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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Re: Infos santé. Divers SCE 2

Message  Luc Jeu 7 Sep 2023 - 11:38

Voir aussi les 2 posts précédents.
Caféine, ami ou ennemi ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La réponse ne sera pas tranchée : Comme bien souvent, ce n’est pas tout blanc ou tout noir. Comment optimiser, en situation, si vous aimez boire un kawa ?
Il faut tenir compte du contexte : (...) 
La caféine a un effet inhibiteur de la recapture de la dopamine, mais son mécanisme principal de stimulation du système nerveux central est l'antagoniste du récepteur de l'adénosine. (9)

Comment la caféine affecte-t-elle les récepteurs ? (10)
Suite sur le lien.

Luc
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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Toxicité des benzos pour le cerveau

Message  Luc Dim 10 Sep 2023 - 7:36

SRRI drugs cause brain damage
Toxicité des benzos pour le cerveau
Résumé:
Les “médocs” connus sous le  nom générique de “benzodiazépines” – plus exactement la classe SSRI, soit les inhibiteurs de recapture de sérotonine – sont toxiques pour le cerveau, particulièrement chez les personnes âgées. Ces benzos sont pourtant classés « safe » par l’autorité de santé (FDA et Consorts).
Mais 1 personne sur 5 souffrira d’effets secondaires, sans pour autant  traiter réellement le problème (anxiété) en profondeur : niveau d’énergie faible, difficultés de concentration, perte de mémoire, anxiété, insomnie, sensibilité à la lumière et aux sons, problèmes digestifs, symptômes déclenchés par la nourriture et les boissons, faiblesse musculaire et douleurs corporelles.
Ces dommages peuvent persister après l’arrêt des benzos, chez 76 % des personnes, de manière durable. C’est un comble!


Article:
Anti-anxiety drugs cause brain damage, unemployment, and suicide...even if stopped
Source: Ray PEAT Forum – Haidut (forum member) – Scientific Studies – Jul 18, 2023.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Haidut posted:  
Just a few minutes ago I posted about a study implicating serotonin (5-HT) and, by extension, SSRI drugs in brain atrophy and depression, especially in aging people. In clinical practice, while SSRI drugs are considered plenty "safe", anti-anxiety drugs such as the popular benzodiazepines (e.g. Valium, Xanax, Klonopin, etc) are considered even "safer", and this is why most of them do not have "blackbox warnings" on their label mandated by the FDA. This perceived "safety" of benzos (as they are commonly known) has led to them being prescribed to all age groups (even babies!) for all sorts of symptoms (often completely unrelated to anxiety), to the point that even the limitless greed of Big Pharma has acknowledged an epidemic of over-prescription. Hardly a day that goes by without some celebrity admitting on national TV an addiction to benzos, requiring formal hospitalization. Now, the study below demonstrates what we have all been suspecting for many years - i.e. there is nothing "safe" when it comes to benzos and they are capable of causing serious brain damage, which persists even after brief benzo usage and/or discontinuation, with the brain injury leading to negative outcomes later on such as job loss, social/relationship breakdown or even suicide. The study authors believe the incidence of these side effects of benzos is so high (about 1 in 5) that it warrants its own medical term - benzodiazepine induced neurological dysfunction (BIND). Worst of all, as the study itself states, BIND caused completely unrelated symptoms and health issues to appear - i.e. it generated multiple new serious disorders/conditions, while being only marginally effective at treating the relatively harmless one (anxiety) for which they were prescribed originally. Case in point - more than half of the study participants taking benzos reported contemplating or attempting suicide! 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

"...Benzodiazepine use and discontinuation is associated with nervous system injury and negative life effects that continue after discontinuation, according to a new study from researchers at the [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]The study was published today in the journal [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]“Despite the fact that benzodiazepines have been widely prescribed for decades, this survey presents significant new evidence that a subset of patients experience long-term neurological complications,” said [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], M.P.H., an assistant professor in psychiatry at the [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] and medical director of the nonprofit [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].“This should change how we think about benzodiazepines and how they are prescribed.” “Patients have been reporting long-term effects from benzodiazepines for over 60 years. I am one of those patients. "

"...Symptoms were long-lasting, with 76.6% of all affirmative answers to symptom questions reporting the duration to be months or more than a year. The following ten symptoms persisted over a year in greater than half of respondents: low energy, difficulty focusing, memory loss, anxiety, insomnia, sensitivity to light and sounds, digestive problems, symptoms triggered by food and drink, muscle weakness and body painParticularly alarming, these symptoms were often reported as new and distinct from the symptoms for which benzodiazepines were originally prescribed. In addition, a majority of respondents reported prolonged negative life impacts in all areas, such as significantly damaged relationships, job loss and increased medical costs. Notably, 54.4% of the respondents reported suicidal thoughts or attempted suicideBIND is thought to be a result of brain changes resulting from benzodiazepine exposure. A general review of the literature suggests that it occurs in roughly one in five long-term users. The risk factors for BIND are not known, and more research is needed to further define the condition, along with treatment options."

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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Sécheresse oculaire et probiotique Lactobacillus Reuteri

Message  Luc Lun 9 Oct 2023 - 9:57

Sécheresse oculaire : cette bactérie pourrait vous aider si vous manquez de larmes  
SCE 10/23
Picotements dans les yeux ? Sensation de grain de sable qui gratte ? Paupières collées ? Vous pourriez être victime de sécheresse oculaire ! Dans ce cas, votre problème vient sûrement d’un manque de larmes.
La sécheresse oculaire concerne surtout les plus de 60 ans, mais certains médi­caments – antidépresseurs, antalgiques, somnifères, anti-diarrhéiques, anti-aryth­miques – et des pathologies comme la maladie de Crohn sont aussi en cause.
Si vos glandes lacrymales deviennent paresseuses, pas de panique ! Il existe bien des gels imitant les larmes, relativement efficaces, mais une étude récente offre des perspectives plus natu­relles et intéressantes. Elles impliquent notre micro­biote intestinal. Des cher­cheurs du Baylor College of Medicine, aux États-Unis, ont observé l’effet béné­fique de la souche probio­tique Limosilactobacillus reuteri DSM17938 chez des souris souffrant de sécheresse oculaire.
Résultat : après seulement 5 jours, les souris avaient une cornée en meilleure forme et plus de cellules productrices de mucine, essentielle pour la lubrification oculaire (1). Bonne nouvelle : on trouve cette bactérie dans le commerce sous la forme de probio­tique (elle est aussi appelée « Lactobacillus Reuteri ! »).
1 « An oral probiotic can treat dry eye disease », American Society for Microbiology, juin 2023. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] eurekalert.org/news-releases/992615

_________________
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« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty T° corporelle normale 36.6

Message  Luc Lun 16 Oct 2023 - 11:11

T° corporelle normale 36.6
Pendant 150 ans, on a considéré que 37 °C était la température moyenne d’un corps humain en bonne santé. Mais ce chiffre n’est pas correct.
Source : National Geographic
Depuis au moins vingt ans, les chercheurs savent qu’en réalité, la température moyenne de notre corps est plus faible, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], et que toute température comprise [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] peut être considérée comme normale. Pourtant, 37 °C degrés demeure le chiffre de référence pour les parents inquiets et les médecins, et reste affiché partout, des thermomètres de pharmacie aux [url=https://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/hypothermia/symptoms-causes/syc-20352682#:~:text=When your body temperature drops,or immersion in cold water.]sites internet[/url] des centres médicaux.
« Les médecins ne sont pas différents des autres », affirme Julie Parsonnet, médecin spécialiste des maladies infectieuses à l’université de Stanford. « Nous sommes élevés en pensant que ce chiffre est la valeur normale depuis que nous sommes petits. »
Chaque personne est différente, et de nombreux facteurs peuvent causer des variations dans la température corporelle, tels que l’âge, la morphologie, l’activité, le régime alimentaire, la maladie, l’heure de la journée et la méthode de mesure de la température. Celle-ci est généralement prise à l’intérieur de l’oreille, sous la langue, sous l’aisselle, par voie rectale ou sur le front; et il existe même une [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Chacun de ces différents types de thermomètres affichent des températures moyennes légèrement différentes.
En étudiant les températures des personnes en bonne santé et les facteurs qui peuvent pousser le corps à atteindre des mesures dangereuses pour lui, les chercheurs peuvent mieux comprendre le fonctionnement du corps dans son ensemble. Pour fonctionner correctement, le corps humain doit rester dans une plage de température étroite d’environ 1,5 degré Celsius ; en dehors de cette plage, les neurones ralentissent et les muscles et organes fonctionnent moins efficacement. Même les protéines des cellules pourraient être affectées. Le corps fait donc de gros efforts pour rester à une température sûre, en transpirant lorsqu’il fait chaud ou en resserrant les vaisseaux sanguins lorsqu’il fait froid, par exemple.
« Tout cela se fait grâce à des signaux émis par l’hypothalamus [du cerveau] qui nous avertissent que notre sang n’est pas à la bonne température », explique Parsonnet.
La température corporelle peut également fluctuer en réaction à une maladie. Une fièvre survient lorsque le corps augmente sa température de quelques degrés au-dessus de la normale [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
La température corporelle étant mesurée si fréquemment, et constituant un outil important pour l’étude de la santé, les chercheurs estiment qu’il est grand temps de réévaluer la chaleur interne du corps humain.
NOTRE CORPS EST-IL EN TRAIN DE SE REFROIDIR ?
Selon Parsonnet, les fameux 37 °C n’ont peut-être pas toujours été une mesure incorrecte ; elle aurait simplement évolué. Nous nous refroidissons, suggère la spécialiste.
Alors qu’elle s’intéressait initialement aux raisons pour lesquelles le citoyen américain moyen est devenu plus lourd au fil du temps, Parsonnet a commencé à examiner les liens que la température corporelle pouvait avoir avec le métabolisme. « Je pense depuis des années à trouver une cohorte qui pourrait nous montrer quelle était la température [corporelle moyenne] il y a plusieurs décennies », dit-elle.
Elle a trouvé cette cohorte dans la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], une base de données sur la santé des vétérans de l’Armée de l’Union américaine, qui avaient combattu lors de la guerre de Sécession, que l’économiste Robert Fogel, lauréat du prix Nobel, a commencé à compiler en 1978. Le rapport contient des informations sur les professions, les maladies et les handicaps des vétérans, y compris les statistiques de température dont Parsonnet avait besoin.
En 2019, Parsonnet et ses collègues de Stanford ont combiné ces données avec [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], et avec des données plus récentes du [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. L’objectif était d’ainsi obtenir un ensemble de données complet comprenant [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] mesures thermométriques sur les 160 dernières années. Après avoir tout analysé, l’équipe a constaté que la température corporelle de l’Américain moyen avait diminué d’environ 0,5 °C (1 °F dans l’étude) depuis la révolution industrielle.
Cette évolution correspond à la théorie de Parsonnet selon laquelle le métabolisme humain pourrait ralentir avec le temps, mais aussi aux autres modifications qu’a connues le corps humain grâce à un meilleur accès à la nourriture et à des soins de santé, dans les pays industrialisés tout du moins.
Nous sommes « devenus plus grands, plus gros, plus froids et [nous vivons] plus longtemps », selon Parsonnet. « Ces quatre éléments vont ensemble, en quelque sorte. »
UN THERMOMÈTRE DÉFECTUEUX ?
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], professeur émérite à la faculté de médecine de l’Université du Maryland, a une autre théorie pour expliquer le décalage entre les 37 °C et les températures actuelles. Selon lui, le chiffre n’aurait jamais été correct.
La température standard des 37 °C remonte à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] par le médecin allemand Carl Rinhold August Wunderlich. « Il était dans une clinique en Allemagne et, selon son livre […], il aurait accumulé un million de températures », raconte Mackowiak. « Quand il a fait la moyenne de ces températures, il est arrivé à 37 degrés centigrades. »
Un certain nombre de raisons pourrait, selon lui, expliquer pourquoi l’estimation initiale de la température moyenne pourrait être erronée. Par exemple, on ne sait pas exactement de quelle manière Wunderlich est arrivé à sa moyenne, mais l’ensemble des données était aussi tellement vaste que le médecin n’a probablement fait la moyenne que d’une petite partie de ses mesures.
« Les statistiques n’étaient pas d’usage courant à l’époque, et encore moins les ordinateurs », explique Mackowiak. « Donc il est impossible d’imaginer qu’il soit parvenu à traiter un million de points de données pour arriver aux résultats qu’il a obtenus. »
Les thermomètres de Wunderlich, qui mesuraient la température à partir de l’aisselle et devaient être lus sans bouger pendant 15 à 20 minutes, pourraient également être une source d’erreur. L’un de ces thermomètres à mercure d’origine est conservé au [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] de Philadelphie, et Mackowiak a pu emprunter l’instrument pour l’inspecter.
« Nous avons procédé à des études minutieuses afin de vérifier sa portée et [il] était calibré 1,5 degré [centigrade] de plus que les thermomètres modernes ou contemporains. »
Cette erreur de longue date pose problème à Mackowiak depuis des dizaines d’années. Dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dans le Journal of the American Medical Association, lui et ses collègues ont écrit : « Nous estimons que le concept selon lequel les 37°C ont une quelconque pertinence en termes de température normale du corps devrait être abandonné ».
Interrogé sur l’étude qui suggère que la température corporelle moyenne aux États-Unis est en diminution, Mackowiak répond ne pas être convaincu. Pour lui, l’ensemble de données utilisé dans l’article manquait de facteurs clés, tels que les types de thermomètres utilisés et le moment de la journée où les températures ont été enregistrées.
« Je n’ai aucun moyen d’en être certain, ni dans un sens ni dans l’autre », affirme Mackowiak. « Mais mon intuition est que non, elle n’a pas diminué au fil du temps. »
PRENDRE LA TEMPÉRATURE DES CHIMANES
Au départ, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], anthropologue à l’Université de Californie, à Santa Barbara, n’était pas non plus convaincu par la théorie de la baisse de la température signalée dans l’étude de Stanford. « On était sceptiques, on a donc réanalysé leurs données », confie-t-il.
Lorsque Gurven et son équipe ont effectué leurs propres calculs, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] : la température corporelle se refroidirait bien. « Nous ne comprenons pas très bien pourquoi exactement, mais il semblerait qu’il y ait bien eu un déclin », affirme-t-il.
Le scientifique s’est intéressé à la recherche sur la température corporelle en raison de son propre travail avec le peuple des Chimanes (ou Tsimanes), des agriculteurs et des chasseurs de subsistance vivant en Bolivie, relativement isolés du monde extérieur.
« Certains villages sont à une heure de marche de la ville la plus proche. D’autres sont à plusieurs jours de route en pirogue. »
Après avoir lu l’article sur la baisse de la température corporelle aux États-Unis, Gurven était curieux d’examiner la température corporelle moyenne des Chimanes. Si l’évolution des modes de vie dans les pays industrialisés est à l’origine de la baisse de la température corporelle, alors les personnes vivant en dehors de ce système moderne devraient, en théorie, avoir une température plus élevée.
À sa grande surprise, Gurven et ses collègues ont constaté que la température corporelle des Chimanes avait également diminué au fil du temps. « Nous avons constaté un niveau de déclin similaire, mais sur un dixième de la période de temps », révèle-t-il.
Depuis que Gurven a commencé à travailler avec les Chimanes en 2002, il a constaté que leur température moyenne [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].
Ces recherches permettent de fournir d’autres données indépendantes suggérant que les humains se refroidissent. Cependant, si cette observation est bien réelle, aucune raison évidente ne permet de l’expliquer. « Tout le monde a une idée différente », poursuit-il.
Certaines des causes possibles sont la climatisation, le régime alimentaire, les maladies chroniques, l’activité du système immunitaire, les maladies dentaires, les parasites, les habitudes de sommeil et les médicaments anti-inflammatoires.
Pour les Chimanes, certains de ces facteurs peuvent être exclus, tels que les fast-foods et les climatiseurs, mais de nombreuses petites choses ont changé pour ce peuple au cours des vingt dernières années, qui pourraient avoir contribué à ce changement. Ils ont par exemple un meilleur accès aux soins de santé, ce qui entraîne une diminution des taux de maladies pouvant affecter la température corporelle, mais aussi à davantage de biens de consommation comme les couvertures, qui pourraient les aider à rester à une température plus confortable tout au long de l’année.
Selon Gurven, tous ces changements pourraient contribuer à une diminution globale de la température moyenne.
LA TEMPÉRATURE N’EST QU’UNE INDICATION
Comment toutes ces recherches s’appliquent-elles à la santé de tous les jours ? Doit-on s’inquiéter si notre température est de 37 °C ?
« 37 °C est une température normale, mais ce n’est pas la température normale », explique Mackowiak. « Il n’y a pas une unique température normale. »
Si vous voulez absolument un chiffre, il peut être utile de connaître la température que Mackowiak qualifie de fièvre qui nécessitant une action, c’est-à-dire une température si élevée qu’un traitement médical est nécessaire, même si le patient ne présente aucun autre symptôme. Il précise que pour les hôpitaux, cette température est généralement égale ou supérieure à 38,3 °C.
Cependant, la température n’est pas toujours une mesure précise de la maladie. Même si la température corporelle se situe dans la fourchette normale, d’autres symptômes peuvent indiquer que quelque chose ne va pas.
La température corporelle « n’est qu’une des indications de la maladie », explique Parsonnet. « On l’aime bien parce que c’est un chiffre et que tout le monde aime les chiffres […] Mais le fait est que si vous vous sentez malade, alors vous êtes malade, et ce quelle que soit votre température. »

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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Le jus de citron facilite l'assimilation des catéchines du thé

Message  Luc Ven 24 Nov 2023 - 9:11

Pq du jus de citron  dans le Thé ?
Selon les chercheurs, environ 80 % des catéchines seraient détruites dans le système digestif avant de pouvoir passer dans le sang, là où elles pourraient jouer leur rôle protecteur. (1)
Les chercheurs ont reproduit, en laboratoire, les conditions auxquelles est soumise une infusion de feuilles de thé vert durant la digestion. Ajoutés au thé vert, les jus de citron, d'orange, de lime et de pamplemousse et même le lait de vache, de soya ou de riz ont permis d'accroître le nombre de molécules antioxydantes dans le sang.
Les jus d'agrumes ont été les plus efficaces à cet égard, plus particulièrement le jus de citron qui a permis de préserver plus de 80 % des catéchines que renferme la boisson. Le thé vert contenant 50 % de lait de vache aurait préservé 52 % des catéchines. Cette proportion était de 55 % avec le lait de soya et de 69 % avec le lait de riz.
NDLR : Ce n’est pas une bonne idée d’ajouter du lait dans le café ou le thé car cela forme des micelles, ce qui rend l’assimilation des autres aliments plus compliquée (barrière).
Il faudrait maintenant pousser les recherches afin de savoir si cet effet protecteur des antioxydants se traduit réellement par une meilleure absorption des catéchines par un organisme humain, soulignent les auteurs de l'étude.(1) « Le processus de la digestion dans le corps humain est beaucoup plus complexe que ce que l'on a pu reproduire in vitro dans nos laboratoires », fait remarquer l'un des chercheurs.

Thé et citron, une synergie bénéfique pour la santé
Source de l’article: Au Paradis du thé.
Une étude de 2007 montre que l’adjonction de jus de citron au thé multiplierait par plus de cinq la quantité d’antioxydants absorbables par l’organisme. Selon l’étude (1), le jus de citron interagiraient avec les catéchines du thé pour empêcher leur dégradation dans l’intestin.
Les chercheurs ont d’abord constaté que les catéchines du thé n’ont pas toutes la même stabilité une fois ingérée par dans le système digestif humain. Les conditions de cette stabilité – c’est à dire l’aptitude de ces molécules à conserver leurs propriétés – ne sont pas encore bien connues.
L’objectif de l’étude était donc de caractériser les effets de différents additifs alimentaires naturels sur la digestion des catéchines du thé. Pour le savoir des essais ont été effectués in-vitro en simulant le phénomène de la digestion gastrique. Les catéchines ont ensuite été comparées avant la digestion puis après pour savoir si elles conservaient ou non leurs propriétés antioxydantes.
Globalement, on sait que les catéchines du thé sont très peu stable. Il en reste environ 20% suite à la digestion.
Les chercheurs ont constatés qu’en ajoutant du jus de citron, les catéchines du thé conservent leur plus haut degré de stabilité. Parmi les catéchines étudiées, l’EGC ressortait à un niveau de 81 à 98%, l’EGCG entre 56% et 76% et l’ECG entre 30 et 55%
Les catéchines du thé, comme par exemple l’epigallocatéchine (EGC), sont largement étudiées par la communauté scientifique mondiale pour leur capacité à réduire les risques de maladies chroniques.
L’étude montre qu’il existerait une synergie entre le thé et le jus de citron. Celui-ci permet aux catéchines du thé d’être digérées sous une forme plus complète. Cela suggèrerait donc que leur effet sur la santé serait ainsi maximisé.
Le thé de façon générale offre de nombreux bienfaits. Nous mettons à jour un article de blog avec les dernières découvertes scientifiques sur le sujet que vous pouvez consulter ici.              1. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
D'après Purdue University News et CBC News.
Green RJ, Murphy AS, Schulz B, et al[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Mol Nutr Food Res. 2007 Sep;51(9):1152-62.
Mario Ferruzzi, assistant professor of food science at Purdue University in Indiana.
                                                             X
Digestive stability and absorption of green tea polyphenols: Influence of acid and xylitol addition
Soon-Mi Shim et al. – [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Food Research International 2012.
Green tea formulated with xylitol in combination with vitamin C effectively enhanced the absorption of non-gallated catechins such as EGC and EC. ► However, the addition of only vitamin C extraordinarily increased absorption of gallated tea catechins including EGCG and ECG. 
Extract:
Green tea extracts only showed a poor digestive recovery (5.3%) of total catechins and EGC and EGCG significantly decreased with the digestive recovery of 4.6% and 6.1%, respectively. However, measured amount of EGC, EGCG, or ECG in digestive fluids and caco-2 human intestinal cell significantly increased by adding citric acid or vitamin C. There was remarkable increase of digestive recovery of total catechins in green tea with xylitol/citric acid and xylitol/vitamin C by 1.7–2.5 times and 3 times, respectively, with different amounts of xylitol. It was also determined that intestinal uptake of total catechins significantly increased 6 and 11 times in green tea with xylitol/citric acid and xylitol/vitamin C, respectively, compared to green tea only.
=> Ajouté de l’acide ascorbique et du xylitol modifie le Ph de la boisson et la rend plus stable. L’assimilation des catéchines est augmentée 6 à 11x dans le thé vert.
 
Tea polyphenols are pH-sensitive
Stability of tea polyphenols solution with different pH at different temperatures
The lower the pH, the more stable the tea polyphenols during storage.
The results showed that tea polyphenols with a pH of 3–6 remained stable at 4 and 25°C.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  2016
=> Test de stabilité des boissons. Les boissons sont mieux conservées (ice tea) à une T° comprise entre 4 et 25° C, si le Ph se situe entre 3 – 6 (acide donc).
 
NB : Le fait d’ajouter qques gouttes de jus de citron ou du lait dans le thé sature les molécules de polyphénols et cela diminue fortement le pouvoir de chélation sur le fer non-héminique (fruits et légumes). Les polyphénols n’ont pas d’impact sur le fer héminique (viande).

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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Insuffisance enzymatique palliée par la thiamine (B1)

Message  Luc Mer 6 Déc 2023 - 11:40

Insuffisance enzymatique palliée par la thiamine (dosage pharmacologique).
En tant qu'étape limitante de la phosphorylation oxydative (carburation => ATP), l'inhibition chronique de l’enzyme KGDH peut avoir des conséquences dévastatrices sur le renouvellement de l'énergie cellulaire. Une personne peut obtenir une grande quantité de thiamine (Vit B1) par son alimentation, mais l’inhibition sous-jacente de certaines enzymes-dependantes produira exactement les mêmes résultats qu’une « carence » alimentaire. Autrement dit, ces changements vont induire un déficit fonctionnel. (L'alimentation équilibrée, apportant les AJR en oligo-éléments et vitamines, ne suffit pas en cas de problème pour rétablir l'homéostasie).
Lorsque les enzymes dépendantes de B1 sont inactivées, le métabolisme énergétique s'affaiblit.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Source: Dr Elliot OVERTON.
La thiamine est essentielle au fonctionnement du système nerveux : elle facilite la transmission nerveuse et est nécessaire à la production des neurotransmetteurs GABA, glutamate, aspartate et acétylcholine.  Notamment, pas que.
En cas de faiblesse métabolique – euphémisme pour signaler un problème possible au niveau de l’assimilation du glucose (énergie), un problème de coordination neurologique (nombreuses neuro-déficiences), un problème de digestion (nombreuses pathologies de type MICI / SIBO / SIFO), etc. – le métabolisme ralentira, puis fonctionnera de manière erratique, induisant tout un éventail possible de pathologies. Ou tout simplement vous souhaiterez optimiser le niveau d’énergie. Pas nécessairement pour remédier à une défaillance (avant qu’une pathologie soit clairement déclarée).

*) Lien pour patienter et pour comprendre l’importance des enzymes. Pas de vie sans enzymes. 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
*) Lien pour l’article du Dr Elliot OVERTON
Mega-Dose Thiamine: Beyond Addressing “Deficiency”
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
NB: La traduction va venir. Un peu de patience, c'est du boulot! 
Lire en attendant la traduction: Liens intéressants:
*) Thiamine Deficiency - A Potential Cause of SIBO and other Gut Dysfunction? 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Version complète plus complète sur ce site (Vaut le détour) : Elliot Overton – Nutrition and Functional Medicine.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] – 01/2019
*) Thiamine and the Microbiome – Dr. Lonsdale
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  03/23
*) PS: Un excès de thiamine prolongé entraîne une sécrétion d'histamine (evacuation entravée).


Dernière édition par Luc le Sam 23 Mar 2024 - 9:54, édité 1 fois

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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Akkermansia muciniphila contre les maladies du siècle

Message  Luc Sam 23 Mar 2024 - 8:45

Akkermansia muciniphila, une super bactérie contre les « maladies du siècle » ?
Une nouvelle bactérie a récemment fait une entrée fracassante dans le monde de la santé naturelle : Akkermansia muciniphila. Sa présence abondante dans les intestins serait un signe de bonne santé. Cette bactérie permettrait de lutter contre les « maladies du siècle » : diabète, obésité et maladies cardiovasculaires. Coup de projecteur sur cette bactérie qui vous veut du bien par votre experte Hélène Martin-Lemaître !
Par Hélène Martin-Lemaître, docteur en pharmacie, micronutritionniste. Elle propose des consultations en nutrition santé et micronutrition à Lyon et en téléconsultation.
helene-martinlemaitre.fr
Source SCE N° 9012/2023
Article
Si les regards se tournent avec un intérêt croissant vers Akkermansia mucini­phila, c’est parce qu’elle apporte une réponse à un problème majeur de santé publique : la « diabésité ». Ce néologisme désigne l’épi­démie actuelle dont souffre une grande partie de la population : le diabète combiné à l’obésité. À l’heure actuelle, 50% de la popu­lation française est en surpoids. Si la commercialisation de la fabu­leuse bactérie est attendue depuis quelques années, c’est parce qu’elle ferait maigrir. Qu’en est-il vraiment ?

Cette bactérie vous veut du bien !
Akkermansia muciniphila colo­nise naturellement notre paroi intestinale. Plus particulièrement, on la trouve dans la couche de mucus (d’où son nom « mucini­phila ») qui lui sert de substrat. Elle représente 1 à 5% du micro­biote intestinal. Akkermansia a été nommée ainsi en l’honneur du bactériologiste néerlandais Antoon Akkermans (1940-2006), qui a travaillé sur l’écologie microbienne. Des études ont montré qu’elle est présente en moindre quantité chez les personnes souffrant de mala­dies telles que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardio­vasculaires, les maladies inflam­matoires de l’intestin, le cancer colorectal, la maladie d’Alzhei­mer, l’autisme… (1) Cette bactérie est donc bien plus qu’une bactérie : c’est un véritable marqueur de bonne santé.

Syndrome métabolique : une épidémie qui grandit
Les confinements répétés ont aggravé la situation, qui était déjà préoccupante… (2) Les personnes atteintes de syndrome métabolique cumulent un surpoids (indice de masse corporelle supérieur à 25), une glycémie supérieure à la normale, de l’hypertension artérielle et éventuellement une perturbation du bilan lipidique. Il est impor­tant de souligner qu’une glycémie à jeun peut être dans des valeurs normales malgré la présence d’une résistance à l’insuline. La perte de sensibilité à l’insuline est une cause majeure des mala­dies de civilisation. Le glucose ne peut plus être utilisé par les cellules musculaires, adipeuses et hépatiques. Par conséquent, il reste dans le sang et la glycé­mie s’élève. En parallèle, on observe un hyperinsulinisme pro-inflammatoire néfaste pour le microbiote (dysbiose). Quelques années avant de déclarer un diabète de type 2, une insulino-résistance s’installe. Sa détection précoce par le test de HOMA est perti­nente car, à ce stade, le phéno­mène est réversible. Différentes études ont montré que le syndrome métabolique altère l’intégrité de la paroi intestinale. De ce fait, le LPS (lipopolysaccharide) issu du microbiote intestinal peut passer dans le sang et générer une endo­toxémie métabolique. De plus, on sait que le syndrome métabolique est associé à une inflammation de bas grade néfaste pour les vais­seaux sanguins dans la mesure où elle ouvre la porte aux mala­dies cardiovasculaires comme l’athérosclérose. Si la situation est grave, elle n’est cependant pas désespérée…

Pas moins de 18 ans de recherches ! (encart)
Isolée pour la première fois dans des échantillons fécaux en 2004 par l’équipe du Pr Willem M. de Vos, elle a ensuite fait l’objet d’études de 2008 à 2013. Il faudra attendre 2019 pour que les résul­tats de l’étude Microbes4U (« Microbes for you ») soient publiés dans Nature Medicine (3). Il s’agit de la première étude pilote randomisée en double aveugle contre placebo chez des volontaires humains. (Fin de l’encart)

Cette bactérie protège-t-elle des effets de la « malbouffe » ?
Chez les individus présentant un syndrome métabolique, on observe que l’abondance d’Ak­kermansia muciniphila est dimi­nuée (4,5,6). A contrario, la prise d’un médicament antidiabétique (la metformine) est associée à une augmentation de la concentration d’Akkermansia muciniphila. Dans une autre étude, 49 participants (en surpoids ou obèses) ont été soumis à un régime hypocalorique. Les personnes ayant un taux suffi­sant d’Akkermansia muciniphila ont bien répondu au régime.
En revanche, celles qui avaient peu d’Akkermansia muciniphila ont peu répondu. Une observation réalisée chez les rats soumis à un régime riche en graisses a démon­tré que l’administration d’Akker­mansia muciniphila empêchait la prise de poids et diminuait l’in­flammation. La petite bactérie protégerait donc des effets indé­sirables de la malbouffe.

Elle renforce la fonction barrière de l’intestin
Si la célèbre bactérie colonise le mucus qui tapisse la muqueuse intestinale, c’est parce qu’elle s’en nourrit ! Les principaux constituants de ce mucus sont des mucines (protéines) formant un gel lubrifiant. Équipée de mucinases (enzymes dégradant le mucus), Akkermansia muciniphila assure la production de carbone et d’azote, qui sont des sources d’énergie pour elle-même et pour les autres micro-organismes du microbiote intestinal. Et ce n’est pas tout ! Parmi les métabolites générés, on trouve de précieux acides gras à chaîne courte (propionate, acétate et buty­rate). Akkermansia muciniphila améliore également la fonction barrière de l’intestin en assurant le maintien de l’épaisseur de la couche de mucus. En effet, la dégradation du mucus produisant des nutriments pour les cellules productrices de mucus, son renou­vellement est stimulé. Si le mucus est une barrière physique permet­tant de maintenir les bactéries à distance de l’épithélium, on sait qu’en cas d’obésité ou de diabète de type 2, la couche de mucus est amincie. Chez l’homme, on observe que l’épaisseur du mucus est inversement proportionnelle à la glycémie et à l’hémoglobine glyquée.

Amuc_1100, la protéine essentielle
La protéine Amuc_1100, présente dans la membrane externe de la bactérie, est responsable de ses propriétés. Sa fixation sur les Toll-like recepteurs (TLR) permet de moduler l’homéostasie intestinale et le métabolisme de l’hôte. De plus, la protéine Amuc_1100 reste stable lors de la pasteurisation et contribue aux effets de la bactérie pasteurisée.

Un espoir contre les « maladies du siècle »
Des études soutiennent que la présence abondante de la bactérie Akkermansia muciniphila permet­trait de lutter contre les fléaux de notre civilisation moderne : l’obé­sité, le diabète de type 2, les mala­dies cardiovasculaires ou encore la maladie d’Alzheimer.

En prévention contre le diabète de type 2 (encart)
Une étude réalisée chez des patients prédiabétiques, into­lérants au glucose, a mis en évidence une moindre quan­tité d’Akkermansia dans l’intes­tin de ces patients par rapport aux personnes présentant une tolérance normale au glucose. D’où l’intérêt de réaliser le test de HOMA, qui permet de détecter une résistance à l’in­suline (réversible !) plusieurs années avant la survenue d’un diabète de type 2 irréversible… Tous les patients diabétiques de type 2 présentent une dysbiose. Cette dernière s’installant sur plusieurs années, la prévention consiste à prendre en compte le microbiote afin d’éviter la survenue de la pathologie. (Fin de l’encart).

Obésité : de belles promesses !
L’obésité est un facteur de risque majeur pour le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, la stéa­tose hépatique et certains cancers. Une étude réalisée chez des souris obèses (génétiquement déficientes en leptine, hormone de la satiété), montre qu’Akkermansia muciniphila est présente en quantité réduite dans leur intestin. L’ajout de prébiotiques tels que l’oligo-fructose (servant de « nourriture » aux bactéries) dans la nourriture des souris obèses a normalisé les taux d’Akkermansia. Les troubles métaboliques ont été améliorés grâce à l’administration d’Akkermansia : réduction de la résistance à l’insuline, de l’adiposité, de l’inflammation du tissu adipeux, du poids corporel, de l’endotoxé­mie (présence de toxines dans le sang). Elle a également augmenté les niveaux d’endocannabinoïdes, qui contrôlent l’inflammation et l’in­tégrité de la barrière intestinale. Une étude réalisée chez l’homme a mis en évidence que les niveaux d’Ak­kermansia sont plus bas chez les personnes atteintes d’obésité sévère que chez celles touchées par une obésité modérée (7,8,9). Si la chirur­gie bariatrique (bypass) permet une augmentation significative du niveau d’Akkermansia, elle n’est cependant pas corrélée avec une amélioration de la santé métabolique.

Et pour la santé du coeur !
L’athérosclérose est la première cause des maladies cardiovascu­laires. Si la plaque d’athérome située dans la paroi des artères est le résultat d’un dépôt de cholestérol et de calcium associé à une inflam­mation, on sait également que la plaque d’athérome renferme des bactéries qui résident normalement dans la bouche ou dans l’intestin. On en déduit que le microbiote est impliqué dans le développement de cette pathologie. Une étude réali­sée chez la souris a mis en évidence une atténuation des lésions dues à l’athérosclérose grâce à l’admi­nistration d’Akkermansia mucini­phila (10,11,12). Elle agit en diminuant l’inflammation induite par l’en­dotoxémie. La supplémenta­tion en berbérine chez des souris soumises à un régime alimentaire riche en graisses a montré une diminution de l’athérosclérose et donc du risque cardiovascu­laire. Si la diminution de l’endo­toxémie métabolique explique le mode d’action de la berbérine, on sait également que la berbérine est un prébiotique d’Akkerman­sia muciniphila dans la mesure où elle stimule la sécrétion de mucus (« nourriture » privilégiée de la fabuleuse bactérie). Dans le cadre du syndrome métabolique, la berbérine est un acteur privilé­gié car elle améliore la sensibilité à l’insuline et exerce une action positive sur le microbiote intes­tinal. L’utilisation de la berbérine permet une véritable prise en charge holistique. Il convient cependant d’être prudent car ses effets sur la glycémie sont éprouvés et le risque d’hypoglycémie est présent.

Protégez-vous des additifs alimentaires ! (encart)
L’alimentation moderne, proposée par l’industrie agro-alimentaire, contient des agents émulsifiants ayant pour voca­tion d’améliorer la texture de l’aliment transformé ainsi que sa durée de conservation. Le problème, c’est que ces addi­tifs altèrent le microbiote intes­tinal ! La bonne nouvelle, publiée dans le journal Gut, c’est que l’administration de la bactérie intestinale Akkermansia permet de contrecarrer les effets délé­tères de ces additifs toxiques (13). Certains membres du micro­biote pénètrent dans une zone normalement stérile et entrent en contact étroit avec l’épithé­lium intestinal. Le carboxymé­thylcellulose (E466) est pointé du doigt. Des études menées chez la souris ont mis en évidence que l’administration d’Akkermansia municiphila permet de préve­nir les effets néfastes des addi­tifs sur le microbiote intestinal et empêche les bactéries du micro­biote de trop se rapprocher de l’épithélium. Cependant, le meil­leur toxique étant celui que nous n’ingérons pas, mieux vaut éviter les plats industriels… (Fin de l’encart)
Chez l’adulte, pour une dose de 400 mg/jour, la berbérine agit comme un médicament : elle a un effet pharmacologique cardiométa­bolique en diminuant la résistance à l’insuline et en améliorant le profil lipidique. L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a rédigé un rapport de mise en garde pour la berbérine. Vigilance, vigilance…

Booster cette bactérie grâce à un aliment
Sachant que 60% des cellules du système immunitaire se trouvent dans l’intestin, on comprend aisé­ment qu’une dysbiose impacte néga­tivement le système immunitaire. Le mucus et les bactéries jouent un rôle fondamental dans la fonc­tion barrière intestinale. De plus, la protéine Amuc_1100 (présente dans la membrane externe de la bactérie) bloque le passage des toxines dans le sang au niveau intestinal, ce qui renforce les défenses immunitaires de l’organisme. Afin de soutenir le système immunitaire, rien de tel que le duo de choc prébiotiques + probiotiques. À ce titre, l’inuline a la capacité d’augmenter la quan­tité d’Akkermansia muciniphila au niveau intestinal. Si vous souhai­tez faire une cure d’inuline, vous retrouverez ce prébiotique dans les aliments suivants : le topinambour, la chicorée, le pissenlit, l’ail, l’ar­tichaut, le poireau et l’oignon… L’enjeu d’une modulation du système immunitaire est de taille : prévenir les maladies auto-immunes (diabète de type 1, maladies inflam­matoires chroniques de l’intestin, thyroïdite d’Hashimoto…) qui naissent dans l’intestin « poreux » ne jouant plus son rôle de barrière.

Akkermansia mise en boîte !
Akkermansia muciniphila est une bactérie anaérobie stricte. Cela signifie qu’elle est sensible à l’oxygène. Sa conservation grâce à la pasteurisation a également permis de décupler ses pouvoirs ! En effet, l’augmentation de tempé­rature (de 62 à 88° C) agressant la bactérie, cette dernière met en œuvre des mécanismes de défense pour survivre. Cela explique pourquoi Akkermansia mucini­phila pasteurisée a des propriétés supérieures à la bactérie vivante. Akkermansia muciniphila pasteu­risée n’est pas un probiotique car elle est morte mais ses protéines sont bien présentes. Dans ce cas, on parle de postbiotiques. Il s’agit de micro-organismes inanimés ou de leurs composants qui confèrent un bénéfice santé à leur hôte. L’Autorité européenne de sécu­rité des aliments (EFSA) ayant donné son aval concernant l’au­torisation de mise sur le marché, la bactérie est mise en boîte ! The Akkermansia Company, commer­cialisé par Metagenics, voit le jour (14). Le complément alimentaire revendique une action sur la « gestion du poids avec contrôle du glucose ». Le produit commer­cial génère des revenus partielle­ment réinvestis dans la recherche. Les travaux de recherche conti­nuent… En point de mire : les effets potentiels d’Akker­mansia muciniphila sur certaines maladies auto-immunes et dans le cadre de l’immunologie du cancer. À l’instar du microbiote, Akkermansia muciniphila n’a pas dit son dernier mot…

Microbes4U® : l’étude tant attendue ! (15) (Encadré)
Il s’agit d’une étude randomisée, en double aveugle (ni le méde­cin ni le patient ne savent s’il s’agit du complément alimentaire ou du placebo) versus placebo, publiée dans Nature Medicine en 2019. Les principaux objectifs de Microbes4U® étaient de détermi­ner l’innocuité d’Akkermansia muciniphila et l’évolution des paramètres métaboliques (masse corporelle, résistance à l’insuline, adiposité viscérale, métabolisme lipidique). Des paramètres secon­daires tels que la fonction barrière intestinale (via le dosage des lipo­polysaccharides plasmatiques) et le microbiote ont été évalués.
Cette étude a été réalisée pendant trois mois chez 40 volontaires en surpoids ou obèses présen­tant un syndrome métabolique et une résistance à l’insuline. Ils ont été répartis en trois groupes : un premier groupe recevant le placebo (identique au produit actif par sa forme, sa taille, sa couleur et son goût), un deuxième groupe recevant 10 milliards de bactéries par jour sous forme vivante et un dernier groupe se voyant adminis­trer 10 milliards de bactéries sous forme pasteurisée. Les partici­pants ne devaient pas modifier leur régime alimentaire ni leur activité physique. Les résultats ont montré que la prise quotidienne pendant 3 mois de 10 milliards de bactéries vivantes ou pasteurisées était sans danger. Aucun des participants n’a rapporté d’effet indésirable. Microbes4U® démontre qu’Ak­kermansia muciniphila a la capa­cité de ralentir la progression des troubles métaboliques. La prise quotidienne d’Akkermansia muci­niphila a réduit de manière signi­ficative la résistance à l’insuline, l’insulinémie, le taux de cholesté­rol total plasmatique, les concen­trations de lipopolysaccharides plasmatiques (ce qui correspond à un renforcement de la barrière intestinale), les gamma GT et l’in­flammation. La masse corporelle, le tour de taille et le tour de hanche ont diminué mais de façon non significative. L’étude était proba­blement trop courte… Enfin, le taux d’Akkermansia muciniphila dans les selles était significative­ment plus élevé. Cependant, après trois mois de prise du complé­ment alimentaire, la composition du microbiote intestinal demeure inchangée. Enfin, il est important de noter qu’Akkermansia muci­niphila ne joue pas de rôle sur la satiété. En conclusion, l’admi­nistration d’Akkermansia muci­niphila permet de prévenir les complications cardiométabo­liques en cas de prédiabète et de risque cardiovasculaire. (fin de l’encadré).

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Dr Martin Juneau, M.D., FRCP – Institut de Cardiologie de Montréal
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Akkermansia muciniphila : une bactérie essentielle au maintien d’une bonne santé
La bactérie Akkermansia muciniphila colonise la couche de mucus de la paroi intestinale où elle contribue à son maintien (intégrité et renouvellement) et génère des métabolites qui ont plusieurs effets bénéfiques sur le métabolisme et l’immunité.

Sources et références
1. Everard A, Belzer C, Geurts L et al., Cross-talk between Akkermansia muciniphila and intestinal epithelium controls diet-induced obesity [archive], Proc Natl Acad Sci U S A, 2013;110:9066–9071
2. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
3. Derrien M, Vaughan EE, Plugge CM, de Vos WM. Akkermansia muciniphila gen. nov., sp. nov., a human intestinal mucin-degrading bacterium. Int J Syst Evol Microbiol 2004 ; 54 : 1469–1476. [CrossRef]
4. Forslund K, Hildebrand F, Nielsen T, et al., Disentangling type 2 diabetes and metformin treatment signatures in the human gut microbiota. Nature 2015 ; 528 : 262–266. [CrossRef] [PubMed] [Google Scholar]
5. Everard A, Belzer C, Geurts L, et al. Cross-talk between Akkermansia muciniphila and intestinal epithelium controls diet-induced obesity. Proc Natl Acad Sci USA 2013 ; 110 : 9066–9071. [CrossRef] [Google Scholar]
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Infos santé. Divers SCE 2 - Page 2 Empty Dysbiose à l’origine de l’arthrose ?

Message  Luc Lun 8 Avr 2024 - 10:56

Une dysbiose serait-elle à l’origine de votre arthrose ?
Au coeur de votre microbiote, une dysbiose pourrait être à l’origine de l’état inflammatoire de tout votre corps… jusqu’à vos articulations ! La cause de votre arthrose – et la solution à vos douleurs ! – se trouverait donc dans vos intestins. Votre experte Hélène Martin-Lemaitre propose un éclairage sur cette toute nouvelle vision de l’arthrose.
Par Dr Hélène Martin-Lemaitre, Docteur en pharmacie, micro-nutritionniste et hypno-praticienne, elle propose des consultations en nutrition santé et micro-nutrition à Lyon et en téléconsultation
helene-martinlemaitre.fr
Source : SCE 04/2024
L’arthrose est une maladie inflammatoire chronique détruisant progressivement les structures de l’articulation. Si cette pathologie est courante chez le senior, elle touche également le sujet jeune. Il s’agit non seulement d’une maladie du cartilage mais aussi d’une véritable maladie de civilisation, au même titre que le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires. D’ailleurs, on parle désormais d’arthrose méta­bolique. Cette nouvelle approche permet de faire le lien avec le micro­biote intestinal. L’axe « intestin-articulations » accapare les regards de la communauté scientifique. Une fois de plus, le microbiote intestinal a son mot à dire.
Une toute nouvelle vision de l’arthrose
Dans les années 1900, 4 % de la population était touchée par l’ar­throse. En 2030, 22 % d’entre nous seront concernés… Cette évolu­tion sociétale invite à repenser la définition de l’arthrose en élargissant le champ de vision. Si les phénomènes inflammatoires locaux sont indéniables, la prise en compte de l’inflammation à distance, à savoir au niveau intestinal, est une clé de lecture récente. De plus, cette maladie chronique, pouvant toucher plusieurs articulations, est caractérisée par une altération du cartilage, de l’os, de la syno­viale et également des tissus péri­phériques de soutien (ligaments, tendons et muscles). Une prise en charge adaptée doit tenir compte de cette vision élargie : l’arthrose s’inscrit dans des déséquilibres bien au-delà de l’articulation. Dans le concept d’arthrose métabolique, l’arthrose est associée à l’obésité, à l’hypertension artérielle, au diabète de type 2 et à la dyslipidémie, dont la cause commune est l’inflamma­tion de bas grade.
Traiter l’arthrose par… le microbiote !
Il n’existe pas de marqueur biolo­gique spécifique de l’arthrose. Cependant, la CRP (C-Réactive Protéine), ultrasensible, est un biomarqueur de l’inflammation de bas grade (inflammation chronique, à bas bruit). Il existe une corrélation entre l’in­tensité de la douleur et la CRP. Un déséquilibre du microbiote intesti­nal, appelé dysbiose, est à l’origine d’une inflammation de bas grade dans tout l’organisme. La production de cytokines pro-inflammatoires et de radicaux libres stimule les mécanismes pathologiques de l’arthrose. L’hyperperméabilité intestinale permet le passage d’en­dotoxines bactériennes dans le sang, ce qui cause des micro-inflammations généralisées, notam­ment au niveau des articulations. Voilà comment le déséquilibre du microbiote intestinal participe à la destruction de l’articulation et au phénomène douloureux. Dans le cadre de la prévention de l’ar­throse, il est pertinent de repérer les signes d’une dysbiose ainsi que les autres facteurs de risque.
La dysbiose favorise l’arthrose
Les troubles digestifs tels que les problèmes de transit (diarrhée, constipation ou alternance diar­rhée/constipation), les ballonne­ments, le reflux gastro-œsophagien sont évocateurs d’une dysbiose. De plus, dans les maladies inflam­matoires chroniques de l’intestin, le diabète, l’obésité, on sait qu’il existe une dysbiose. Si l’on ajoute à cela les prédispositions héréditaires (familles d’arthrosiques) et le cumul de facteurs de risque (âge, surpoids, traumatismes répétés, malnutrition), on comprend aisé­ment l’explosion des cas d’arthrose, y compris chez les sujets jeunes. En matière d’arthrose, l’égalité des sexes n’est pas au programme… En effet, au-delà de 50 ans, les femmes sont plus touchées que les hommes. Plusieurs études épidémiologiques suggèrent l’implication des œstrogènes dans la pathologie arthro­sique (1). Cela est confirmé par le fait que la prise d’un traitement hormo­nal substitutif de la ménopause semble associée à une prévalence de la diminution symptomatique et radiologique de l’arthrose.
Figure : Douleur au genou, avec la légende suivante : Une dysbiose participerait à la destruction des articulations.
AINS : ils détruisent votre microbiote ! (Encadré)
L’arthrose se manifeste par des douleurs, des poussées inflam­matoires dont la réponse allo­pathique se solde souvent par le combo de destruction massive du microbiote intestinal : AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) + IPP (inhibiteurs de la pompe à protons). D’un côté, les IPP, en permettant au pH gastrique d’augmenter, fragilisent la barrière chimique qu’est l’estomac. Il en résulte une colonisation bactérienne indésirable du tube digestif. En ajoutant l’effet néfaste des AINS sur le microbiote intes­tinal, on a une alliance de choc « antimicrobiote ». Si l’on considère que le microbiote est un acteur incontournable de la bonne santé des articula­tions, il convient d’en prendre soin et d’envisager la prise en charge thérapeutique différem­ment au long cours. (Fin de l’encadré).
L’oligofructose contre l’arthrose ?
Si le déséquilibre du microbiote est incriminé dans l’arthrose, certaines études proposent de « moduler » cet écosystème afin d’avoir prise sur la pathologie arthrosique (2). Comme nous l’avons déjà vu, l’obésité, intimement liée à l’inflammation de bas grade et à l’hyperperméa­bilité intestinale, est un facteur de risque de l’arthrose. Des travaux, présentés dans le Journal of Clinical Investigation Insight, proposent d’étudier une fibre prébiotique, l’oligofructose, afin d’améliorer le microbiote intes­tinal. Les prébiotiques servant de « nourriture » aux probiotiques, ils sont indispensables dans le cadre d’une alimentation malsaine. L’étude a été réalisée pendant trois mois chez des souris devenues obèses, présentant un déséqui­libre du microbiote intestinal, une inflammation systémique et des dommages articulaires versus des souris de poids normal. Lorsque les chercheurs administrent de l’oli­gofructose aux souris obèses, le prébiotique semble réduire le désé­quilibre intestinal et les dommages articulaires. Ainsi, chez la souris, l’oligofructose permet d’augmen­ter le nombre de bifidobactéries, de diminuer l’inflammation digestive et de réduire la réponse inflamma­toire dans les articulations.
7 aliments riches en oligofructose
Tout cela confirme ce que nous savons déjà : un poids santé opti­mal combiné à une bonne alimen­tation et à un exercice physique régulier est une stratégie de choix pour réduire le risque d’arthrose. Cette étude souligne l’importance d’apporter des fibres prébiotiques, telles que les FOS (fructo-oligosaccharides), dont l’oligofructose fait partie. Il peut s’agir d’un apport alimen­taire (oignons, asperges, artichauts, bananes, ail, endives, topinam­bours…) ou d’une supplémenta­tion sous forme de complément alimentaire. Si l’obésité s’accom­pagne d’une inflammation de bas grade, ce n’est pas tout… Elle est également la comparse de la résis­tance à l’insuline.
Avez-vous de « l’arthrose métabolique » ?
Ce type d’arthrose est de plus en plus fréquent entre 45 et 65 ans. Le surpoids, localisé essentiellement au niveau de la taille, est un signe clinique majeur d’une prédisposition à développer une résistance à l’insu­line (ou perte de sensibilité à l’insu­line). Lorsque ce mécanisme se met en place, le glucose a du mal à péné­trer dans les cellules (musculaires, hépatiques et adipeuses) et reste dans le sang : d’où une élévation du taux de sucre dans le sang et la porte ouverte aux maladies métaboliques.
Faites le test de HOMA
Le repérage biologique est réalisé grâce au test de HOMA, qui permet de détecter une résistance à l’insu­line. Ce dépistage est très précieux à plusieurs égards. D’une part, il permet de détecter précocement la résistance à l’insuline, réversible, contrairement au diabète de type 2, irréversible une fois que la patho­logie est déclarée. D’autre part, il permet une prise en charge adaptée de l’arthrose métabolique. Lorsque l’indice de HOMA est supérieur à 2.4, on est confronté à une résis­tance à l’insuline. Nous ne sommes pas sans ignorer le goût inimitable et la couleur sédui­sante des viandes au barbecue, du fromage grillé sur les gratins, de la croûte du pain frais, des frites, du sucre caramélisé sur les crèmes cata­lanes… Pourtant, derrière ces belles promesses gustatives, se cachent des produits de Maillard. Très toxiques, ils sont le résultat d’une réaction de glycation consistant à « fixer » un sucre sur une protéine. Ils ne peuvent être ni détruits, ni élimi­nés des cellules et, outre le fait de favoriser la résistance à l’insuline, ils sont responsables d’un vieillis­sement accéléré.
Privilégiez les aliments à IG bas
La vigilance devra également se porter sur l’index glycémique des aliments, que l’on préférera « bas ». Le classement par index glycémique est réalisé selon le pouvoir sur la glycémie de chaque aliment. On sait qu’une élévation de la glycémie s’ac­compagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline permettant de faire pénétrer le glucose dans les cellules. Si les aliments consommés ont des index glycémiques élevés, il en résulte un hyperinsulinisme et une diminution des récepteurs à l’insuline, étape préalable à une résistance à l’insuline. Attention ! Il convient de ne pas diaboliser les index glycémiques et de consommer des index glycémiques élevés plutôt en deuxième partie de journée. La cuisson des aliments et le degré de maturité des fruits sont des paramètres qui font varier l’index glycémique. Considérons l’exemple de la carotte. Lorsqu’elle est râpée, crue et consom­mée en salade, l’index glycémique est bas. En revanche, si vous la faite cuire, l’index glycémique s’élève : c’est parfait pour le dîner. La chrono­biologie nutritionnelle, qui a fait l’ob­jet d’un prix Nobel en 2017, permet une approche fine, physiologique, en accord avec les besoins de votre orga­nisme. En effet, elle met en exergue le fait qu’il est important de ne pas consommer des aliments hypergly­cémiants le matin. En revanche, à partir de 16-17 heures, un goûter sain (fruit de saison, oléagineux, choco­lat noir) élève la glycémie, indispen­sable au passage du tryptophane au niveau cérébral.
La vitamine D réduit les douleurs de l’arthrose
La vitamine D a plusieurs rôles. Elle favorise la sécrétion d’insu­line en agissant directement sur les cellules bêta des îlots de Langerhans au niveau du pancréas (3). De plus, en agissant comme anti-inflammatoire, elle a une action directe sur la résis­tance à l’insuline puisqu’on sait que cette dernière est intimement liée à l’inflammation. Enfin, en agissant comme modulateur immunitaire, elle limite le risque d’apparition d’auto-anticorps. Si l’intérêt de la vitamine D n’est plus à remettre en question, il convient cependant de considérer sa surconsommation dans le cas de l’arthrose métabo­lique. En période hivernale, la dose quotidienne de 4 000 UI par jour est recommandée. La synthèse de la vitamine D étant réalisée à partir du cholestérol et grâce à l’action du soleil sur la peau, si vous passez l’été à l’abri du soleil ou que vous badi­geonnez votre peau avec de la crème solaire, vous pouvez maintenir la dose quotidienne de 3 000-4 000 UI.
Essayez ce probiotique anti-douleur (Encadré)
Une étude réalisée sur des cobayes s’est intéressée aux effets protec­teurs d’une culture inactivée lyophi­lisée (CIL) de Bifidobacterium longum CBi0703® sur la gonar­throse (4). Contrairement aux appa­rences, il ne s’agit pas de l’arthrose des « gones » (familièrement : « jeune enfant ») et tant mieux… mais de l’arthrose du genou ! Suite à l’administration de CIL, les deux genoux des cobayes ont été analy­sés : le développement des lésions du cartilage est retardé. Les résultats obtenus prouvent l’efficacité du trai­tement et également la bonne tolé­rance des produits testés. Arthelio®, des laboratoires Immubio, est le premier complément alimentaire à base de Bifidobacterium longum inactivé développé pour soula­ger la douleur (diminution de la fréquence, de la durée et de l’inten­sité des crises d’arthrose) de toutes les articulations. Il en résulte une diminution de la consommation d’an­talgiques et d’anti-inflammatoires ainsi qu’une amélioration de la qualité du sommeil lors des crises d’arthrose. La présence de vita­mine C favorise une synthèse opti­male du collagène, indispensable au bon fonctionnement de l’articulation au quotidien. Arthelio® est recom­mandé en cure de 3 mois. Ses effets sur la douleur et la gêne fonction­nelle sont rémanents : ils persistent un mois après l’arrêt du traitement (5). (Fin de l’encadré).
L’idéal est de réaliser un dosage biologique afin d’affiner la dose qui vous convient. On ne peut pas parler de la vita­mine D sans son compagnon de choix : le magnésium. En effet, ce duo gagnant présente plusieurs inté­rêts : le magnésium étant un coen­zyme de très nombreuses voies du métabolisme du glucose, son déficit favorise une hyperglycémie et est impliqué dans la résistance à l’insu­line (6). De plus, l’association vitamine D-magnésium permet de réduire les douleurs articulaires. La supplémen­tation systématique en magnésium est fortement recommandée. Elle ne présente aucun danger. L’apport journalier de 300 mg de bisglycinate ou de glycérophosphate de magné­sium est conseillé. Le dosage du magnésium intra-érythrocytaire permet de savoir si le magnésium est réellement entré dans les cellules et permet d’ajuster la dose quoti­dienne si nécessaire.
Les oméga-3, aussi efficaces que les AINS ! (encadré)
Les oméga-3 sont intéressants à plusieurs titres. D’une part, ils soulagent les douleurs arti­culaires liées à l’arthrose : leur efficacité est comparable aux AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) à raison de 500 à 1 000 mg d’EPA + DHA (acide eicosapentaénoïque + acide docosahexaénoïque) par jour. Seule une supplémen­tation par des compléments alimentaires permet d’atteindre les doses thérapeutiques antal­giques. Contrairement aux AINS, ils n’ont pas d’effet délé­tère sur le microbiote et donc optimisent l’axe « intestin-articulations ». Les oméga-3 sont plus que bénéfiques car ils sont désormais considérés comme des prébiotiques. Cela signifie qu’ils servent de nour­riture aux bactéries du micro­biote intestinal. Enfin, si l’on considère qu’ils diminuent l’inflammation digestive, les oméga-3 sont de grands alliés dans le cadre de la prévention et du traitement de l’arthrose métabolique. (Fin de l’encadré).
Cette vitamine régénère votre collagène
Si les oméga-3 constituent un élément incontournable de l’ali­mentation anti-inflammatoire, ils sont suivis de près par les antioxy­dants, qui agissent à deux niveaux : l’intestin et l’articulation. Parmi eux, la vitamine C se distingue car elle permet la régénération du collagène au niveau des articulations. L’apport quotidien de 60 à 100 mg par jour est recommandé (par l’alimentation ou les compléments alimentaires). Des taux de sélénium satisfaisants sont généralement obtenus grâce à la consommation de deux noix du Brésil par jour. La prise de 15 mg de zinc (bisglycinate) par jour améliore la synthèse des protéoglycanes au niveau articulaire. Le curcuma a l’avantage de limiter l’inflammation digestive et articulaire, en particu­lier dans l’arthrose du genou. Qu’il soit utilisé en traitement de fond ou lors des crises d’arthrose, à une dose ne dépassant pas 1 200 mg/jour, il permet de diminuer la consomma­tion d’antalgiques. Des assiettes colorées, faisant la part belle aux épices et aux aromates, permettent de faire le plein en polyphé­nols : curcuma, gingembre… sans oublier les boissons santé, dont certaines sont à consommer avec modération (thé vert, café). Limiter la consommation d’huiles riches en oméga-6 (huile de tournesol, d’ara­chide, de palme…) et privilégier celles contenant des oméga-3 à raison de 2 à 3 cuillères à soupe par jour (huile de colza, de lin, de cameline…) améliore l’équilibre oméga-6/oméga-3. L’approfondissement des connais­sances concernant l’axe « intestin-articulations » nécessite de repenser la prise en charge de l’arthrose. Comme le disait si justement Hippocrate il y a 2000 ans : « Toute maladie commence dans les intestins. » On pourrait y apporter quelques nuances mais il avait tout de même raison ! Ainsi, la prise en charge de l’ar­throse passe par l’amélioration des paramètres métaboliques et la prise en compte de la santé intestinale. Il n’est donc pas impossible que votre rhumatologue vous invite à consulter un endocrinologue ou un gastro-entérologue… à moins que les pratiques se décloisonnent pour une prise en charge optimale.
Dr Hélène Martin-Lemaitre
Sources et références : non fournies (bug).

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