urinaire est minime. Le D-mannose est un polysaccharide surtout présent dans certains fruits et légumes. C'est lorsqu'il n'y en a pas assez ou que les muqueuses sont endommagées que le risque est particulièrement élevé.
Sources de D-Mannose :
Canneberge, myrtille, groseille, pomme, orange, pêche, ananas, tomate ;
Shiitake (champignon Japonais), chou, aubergine, haricots verts, brocoli, aubergine, navet ;
Divers : gomme de guar* et de caroube, aloe vera, Tournesol, etc.
Mais ces sources de D-Mannose sont bcp trop faibles en cas de contamination par l’E Coli. En outre les gommes peuvent perturber la flore intestinale si la fréquence est trop élevée (*)
Canneberge (0.04% to 0.14%; Johnson-White and others 2006) (7)
Pomme (chair) (0.04% to 0.08%; Gheyas and others 1997)
Mangue.
* Attention aux additifs avec gomme [gomme de guar (E412), xanthane (E415) et surtout agar agar (E406)]. Les carraghénanes sont des perturbateurs du microbiome si la fréquence ou la quantité est importante (8-10)
Dose de D-mannose
Les problèmes d’infection de la vessie peuvent être traités en ingérant 3g de D-Mannose toutes les 3 heures. L’infection sera combattue pendant un à trois jours.
Si le traitement est efficace, les symptômes auront disparu dans les 24 heures suivant la prise du produit. Le traitement doit être complété pendant quatre jours.

Résumé
Il y a un déséquilibre du microbiome. E. coli est normalement présent mais il prolifère.  Il migre du gros intestin vers l’anus (selles). Puis il passe dans la vulve (contamination) et remonte dans l’urètre, où il n’a normalement rien à y faire. 
Attention à 2 points importants :
- équilibre du microbiome [équilibre acido-basique, antibiotique, apport de nutriments utiles, comme le bouillon d’os (12)]
- perméabilité intestinale (digestion erratique, gluten, antinutriments, etc.).
Probiotiques favorables
- Des apports oraux de lactobacilles avec une preuve d’efficacité pour certaines souches : en particulier L. rhamnosus, L. reuteri, et L acidophilius. Dr Michel Frey. (11)
-  Danièle FESTY conseille en cas de cystite  les probiotiques suivants, dans l’ordre, par préférence :
Bifidobacterium (bifidum, longum, infantis, adolescentis, plantarum),
Lactobacillus acidophilus,
Lactobacillus rhamnosus
9. Flore Vital (Vit'all +) - Lactobacillus acidophilus / bifidus, / bulgaricus / paracasei / rhamnosus, FOS, fenouil, ac. caprylique, PABA, pectine d'agrume, 1 milliard/gélule.
1. Lactophar (Longévie) – Lactobacillus casei / acidophilus / rhamnosus / delbrueckii, FOS (prébiotiques) : raftiline – raftilose. 15 milliards par comprimé. À avaler ou à dissoudre (pratique pour en utiliser seulement la moitié, par exemple pour les dosages enfants). Probiotique + Prébiotique.
10. Ergyphilus (Nutergia) - lactobacillus rhamnosus GG / casei / acidophilus, Bifidobacterium bifidus. 2 milliards par gélule.
3. Lactibiane Tolérance (Pilèje) - Lactobacillus acidophilus / plantarum / salivarius, Bifidobacterium lactis (2 sortes) + FOS et inuline (prébiotiques).
    - Enfants = 1 g/sachet - 4 milliards
    - Adultes = 2,5 g/sachet + gélules - 10 milliards
    - Adultes = 5 g/sachet + gélules - 20 milliards
14. Probactiol lmmune (Functiomed) - Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium lactis, FOS, protéines de petit-lait, IG, 15 milliards/cuillère mesure.
+ Des prébiotitques (21 – 22)
21. Prébiophar (Longévie) 1 stick = 4,5 g, 1 à 2 par jour.

22. Probactiol Synergy (Bionutrics), FOS + inuline, 2 mesurettes = 4 g, soit 2 à 4/jour.


Sources et Références :
1. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
2. « [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]», Emil I. Mondoa & Mindy Kitei, Aout 2001, Ballantine Books.
3.  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
4. Milandri R, Maltagliati M, Bocchialini T, Del Prete C, Bianchi G, Rocco BM, Micali S. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Urologia. 2018 Sep 12:391560318798291. doi: 10.1177/0391560318798291.
5. Spivak LG, Rapoport LM, Platonova DV, Tsarichenko DG, Evdokimov MS, Demidko YL, Enikeev DV, Rossolovsky AN. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Urologiia. 2018 Jul;(3):58-62.
6. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
7. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
8. Guar gum decreases levels of beneficial gut bacteria
DOI: 10.1080/17450390512331387936
The number of E. coli increased by feeding both gums and carob tree seeds. (NDLR: with 10 %; not with 1 %.)
9. Carrageenan impact gut bacteria.
Carrageenan has been found to cause colitis and anaphylaxis in humans, but it is often present in baby “formulas” ... Ray PEAT
10. “Carrageenan poisoning is one known cause of the disappearance of macrophages (a type of phagocyte). Decreased levels of macrophages leads to decreased immune system function.” Kate DEERING.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
11. Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
12. Bouillon d’os pour un apport de collagène pour aider dans le rétablissement de l’étanchéité intestinale. + Les nutriments utiles, comme la L-glutamine et l’acide butyrique.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 10729
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 67
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies  Empty Re: Quels Probiotiques pour les Allergies, les Colites et Autres Pathologies

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum