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Message  Luc Sam 10 Juil 2021 - 8:10

Microbiote en détresse : Elles détrônent les probiotiques
Maladies auto-immunes, dégénératives ou inflammatoires… Et si toutes avaient une origine commune : un déséquilibre du microbiote ? À l’instar des traditionnels probiotiques, les huiles essentielles auraient le pouvoir de le rééquilibrer. Selon de récentes études scientifiques internationales, elles seraient même extrêmement efficaces contre des pathologies comme la dysbiose ou la redoutable bactérie E. coli.
Par Rémy Le Jeune. Il est diplômé de l’université Paris XIII, il enseigne la phytothérapie et l’aromathérapie dans toute la France, particulièrement auprès d’étudiants et des professionnels de santé. Son dernier ouvrage s’intitule Prévenir des maladies neurodégénératives grâce aux huiles essentielles, paru aux éditions Quintessence.
Source : SCE 07/2021
La composition du microbiote intestinal est propre à chacun d’entre nous et évolue tout au long de notre vie. Toutefois, on distingue trois périodes cruciales d’évolution : les 1000 premiers jours de vie (de la conception aux deux premières années), à l’âge adulte et en vieillissant. Celui-ci peut varier sous l’influence d’une multitude de facteurs, principalement génétiques, nutritionnels et environnementaux.
Chez une personne adulte, plusieurs facteurs sont désormais recon­nus comme responsables d’une « dysbiose intestinale » : les troubles émotionnels (stress, anxiété), la sédentarité (avec une faible acti­vité physique), une alimenta­tion déséquilibrée, trop riche en sucres ou avec une part importante d’aliments transformés contenant des ingrédients artificiels tels que les édulcorants, la prise régulière de médicaments allopathiques (antibio­tiques, antiacides, antidiabétiques…) et les vaccins, ainsi que d’autres habitudes de vie telles que le taba­gisme, la consommation de drogues ou le manque de sommeil.
La composition du microbiote intes­tinal est aussi modifiée sous l’influence des hormones sexuelles dont la synthèse diminue progressive­ment, en période de péri-ménopause et à la ménopause. Certaines infec­tions gastro-intestinales (Escheri­chia, Salmonella, Candida…) ou l’exposition à des toxiques (polluants environnementaux, métaux lourds, pesticides) sont aussi à l’origine d’une altération de la composition du microbiote intestinal. Or, la qualité de la composition de votre micro­biote est essentielle pour votre santé.

Pourquoi la santé de votre microbiote est-elle essentielle ?
Le microbiote intestinal est essen­tiel afin de préserver notre santé physique comme mentale. Il joue un rôle transverse pour l’organisme et participe à de nombreuses fonctions.

Des milliers de milliards de micro-organismes (encart)
Le microbiote intestinal repré­sente une communauté de microorganismes, très abondante et diversifiée, qui réside dans notre système digestif. Celui-ci repré­sente le plus important micro­biote de notre corps, en colonisant l’estomac, les intestins et surtout le côlon. Les autres microbiotes sont : vaginal, cutané, respiratoire et mammaire.
Des milliers de milliards de microorganismes (1012 à 1014) vivent en symbiose avec notre système digestif, soit deux à dix fois plus que le nombre des cellules qui constituent notre corps ! Le microbiote pèse même entre 1 à 2 kilos ! On dénombre 200 fois plus de gènes dans le microbiote intestinal que dans le génome humain (600 000 gènes microbiens contre 30 000 gènes humains). L’ensemble des micro-organismes participe ainsi à l’équilibre de notre écosystème intestinal fort complexe.
Les bactéries prédominent dans le microbiote intestinal. Parmi elles, les bactéries majoritaires sont : Clostridium, Eubacterium, Faecalibacterium, Bacteroïdes, Ruminococcus et Bifidobacte­rium. Mais les bactéries ne sont pas les seules. Les bactériophages (également appelés phages) sont des virus qui n’infectent que les bactéries et qui semblent être présents en nombre aussi impor­tant que les bactéries. Les champi­gnons non pathogènes sont aussi bien représentés, mais beau­coup moins nombreux que les bactéries, et ils ne représentent que 0,1 % du nombre total des micro-organismes. Toutefois, ils sont en général 100 fois plus volu­mineux que les bactéries.
(Fin de l’encart)

1.     Acteur principal de la digestion
Le microbiote intestinal permet la digestion de nos aliments simples ou plus complexes, particulièrement les fibres végétales. Il participe aussi à la production d’énergie, sous forme d’acides gras à chaîne courte, grâce à la fermentation des résidus alimen­taires non digestibles dans le côlon. (Celle-ci peut représenter jusqu’à 15 % de nos besoins caloriques). Le microbiote favorise également la synthèse et l’absorption des vita­mines, particulièrement la biotine (vit B8), l’acide folique (vit B9), la cobalamine (vit B12) et la vita­mine K. Il concourt à une meilleure synthèse et assimilation de nutri­ments, tels que les acides aminés ou les sucres (le lactose).
2.     Clé de voûte de votre immunité
Le microbiote intestinal favorise le développement et la maturation du système immunitaire intestinal, lequel occupe une place importante dans les défenses de notre corps. Près de 60 % de nos cellules immunitaires sont contenues dans l’intestin ! Il concourt à la maturation du tube digestif, l’entretien de la muqueuse intestinale, la production de mucus et l’activité enzymatique de la muqueuse. Son rôle est égale­ment reconnu dans le métabolisme des colonocytes, la formation de nouveaux vaisseaux sanguins intes­tinaux (appelée angiogenèse intes­tinale), la régulation de la masse osseuse ou encore le développement du tissu adipeux (avec le stockage des graisses).
3.     Bouclier contre les agents pathogènes
Le microbiote intestinal participe au maintien de l’intégrité de la barrière intestinale, avec la production d’un mucus protecteur des cellules intes­tinales. Il exerce ainsi une protection barrière vis‑à‑vis de la colonisation par des bactéries potentiellement dange­reuses ou d’autres micro-organismes pathogènes1. Le microbiote intestinal lutte également contre les agents pathogènes en entrant en compétition avec eux. Lors d’une infection diar­rhéique, par exemple, le microbiote intestinal entre en compétition avec les agents pathogènes pour des nutri­ments, comme l’acide sialique libre.
Certaines espèces du microbiote intestinal produisent des métabo­lites antimicrobiens qui inhibent la croissance ou la virulence des agents pathogènes. Le microbiote intestinal stimule l’immunité innée et adapta­tive, notamment par la production de cytokine IL-22 qui agit sur les cellules épithéliales pour augmen­ter la production de peptides anti­microbiens.
Il favorise le métabolisme des xénobiotiques, c’est‑à‑dire la dégradation de substances étrangères toxiques (polluants, additifs alimentaires, médicaments, pesticides), de façon comparable au foie.
4.     Thermostat du système nerveux central (et l’humeur)
Le microbiote intestinal participe à la régulation de notre humeur, de nos émotions et de nos comportements.
Par les différents métabolites qu’il produit, le microbiote intestinal stimule, en effet, les 600 millions de neurones présents dans notre tube digestif qui constitue notre système nerveux entérique (soit environ six fois plus que dans la moelle épinière). Par la suite, les nerfs enté­riques activent à leur tour le nerf vague jusqu’au cerveau. On parle ainsi d’un axe intestin-cerveau.
D’autres travaux de recherche en cours suggèrent que le microbiote intestinal participe aussi à bien d’autres fonctions de notre orga­nisme, mal connues de nos jours. Au vu de l’ensemble de ces fonc­tions, on comprend ainsi pourquoi un déséquilibre du microbiote peut engendrer des maladies.

Les maladies induites par une « dysbiose intestinale »
Lorsque le microbiote intestinal est en « dysbiose », c’est‑à‑dire en désé­quilibre, des maladies peuvent se développer. L’altération du micro­biote intestinal provoque alors des mécanismes délétères, avec une augmentation de la perméabilité de la paroi intestinale et une stimula­tion immunitaire.
Par la suite, une inflammation chro­nique dite de « bas grade » s’installe. Celle-ci devient systémique et elle se développe dans tout le corps. Elle peut, par exemple, altérer la barrière hémato-encéphalique et favoriser une « neuro-inflammation », c’est‑à‑dire une inflammation du tissu cérébral, des lésions nerveuses et une « neuro­dégénérescence ».
Le déséquilibre du microbiote intes­tinal est ainsi responsable de l’ap­parition ou de la progression de nombreuses maladies dans tout le corps, comme la polyarthrite rhumatoïde, le diabète non insuli­nodépendant, l’obésité, les maladies cardiovasculaires ou les maladies neurodégénératives ainsi que diffé­rents cancers : gastrique, colorectal, œsophagien, foie, pancréas, sein. En voici quelques-unes.

La Covid-19 : un lien avec le microbiote ?
Les patients affectés par le virus de la Covid-19 présentent une diver­sité bactérienne significativement réduite, une abondance plus élevée d’agents pathogènes opportunistes tels que les bactéries Streptococcus, Rothia, Veillonella et Actinomyces, et une abondance plus faible d’espèces bénéfiques2.
Plusieurs bactéries intestinales commensales (bénéfiques) aux propriétés immunomodulatrices connues, telles que Faecalibac­terium prausnitzii, Eubacterium rectale et bifidobacterium sont sous-représentées chez les patients et restent faibles dans les échantillons prélevés jusqu’à trente jours après la guérison de la maladie3.

Alzheimer, Parkinson : et si la cause était dans le ventre ?
Chez les patients atteints par la mala­die d’Alzheimer, la composition et la diversité du microbiote intestinal sont fortement perturbées. Le dépôt intestinal de substances amyloïdes affecte particulièrement le micro­biote. Par la suite, celui-ci semble migrer vers le cerveau et participer au développement de la maladie4. Des altérations sont aussi observées au niveau des Gammaproteobac­teria, les Enterobacteriales et des Enterobacteriaceae.
Le taux d’acides gras à chaîne courte est également réduit, prédisant des altérations de plus de trente voies métaboliques, lesquelles pourraient être associées à des dépôts d’amy­loïde et à des anomalies ultra-struc­turales dans l’intestin. On observe également une augmentation de modules liés à la biosynthèse et au métabolisme des glycanes, ainsi qu’une diminution des voies liées au système immunitaire.
Chez les patients atteints par la mala­die de Parkinson, la composition du microbiote intestinal est aussi particulièrement affectée, notam­ment les bactéries Bifidobacterium, Bacteroides fragilis et Clostridium leptium qui sont en moins grand nombre (la première année).

Sclérose en plaques : un désordre bactérien ?
La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte la gaine (myéline) des nerfs. Chez ces patients, une dysbiose intestinale peut être observée, avec l’appauvris­sement de certaines bactéries telles que les Bacteroidaceae et Prevo­tella, ou l’enrichissement d’autres bactéries telles que Streptococcus et Pseudomonas.

Épilepsie, autisme et même certains cancers…
Mais ce n’est pas tout, plusieurs études de 2020 confirment que chez les patients affectés par l’épilep­sie, des altérations de la composi­tion du microbiote intestinal sont aussi observées5, de même chez les enfants autistes6.
Chez les patients atteints par un cancer colorectal, une dysbiose du microbiote intestinal est aussi obser­vée, avec une diminution des espèces bactériennes commensales (produc­trices de butyrate), une augmen­tation des espèces bactériennes nuisibles (opportunistes et pro‑inflammatoires), et la production de métabolites bactériens directement impliqués dans le métabolisme du cancer, notamment des acides gras à chaîne courte et des polyamines (7).

Image : Grâce à son composant thymol, l’huile essentielle d’origan supprime les bactéries pathogènes de l’intestin grêle.

E. coli : quand l’aroma part à l’attaque de cette bactérie ravageuse ! (encart)
Certaines huiles essentielles permettent de lutter contre une infection bactérienne ravageuse due à la bactérie Escherichia coli. Et pour cause, la bactérie E. coli a pour effet de diminuer la richesse du microbiote intestinal, notam­ment la proportion des bacté­ries Prevotella, Enterococcus, et Akkermansia. Elle entraîne des lésions importantes dans les tissus intestinaux. Parmi les nombreuses huiles essentielles antibactériennes connues, quelques-unes luttent efficacement contre la bactérie E. coli.
Les résultats d’une étude expéri­mentale « in vitro » menée par une équipe de chercheurs de l’univer­sité de Swansea, au Royaume-Uni, ont été publiés en novembre 2013. Les chercheurs ont comparé l’activité antibactérienne de quatorze huiles essentielles (ou d’extraits de plantes) contre la bactérie E. coli.
Résultat, les huiles essentielles de menthe poivrée (Mentha X pipe­rita), de mélisse (Melissa offi­cinalis) et de coriandre doux (Coriandrum sativum) se sont révé­lées les plus puissantes. Les huiles essentielles de menthe poivrée et de coriandre doux possèdent en effet des propriétés antibactériennes plus puissantes qu’un antibiotique de référence, nommé Rifaximine*.
Contre la bactérie E. coli, l’huile essentielle de clou de girofle (Syzygium aromaticum) associée à l’huile essentielle de l’écorce de cannelle vraie (Cinnamomum verum), riche en cinnamaldéhyde, sont aussi plus puissantes que chacune d’entre elles utilisée seule. Les huiles essentielles d’ail cultivé (Allium sativum), de ciboule de Chine (Allium tuberosum) et d’oi­gnon (Allium cepa), appartenant à la famille botanique des Alliaceae, présentent toutes de puissantes propriétés antibactériennes contre E. coli, et d’autres pathogènes d’origine alimentaire provoquant notamment de la salmonellose, la listériose ou staphylocoque doré etc. Enfin, l’huile essentielle de cônes de houblon (Humulus lupu­lus), riche en monoterpènes, inhibe aussi fortement la bactérie patho­gène E. coli.
La bactérie pathogène E. coli forme un « biofilm » très inflammatoire pour la muqueuse intestinale. Les huiles essentielles de baies de piment de Jamaïque (Pimenta dioïca op baies) et de clou de girofle (Syzygium aromaticum), et leur principal composant commun, l’eugénol, inhibent de façon marquée la formation de ce biofilm, tout comme l’huile essentielle d’origan vulgaire. Une équipe de chercheurs coréens a démontré l’effet inhibiteur « in vitro » de l’huile essentielle d’ori­gan vulgaire sur la formation de biofilms par des souches d’E. coli.
La bactérie pathogène E. coli développe aussi un système de commu­nication très stratégique, de cellule à cellule, appelé « détection du quorum ». Celui-ci permet à chaque bactérie d’avoir une indica­tion précise sur la densité de popu­lation d’individus, de sa propre espèce ou d’autres espèces, afin de réguler son activité. L’huile essen­tielle de menthe poivrée (Mentha X piperita) et son composant le menthol, ou l’eugénol, extrait de l’huile essentielle de clou de girofle (Syzygium aromaticum), inhibent la communication des bactéries E. coli entre elles.
(Fin de l’encart)

Ces HE concurrencent les probiotiques (en massage, ndlr)
Quelques huiles essentielles semblent agir comme des probiotiques, en rééquilibrant la composition de la flore intestinale. Leurs propriétés ont été démontrées par les plus récents travaux scientifiques :
· L’essence d’orange douce (Ess Citrus sinensis) améliore le micro­biote intestinal. Cet agrume augmente particulièrement l’abondance de bactéries bénéfiques du genre « Lactobacillus ». Son principal composant, appelé limonène, améliore la structure bactérienne du côlon et du caecum et il entraîne également des modifi­cations significatives des acides gras à chaîne courte, métabolites micro­biens qui affectent la signalisation intestinale et la réponse immuni­taire. Le composant limonène entre aussi dans la composition d’autres essences d’agrumes (genre Citrus), des huiles essentielles de plantes de la famille des Apiaceae (ex. ombel­lifères), et d’autres plantes aroma­tiques.
· L’huile essentielle de lavande fine (Lavandula angustifolia) régule la flore intestinale, en augmentant le nombre de bactéries bénéfiques et en diminuant le nombre de microorganismes pathogènes.
· L’huile essentielle d’origan vulgaire (Origanum vulgare) ou tout autre huile essentielle riche en son principal composant thymol, provoque aussi un enrichissement en Bifidobacterium dans le micro­biote intestinal. En petites quanti­tés, le composant thymol supprime aussi des agents pathogènes tels que les bactéries du genre Clos­tridium dans l’intestin grêle, sans affecter les bactéries commensales, bénéfiques, de la partie distale de l’intestin. Le composant thymol entre aussi dans la composition d’autres huiles essentielles d’origan (genre Origanum) ou de plantes  aromatiques « méditerranéennes » de la famille botanique des Lamia­ceae (ex. labiées), telles que les thyms (genre Thymus).
L’huile essentielle de géranium Bourbon (Pelargonium graveolens), ou tout autre huile essentielle riche en son principal composant géraniol, provoque particulièrement un enri­chissement en Bifidobacterium dans le microbiote intestinal. En petites quantités, celui-ci supprime aussi des agents pathogènes tels que les bacté­ries du genre Clostridium dans l’in­testin grêle, sans affecter les bactéries commensales, bénéfiques, de l’intes­tin. Le composant géraniol entre aussi dans la composition d’autres huiles essentielles de géraniums (genre Pelargonium) et des « vraies » citron­nelles (genre Cymbopogon).
L’huile essentielle de carda­mome médicinale (Amomum villo­sum) et son principal composant appelé acétate de bornyle régulent efficacement le microbiote intestinal. Ceux-ci possèdent aussi d’autres propriétés exceptionnelles « in vitro », en restaurant l’intégrité de la paroi intestinale ou en amélio­rant l’inflammation chronique de bas grade. Le composant acétate de bornyle entre aussi, en quanti­tés variables, dans la composition d’huiles essentielles de conifères, particulièrement de pins (genre Pinus), de sapins (genre Abies) ou d’épicéas (genre Picea), appelés aussi épinettes au Canada.
Je vous propose de les utiliser en massage : quelques gouttes de l’huile essentielle choisie, mélangées avec 3 à 5 ml d’huile végétale d’amande douce, au niveau du bas‑ventre, en massant dans le sens des aiguilles d’une montre, une à deux fois par jour, pendant dix jours.

NDLR : « Quelques gouttes », cela signifie ici 3 à 5 gttes du mélange d’HE  (5 gttes s’il y a peu de cétones ou carvacrol), délayées dans une base (huile ou lait hydratant). Un peu plus en attaque (36H). « Un peu d’huile » signifie ici une petite càc (5 ml). 
=> 1 gtte pour girofle (phénols), menthe (cétones), origan (carvacrol).
Sauf indication contraire mentionnées dans les limites d’emploi (contrindications).

Mes deux formules d’aroma raisonnée
L’aromathérapie « raisonnée » consiste à associer plusieurs huiles essentielles entre elles afin d’obtenir une meilleure efficacité thérapeutique. Celles-ci détiennent des composants aromatiques qui appartiennent à des familles biochimiques distinctes. Le fait de les associer « en synergie » permet ainsi d’augmenter le poten­tiel thérapeutique de la préparation.
Anti-dysbiose intestinale
Préparation à base d’huiles essen­tielles en synergie afin de rééquili­brer la flore intestinale :
Par voie cutanée :
          Ess orange douce (Ess Citrus sinensis),
          HE géranium Bourbon (HE Pelar­gonium graveolens cv Bourbon),
          HE sapin baumier (HE Abies balsamea).
Pour un flacon de 50 ml, prenez 10 à 12 gouttes de chacune de ces trois huiles essentielles 0,5 ml, et complé­tez par une huile végétale d’amande douce.
Posologie : Appliquez « en conscience » quelques millilitres de la préparation au niveau du bas‑ventre, en massant dans le sens des aiguilles d’une montre, 1 à 2 fois par jour, pendant 10 jours. Faites une cure d’au moins un trimestre (soit 10 jours par mois, suivis d’une fenêtre thérapeu­tique de 20 jours par mois, pendant 3 mois). Renouvelez plusieurs fois par an si besoin.
Contre-indications : Bien suivre les précautions d’emploi. Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, la personne épileptique ou asthmatique, le jeune enfant, la personne âgée sous traitement médicamenteux. Évitez en cas de maladies féminines hormonales : fibrome utérin, kyste ovarien, mastose, endométriose, cancers hormo­nodépendants (oestrogen-like) et légèrement photosensible.

Anti-E. coli Préparation à base d’huiles essen­tielles en synergie afin de soigner une infection intestinale à E. coli :
Par voie orale :
          HE coriandre doux op graines (Coriandrum sativum) : antibacté­rienne puissante,
          HE girofle op boutons floraux (HE Zyzygium aromaticum) : inhi­bitrice de la formation du biofilm,
          HE menthe poivrée op sommités fleuries (Mentha X piperita) : inhibi­trice du « quorum sensing »   et hépa­toprotecrice.
Dans un flacon de 10 ml, mettez 50 gouttes de chacune de ces trois huiles essentielles.
Posologie : Prendre « en conscience » 2 gouttes de la préparation syner­gique (la posologie conseillée est de 1 goutte d’huile essentielle par tranche de 10 kg de poids corpo­rel par jour), à base des trois huiles essentielles ci-dessus, dans une cuillérée à soupe d’huile végétale d’olive, 3 fois par jour, au moment des repas, pendant 3 à 5 jours.
Contre-indications : Bien suivre les précautions d’emploi. Contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, personne épileptique ou asthmatique, jeune enfant, personne âgée sous traitement médicamen­teux. Évitez en cas de maladies fémi­nines hormonales : fibrome utérin, kyste ovarien, mastose, endomé­triose, cancers hormonodépendants (oestrogen-like), et légèrement phytosensible. Dermocaustique et agressive pour les yeux, neuro­toxique et abortive à fortes doses ou en usage prolongé.
Rémy Le Jeune

Sources et Références :
1. Vandana UK et al. Linking gut microbiota with the human diseases. Bioinformation. 2020 Feb. doi: 10.6026/97320630016196.
2. Silan Gu et al. Alterations of the Gut Microbiota in Patients With Coronavirus Disease 2019 or H1N1 Influenza, Clinical Infectious Diseases, 15 November 2020, [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
3. Yeoh YK, Zuo T, Lui GC, et al Gut microbiota composition reflects disease severity and dysfunctional immune responses in patients with COVID-19 Gut 2021;70:698-706.
4. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
5. Gong X and al. Alteration of Gut Microbiota in Patients with Epilepsy and the Potential Index as a Biomarker. Front Microbiol. 2020 Sep. doi: 10.3389/ fmicb.2020.517797.
6. Iglesias-Vázquez, L and al. Composition of Gut Microbiota in Children with Autism Spectrum Disorder: A Systematic Review and MetaAnalysis. Nutrients 2020. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
7. Sánchez-Alcoholado, L.; and al. M.I. The Role of the Gut Microbiome in Colorectal Cancer Development and Therapy Response. Cancers 2020. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] org/10.3390/cancers12061406
1. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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Dernière édition par Luc le Dim 11 Juil 2021 - 20:56, édité 2 fois

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Albert Einstein

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty SEP: Réduire la fatigue

Message  Luc Dim 11 Juil 2021 - 8:16

Actualités – SCE 07/2021
Les framboises : mieux que les cures détox pour votre foie ?
Peu calorique, cette délicate petite baie rouge, au goût sucré et légèrement acidulé, renferme de nombreux bienfaits santé. Mais de là à imaginer qu’elle serait capable de nous guérir, il fallait y penser !
Pourtant, une nouvelle étude (1) vient de le confirmer : un extrait polyphénolique de framboise (une molécule de la fram­boise), combiné à des fructo‑oligosaccharides ou des pectines, pourrait agir positivement sur une maladie du foie, la stéa­tose hépatique non alcoolique ou la NASH. Cette pathologie, causée entre autres par l’alimen­tation ou des médicaments, est en constante augmentation et les conséquences à long terme sur le foie sont dramatiques.
En observant des rats obèses, les chercheurs ont montré que les extraits de framboise ont des effets favorables sur le métabo­lisme en diminuant la graisse hépatique, les cellules inflamma­toires, le cholestérol, la teneur en triglycérides, réduisant ainsi la stéatose hépatique. La pectine et les fructo-oligosaccharides ont en outre renforcé les effets de l’extrait polyphénolique de framboise. Il y a donc fort à parier que ce fruit recèle encore bien des mystères pour notre santé. Ne vous en privez pas quand elles sont de retour sur les étals du marché !
Source: 1. Fotschki B, Juśkiewicz J, Jurgoński A, Sójka M, « Fructo-Oligosaccharides and Pectins Enhance Beneficial Effects of Raspberry Polyphenols in Rats with Nonalcoholic Fatty Liver. » Nutrients. 2021 Mar 3;13(3):833. doi: 10.3390/nu13030833. PMID: 33802455; PMCID: PMC8001257
Commentaire: l’acide ellagique de la framboise est réputé comme excellent anti-oxydant mais on parle ici d’un extrait combiné à de la pectine et des fructo-oligosaccharides. Les pectines  sont des fibres solubles, excellentes pour réguler la glycémie, le transit intestinal et soulager le foie dans la neutralisation des ML (captation des ML présents dans l'​organisme). Les FOS sont des précurseurs pour les probiotiques, appelés prébiotiques (substrat pour les bactéries intestinales). Les fructo-oligosaccharides (FOS) augmentent le nombre de Bifidobactéries et de Lactobacilles, qui sont des bactéries utiles pour la santé (en augmentant les niveaux d'acides gras libres à chaîne courte dans le côlon, le butyrate), et réduisent le nombre des Clostridies, lesquelles sont peu utiles et parfois nuisibles. Une étude in vitro a démontré que les fructo-oligosaccharides augmentent la croissance et favorisent la production d'acides lactique et acétique par les souches suivantes de Bifidobactéries : B. longum, B. adolescentis, B. bifidum, B. infantis et B. breve.
 
Deux tasses par jour de cette boisson et votre vie pourrait s’en trouver allongée !
La pandémie de diabète n’exclut aucun pays, pas même le Japon. Certaines habitudes des Japonais pourraient-elles aider à enrayer le fléau ? Ce n’est pas impossible, car une vaste étude (2), qui vient d’être publiée dans BMJ Open Diabetes Research & Care, révèle qu’une consommation régulière de thé vert associée au café pourrait réduire le risque de mortalité, toutes causes confondues, de près de 63 % ! Ce n’est pas nouveau. Des études avaient déjà bien établi l’effet protecteur du thé vert dans la population générale, en raison de ses composés phénoliques – antioxydants, anti-inflammatoires et antimutagènes –, mais le lien était encore controversé pour les diabétiques.
C’est désormais chose faite, car cette combinaison serait capable de réduire le risque d’infarctus cérébral et d’hémorragie intracérébrale, mais pas celui des coronopathies. Quel serait l’équilibre parfait ? Deux tasses de thé vert au quotidien et une tasse de café. Quoi qu’il en soit, les résultats sont clairs : thé et café rallongeraient la vie des diabétiques japonais. Alors pourquoi vouloir encore choisir ?
Source: 2. Komorita Y, Iwase M, Fujii H, et al., « Additive Effects of Green Tea and Coffee on All-Cause Mortality in Patients with Type 2 Diabetes Mellitus: The Fukuoka
Diabetes Registry. », BMJ Open Diabetes Research and Care, 2020;8:e001252. doi: 10.1136/bmjdrc-2020-001252
 
Sclérose en plaques : optez pour cette alimentation (elle réduit la fatigue)
Maladie auto-immune qui touche le système nerveux central, la sclérose en plaques constitue la première cause de handicap sévère non trauma­tique chez les personnes jeunes (environ 110 000 Français sont concer­nés). Comme dans le cas de beaucoup d’autres maladies auto-immunes, la SEP se manifeste par des périodes de poussées et de rémission. À l’heure actuelle, les traitements n’empêchent, hélas, pas la progression de la mala­die, mais en soulagent seulement les symptômes.
Toutefois, une étude3 iranienne vient d’apporter une nouvelle lumière à cet égard : l’alimentation anti-inflammatoire pourrait améliorer de façon signi­ficative la fatigue des patients et ainsi leur qualité de vie. Les chercheurs de l’université de Shiraz (Iran) ont suivi 100 patients atteints de SEP de forme récurrente-rémittente pendant douze semaines, période durant laquelle ils ont adopté une diète de ce type. Composée à 55 % de glucides (légumi­neuses, céréales complètes…), 15 % de protéines (volailles maigres, pois­sons gras) et 30 % de lipides (huile d’olive, colza…), elle inclut également beaucoup de fruits secs, de thé (vert et blanc) et d’épices. À noter que les participants ont également reçu un probiotique pour rééquilibrer leur microbiote intestinal. Des perspectives prometteuses pour les malades et une recommandation de bon ton pour tous les autres !
Source: 3. « The Effects of Modified Anti-Inflammatory Diet on Fatigue, Quality of Life, and Inflammatory Biomarkers in Relapsing-Remitting Multiple Sclerosis Patients:
A Randomized Clinical Trial. », [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Commentaire: Il s’agit plutôt de trouver les aliments adaptés à votre profil, ceux réputés pour limiter l’inflammation de bas-grade. Un régime méditerranéen adapté, soulageant le foie et la digestion, limitant la réaction du système immunitaire …

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Nerf vague : Un Puissant Levier de Santé

Message  Luc Dim 19 Sep 2021 - 20:59

Nerf vague : Un Puissant Levier de Santé
Impact sur l’Inflammation
Nerf vague : cet inconnu qui vous veut du bien (activezle !)
Le nerf vague est le plus long nerf de votre corps. Son rôle est primordial, car c’est lui qui permet la régulation des fonctions vitales de votre corps. C’est aussi le gardien de votre santé et de votre bien-être. Lorsque vous l’activez, il vous protège du stress, de l’inflammation et des pensées négatives. Découvrez son fonctionnement et surtout des méthodes pour le stimuler efficacement.
Rencontre avec Jean-Marie Defossez – SCE Sept-2021
Interviewé par Annie Casamayou, naturopathe.
Jean-Marie Defossez est titulaire d’un doctorat en sciences zoologiques, spécialisé en physiologie et initiateur de la coachrespiration®. Il a déjà publié de nombreux livres, dont Être en bonne santé grâce au nerf vague, aux éditions Jouvence.
Annie Casamayou (pour Santé Corps Esprit) : On entend de plus en plus parler du nerf vague, quel est son rôle ?
Jean-Marie Defossez : Ce nerf appartient au système nerveux autonome. Sa présence et son activité échappent ainsi totalement à la conscience. C’est un nerf crânien qui part du centre du cerveau et traverse les zones de la mémoire. Il descend ensuite dans les organes profonds, le coeur, les poumons, l’estomac, les intestins, la rate, les reins, etc. C’est le bras droit du système nerveux calmant, le parasympathique. Il intervient notamment dans le contrôle apaisant du rythme cardiaque, de la pression artérielle, de la respiration et de la digestion. Il remonte sans cesse des informations vers le cerveau. Si ces informations sont interprétées comme positives, le cerveau renvoie des ordres pour que les organes se réparent et fonctionnent de la manière la plus harmonieuse possible. En effet, en plus de son activité de nerf calmant, les recherches révèlent que le nerf vague contrôle le niveau global d’inflammation du corps.
Ainsi, plus le nerf vague est actif et plus le niveau global d’inflammation baisse. Cela a été démontré par de nombreuses études cliniques, notamment chez des personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde et résistantes aux traitements conventionnels.
Des médecins-chercheurs ont stimulé électriquement le nerf vague avec un dispositif et plus de la moitié des malades ont vu leur état s’améliorer. Certains ont même guéri complètement. Là où la chimie a échoué, le nerf vague a réussi ! On dit que ce nerf est celui de la longévité, de l’adaptabilité, de la réparation et de la sociabilité, mais aussi du bien-être social et psychologique.
C’est un puissant levier de santé. Un autre aspect fascinant, c’est que tout ce qui est bon pour la planète est également bon pour le nerf vague.
A.C. : Quel est le lien entre le stress, l’inflammation et le nerf vague ?
J-M. D. : Les liens entre stress et inflammation ont été démontrés scientifiquement. D’un point de vue physiologique, l’inflammation peut être considérée comme l’état dans lequel le corps bascule lorsqu’il ne parvient plus à compenser les [différents] stress.
Le stress nerveux ne représente en réalité qu’une toute petite partie du stress global auquel le corps est soumis.
Alors qu’entendons-nous par « stress » ? Un stress est une réaction du corps face à un déséquilibre ou à une menace de déséquilibre : une déshydratation, de la chaleur ou du froid, des toxines, un manque d’oxygène, etc. Lorsqu’une fonction du corps est menacée de déséquilibre, le corps réagit pour compenser, ce qui l’oblige à faire des compromis. Par exemple, un manque de potassium pourrait mener à un décès rapide. C’est un stress intense pour l’organisme.
Pour compenser, le corps va sacrifier une partie de son magnésium et de son calcium. Il évite le pire, mais le manque de calcium risque de fragiliser les os et celui de magnésium le système nerveux. Ce sont des compromis nécessaires, mais ils épuisent l’organisme sur la durée. Ils augmentent l’état inflammatoire global du corps : c’est ce qu’on appelle l’inflammation systémique.
Le nerf vague qui a une fonction anti-inflammatoire est aussi très sensible aux stress auxquels le corps est soumis en permanence. Dès que ce nerf perçoit une menace, il réduit son activité, ce qui, à son tour, a de multiples conséquences négatives sur votre organisme. Mais le vrai problème se pose lors de la démultiplication des facteurs de stress. Le niveau de stress peut alors devenir très vite élevé, surtout pour les hypersensibles. Nous ne sommes pas tous égaux face au stress.
A.C. : La respiration peut-elle influencer l’état de stress ?
J-M. D. : La science l’a prouvé : lorsque l’on ne respire pas correctement, le corps compense. Observez la manière dont une personne respire de façon spontanée. La respiration est un baromètre qui montre la façon dont notre corps vit notre vie. Quand on subit des stress, on a tendance à mal vider ses poumons à l’expiration et à les garder encore pleins. Le sternum qui se lève à chaque inspiration reste levé. C’est une respiration d’urgence.
Le but de la ventilation est de renouveler l’air dans les poumons. Si vous n’attendez pas que les poumons se vident pour reprendre de l’air, vous ne renouvelez presque pas l’air de vos poumons, le sang se trouve donc en contact avec un air appauvri en oxygène. Le coeur est obligé de compenser en faisant passer plus vite un plus grand volume de sang à travers les poumons. L’un des signes d’un nerf vague affaibli est un rythme cardiaque accéléré. Laissez-vous expirer avant de reprendre de l’air.
A.C. : Stimuler le nerf vague avec la respiration permet-il d’agir sur les capacités d’autoguérison du corps ?
J-M. D. : Bien respirer est une approche naturelle et accessible à tous. Quand vous modulez le geste respiratoire, vous touchez à de nombreux systèmes du corps : les échanges gazeux évidemment, mais aussi l’équilibre acide base, l’activité rénale, l’activité cardiaque, etc. Par exemple, en choisissant les exercices adaptés, vous pouvez changer l’état de compression des viscères, ce qui améliore les conditions de microcirculation, les mouvements de progression du bol alimentaire et l’état de stress des intestins.
Le nerf vague contrôle le niveau global d’inflammation du corps.
La respiration est un levier incroyable qui modifie les conditions physicochimiques des intestins, ce qui se répercute directement sur votre flore intestinale. Vous pouvez faire des tas de régimes ou prendre des probiotiques, mais si les conditions de vie dans vos intestins ne sont pas propices, l’effet des bactéries bénéfiques ne perdure pas quand vous arrêtez.
Le stress a aussi pour effet que l’on se recroqueville sur soi, ce qui en rajoute sur la compression de la masse viscérale. Sans compter l’immobilité [prolongée] qui est un autre facteur de stress important. Quand vous faites un travail de bureau, vous restez assis des heures et si, en plus, ce travail est stressant, vous allez alors ventiler d’une façon telle que votre lymphe circule très peu.
A.C. : Quels sont les autres éléments défavorables pour le nerf vague ?
J-M. D. : D’abord les sucres rapides qui sont des substances excitantes. Lorsqu’on a déjà un niveau de stress élevé, manger du sucre ne fait qu’empirer la situation. Il y a également le stress oxydatif. Pour l’expliquer simplement, lorsque vous coupez une banane ou une pomme, ces fruits vont brunir : c’est ce qu’on appelle le stress oxydatif.
Le corps humain doit lui aussi lutter sans cesse pour ne pas « brunir de l’intérieur ». Pour cela, il peut fabriquer des antioxydants à condition de lui fournir ce dont il a besoin, en particulier des aliments crus. Ensuite, il y a des stress liés aux déficits en micronutriments, en particulier le potassium et le magnésium. Ces éléments sont indispensables pour maintenir un bon équilibre nerveux. Un adulte de 60 kg a besoin de 300 mg de magnésium par jour, mais la plupart des personnes en ingèrent tout au plus 50 ou 100 mg.
Idéalement, le magnésium doit être associé à de la vitamine B6, un cofacteur indispensable. Concernant le potassium, les hommes d’autrefois étaient des « mangeurs de potassium » alors qu’aujourd’hui nous sommes des « mangeurs de sodium » (le sel). Nos besoins journaliers sont de 3 à 4 g de potassium. Enfin, l’absence de nature est également un facteur de stress.
A.C. : Quelle est la différence entre la coach-respiration® et la cohérence cardiaque ?
J-M. D. : La coach-respiration® est une méthode de réduction des stress et des inflammations basée sur une approche scientifique du fonctionnement du corps, avec une attention toute particulière sur le nerf vague et la respiration.
J’ai développé cette technique pour me sortir du terrible syndrome de fatigue chronique évoqué précédemment. Il suffit, par exemple, de faire 3 fois par jour 5 min de coachrespiration® flash pour se sentir moins fatigué en fin de journée et être plus serein. Concrètement, au lieu de vous concentrer sur ce qui ne va pas, vous faites un exercice pour vous remémorer les bons moments que vous avez passés dans la journée.
La cohérence cardiaque est efficace, mais c’est une étoile dans la galaxie des respirations. Cette méthode consiste à inspirer profondément sur 5 secondes et à expirer sur 5 secondes. Le problème est que l’on ne vous précise pas comment respirer. Les personnes stressées finissent leur inspiration les poumons pleins à craquer et l’expiration ne va pas forcément relâcher l’air.
Pour remédier à cette situation, j’ai eu l’idée de faire de la cohérence cardiaque en mouvement. Cela a été le point de départ pour faire des mouvements qui obligent le corps à respirer, comme s’il était serein. Par exemple, quand vous inspirez, on s’attend en cohérence cardiaque à ce que le coeur s’accélère, eh bien ! en coach-respiration®, on va faire exprès de lever les bras pour aider cette accélération du pouls. J’aime dire que la coach-respiration®, c’est de la respiration en mouvement. Le corps aime le mouvement, et tout particulièrement le mouvement accompagné d’une respiration efficace et sereine. C’est ce qui fait la différence avec la cohérence cardiaque.
Une autre source d’inspiration a été ce que je nomme « les respirations thérapeutiques naturelles » : l’éternuement, le rire, la toux, le sanglot, et celle qui est à mes yeux la plus extraordinaire, le bâillement. Le bâillement commence par une inspiration où les côtes basses s’ouvrent en grand. J’ai pu observer que les chats respiraient parfois de cette manière (sans bâiller pour autant).
Elle est extraordinaire, car elle permet à la fois un drainage lymphatique optimal, une libération du diaphragme, une décompression salutaire des intestins. C’est un excellent exercice que de faire semblant de bâiller. Une fois que le bâillement est parti, il faut l’entretenir et surtout ne pas se retenir de bâiller.
X
La coach-respiration: et si vous testiez ? (encart)
Les cinq gestuelles de base
-        L’apnée de grandissement : souffle bloqué, relâchez le haut de votre nuque et avec le haut de votre nuque ainsi relâché, redressez-vous afin d’avoir le visage droit.
-        L’expiration « chaud » : expiration profonde et active, bouche grande ouverte, comme pour mettre de la buée sur une vitre ou réchauffer la paume d’une main (d’où le mot « chaud »). Le but est d’expirer tout l’air possible.
-        L’expiration « froid » : expiration active, lèvres rapprochées, comme pour refroidir un aliment brûlant ou créer du frais dans le creux de la main (d’où le mot « froid »).
-        L’inspiration « petite bouche–grand bruit » : inspiration active puissante, longue et la plus sonore possible, en faisant bruisser l’air entre les lèvres. Les joues sont creusées. Le but est cette fois d’inspirer le plus d’air possible, mais en créant un frein au passage de l’air avec les lèvres.
-        L’inspiration « relâchement ZEN » : inspiration passive, tranquille, bouche fermée, la nuque parfaitement relâchée, en savourant les sensations dans le nez et dans tout le corps.
-        Coach respiration® : la clé
- Expiration « chaud »,
- Expiration « froid »,
- Petite bouche – grand bruit,
- Expiration « chaud »,
- Expiration « froid ».
Coach respiration® flash : la bougie
Position de départ : debout, le visage droit, le haut de la nuque relâché, les pieds sont écartés de la largeur des épaules. Bras relâchés, un tendeur élastique enroulé autour des pouces tenu à pleine longueur devant le bassin. Durant tout l’exercice, veillez à maintenir le haut de votre nuque détendu et votre visage droit.
Étapes à suivre :
1. Pratiquez l’apnée de grandissement. Sentez bien les appuis des pieds sur le sol et la « poussée » du sol sur les pieds. C’est comme si vous portiez une jolie flamme de bougie au sommet de votre tête et que vous cherchiez à l’élever le plus haut possible.
2. Traction : bras tendus vers le sol, le tendeur élastique à l’horizontale, bien en contact avec le corps (au niveau du bassin ou du haut des cuisses).
3. Durant la traction, pratiquez la clé de coach respiration®.
Rappel : allez toujours le plus loin possible dans l’expiration pendant le « chaud », avant d’enchaîner avec le « froid ». Il n’y a pas d’inspiration entre le chaud et le froid.
4. Relâchement zen : inspiration avec abandon tout en douceur de la traction du tendeur élastique. Fermez un instant les yeux et accueillez toutes les sensations.
5. Répétez cet enchaînement et terminez par un long moment d’accueil des sensations, les yeux fermés.
Extrait de « Être en bonne santé grâce au nerf vague. »
Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
et [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Test pharmacogénétique ?

Message  Luc Dim 24 Oct 2021 - 8:31

Métabolisez-vous bien ?
Test pharmacogénétique pour déterminer si vous êtes un bon ou un faible métaboliseur
Ou comment déterminer la capacité enzymatique du foie à métaboliser les médocs ou autres molécules. Ou comment éviter les effets toxiques cumulés si vous éliminez mal …

Article : SCE 10/2021 – Didier Le Bail, naturopathe

Médicaments : ce test pourrait éviter 10 000 décès par an !
 Année 2030… Les Européens ont dans leur portefeuille : une carte de « compatibilité médicamenteuse ». Science-fiction ? Non, juste une application pratique des recherches menées en pharmacogénétique. Et cela pourrait éviter (au moins) 10 000 décès par an, causés par les effets indésirables des médicaments.

La pharmacogénétique est un domaine de recherche scientifique qui étudie comment la constitution génétique d’un individu affecte la façon dont il réagit aux médicaments. L’objectif est d’aider le professionnel de santé à choisir le bon médicament et la bonne posologie en fonction du profil génétique de l’individu. On limite ainsi drastiquement le risque de toxi­cité lié au traitement.
Pour déterminer quels médicaments sont compatibles avec un profil géné­tique donné, on réalise un test pharmacogénétique. Les résultats fournis par ce test demeurant valables pour le restant de son existence, il n’est donc à réaliser qu’une seule fois, le plus tôt étant le mieux.
Didier Le Bail est naturopathe, journaliste santé et auteur de plusieurs ouvrages, dont un de référence sur la vitamine D. Son site : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Évitez les effets toxiques avec ce test
Le test pharmacogénétique ou test de compatibilité médi­camenteuse évalue la façon dont nos gènes influencent notre réaction aux médicaments. Tout le monde métabolise les médicaments diffé­remment, d’où des réponses diffé­rentes aux traitements : certains ressentiront des effets indésirables, d’autres ne tireront aucun bénéfice quand d’autres, encore, cumuleront effets positifs et effets indésirables de ce même traitement. Il est donc d’autant plus important de prescrire la bonne dose du bon médicament dès le départ pour éviter tout désagrément, voire des compli­cations inattendues aggravant l’état de santé de l’individu – au lieu de l’améliorer.
Comment vont vos enzymes hépatiques ?
Le métabolisme des médicaments se produit principalement dans le foie, c’est pourquoi le test phar­macogénétique a pour objectif premier d’évaluer la fonctionna­lité des enzymes responsables de la détoxification hépatique, lesquels ont notamment pour mission de dégrader et d’éliminer les substances médicamenteuses. Ces enzymes sont codées par des gènes dont il existe différents « variants » – différentes formes, si vous préférez. Or, l’acti­vité enzymatique peut être impac­tée très négativement par certains variants génétiques.
Le test pharmacogénétique présente l’avantage d’identifier les variants génétiques dont on est porteur. La connaissance de ces variants permet de prédire comment notre organisme va répondre au traitement envisagé. Pour prendre un exemple, il existe ainsi plus de quarante variants du gène codant l’enzyme hépatique CYP3A4. Conséquence : l’activité de cette enzyme peut varier d’un facteur 10 à 100 entre individus !
Neuf médicaments sur dix éliminés grâce à eux !
Les médicaments sont métabolisés par de nombreuses enzymes hépa­tiques réunies au sein d’une famille baptisée cytochrome P450 (CYP) par les scientifiques. Une douzaine d’entre elles sont particulièrement actives puisqu’elles métabolisent à elles seules plus de 90 % des médica­ments. Focus sur deux d’entre elles. D’abord, honneur à l’enzyme CYP3A4 qui, à elle seule, est impli­quée dans le métabolisme d’envi­ron la moitié des médicaments. À son tableau de chasse figurent notamment des anxiolytiques dont le diazépam (Valium) et l’alprazo­lam (Xanax) et des hypnotiques dont l’estazolam (Nuctalon) et le clonazépam (Rivotril). Comme le jus de pamplemousse a pour effet de frei­ner l’activité de cette enzyme (effet inhibiteur), mieux vaut donc éviter d’en boire trop souvent quand on est soigné avec ces molécules afin de se préserver d’un éventuel risque de surdosage.
Bien qu’elle ne représente que 2 à 5 % du contenu hépatique en CYP450, l’enzyme CYP2D6 n’en est pas moins impliquée dans le méta­bolisme de 20 à 25 % des médica­ments ! Parmi ceux-ci, des opioïdes tels que la codéine et la morphine, mais aussi des bêtabloquants, des antipsychotiques et la plupart des antidépresseurs agissant sur le méta­bolisme de la sérotonine : les inhibi­teurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou ISRS.
Effets secondaires : quatrième cause de décès aux États-Unis !  (Encadré)
Les scientifiques en charge de l’étude PREPARE, toujours en cours à cette date, tablent sur une réduction d’environ 30 % des effets secondaires des médi­caments grâce aux tests pharma­cogénétiques. Ce n’est pas rien quand on sait que les réponses néfastes aux traitements médi­camenteux sont responsables, en France, de 130 000 hospita­lisations et de 10 000 à 12 000 décès par an. En Europe, 10 % des patients hospitalisés subissent des effets indésirables des médicaments qui leur sont admi­nistrés. Et aux États-Unis, les effets secondaires des médica­ments constituent la quatrième cause de décès ! (fin de l’encadré).
Rapide ou faible : quel « métaboliseur » êtes-vous ?
À ce stade, certains d’entre vous ont peut-être un peu de mal à saisir ce qui relie les gènes aux enzymes. En deux mots, les enzymes, y compris celles du cytochrome P450, sont codées par des gènes dont il existe beaucoup de variants. Grâce au test pharmacogénétique, on peut identi­fier les variants dont on est porteur et, ce faisant, déterminer le niveau d’activité des enzymes.
À partir de là, il devient facile de prédire comment notre organisme va répondre à un traitement.
Illustration avec l’enzyme CYP2D6 : en fonction de son niveau d’acti­vité, on va être considéré comme un « métaboliseur » faible, modéré, normal ou ultrarapide des médica­ments dégradés par cette enzyme. Chez plus des trois-quarts des indi­vidus, l’enzyme CYP2D6 fonc­tionne normalement. On les qualifie donc de métaboliseurs normaux. En revanche, jusqu’à près de 20 % des individus sont des métaboliseurs faibles ou modérés, tandis que seuls moins de 2 % d’entre eux sont des métaboliseurs ultrarapides.
Concrètement, quand on est un métaboliseur faible, on a tendance à dégrader certains médicaments trop lentement. Ces derniers sont alors plutôt déconseillés pour la bonne et simple raison que les effets de ces médicaments risquent alors de s’en trouver décuplés – ceci incluant malheureusement leurs effets les plus néfastes !
Sans surprise aucune, les métaboli­seurs faibles de l’enzyme CYP2D6 sont plus enclins à développer des effets indésirables suite à la prise d’antidépresseurs ISRS – des effets parfois gravissimes comme le syndrome sérotoninergique.
Cette petite fille fait une « overdose » à cause d’une enzyme défaillante (encadré)
Le psychiatre américain Adam Rush, rapporte le cas de l’une de ses jeunes patientes, une fillette de 10 ans précédemment victime d’une lésion cérébrale traumatique puis de douleurs post-opératoires, non soulagées par la prise d’opia­cés.
À un moment donné de son parcours médical, on a prescrit à la fillette un traitement antidépresseur léger, à base de fluoxétine, une molé­cule appartenant à la famille des ISRS. Surtout connue sous le nom commercial de Prozac, la fluoxé­tine est parfois administrée aux enfants dépressifs de plus de 8 ans dont l’état n’a pas pu être amélioré par des séances de psychothéra­pie. Dans le cas présent, la fillette a mal réagi au traitement, au point de dévelop­per un syndrome sérotoninergique qui, pour faire simple, est la consé­quence pathologique d’un excès de sérotonine dans le cerveau. Les signes évocateurs d’un tel syndrome sont multiples : agita­tion, confusion, nausées, vomisse­ments, contractions involontaires, tremblements, hyperthermie et dans les cas les plus graves, convul­sions, coma, voire décès consécu­tif à une défaillance multiviscérale.
Le Dr Rush a prescrit un test phar­macogénétique à cette fillette et il s’est avéré que l’enzyme CYP2D6 était quasi inactive chez elle, ce qui explique pourquoi elle a fait une « overdose » de fluoxétine se manifestant sous la forme d’un syndrome sérotoninergique. Le risque de survenue d’un tel syndrome est d’autant plus impor­tant avec la fluoxétine, car cette molécule, étrangement, est un puissant inhibiteur de l’enzyme CYP2D6 ! Ce qui veut dire que si l’on possède une enzyme CYP2D6 naturellement peu vaillante, elle le deviendra encore moins après s’être coltiné la fluoxétine ! On rencontre le même problème avec la paroxétine, plus connue sous le nom commercial de Deroxat.
Soucieuse de réduire au maxi­mum le risque de réponse exagé­rée à un traitement de type ISRS, la Food and Drug Administra­tion (FDA, le gendarme du médi­cament américain) n’hésite plus à recommander la réalisation d’un test pharmacogénétique préalable­ment à la mise en œuvre d’un tel traitement. On dispose maintenant de tests fiables tels que GeneSight qui, depuis 2014, est agréé par le système fédéral d’assurance-santé Medicare dans le cadre du traite­ment de la dépression. (Fin de l’encadré).
Avez-vous votre « safety code card » ?
Ces dernières années, l’Union européenne a financé à hauteur de 15 millions d’euros un consor­tium d’experts dans le cadre d’un programme de recherche destiné à préparer l’intégration des tests phar­macogénétiques dans les systèmes de santé européens.
Au coeur de ce programme de recherche, l’étude PREPARE, lancée en 2017. L’objectif de cette étude de grande envergure, conduite simul­tanément dans sept pays, est de valider la capacité des tests phar­macogénétiques à diminuer les effets indésirables des traitements médica­menteux.
Une « safety code card » – carte personnelle de compatibilité médica­menteuse au format carte bancaire – est remise aux volontaires de l’étude suite à la réalisation de leur test pharmacogénétique. Elle indique de façon précise les gènes probléma­tiques et les médicaments à éviter. Y figure aussi un QR code que le professionnel de santé peut scanner si nécessaire avec son smartphone pour être dirigé vers un site spécia­lisé sur lequel il recevra des recom­mandations de prescription adaptées au profil génétique spécifique de son patient.
À quand une médecine (vraiment) sur mesure ?
Les tests pharmacogénétiques permettent d’optimiser le rapport béné­fice-risque pour chaque patient. Ils s’inscrivent dans le passage annoncé vers une médecine « personnalisée » ou plutôt « stratifiée » dans laquelle on devient en mesure de distinguer les sous-groupes de patients chez lesquels un médicament donné à toutes les chances d’être peu effi­cace et/ou mal toléré.
La généralisation progressive de ce type de test se révèlera assez vite rentable pour la société, car elle améliorera le rapport coût-efficacité des soins (moins d’essais-erreurs dans les prescriptions, moins de tâtonnements sur les posologies) et diminuera les frais associés à la survenue d’effets indésirables. À mesure que les tests pharmacogé­nétiques seront de plus en plus acces­sibles et de mieux en mieux pris en charge par les assureurs du privé et les systèmes de santé publique, les patients toléreront de moins en moins d’être inutilement exposés au risque d’effets secondaires parfois graves et réclameront donc la prescription d’un test pharmacogénétique avant d’accepter de s’engager dans un trai­tement potentiellement toxique pour eux. Bienvenue dans le futur !
0,1 % d’ADN différent entre vous et moi ! (encadré)
Scientifiquement parlant, le poly­morphisme correspond aux varia­tions de la séquence nucléotidique de l’ADN d’un gène dans une population. C’est ce polymor­phisme génétique qui fait de chacun d’entre nous un être véri­tablement singulier. À 99,9 %, nous partageons le même ADN. La différence se fait donc sur le 0,1 % restant, qui rassemble les variations génétiques propres à chacun. Ce maigre pourcentage s’avère largement suffisant pour induire des différences visibles (taille, couleur des yeux ou des cheveux…) et invisibles (notam­ment la capacité à absorber et à métaboliser les nutriments et les médicaments). (Fin de l’encadré).
En pratique (aïe, aïe, aïe !) (Encadré)
En France, on en est encore simplement au stade de l’infor­mation des gens sur l’existence de ces tests, mais pas au stade de la prescription. En revanche, en Amérique du Nord (États-Unis, Canada), il est déjà possible de les réaliser. En Europe, une bonne adresse : Les Laboratoires réunis (Luxembourg) qui proposent leur test pharmacogénétique appelé PHARMAgen. Son prix (380 €) est dans la moyenne du marché. Le test s’effectue uniquement sur prescription médicale, avec consentement du patient. (Fin de l’encadré).
Didier Le Bail


Dernière édition par Luc le Dim 24 Oct 2021 - 19:05, édité 1 fois

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Voie de détoxification enzymatique CYP450

Message  Luc Dim 24 Oct 2021 - 10:30

Info utile sur la Voie de détoxification & CYp450 (voir post précédent)
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Notre corps métabolise (décompose) les substances étrangères qui y entrent, que ce soit en consommant des toxines végétales naturelles contenues dans les aliments (système de défense, comme les lectines par exemple)  ou lorsque nous sommes exposés à des substances toxiques (résidus de pesticides, pollution atmosphérique ou produits de soin de la peau).
Phase I de désintoxication
Un grand nombre de toxines – qu'elles soient ingérées, respirées ou créées dans notre corps – sont décomposées par la famille d'enzymes Cytochrome P450, utilisées dans la phase I de détoxication. Cytochrome P450 ou CYP450 en abrégé. Cela se passe principalement dans le foie, principal organe de désintoxication du corps.
Une explication simplifiée
CYP450 est un terme générique qui désigne une famille d’enzymes qui absorbent une substance (xénobiotique ou endogène) et la transforment en métabolites, ou en substances plus petites pour aider le corps à s'en débarrasser. Les enzymes CYP450 contiennent du fer et de l'oxygène et, par le biais d'une réaction d'oxydo-réduction, peuvent rendre un médicament plus polaire. Les molécules polaires sont plus hydrophiles (qui aiment l'eau) et peuvent être éliminées par les reins et l'urine.
Pour chaque variante qui accélère ou ralentit le métabolisme du médicament, nous pouvons identifier un ou plusieurs gènes impliqués dans la dégradation du médicament en métabolites neutres. Vous trouverez généralement sur Wikipédia une bonne liste des ‘substrats’ métabolisés par cette enzyme. Comprenez quelles molécules ou substances sont métabolisées / neutralisées par CYP450.
Il y a plusieurs phases dans la neutralisation des résidus / toxines, avec le concours de nutriments et d’antioxydants ad hoc : neutralisation & élimination (reins, urine et intestins via la sécrétion de bile) 
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Suite sur le lien donné

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty L’HE carvacrol protège le cerveau de la Covid-19

Message  Luc Lun 1 Nov 2021 - 9:53

L’HE d'origan pourrait préserver votre cerveau de la Covid-19.
Source : SCE 11/2021
Urgent : préservez votre cerveau du virus !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Un nombre important de cher­cheurs (3) internationaux (Inde, Canada, États-Unis, Kazakhstan, Oman, Qatar) ont confirmé une atteinte du système nerveux central par le virus de la Covid-19.
D’abord le virus parvient jusqu’à la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau, puis il se fixe sur des récepteurs spécifiques d’une enzyme (l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2) présents sur les cellules de la barrière hémato-encéphalique, mais aussi sur les neurones.
Une fois stimulés par le virus, ces cellules et neurones contribuent à l’inflammation du cerveau et à de possibles complications neurolo­giques telles qu’une dépression, une neurodégénérescence, des lésions cérébrovasculaires et des maladies démyélinisantes. Fait majeur, des chercheurs algériens (4) se sont intéressés tout récemment (en juin dernier) à l’huile essen­tielle produite par une jolie ombel­lifère méditerranéenne appelée « faux-ammi fluet » (Ammoides pusilla, syn. A verticillata) ou « hhashishat el baras » en arabe, signifiant « herbe à la lèpre ». Ils nous révèlent que l’un de ses composants appelé « carvacrol » (ou isothymol) se fixe avec beau­coup d’efficacité sur les récepteurs spécifiques de l’enzyme de conver­sion de l’angiotensine 2. Ainsi, il empêche la fixation du virus de la Covid-19 sur les cellules et neurones du cerveau. Et il réduit les conséquences de l’infection à la Covid-19 dans le cerveau.
On retrouve le composant « carvacrol », en quantités variables, dans plusieurs huiles essentielles bien connues telles que l’origan d’Es­pagne (Coridothymus capitatus), la sarriette des montagnes (Satureia montana), le serpolet (Thymus serpyllum) ou le thym chimiotypé carvacrol.
Commentaire NDLR : Le carvacrol est un très puissant virucide et bactéricide. On ne l’utilisera qu'au tout début de la contamination (pdt 4 à 5 jours) et non pas en prévention !
Prévoir ensuite un rééquilibrage de la flore intestinale. 
Sources & Références:
3 Arehally M Mahalakshmi and al., « Does COVID-19 Contribute to Development of Neurological Disease? », Immun Inflamm Dis. 2021 Mars, doi: 10.1002/iid3.387
4 Imane Abdelli et al., « In Silico Study the Inhibition of Angiotensin Converting Enzyme 2 Receptor of Covid-19 by Ammoides Verticillata Components Harvested from Western Algeria. », J Biomol Struct Dyn, 2021 Jun, doi:10.1080/07391102.2020.1763199  
Extrait de l’article :

Vos souvenirs s’évaporent ? Stoppez vos trous de mémoire avec ces huiles.
Suite sur le post suivant.


Dernière édition par Luc le Lun 1 Nov 2021 - 18:32, édité 1 fois

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Arrêter les trous de mémoire avec les HE

Message  Luc Lun 1 Nov 2021 - 9:58

1ère partie: 
L’HE d'origan pourrait préserver votre cerveau de la Covid-19.
Préservez votre cerveau du virus !
Voir le post précédent.

2ème partie:
Vos souvenirs s’évaporent ? 
Stoppez vos trous de mémoire avec ces huiles.
Alors que la recherche d’un médicament miracle « anti-Alzheimer » patauge, les découvertes scienti­fiques vont bon train et beaucoup concernent… les huiles essentielles ! Ces concentrés en principes actifs pourraient même protéger des effets neurotoxiques des pesticides, de l’aluminium, voire de la Covid-19. Comment préserver votre cerveau et votre mémoire de la dégénérescence ? Voici le mode d’emploi… aroma !
Rémy Le Jeune – Pour SCE – RL est Diplômé de l’université Paris XIII, enseigne depuis plus de vingt ans la phytothérapie et l’aromathérapie dans toute la France, particulièrement auprès d’étudiants et de professionnels de santé. Son dernier ouvrage s’intitule Prévenir des maladies neurodégénéra­tives grâce aux huiles essentielles, paru aux éditions Quintessence.
Article
Malgré les avancées scientifiques, le phénomène de la mémoire reste encore bien mystérieux. En réalité, nous ne possédons pas véritable­ment une seule mémoire, mais plusieurs types de mémoire – sous dépendance de plusieurs zones du cerveau. La mémoire est en effet à la fois la capacité d’apprendre quelque chose (« la mémorisation ») et la capacité de s’en rappeler (« la restitution »).
Où est stockée la mémoire ?
À la surface de nos deux hémisphères cérébraux se trouve une couche de tissu importante, appelée « cortex cérébral ». Elle forme une multitude de replis ou « circonvolutions », séparés par des scissures plus profondes, qui partagent les deux hémisphères en quatre lobes (frontal, pariétal, temporal et occipital). Certains scientifiques pensent que la mémoire à court terme – dite mémoire de travail –, active plutôt le lobe préfrontal, tandis que la mémoire à long terme active plutôt le lobe frontal et le lobe tempo­ral. Ce cortex comprend 52 aires dites « de Brodmann ». Chacune possède une fonction propre connue (ou encore mal connue de nos jours). Des chercheurs japonais (1)  viennent de révéler les fonctions de trois des 52 aires de Brodmann – respecti­vement les 11, 46 et 47 – qui coor­donnent les émotions, l’empathie et la mémoire (2) !
D’autres structures anatomiques du cerveau sont également impliquées dans les performances de la mémoire. Au niveau du système limbique, l’hippocampe est responsable de l’apprentissage et du stockage de la mémoire à long terme et l’amyg­dale régule la mémoire émotion­nelle. Au niveau des ganglions de la base, le striatum contribue à la mémoire procédurale (avec le noyau caudé et le cervelet), c’est‑à‑dire à la mémoire des savoir-faire et des habi­letés motrices. Plusieurs zones du cerveau sont ainsi impliquées dans le stockage de la mémoire.

Qui blâmer ?
Les pertes de mémoire sont provo­quées par de « multiples causes » :
·      Des causes physiologiques : un déclin léger de la fonction cérébrale est normal avec l’âge. Toutefois, il faut prêter une grande attention à cette perte de mémoire, car cela peut être l’un des premiers signes de la maladie d’Alzheimer.
·      Des causes psychologiques : les troubles émotionnels, le stress, l’anxiété, la dépression, la fatigue nerveuse et le manque chronique de sommeil.
·      Des causes traumatiques : les chocs à la tête liés à un accident ou à la pratique d’un sport violent, ou les séquelles de traumatisme crânien.
·      Des causes nutritionnelles : les carences en vitamines B12, B6 et B9.
·      Des causes neurotoxiques :
- Certains polluants environnemen­taux entraînent des effets nuisibles pour le cerveau et la mémoire : les pesticides (comme le glyphosate), les métaux lourds (comme l’alumi­nium) ou les ondes électromagné­tiques.
- La consommation d’alcool, de tabac et/ou de drogue comme le cannabis.
- Les effets secondaires de certains médicaments comme les anxio­lytiques, les antidépresseurs, les somnifères, les myorelaxants, les neuroleptiques, les anticonvulsi­vants, les antihistaminiques, certains antibiotiques, les antimitotiques et les anticancéreux.
- Certains aliments réputés « néfastes » lorsqu’ils sont consommés en excès ou transformés, comme la viande rouge, les aliments gras et sucrés et les produits laitiers.
- Une intoxication chronique au monoxyde de carbone, par exemple dans une pièce mal aérée.
·      Des causes pathologiques :
- Les démences cérébrales (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, la démence à corps de Lewy, etc.).
- Les accidents vasculaires céré­braux (AVC), les encéphalites et les tumeurs cérébrales.
- Les crises d’épilepsie.
- Les infections du cerveau ou des méninges, la maladie de Lyme et les virus du VIH ou de la Covid‑19.
- Les affections intestinales (dysbiose, infections, hyperperméabilité et inflammations) qui entraînent des dommages de la barrière intestinale, ainsi que l’entrée d’agents patho­gènes qui passent dans le cerveau par la barrière hémato-encéphalique endommagée.
- Les affections des émonctoires, c’est‑à‑dire des reins et du foie. Les toxines ne sont plus éliminées et peuvent migrer jusqu’au cerveau.
- Les troubles de la thyroïde (hypo­thyroïdie).
- Le manque d’oxygénation du cerveau, les interventions chirurgi­cales importantes…
Les dix flacons qui boostent la mémoire !
● L’essence de citron (Ess Citrus x limon) limite la perte des fonc­tions cognitives liée à l’âge, dont la mémoire, en augmentant notam­ment le nombre de synapses dans l’hippocampe.
● L’huile essentielle de coriandre doux (Coriandrum sativum) améliore les fonctions cognitives de personnes affectées par la maladie d’Alzhei­mer, particulièrement la mémoire spatiale, en atténuant le stress oxyda­tif dans l’hippocampe.
● L’huile essentielle de curcuma (Curcuma longa) améliore les troubles de la mémoire grâce à ses propriétés immunitaires et anti-inflammatoires dans le cerveau, mais aussi en rééquilibrant l’apport et le métabolisme du glucose dans le cerveau.
● L’huile essentielle de géranium odorant ( Pelargonium graveo­lens) réduit les dommages faits aux neurones dans l’hippocampe,  restaure l’activité antioxydante et améliore la mémoire spatiale.
L’huile essentielle d’hinoki (Chamaecyparis obtuse) s’oppose aux atteintes des fonctions cognitives causées par la maladie d’Alzhei­mer, particulièrement la mémoire spatiale, et diminue l’apoptose des neurones – c’est‑à‑dire leur mort – dans l’hippocampe.
L’huile essentielle de lavande fine (Lavandula angustifolia) peut inverser efficacement les pertes de la mémoire spatiale en améliorant l’in­formation transmise d’un neurone dit « cholinergique » au suivant.
L’huile essentielle de marjolaine à coquilles (Origanum majorana) améliore les fonctions cognitives de personnes affectées par la mala­die d’Alzheimer. Elle stimule aussi les performances de la mémoire en augmentant l’activité antioxydante et la production de nouveaux neurones dans le cerveau, ou en protégeant ceux encore présents.
L’huile essentielle de pin d’Alep (Pinus halepensis) atténue le mauvais fonctionnement des neurones dans l’hippocampe, mais aussi la neuro­toxicité de la protéine amyloïde Aβ chez les personnes affectées par la maladie d’Alzheimer. Elle rééqui­libre le stress oxydatif et les erreurs de la mémoire de travail, et elle favo­rise la transmission d’une informa­tion d’un neurone au suivant.
L’huile essentielle de romarin à cinéol (Rosmarinus officinal ct 1,8 cinéol) améliore prodigieuse­ment les capacités de la mémoire et agit sur toutes les autres affec­tions du cerveau. Elle augmente la capacité antioxydante totale. Elle protège les neurones contre tous les dommages. Elle améliore l’informa­tion transmise entre les neurones. Elle limite aussi le développement d’une amnésie.
L’huile essentielle de sauge d’Espagne (Salvia lavandulifolia) améliore la mémoire et les perfor­mances cognitives, à la fois chez des personnes sans maladie céré­brale, mais aussi chez des personnes atteintes de démence, comme la maladie d’Alzheimer, ou de troubles cognitifs.3-4
Protégez votre cerveau de ces toxiques néfastes
Certaines huiles essentielles ont la capacité de protéger votre cerveau et la mémoire des effets toxiques du glyphosate, de l’aluminium et même des conséquences neurotoxiques d’une infection à la Covid‑19.
Contrez les dangers du glyphosate !
Le glyphosate est l’un des herbi­cides les plus largement utilisés dans le monde. Pourtant, son impact est désastreux sur la biodiversité. Le lien entre l’exposition au glypho­sate et de nombreuses maladies est désormais bien établi, notam­ment pour les maladies neurodé­génératives telles qu’Alzheimer et Parkinson.
Le glyphosate affecte tout d’abord le taux de manganèse présent dans « la substance noire » du cerveau. Le manganèse augmente et s’accu­mule dans cette « substance noire » du cerveau et entraîne la perte progressive des neurones dits « dopaminergiques » constitutifs de la substance noire. Ce processus mène à l’apparition de la maladie de Parkinson. Fait fort intéressant, des chercheurs chinois (5) ont publié très récemment que le composant appelé « ‑caryophyllène » protège les neurones dopaminergiques « in vitro » de ce phénomène. Or, on le trouve à des quantités élevées dans les huiles essentielles de copahu ou copaïfera (Copaiba reticulata), de chanvre cultivé (Cannabis sativa), et de tulsi ou basilic sacré (Ocimum tenuiflorum).
En second lieu, le glyphosate entraîne des taux « excessifs » de glutamate extracellulaire dans l’hip­pocampe, avec la perte progressive des neurones dits « glutaminer­giques ». Or l’essence de berga­mote (Ess Citrus x aurantium subsp. bergamia), riche en acétate de lina­lyle, diminue (6) cette accumulation cérébrale de glutamate neurotoxique. Tout comme l’huile essentielle de verveine des Indes (Cymbopogon citratus), riche en citrals, qui réduit les dommages cellulaires causés par le glutamate.
Enfin, le glyphosate provoque une augmentation de la production de peroxyde d’hydrogène « toxique » pour les neurones. Les huiles essen­tielles très riches en composants aromatiques sont là encore d’une aide précieuse. Des chercheurs japonais (7) ont comparé différentes huiles essentielles entre elles. Ils nous révèlent que les huiles essen­tielles de rose de Damas (Rosa x damascena), d’eucalyptus (Euca­lyptus globulus), de fenouil doux (Foeniculum vulgare), de géranium odorant (Pelargonium graveolens), de gingembre officinal (Zingiber officinale), de kabosu (Ess Citrus sphaerocarpa), de mandarine rouge (Ess Citrus reticulata), de myrrhe (Commiphora myrrha) et de néroli (Citrus aurantium subsp. amara op fleur), diminuent la mort des neurones provoquée par le peroxyde d’oxygène.

Mon flacon antiglyphosate
Image d’un flacon d’HE avecla légende suivante : L’HE de verveine des Indes aide à lutter contre la neurotoxicité du glyphosate.
Voici une préparation à base d’huiles essentielles en synergie. Son objectif ? Limiter la neurotoxicité provoquée par une exposition au glyphosate :
Par voie cutanée :
-     HE de chanvre cultivé (Canna­bis sativa) : contre la neurotoxicité du manganèse ;
-     HE de verveine des Indes (Cymbo­pogon citratus) : contre la neurotoxi­cité du glutamate ;
-     HE de sauge d’Espagne (Salvia lavandulifolia) : contre la neurotoxi­cité du peroxyde d’oxygène.
Dans un flacon de 30 ml, mettez 25 gouttes de chacune de ces trois huiles essentielles et complétez avec de l’huile végétale d’argan. Appli­quez « en conscience » quelques gouttes de la préparation, au niveau des poignets et/ou d’autres endroits vascularisés du corps (la zone caro­tidienne du cou, le pli du coude, la fosse poplitée du genou…), 2 fois/ jour, pendant 10 jours. Faites une cure d’au moins un trimestre (c’est‑à‑dire 10 jours/mois, puis respectez une fenêtre thérapeutique de 20 jours/ mois, pendant 3 mois). Renouvelez plusieurs fois par an si besoin.
Contre-indications : chez la femme enceinte ou allaitante, la personne épileptique ou asthmatique, le jeune enfant, voire la personne âgée sous certains traitements médicamenteux. À éviter en cas de maladies fémi­nines hormonales : fibrome utérin, kyste ovarien, mastose, endomé­triose, cancers hormonodépendants (oestrogène-like). Légèrement irri­tante pour la peau et les muqueuses.
Dites stop à l’alu !
Dans notre société « moderne », l’aluminium est omniprésent dans l’environnement à des taux variables, dans l’eau du robinet, l’alimentation (notamment dans les additifs alimen­taires), les ustensiles de cuisine, les emballages et les cosmétiques, les médicaments antiacides, certains antibiotiques ou antihistaminiques et adjuvants dans les vaccins.
L’aluminium peut pénétrer et se déposer dans notre cerveau. On le retrouve notamment à des concen­trations élevées dans le cerveau de personnes atteintes par la mala­die d’Alzheimer. L’aluminium y provoque l’agrégation d’une petite protéine appelée « β-amyloïde », laquelle conduit à la formation de plaques séniles qui envahissent le cortex. Cela entraîne des dommages irréversibles sur les neurones. Au début de la maladie, ce sont les neurones situés dans les zones du lobe temporal et de l’hippocampe qui sont affectés. Par la suite, cela s’étend aux zones des lobes fron­taux et pariétaux.
Là encore, les huiles essentielles peuvent nous être d’une aide fort précieuse. Des chercheurs égyp­tiens ( 8 ) ont révélé très récemment que le composant appelé « eugé­nol » protège le cerveau contre les dommages causés par l’aluminium. Des coupes de tissus cérébraux et des analyses biochimiques ont permis de le vérifier. L’eugénol augmente la capacité antioxydante du cerveau. Il réduit l’inflammation et l’apoptose des neurones. Il stimule la synthèse de nouveaux neurones. Il améliore le fonctionnement cellulaire au sein même du cerveau. Enfin, il agit comme une classe de médicaments de synthèse, dénommée inhibiteurs de la cholinestérase – donépézil, galantamine et rivastigmine –, utili­sée dans la maladie d’Alzheimer légère à modérée.
On retrouve le composant « eugé­nol », en quantités variables, dans plusieurs huiles essentielles bien connues telles que le clou de girofle (Syzygium aromaticum), la cannelle vraie op feuille (Cinnamomum verum), ou le basilic sacré (Ocimum tenuiflorum) – mais aussi certains piments, bay (Pimenta dioïca op feuilles), bay Saint-Thomas ou bois d’Inde (Pimenta racemosa op rameaux), etc.

Ma formule « stop aluminium »
Cette synergie limitera la neurotoxi­cité provoquée par l’exposition à l’aluminium.
Par voie orale :
-     HE de cannelle vraie op feuilles (Cinnamomum verum) ;
-     HE de coriandre doux op graines (Coriandrum sativum) ;
-     Ess de citron (Ess Citrus x limo­num) : hépatoprotectrice.
Dans un flacon de 10 ml, mettez 50 gouttes de chacune de ces trois huiles essentielles. Prenez « en conscience » 1 goutte de la prépa­ration, dans une cuillerée à soupe d’huile d’olive 2 fois/jour en dehors des repas, pendant 10 jours. Faites une cure d’au moins 10 jours/mois, puis respectez une fenêtre théra­peutique de 20 jours/mois, pendant 3 mois. À renouveler plusieurs fois par an si besoin.
Contre-indications : chez la femme enceinte ou allaitante, la personne épileptique ou asthmatique, le jeune enfant, voire la personne âgée sous certains traitements médicamenteux. À éviter en cas de maladies féminines hormonales, de maladies cardiovas­culaires – avec la prise de médica­ments anticoagulants ou troubles de la coagulation. Légèrement irritante pour la peau et les muqueuses, poten­tiellement photosensibilisante et stupéfiante à fortes doses.

L’ordonnance aroma qui stimule la mémoire ! (encadré)
Ma synergie olfactive
Pour améliorer la mémoire des personnes sans aucune maladie cérébrale, ou affectées par une maladie neurodégénérative.
Par voie olfactive :
- HE de sauge d’Espagne (Salvia lavandulifolia) ou HE de romarin (Rosmarinus officinalis) ;
- HE de bois d’hinoki (Chamae­cyparis obtuse) ;
- HE de curcuma (Curcuma longa).
Dans un petit flacon de 3 ml, mettez 25 gouttes de chacune des trois huiles essentielles ci-dessus. Respirez « en conscience » au flacon (ouvert) cette agréable préparation synergique, plusieurs fois/jour – totalisant cinq minutes au minimum/jour. Faites une cure 20 jours/mois, puis respectez une fenêtre thérapeutique de 10 jours/ mois, pendant 3 mois.
Contre-indications : chez la femme enceinte ou allaitante, la personne épileptique ou asthma­tique, le jeune enfant, voire la personne âgée sous certains trai­tements médicamenteux. Bien suivre les précautions d’emploi.
Et complétez avec…
La phytothérapie : prenez une des plantes dites « adapto­gènes » comme l’ashwagandha, le bacopa, le ginseng asiatique, l’éleuthérocoque, le ginkgo, la rhodiole ou le tulsi. Mais aussi, des plantes « psychotropes » comme la valériane, le milleper­tuis, la passiflore, l’escholtzia, la griffonia ou l’aubépine.
La gemmothérapie : prenez un ou plusieurs des bourgeons suivants comme le figuier, le tilleul argenté, l’aubépine, l’oli­vier et le noyer.
y Privilégiez une alimentation « saine » à base d’huile d’olive, de céréales complètes (avoine, petit épeautre, riz, quinoa), de légu­mineuses (pois chiches, lentilles, haricots, petits pois), de fruits oléa­gineux (noix, amandes, noisettes, pistaches), de fruits rouges (fram­boises, myrtilles, mûres), de pois­sons gras (sardines, maquereaux), d’oeufs, de volaille et de certains fromages (brebis, chèvre).
● Consommez des huiles végé­tales riches en oméga-3 comme la périlla, le lin, la cameline, le chia, le chanvre, le colza ou la noix.
● Complétez par des plantes riches en vitamine B12, avec les algues (spiruline, chlorella, nori), le soja fermenté, le champignon shiitake ou les légumes racines.
● Faites des cures antioxydantes avec des plantes riches en vita­mine C (camu-camu, acérola, goji, cynorrhodon, argousier), riches en caroténoïdes (algues rouges, tomate), riches en polyphénols, en flavonoïdes, en anthocyanes, en stilbènes (raisin, renouée du Japon)… et le thym. (fin de l’encadré)
Rémy Le Jeune
Commentaire NDLR : Il est superflu et préjudiciable de dépasser les besoins de l’organisme en anti-oxydants. Principe de l’hormèse : Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ! IL faut laisser de la marge au système de défense de l’organisme. Sinon, il se mettra en veille, progressivement. On alterne aussi les pauses et les cures, en laissant le foie récupérer (enzymes de détox Cyp450).

Sources et Références
*) Vos souvenirs s’évaporent ? Stoppez vos trous de mémoire avec ces huiles
1 Brodmann Areas 11, 46, and 47: « Emotion, Memory, and Empathy. », Keita Ueda and al., Brain Nerve, avril 2017, DOI: 10.11477/mf.1416200753
2 Retrouvez la classification des différentes aires de Brodmann et leurs fonctions, sous forme d’un tableau proposé sur le site Internet « Neuranat » :
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3 Arehally M Mahalakshmi and al., « Does COVID-19 Contribute to Development of Neurological Disease? », Immun Inflamm Dis. 2021 Mars, doi: 10.1002/iid3.387
4 Imane Abdelli et al., « In Silico Study the Inhibition of Angiotensin Converting Enzyme 2 Receptor of Covid-19 by Ammoides Verticillata Components Harvested from Western Algeria. », J Biomol Struct Dyn, 2021 Jun, doi:10.1080/07391102.2020.1763199  
5 Guifang Wang and al., « β-Caryophyllene (BCP) Ameliorates MPP+ Induced Cytotoxicity. », Biomed Pharmacother, 2018 Jul. doi: 10.1016/j.biopha.2018.03.168.
6 Amantea D and al., « Prevention of Glutamate Accumulation and Upregulation of Phospho-Akt may Account for Neuroprotection Afforded by Bergamot Essential Oil against Brain Injury Induced by Focal Cerebral Ischemia in Rat. », Int Rev Neurobiol, 2009, doi: 10.1016/S0074-7742(09)85027-7
7 Mizuno and al., « An In Vitro System Comprising Immortalized Hypothalamic Neuronal Cells (GT1-7 Cells) for Evaluation of the Neuroendocrine Effects of Essential Oils. », Evid Based Complement Alternat Med, 2015, doi: 10.1155/2015/343942
8 Mahmoud M. Said and Marwa M. Abd Rabo, « Neuroprotective Effects of Eugenol Against Aluminiuminduced Toxicity in the Rat Brain. », Arh Hig Rada Toksikol, 2017 Mars, doi: 10.1515/aiht-2017-68-2878.
*) Ne laissez pas votre cerveau rétrécir ! (15 solutions naturelles pour booster votre cerveau)
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- Scimeca D, « Le Dictionnaire des plantes médicinales. », Éditions Alpen, 2018
*) Pour activer vos méninges, activez vos muscles (le vrai secret contre le déclin cognitif)
- Gothe NP, Khan I, Hayes J, Erlenbach E, Damoiseaux JS, « Yoga Effects on Brain Health: A Systematic Review of the Current Literature. », Brain Plast. 2019;5(1):105-122. Published 2019 Dec 26. doi:10.3233/BPL-190084
- Huang J, Wang D, Wang J, « Clinical Evidence of Tai Chi Exercise Prescriptions: A Systematic Review. », Evid Based Complement Alternat Med. 2021 Mar 10;2021:5558805. doi: 10.1155/2021/5558805. PMID: 33777155; PMCID: PMC7972853
- Russell-Williams J, Jaroudi W, Perich T, Hoscheidt S, El Haj M, Moustafa AA, « Mindfulness and Meditation: Treating Cognitive Impairment and Reducing Stress in Dementia. », Rev Neurosci. 2018 Sep 25;29(7):791-804. doi: 10.1515/revneuro-2017-0066 PMID: 29466242.
- Van Praag H, « Exercise and the Brain: Something to Chew on. », Trends Neurosci. 2009;32(5):283-290. doi:10.1016/j.tins.2008.12.007
- Zare-Shahabadi A, Masliah E, Johnson GV, Rezaei N, « Autophagy in Alzheimer’s disease. », Rev Neurosci. 2015;26(4):385-95. doi: 10.1515/revneuro-2014-0076 PMID: 25870960; PMCID: PMC5039008.

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Albert Einstein

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Vit D contre l'adénome de la prostate (HBP)

Message  Luc Mer 17 Nov 2021 - 17:49

Vit D contre l'Hyperplasie de la prostate (HBP)
Après 50 ans 1 homme sur 3 a des problèmes de prostate ; (la prostate grossit et comprime l’urètre). Evolution lente.
HBP = Hyperplasie bénigne de la prostate = Adénome de la prostate
Source SCE 11/2021
Messieurs, des problèmes pour uriner ? Testez cette vitamine !
Presque tous les hommes seront un jour confrontés à un problème de prostate. En grossissant avec l’âge, elle comprime le canal de l’urètre et rend parfois l’action d’uriner douloureuse et difficile. Seuls 10 % des hommes y échappe­raient. Bonne nouvelle ! Une récente étude (1) publiée fin 2020 a montré que la vitamine D pourrait avoir un effet béné­fique sur cette hypertrophie bénigne de la prostate, grâce à son action anti-inflammatoire. Pour cette étude d’observa­tion, les 108 patients ont été répartis au hasard en deux groupes. Le premier groupe a reçu 50 000 unités de vita­mine D3 et le groupe témoin a reçu un placebo toutes les deux semaines pendant six mois. Pour mesurer le volume de leur prostate, une écho­graphie et un toucher rectal étaient effectués avant et après les six mois. Comme présup­posé par les chercheurs, les résultats ont confirmé l’effet de la vitamine D dans la réduc­tion du volume de la pros­tate et une amélioration des symptômes. Messieurs, vous l’aurez compris, en préven­tion ou en curatif, complé­mentez-vous en vitamine D pour préserver votre pros­tate. Toutefois attention, si vous observez un change­ment de taille de votre pros­tate, toujours consulter pour confirmer qu’il s’agit bien d’une forme bénigne.
1. Abolfazl Zendehdel, et al., « The Effect of Vitamin D Supplementation on the Progression of Benign Prostatic Hyperplasia: A Randomized Controlled Trial. », Clinical Nutrition, May 2021, DOI: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  

Commentaire NDLR : Nous savions déjà que la vit D est pompée par le système de défense de l’organisme, et sournoisement en cas d’inflammation de bas grade. Mais je ne prendrais pas 50.000 UI de D3 tous les 15 jours. Premièrement, l’assimilation est dose dépendante. Deuxièmement,  à ce dosage, il faut l’associer aux vit A et K2 pour optimiser l’action hormonale. C’est probablement pour des raisons pratiques que ce dosage a été choisi. 50.000 UI / 15 jrs = 3333 de moyenne par jour.
                                                                x 
Un œuf à la place d’un steak (nouvelle stratégie anti-diabète)
Source : SCE 11/2021
Si le sucre et les glucides sont la bête noire des diabétiques, un nouvel aliment a fait son apparition sur le banc des accusés : la viande rouge.
Une récente étude (2), menée pendant cinq ans sur une cohorte de 39 000 Danois, âgés de 55 à 72 ans, a précisé cette hypothèse. Les cher­cheurs ont demandé aux participants de remplacer quotidiennement une portion de viande rouge par une autre source de protéines (volaille, poisson, œufs, lait, fromage et céréales complètes). Ils ont observé que leur risque de développer un diabète de type II diminuait significati­vement, surtout quand la substitution d’une portion de viande rouge (environ 100 g) se faisait au profit des œufs (à raison de 50 g). Les subs­titutions avec du poulet et du fromage ont aussi montré une réduction notable de ce risque, moins importante cependant. En revanche, aucun changement n'a été observé pour le poisson. Rassurez-vous, il ne s’agit pas de bannir la viande rouge de vos menus, mais plutôt de diversifier votre apport en protéines.
2. Ibsen DB, et al., « Replacing Red Meat with Other Nonmeat Food Sources of Protein is Associated with a Reduced Risk of Type 2 Diabetes in a Danish Cohort of Middle-Aged Adults. », J Nutr. Mai 2021, doi: 10.1093/jn/nxaa448  


Commentaire NDLR : C’est n’est probablement pas qu’une question d’équilibre entre les acides aminés qui stimulent la synthèse musculaire, leucine au 1er plan, suivie de l’isoleucine et la valine – connus sous l’appellation BCAA, en anglais – et les acides aminés excitateurs  (neuromédiateurs) – et les acides aminés inhibiteurs (effet GABA-like).
En effet, les œufs sont assez riches en leucine.  Il faut chercher ailleurs.
Il a été établi que certaines viandes rouges stimulent la sécrétion d’insuline (+/ entre 40 et 65 sur l’échelle).  On n’explique pas tout. On constate. 
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PS1: C'est pour cette raison (sécrétion d'insuline) qu'il ne faut pas se contenter d'une salade verte avec une tomate, accompagné d'une viande. Pas besoin de bcp de glucides mais une tomate, c'est trop peu. Je dirais entre 20 et 50 gr de glucides:
1 tomate, une demi-pomme et qques baies (fraises) ou une mandarine, avec qques feuilles de laitue; en entrée évidemment !
PS2: Et si vous ajoutez 1 càs de vinaigre de cidre, dans votre salade, ça optimisera l'assimilation des glucides. Enfin, pas chez tout le monde. Les  personnes qui ont le foie bien enveloppé. 
Mais de manière générale (pour tout le monde, donc) l’une des propriétés les plus étudiées a un lien avec la capacité du vinaigre à modérer les niveaux de sucre dans le sang (ralentissement). 
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Dernière édition par Luc le Lun 22 Nov 2021 - 8:10, édité 5 fois

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Toxicité expliquée des Inhibiteurs de recapture de Sérotonine

Message  Luc Mer 17 Nov 2021 - 17:55

Antidépresseurs ISRS : quand seront-ils enfin mis hors d’état de nuire ?
La raison de la toxicité des antidépresseurs aurait été identifiée récemment : certains antidépresseurs – dont les ISRS – perturbent l'action de la protéine Gs alpha.
Source : SCE 11/2021
Si prendre des antidépresseurs a des effets secondaires indéniables, les arrêter n’est pas plus simple. Le sevrage a ainsi de nombreux désagréments bien connus du monde médical : insomnies, troubles parkinsoniens, crises de panique, douleurs persistantes… Cependant, le processus moléculaire à l’œuvre restait jusqu’alors incompris.
Une récente étude (3) publiée en mai 2021, dirigée par un chercheur de l’Université de Chicago, a fait la lumière sur une partie du problème. Les ISRS (pour inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), le type d’antidépresseurs le plus prescrit actuellement, altèrent le bon fonctionnement d’une molécule : la Gs Alpha. Or l’action de la Gs Alpha est indispensable au bon maintien de l’activité de la séro­tonine, un neurotransmetteur qui régule vos émotions et le sommeil.
C’est pourquoi de plus en plus de chercheurs alertent à propos de la toxicité et de l’effet « perturbateur » de ces antidépresseurs sur le système intra-neuronal – surtout pour les patients qui veulent stop­per ce traitement ! Sur le banc des accusés : les molécules comme citalopram, escitalopram, fluoxétine, fluvoxamine et zimelidine. Pourquoi ne pas essayer l’aromathérapie qui a fait ses preuves pour soulager l’anxiété ? Tournez-vous notamment vers l’huile essen­tielle de néroli ou de petit grain bigarade (1 goutte dans 4 gouttes d’huile végétale à appliquer sur la face interne des poignets et sur le thorax, matin et soir). Mais les HE de verveine odorante ou de marjolaine à coquilles font aussi des merveilles (renseignez-vous sur les contre-indications) !
3. Nicolas B. Senese and Mark M. Rasenick, Molecular Pharmacology May 19, 2021, Molpharm-AR, 2020-000226; DOI: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  


Info utile sur la protéine Gs alpha :
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info utile, sans rapport avec les somnifères, mais qui a un lien indirect via l'inflammation neuronale. 
Info utile sur l’impact de la vit A et l’autisme, en présence du vaccin de la rougeole. La vitamine A naturelle (sous la forme cis) joue un rôle important au plan de l’activation des lymphocytes B et T en permettant à la mémoire immunitaire à long terme de se développer et elle est également nécessaire à la fonction des cellules tueuses naturelles (NK cells).
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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Cerveau et mémoire

Message  Luc Lun 29 Nov 2021 - 11:48

L'article se décompose en  +/ 3 parties: Généralités et prévention - nutriments utiles & phytothérapie - exercices pratiques.
Ne laissez pas votre cerveau rétrécir ! (15 solutions naturelles pour booster votre cerveau)
Source : SCE  11/2021 – Dr Patrick Aubé
Logé dans votre boîte crânienne, votre cerveau est indispensable pour conserver vos souvenirs, vos pensées, vos émotions et jusqu’à votre identité ! C’est pourquoi le déclin cognitif nous fait si peur. Or, il existe un arsenal de bonnes pratiques qui protègent cet organe unique et nous éloigne de la maladie. Et ça commence… maintenant !
Dr Patrick Aubé Membre fondateur du Syndicat national de phyto-aromathérapie, vice‑président de l’Union nationale des médecins à exercice particulier, président honoraire du Syndicat national des médecins acupuncteurs. Ses derniers ouvrages aux éditions Leduc. S : 20 plantes médicinales pour se soigner tous les jours (2018). Les tisanes qui soignent (2020).
Article : Dès notre conception, notre cerveau s’organise. Cette organisation se construit essentiellement pendant la première période de la vie. Les connexions entre les neurones s’établissent selon les lois du hasard et de la nécessité, mais aussi selon un plan qui se reproduit à l’identique dans chaque cerveau de l’espèce humaine.
Un organe à part ?
Dans ce réseau relativement fixe mis en place très tôt, les connexions se développent ou non selon le degré d’activité des fonctions cérébrales. C’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale ; elle nous permet d’évo­luer tout au long de la vie en adap­tant notre pensée et ses différentes fonctions aux obligations imposées par notre environnement.
Ces fonctions dites cognitives sont considérées comme les fonctions supérieures du cerveau. On y trouve l’attention, la mémoire, le langage, l’orientation dans l’espace, la percep­tion des objets, la gestion de notre comportement. On y rajoute dans un second temps l’apprentissage, le raisonnement, la prise de déci­sion, la motricité et la gestion de nos émotions. Ces fonctions cognitives ont pour base une activité spécifique des neurones en relation avec le reste du corps : celui-ci adresse au cerveau des informations sur ce qui se passe à l’intérieur de notre organisme et à l’extérieur de ce dernier. Le cerveau exerce en retour un contrôle sur l’en­semble de l’organisme par l’inter­médiaire de signaux transmis par les fibres nerveuses et de signaux chimiques, les hormones, envoyés vers des récepteurs situés dans nos organes. Les neurones disposent d’un système de communication beaucoup plus perfectionné que les autres cellules de notre corps, permettant des calculs plus rapides et plus complexes.
Le maintien d’une activité cogni­tive performante, d’une vitalité persistante de nos cellules cérébrales, apparaît alors comme indispensable pour répondre aux nombreuses stimulations liées à l’allongement de notre espérance de vie.
Notre alimentation quotidienne, notre mode de vie, notre hygiène physique et mentale, ces différents éléments peuvent-ils jouer un rôle dans l’optimisation de cette perfor­mance cérébrale, y compris pour les personnes avançant dans l’âge ?
Vos neurones ont‑ils assez de carburant ?
S’il ne pèse que 2 % du poids du corps, notre cerveau représente 20 à 25 % de la consommation énergé­tique globale de notre organisme. Faire fonctionner les neurones demande beaucoup d’énergie, d’au­tant plus s’ils sont très actifs. Cette énergie sert à leurs différents modes d’activité : élaboration de potentiels d’action, production de neurotrans­metteurs, activation des pompes et des canaux ioniques…
Pour fabriquer cette énergie néces­saire à leur fonctionnement, les neurones brûlent des nutriments et stockent l’énergie qu’ils en tirent pour la libérer en fonction de leurs nombreux besoins.
1.      Consommez de cet « ennemi » : le sucre !
Ces sources d’énergie sont essen­tiellement des sucres et de l’oxy­gène ; les graisses et les protéines peuvent être utilisées lorsque le sucre vient à manquer. En présence d’oxy­gène, les sucres sont brûlés dans un processus de respiration cellulaire. L’intensité de cette respiration cellu­laire explique la grande quantité d’oxygène dont a besoin le cerveau pour fonctionner ainsi que sa grande vulnérabilité lorsque l’oxygène vient à manquer.
Les artères amènent au cerveau du sucre et de l’oxygène, le système veineux en ramène du dioxyde de carbone éliminé par la respiration. Le sucre principalement consommé en temps normal par le cerveau est le glucose, d’autres sucres peuvent aussi être utilisés (lactate, mannose, pyruvate).
Ce glucose est transformé et mis en réserve à l’intérieur des cellules céré­brales, les neurones et les astrocytes qui sont les cellules cérébrales char­gées d’apporter des nutriments aux neurones.
2.     Un peu de graisses et d’acides gras
Contrairement aux sucres, les graisses, les lipides et les acides gras ne peuvent franchir la barrière hémato-méningée et venir nour­rir directement le cerveau. Lorsque l’organisme manque de glucose, le foie brûle ces graisses, ce qui donne naissance à des corps cétoniques. Ces derniers ont la capacité de traverser la barrière hémato-encéphalique et venir alimenter le cerveau en éner­gie. Cette voie dite de « la cétoge­nèse » est utilisée par le nouveau-né en allaitement, mais aussi lors du jeûne et du diabète.
Voilà pour ce qui est de l’alimen­tation en énergie de base néces­saire à un bon fonctionnement de notre cerveau et de nos fonctions cognitives. Il existe cependant de nombreuses réactions chimiques nécessaires au stockage et à l’uti­lisation de cette énergie. Ces réac­tions font appel à des enzymes et des protéines synthétisées à partir de vitamines et d’autres nutriments comme les minéraux.
3.     Carburez aux vitamines (B surtout !)
En ce qui concerne les vitamines, le cerveau est de loin l’organe qui en consomme le plus. Il en possède des réserves importantes surtout en vitamines B, ce qui lui permet de résister à un manque d’apport tempo­raire. Cette concentration en vita­mines B est largement supérieure à leur concentration sanguine.
Ces besoins vitaminiques essen­tiels pour le cerveau expliquent les pathologies liées lors de certaines carences :
-     Celle en vitamine B1 ou thiamine amène à un dysfonctionnement des neurones allant jusqu’à leur dispari­tion, entraînant des troubles cogni­tifs spécifiques comme la perte de mémoire à court terme, avec une incapacité à mémoriser de nouveaux souvenirs ou de nouvelles connais­sances.
-     Celle en vitamine B6 ou pyri­doxine perturbe le fonctionnement global du cerveau en entraînant une baisse de production des neurotrans­metteurs comme la sérotonine et la dopamine, et se manifeste par un état anxio-dépressif, une hausse de l’im­pulsivité et de la nervosité.
-     La carence en acide folique ou vita­mine B9 est rare ; cette déficience cérébrale se manifeste par un retard psychomoteur et des crises d’épi­lepsie.
-     Celle de la vitamine B12 – qui peut toucher les végétariens qui ne se supplémentent pas en vita­mine B12 ou les personnes ayant des problèmes d’absorption digestive – entraîne une anémie et des troubles neuropsychiatriques : troubles du sommeil, dépression, délire psycho­tique.
4. Des minéraux 100 % capitaux
Outre le calcium, le potassium et le sodium, certains minéraux sont d’une importance capitale pour le bon fonctionnement du cerveau :
                        C’est le cas du magnésium. Une déficience de cet ion peut avoir des conséquences neurologiques allant d’une simple asthénie, d’une banale faiblesse musculaire à des symptômes plus sérieux comme des convulsions et plus rarement un coma.
                        Quant au cuivre, son excès ou son insuffisance peuvent entraîner des troubles cognitifs et psychiatriques.
                        Le fer est nécessaire aux neurones comme toutes les autres cellules pour fabriquer de l’énergie sous forme d’ATP. Une carence en fer aura des répercussions sur l’énergie néces­saire au bon fonctionnement des cellules cérébrales.
Votre assiette anti-déclin cognitif !
1. Des légumes et des fruits à volonté
Les fruits et légumes sont de grands pourvoyeurs d’antioxydants (vita­mines A, C et E) et de polyphénols. Ils luttent contre le risque de déclin cognitif :
-                   Les caroténoïdes précurseurs de la vitamine A sont retrouvés dans les fruits et les légumes verts et colorés ;
-                   La vitamine C est abondante dans les agrumes, les kiwis, les poivrons, les brocolis, les choux ;
-                   La vitamine E provient essen­tiellement des huiles extraites de graines, notamment des noix ;
-                   Le thé, le vin sont riches en polyphénols à action antioxydante.
-                   Les légumes verts à feuilles comme la mâche, les épinards, les choux contiennent des folates néces­saires au bon fonctionnement des neurones.
2. Vous aimez le poisson ? Tant mieux !
-     On reconnaît les consommateurs réguliers de poisson : ils ont de meilleures performances aux tests neuropsychologiques et moins tendance à la dépression. Les oméga-3 sont des acides gras dits essentiels, ce qui signifie qu’ils ne sont pas produits par l’organisme et qu’ils doivent être apportés obliga­toirement par l’alimentation. Parmi ces acides gras, certains sont néces­saires au bon fonctionnement du cerveau :
-     L’ALA, acide alpha-linoléique, contenu dans les huiles végétales (colza, noix, soja…) est le précur­seur de deux autres acides gras, l’EPA et le DHA qui jouent un grand rôle au niveau cérébral. Ces acides possèdent une activité fluidi­fiante sur la circulation sanguine. Le DHA est le principal composant des membranes des neurones et favorise la neurotransmission. Il est égale­ment antioxydant tandis que l’EPA est un précurseur de molécules à action anti-inflammatoire.
Les poissons gras sont riches en DHA et EPA, l’acide alpha-linoléique d’origine végétale ne se transformant que modestement en EPA et DHA. Ils sont complémentaires des huiles végétales et primordiaux dans l’ap­port des oméga-3.
Ces petites baies, de grandes alliées pour votre cerveau (encart)
Airelles, baies d’argousier, cama­rine, canneberge, cassis, fraises, framboises, mûres, myrtilles… Les baies font partie des aliments les plus concentrés en éléments nutritifs par rapport à leur teneur énergétique. Elles sont légères et hypocaloriques. Composées essentiellement d’eau à 80-90 %, les glucides qu’elles contiennent sont des sucres naturels : glucose, fructose et saccharose. Les baies sont pauvres en protéines et en lipides et ne contiennent pas du tout de cholestérol. Davantage que les fruits, la plupart des baies sauvages sont de bonnes sources de fibres alimentaires, aussi bien de fibres solubles qu’in­solubles. Elles représentent une des sources principales de vita­mine C et contiennent aussi des vitamines A et E.
Elles renferment aussi des polyphénols en quantité et qualité spécifiques selon leur couleur. Les plus connus sont les anthocyanes (myrtilles, cassis) et le resvéra­trol (airelles) aux multiples effets bénéfiques pour la santé humaine. (Fin de l’encart).
Voici ce qui se passe quand votre cerveau décline
Pour les psychologues, les proces­sus cognitifs correspondent à l’en­semble des processus mentaux qui permettent à un individu d’acquérir, de traiter, de stocker et d’utiliser les informations et les connaissances.
Les troubles cognitifs : au moins trois symptômes
Un trouble cognitif est généralement un ensemble de symptômes groupant à la fois des troubles de la mémoire, un ralentissement de la pensée et des difficultés à résoudre des problèmes. Il peut être cependant isolé comme affectant uniquement la mémoire ainsi qu’on le voit dans les premiers temps du déclin cognitif. Ces troubles cognitifs sont d’origines diverses : l’âge, la maladie, la prise de médicaments. Il existe environ deux cents maladies décrites comme ayant des conséquences cognitives : les maladies psychiatriques, les mala­dies cardiovasculaires, les mala­dies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…), les traumatismes céré­braux, l’alcoolisme…
Le déclin cognitif : une conséquence de l’âge 
Lorsque nous parlerons de déclin cognitif, il s’agira de celui lié au vieillissement, à l’âge. Celui qui nous fait oublier un rendez-vous, une information récente, quel jour nous sommes, l’endroit où nous avons laissé notre voiture. Avec le temps nos facultés diminuent, notamment celles qui concernent notre mémoire.
Entre ce déclin « naturel » et un trouble cognitif avéré et handicapant, il y a une large frontière qui peut varier selon le terrain de la personne. Certains facteurs prédisposent aux problèmes de cognition : les risques cardiovasculaires, l’hérédité, la prise de médicaments psychotropes…
Dès les premiers signes : on adapte son alimentation !
Les signes affectant la mémoire sont souvent les premiers à se manifes­ter. Il convient d’en parler avant tout à son médecin qui, à l’aide d’un simple test de mémoire, le Mini Mental State, par exemple, peut réaliser une première évaluation de nos facultés cognitives et nous guider éventuellement vers une prise en charge plus spécialisée.
Parmi ces attentions portées au mode de vie, l’adaptation de l’alimentation apparaît prioritaire. Elle concerne tout un chacun et plus particulière­ment les personnes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou neurodégénératif.
La prévention du déclin cognitif ou le ralentissement de sa progres­sion sont considérés actuellement en relation avec des phénomènes d’in­flammation, de stress oxydatif et de neuro-plasticité. Une alimentation équilibrée peut-elle concourir à retar­der notre déclin cognitif ?
On sait maintenant que les phéno­mènes inflammatoires chroniques à bas bruit qui se développent avec le vieillissement normal s’accom­pagnent de phénomènes dits de stress oxydatif, variables en intensité en fonction des personnes. Des nutri­ments connus pour prévenir, trai­ter l’inflammation et s’opposer au stress oxydatif, peuvent être conseil­lés dans un objectif de prévention ou de ralentissement de la progression du déclin cognitif.
« Déclin » : un cerveau sous exploité ?
Il convient de se mettre d’accord sur le concept de déclin des fonctions cérébrales. Cette notion est de plus en plus controversée. Les scientifiques ont cru longtemps que nos capaci­tés cognitives connaissaient un pic de performance vers la vingtaine, pour ensuite entamer un lent déclin dès 25 ans, le cerveau commen­çant alors à perdre ses neurones. Pour les chercheurs en neurosciences du MIT (Massachussetts Institute of Technology), la réalité est bien plus complexe. Le moment où les performances cognitives culminent, atteignent un plateau ou commencent à baisser est très variable en fonction des individus. La plasticité neuronale et la neurogénèse restant intactes très longtemps, de nouveaux apprentis­sages sont en fait permis tout au long de la vie.
Pour ces chercheurs, les perfor­mances du cerveau évoluent avec l’âge, mais ne déclinent pas. Le cerveau sain est comme un muscle qui se nourrit du changement et s’atrophie si l’on ne s’en sert pas. L’entraînement va ainsi stimuler les jeunes neurones à s’intégrer dans les circuits cérébraux pour établir de nouvelles connexions. Le déclin cognitif serait lié à une non-utilisa­tion des ressources du cerveau.
Faites marcher votre sixième sens ! (encart)
Nous connaissions cinq sens : la vision, l’audition, le toucher, le goût et l’olfaction. Nous avions oublié le sixième : le sens du mouvement. En plus des capteurs de nos cinq sens habituels, notre cerveau possède des capteurs qui détectent le mouvement. En faisant coopérer l’ensemble de tous ces capteurs, le cerveau construit une perception cohé­rente des relations de notre corps et de l’espace qui nous entoure en utilisant la mémoire pour prédire la conséquence de nos gestes et de nos mouvements. (Fin de l’encart).
Cinq actions pour un cerveau puissance 10
1. Faites marcher votre cerveau trois heures par semaine (mieux que le sudoku)
Trois heures par semaine repré­sentent un minimum à dépasser en permanence. L’activité physique serait tout aussi efficace que les mots croisés et le sudoku pour préve­nir le vieillissement du cerveau. Le maintien de notre capacité cérébrale dépend autant du mouvement que nous imposons à nos jambes et nos bras que de notre activité purement intellectuelle. Les scientifiques nous le disent : la marche favorise l’oxy­génation du cerveau ; les philosophes aussi : la pensée aime le mouve­ment…
2. Apprenez tous les jours (hyper efficace)
S’entraîner à apprendre une langue, une méthode musicale, à chanter, chercher à se perfectionner dans un domaine qui nous plaît (art, histoire…). Même à un âge avancé, les performances cognitives peuvent être améliorées assez rapidement grâce à l’entraînement.
3. Ces deux régimes protègent votre cerveau
Il est difficile d’attribuer à tel ou tel aliment et aux nutriments qu’il apporte des effets protecteurs spéci­fiques. Il n’existe sans doute pas de nutriment « miracle » pour le cerveau, mais une synergie d’effets de nutri­ments tels que peut les apporter une alimentation variée et équilibrée. Ces effets synergiques se retrouvent par exemple dans la consomma­tion d’antioxydants qui contribuent eux-mêmes à protéger les compo­sants actifs des acides gras essentiels, les oméga-3, nécessaires au bon fonc­tionnement de nos neurones.
Pour une bonne diététique du cerveau, dans un objectif de lutte contre le déclin cognitif, deux régimes se distinguent : le régime méditerra­néen et le régime MIND.
-     Le régime méditerranéen fait la part belle aux aliments suivants :
-     fruits et légumes à consommer tous les jours, poisson, au minimum une fois par semaine, huiles de colza, noix, soja, olive, à utiliser quoti­diennement pour les préparations culinaires, vin en consommation modérée (maximum de 10 verres par semaine). Il associe une faible consommation de viande et de pro­duits laitiers.
-     Le régime MIND renforce les consignes élaborées par le régime méditerranéen :
-     Il préconise la consommation régulière de légumes à larges feuilles vertes (laitues, épinards, choux), de brocolis, de cresson, de noix, de baies (myrtilles, fraises), de graines entières, de poisson, de volaille, d’huile d’olive, de vin.
-     Il recommande une limitation de la viande rouge, de beurre et de margarine (moins d’une cuillerée à soupe par jour), de fromage (moins d’une fois par semaine), de pâtisse­ries et sucreries, d’aliments frits et de type « fast food ».
Du poisson, oui, mais des petits ! (encart)
Les poissons à haute teneur en oméga-3, disponibles dans notre assiette, sont, pour les principaux : le maquereau, la sardine, le hareng, le saumon, la roussette, l’anchois, le thon blanc… Pour bénéfi­cier au maximum de l’inté­rêt des acides gras essentiels contenus dans ces espèces, il faut un apport de 500 mg/jour d’oméga-3 (EPA + DHA), ce qui correspond à trois repas par semaine avec l’un de ces pois­sons gras. (Fin de l’encart).
4. Cultivez votre jardin intestinal (clé antiinflammation)
L’étude de l’interaction entre les microbes intestinaux et le cerveau est une piste de recherche actuelle­ment en cours. En modifiant le micro­biote, les aliments riches en fibres nous protègent contre l’inflamma­tion cérébrale liée à l’âge. En vieil­lissant, certaines cellules du cerveau, les cellules microgliales, présentent une inflammation chronique débou­chant sur la production de substances chimiques néfastes pour les fonctions cognitives comme la mémoire, mais aussi les fonctions motrices, rédui­sant nos capacités de mouvement.
-     Les fibres alimentaires favorisent la croissance des bonnes bacté­ries dans l’intestin et les amènent à produire des substances comme le butyrate. Cet acide gras possède des effets anti-inflammatoires, en parti­culier en direction des cellules micro­gliales, en s’opposant à la libération par celles-ci de substances nocives au fonctionnement cérébral.
-     Les régimes trop riches en graisses et en protéines ont par contre un effet négatif sur la composition et la fonc­tion de notre microbiote intestinal. Ils sont donc à éviter.
-     Le manque de fibres alimentaires ayant des conséquences négatives sur les connexions entre la santé de notre cerveau et l’inflammation, leur consommation régulière est conseillée sous forme de prébio­tiques. Ce sont des fibres constituées de glucides complexes qui servent de nourriture aux probiotiques et permettent leur prolifération et leur maintien dans l’intestin.
Les prébiotiques les plus courants, dont l’inuline, se retrouvent dans les légumes et les fruits (artichauts, asperges, bananes, ail, poireaux, oignons, tomates…), dans les graines (orge, seigle…), dans les racines (chicorée, pissenlit, aunée).
5. Recourez à ces huit plantes neurostimulantes
On note actuellement un boom des substances censées améliorer nos capacités cognitives ; ces substances sont dites nootropes, c’est‑à‑dire stimulantes de la mémoire, de la vigilance et des fonctions cognitives en général. Renforcer la mémoire, augmenter la concentration, amélio­rer l’attention, assurer la protec­tion des neurones, ce sont autant d’objectifs ponctuels ou permanents auxquels peuvent répondre certains remèdes naturels.
1 + 1 = 3 : le totum de la plante (encart)
Lorsqu’on parle du « totum », on définit l’ensemble complexe des molécules actives de la partie médicinale de la plante : les feuilles, les fleurs, les racines, les fruits…
La totalité de ces principes actifs possède un effet sur la santé supérieur à celui de l’un ou de plusieurs de ses constituants. C’est l’ensemble des substances présentes dans la plante qui déter­mine, par un effet de synergie et de meilleure disponibilité, l’ac­tivité thérapeutique de la plante médicinale. (Fin de l’encart).
L’acérola : le champion de la vitamine C
La vitamine C est reconnue comme un cofacteur dans la production de certains neurotransmetteurs tels la dopamine et la sérotonine.
Un statut nutritionnel correct en vitamine C est nécessaire au bon fonctionnement du cerveau. IL est normalement assuré par la consom­mation régulière de fruits et de légumes frais, crus de préférence. Il existe cependant des facteurs ayant pour conséquence d’accroître les besoins en vitamine C : tabagisme, alcoolisme, obésité, maladies inflam­matoires intestinales, grossesse, allaitement… La vitamine C est présente dans de nombreux végé­taux : oranges, brocolis, fraises, choux, kiwis, poivrons rouges, cas­sis, goyaves, acérolas… L’acérola ou cerise des Barbades est un fruit d’une richesse exceptionnelle en vitamine C : 25 % de son poids sec lorsqu’on le récolte juste avant sa maturation complète. Sa gelée est alors desséchée et réduite en une poudre de couleur orangée.
Venu d’Inde : le bacopa
L’hysope d’eau ou bacopa est une plante grasse aquatique vivace. Elle fait partie de la pharmacopée ayur­védique, elle est nommée en Inde brahmi, en référence au dieu Brahma, comme de nombreux remèdes du système nerveux central. Les yogis l’utilisent pour se clarifier l’esprit pendant la méditation.
Grâce à ses composants, cette plante possède des qualités antioxydantes au niveau cérébral. Elle diminue la production de composants inflamma­toires dans le cerveau et augmente la production de neuromédiateurs (GABA et sérotonine) de même que la plasticité neuronale. Enfin, elle protège les cellules cérébrales de certaines substances toxiques.
Ces propriétés permettent d’amé­liorer les facultés cognitives et les processus de mémorisation à tous les âges de la vie.
Le curcuma : de l’or pour vos neurones
Le rhizome de Curcuma longa, appelé autrement curcuma domes­tica est utilisé depuis des siècles en Asie, en Chine et en Inde.
Ses propriétés antioxydantes sont liées à la présence de pigments de couleur jaune, les curcuminoïdes ; la curcumine représente 60 % de ces pigments. L’apport de ces nutriments antioxydants permet de lutter contre les radicaux libres responsables du stress oxydatif, à l’origine de l’ac­célération du vieillissement et des maladies neurodégénératives. Un métabolite du curcuma est particuliè­rement à l’étude dans ces derniers cas, il s’agit de la tétrahydrocurcumine.
En diminuant l’absorption intestinale des graisses, il permet de diminuer les taux de cholestérol et de triglycé­rides et fluidifie le sang du fait de son action anti-agrégante plaquettaire. Il possède également une action anti-inflammatoire par le biais de la synthèse des prostaglandines. Du fait de son action antioxydante, anti-inflammatoire et de diminution des facteurs de risque cardiovasculaire, le curcuma a sa place dans la préven­tion des troubles neurodégénératifs et de leurs manifestations cognitives.
Commentaire NDLR: Pour avoir vraiment une activité sur le cerveau, la curcumine doit avoir une forme spéciale, micronisée. 
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Info utile: "Venesson Theracurmin"
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On peut l’utiliser quasi quotidienne­ment sous forme de poudre comme épice dans la nourriture. Il faut savoir que son absorption intestinale est renforcée par la prise dans un même temps de poivre, de gingembre et d’huile végétale. Lors de son utili­sation culinaire, il convient, comme toutes les épices, de l’introduire dans la nourriture seulement au moment de servir. Le but ? Ne pas dénaturer l’épice par la chaleur au moment de la cuisson. Lors de sa prise régu­lière et continue, il convient d’être attentif chez les porteurs de calculs vésiculaires et les personnes sous médicaments anti-inflammatoires et anticoagulants.
Vénérable ginkgo
Image d’une infusion avec la légende suivante :
Le gingko améliore le flux sanguin cérébral et favorise l’utilisation de glucose et d’oxygène par les neurones.
C’est un arbre vénéré au Japon et en Chine où il est planté notam­ment autour des pagodes ; il peut atteindre quarante mètres de hauteur et vivre plus de mille ans. On le cultive comme plante thérapeutique en Corée, en Chine, aux États-Unis et dans le sud-ouest de la France.
Les principes actifs de la feuille de ginkgo sont des composés terpé­niques et des flavonoïdes à l’origine de son effet régulateur sur le sys­tème circulatoire et sur les artères  cérébrales en particulier. Ils assurent une amélioration du flux sanguin cérébral et favorisent l’utilisation du glucose et de l’oxygène au niveau des neurones.
Ils ralentissent le stress oxydatif qui serait impliqué dans la dégénéres­cence des cellules du cerveau et ont une influence bénéfique sur les neu­romédiateurs que sont la sérotonine, la dopamine et l’acétylcholine qui gèrent la chimie du cerveau.
Ces composants possèdent égale­ment une action fluidifiante sur le sang dont il faut tenir compte dans certaines situations : grossesse, allai­tement, intervention chirurgicale programmée, prise d’anticoagulants.
Le ginseng : cette « racine d’homme » antioxydante
D’origine coréenne, chinoise ou japonaise, la « racine d’homme », shin seng en chinois, est le remède le plus connu de la médecine tradition­nelle orientale. Il existe deux varié­tés de ginseng : le ginseng blanc, non traité après la récolte et le ginseng rouge, qui est passé à l’étuvée.
La partie médicinale utilisée est la racine dont les composants actifs sont les ginsenosides ; ces subs­tances au nombre d’environ qua­torze possèdent, outre leurs qualités adaptogènes, des effets stimulants des fonctions cognitives et protec­teurs des cellules cérébrales. Ils augmentent la production de dopa­mine et sont aussi antioxydants. Le ginseng bénéficie d’un pouvoir anti-inflammatoire grâce à ses autres composés lipophiles et volatils.
L’utilisation du ginseng se fait en cures courtes ne dépassant pas quatre semaines. Des précautions sont à prendre chez les hypertendus mal contrôlés et les patients sous anticoagulants.
Puissant protecteur : le resvératrol
Il s’agit d’un polyphénol que certains végétaux comme le raisin rouge, le polygonum ou le pin produisent en réaction au stress de leur environne­ment : sécheresse, agressions micro­biennes, blessures… On le trouve également dans les baies : les mûres, le cassis, les framboises… Cette molécule possède des effets anti­oxydants et anti-inflammatoires qui s’opposent au vieillissement cérébral.
La rhodiole, trésor de Sibérie
On appelle la rhodiole « l’orpin de Sibérie » ou golden root, c’est‑à‑dire racine dorée, car il s’agit bien de sa racine et de ses rhizomes qui sont utilisés en thérapeutique. Elle contient de nombreuses substances actives lui apportant des proprié­tés axées sur le système nerveux : elle augmente la production des neuromédiateurs, elle améliore les fonctions cognitives et les perfor­mances intellectuelles.
Un verre de thé vert anti-radicaux libres
Le thé vert est un thé non fermenté dont les feuilles, après la récolte, sont passées à la vapeur sous pression, puis séchées immédiatement, de façon à suspendre les activités enzy­matiques de fermentation. Les prin­cipaux constituants de ses feuilles sont des tanins, des polyphénols, des flavonoïdes. Le thé est un excellent antioxydant, piégeur de radicaux libres ; il assure la protection des cellules cérébrales et des parois des artères, il accroît la production céré­brale de GABA, de dopamine, de sérotonine.
Elon Musk, le patron de Tesla, a pour objectif à moyen terme de dévelop­per des composants électroniques destinés à être implantés directe­ment dans le cerveau afin de déve­lopper certaines fonctions cognitives comme la mémoire ou le connecter à des structures d’intelligence artifi­cielle. Nous préférons pour notre part opter pour les solutions naturelles exposées ci-dessus, que chaque personne, accompagnée de préfé­rence par le professionnel de santé de son choix, pourra intégrer à ses règles de vie habituelles pour conser­ver le plus longtemps possible l’es­sentiel de ses fonctions cognitives.
Dr Patrick Aubé
Précautions avant usage
                        La consommation de ces produits se fera de préférence sous le contrôle des professionnels de santé, en parti­culier chez les personnes soumises au préalable à un traitement médical. L’avis de votre médecin et de votre pharmacien reste primordial.
                        Le curcuma pourra être utilisé de façon régulière comme épice en cuisine, le thé vert comme boisson quotidienne.
                        Pour les puristes des plantes médicinales et de la santé naturelle, certaines de ces plantes pourront être consom­mées, comme le veut la tradition, sous forme d’infusion ou sous forme de décoction. L’infusion est réservée aux feuilles séchées (ginkgo), la décoction aux racines (ginseng). Il faut remarquer que l’infusion et la décoction se limitent à extraire les composés actifs solubles dans l’eau. Si l’on veut bénéficier de l’ensemble des compo­sants actifs, la présentation sous forme de poudre totale de plantes en gélules est conseillée : acérola, bacopa, curcuma, ginkgo, ginseng, resvératrol, rhodiole et thé vert peuvent être retrouvés dans cette dernière formule.

Sources et références :
*) Ne laissez pas votre cerveau rétrécir ! (15 solutions naturelles pour booster votre cerveau)
 - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]  
- [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
-  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
- Scimeca D, « Le Dictionnaire des plantes médicinales. », Éditions Alpen, 2018
*) Pour activer vos méninges, activez vos muscles (le vrai secret contre le déclin cognitif)
- Gothe NP, Khan I, Hayes J, Erlenbach E, Damoiseaux JS, « Yoga Effects on Brain Health: A Systematic Review of the Current Literature. », Brain Plast. 2019;5(1):105-122. Published 2019 Dec 26. doi:10.3233/BPL-190084
- Huang J, Wang D, Wang J, « Clinical Evidence of Tai Chi Exercise Prescriptions: A Systematic Review. », Evid Based Complement Alternat Med. 2021 Mar 10;2021:5558805. doi: 10.1155/2021/5558805. PMID: 33777155; PMCID: PMC7972853
- Russell-Williams J, Jaroudi W, Perich T, Hoscheidt S, El Haj M, Moustafa AA, « Mindfulness and Meditation: Treating Cognitive Impairment and Reducing Stress in Dementia. », Rev Neurosci. 2018 Sep 25;29(7):791-804. doi: 10.1515/revneuro-2017-0066 PMID: 29466242.
- Van Praag H, « Exercise and the Brain: Something to Chew on. », Trends Neurosci. 2009;32(5):283-290. doi:10.1016/j.tins.2008.12.007
- Zare-Shahabadi A, Masliah E, Johnson GV, Rezaei N, « Autophagy in Alzheimer’s disease. », Rev Neurosci. 2015;26(4):385-95. doi: 10.1515/revneuro-2014-0076 PMID: 25870960; PMCID: PMC5039008.

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Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Quels probiotiques pour la PR

Message  Luc Mar 11 Jan 2022 - 10:49

Lueur d’espoir pour la polyarthrite rhumatoïde avec cette bactérie !
Source: SCE 01/2022
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire d’origine auto-immune qui conduit à la destruction des articulations. Bien que la cause exacte ne soit encore pas entièrement comprise, il a été établi que la qualité du microbiote intestinal jouerait un rôle essentiel dans la prévalence de la maladie. La dysbiose intestinale induirait ainsi une réponse inflammatoire chronique pouvant être liée au développement de la polyarthrite. Récemment, des chercheurs brésiliens ont publié dans une revue leurs conclusions à la suite de l’analyse1 d’un grand nombre d’études internationales sur le sujet.
Parmi ces études, plusieurs ont analysé l’utilisation de probiotiques. Plusieurs souches différentes de Lactobacillus et de bifidobactéries ont été étudiées, mais à l’heure actuelle, c’est la bactérie probiotique L. casei qui semble être le meilleur candidat pour les patients atteints de la polyarthrite. Cela a été confirmé dans une récente étude publiée en 2021. Cette dernière a aussi rapporté que la supplémentation en probiotiques augmenterait l’impact des antioxydants et diminuerait le stress oxydatif. Une belle avancée pour la recherche qui rappelle que la consommation d’aliments fermentés tels que le kéfir, le kimchi, la choucroute, kombucha etc. sont riches en probiotiques, et qu’il ne faut pas hésiter à en consommer.
1. Ferro M, et al., « Probiotic Supplementation for Rheumatoid Arthritis: A Promising Adjuvant Therapy in the Gut Microbiome Era. », Front Pharmacol. 2021
Commentaire NDLR: On n’ajoute pas une couche de probiotiques (et encore moins de prébiotiques), en cas de dysbiose de fermentation. On apaise dans un 1er temps avant de réensemencer. Sinon, vous allez très vraisemblablement foutre la pagaille … On calme, puis on assainit et ensuite on repeuple. Un peu de logique !


Dernière édition par Luc le Mar 11 Jan 2022 - 10:55, édité 1 fois

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty les myrtilles bonnes pour la glycémie

Message  Luc Mar 11 Jan 2022 - 10:54

Régulez naturellement votre glycémie avec ces baies noires
Source: SCE 01/2022

Les vertus des myrtilles sont vantées à bien des égards : richesse en fibres et en antioxydants, effet protecteur contre le cancer... et ça ne s’arrête pas là ! Dernièrement, les scientifiques se sont intéressés à leur pouvoir régulateur sur la glycémie. Chez un individu en bonne santé, l’insuline régule le niveau de glycémie (taux de sucre dans le sang) après un repas. Cependant, chez les diabétiques, le corps résiste à l’effet de cette insuline et la glycémie reste élevée.
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Dans une étude1 publiée en avril 2021, 150 participants ont reçu 150 g de myrtilles, ainsi que 150 g de pain blanc - une forme de glucide simple qui augmente naturellement la glycémie. Les chercheurs ont ensuite observé leur taux de glucose à 30, 60, 90 et 120 minutes (ainsi que celui d’un groupe témoin ayant reçu un placebo à la place des myrtilles) sur une durée de six jours. Il semblerait qu’après 15 minutes, les pics de glycé­mie des participants ayant consommé les myrtilles étaient inférieures au groupe témoin. Bien que l’effet ne se prolonge pas au-delà des 120 minutes, cette observation demeure prometteuse pour les patients diabétiques. Ces baies violettes permettraient en effet une meil­leure régulation de la glycémie ainsi qu’une amélioration de la sensibilité du corps à l’in­suline - probablement grâce à ses composants antioxydants et anti-inflammatoires.
1. Paima X, et al., "Acute Consumption of Blueberries and Short-Term Blueberry Supplementation Improve Glucose Management and Insulin Levels in Sedentary Subjects", Nutrients. Avril 2021.
doi: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Results: Acute consumption of blueberries decreased postprandial glucose area under the curve (AUC) and increased insulin levels at 15 min timepoint. Supplementation did not affect glucose levels but decreased insulin levels at 120 min. No changes in antioxidant capacity were observed.
Conclusions: Consumption of fresh blueberries improves postprandial glucose management presumably due to actions on the gastrointestinal tract, while supplementation improves insulin sensitivity, probably due antioxidant and anti-inflammatory effects.
Commentaire additionnel NDLR: Je ne mange des myrtilles de culture qu’une semaine sur deux. Les myrtilles peuvent contribuer à modifier le microbiome. (4 à 5 jrs/sem.) Tout est une question de dosage: varier et alterner, comme d'hab.  Cool
Extrait
Remplies d'antioxydants, les myrtilles offrent à la fois saveur et nutrition. Une portion d'une tasse ne contient que 84 calories et 3,6 grammes de fibres, rapporte My Food Data. Il offre également 16% de l'apport quotidien recommandé en vitamine C, 24% de l'apport quotidien recommandé en vitamine K1 et 22% de l'apport journalier recommandé en manganèse. Ces petits fruits sont également riches en acides phénoliques, en quercétine, en anthocyanidines et en d'autres composés ayant une activité antioxydante (Journal of Zhejiang University Science B). La question est, que se passe-t-il lorsque vous mangez trop de myrtilles ?
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Trop d’une bonne chose peut devenir mauvais !
En dehors de cela, manger pas mal de myrtilles ne causera probablement pas de problèmes majeurs. Ces fruits, cependant, contiennent de grandes quantités de salicylates, selon le Royal Berkshire Hospital.
Quels autres aliments ou suppléments contiennent des anthocyanes ?
Les autres fruits et légumes riches en anthocyanes comprennent les mûres, les cerises, les framboises, les grenades, les raisins, les oignons rouges, les radis et les haricots rouges. Les suppléments à haute teneur en anthocyanes comprennent la myrtille, l'açaï, l'aronia, les cerises acidulées et le sureau. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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DOI: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
La dysbiose du microbiote intestinal a été liée à une inflammation chronique associée à l'obésité. La manipulation du microbiote peut donc affecter les comorbidités liées à l'obésité. Les myrtilles sont riches en anthocyanes, qui ont des propriétés anti-inflammatoires et peuvent altérer le microbiote intestinal.
Conclusion de l'étude : Chez les rats mâles nourris au régime HF, la supplémentation en myrtilles a entraîné des modifications de la composition du microbiote intestinal associées à des améliorations de l'inflammation systémique et de la signalisation de l'insuline.
HF = régime riche en graisses (High Fat Diet).
Et aussi:
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=> Bon pour l'épaisseur du mucus et la profondeur des cryptes.

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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Boswellia therapeuthic for MS

Message  Luc Mar 11 Jan 2022 - 21:17

Boswellia therapeuthic for MS (=> SEP)
Blocking PUFA metabolism therapeutic for Multiple Sclerosis (MS)
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Haidut reports, on RP Forum:
The rates of MS have been steadily rising over the last several decades. While mainstream medicine claims the cause is "unknown", it is well known that it has an almost perfect inverse association with sunshine exposure, vitamin D levels, aspirin usage, histamine blockers, etc. This suggest an inflammatory cause, which implicates PUFA since the majority of the inflammatory cascade depends stems from those fatty acids through their inflammatory metabolites prostaglandins (synthesized by the enzyme COX) and leukotrienes (synthesized by the enzyme LOX). The human study below corroborates that hypothesis by demonstrating that inhibition of the LOX enzyme results in significant improvement in ~2/3 of the patients receiving the treatment, and in some patients all inflammatory lesions disappeared (so effectively, they were cured). The study used Boswellic acid as the LOX inhibitor, but AFAIK it is not readily available commercially. As such, vitamin E, progesterone, eugenol, vitamin D, etc can be used as an alternative since they are all decent LOX inhibitors.
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"..“Initially, basic work was done in the 90s to detect large amounts of an enzyme called 5-lipoxygenase in the brain of patients with multiple sclerosisClarissa Hanja Sterner, one of the authors of the study, said: “5-lipoxygenase is part of a class of lipids that act as messengers of inflammation in the body, but what’s the connection with spices? If given to the patient, it reduces the inflammation of his illness. “We assume that the bioactive formulas of the spice that have been used as an anti-inflammatory substance for thousands of years in traditional Oriental and Oriental medicine are boswellic acids, say researchers. Several small randomized clinical trials have shown a favorable safety and tolerance profile of spices in many inflammatory and autoimmune diseases.“.
"...To confirm that boswellic acid is effective in treating multiple sclerosis, scientists conducted a clinical trial on 28 volunteers suffering from the disease. For eight months, they took four aromatic capsules three times a day in the form of ethanol extract. And the results are reliable: “Inflammation levels were significantly lower in patients treated with spices, 63% of all patients, and some of them had no inflammation in the brain."
Note:  Boswellia serrata extract must contain all 5 boswellia acids. Totum is best.
Résumé
Si la cause de la SEP est inconnue, l’association de l’exposition au soleil (niveau de vit D), la prise d’aspirine, la diminution de l’histamine, etc. améliorent l’état inflammatoire. Or la cascade inflammatoire, sous la dépendance des AGPI, via les prostaglandines et les leucotriènes (voies Cox et Lox) peut être contenue chez +/ 2 tiers des patients ayant pris de la bowellia serrata (4 caps 3x/jr) pdt  8 mois, dans l’étude. Certains d’entre eux n’avaient même plus d’inflammation au cerveau.
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Edit: Si les abréviations AGPI Cox / Lox et PGE ressemblent à du chinois, vous pourriez commencer par la lecture de ce post sur les acides gras:
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Infos santé. Divers SCE 2 Empty Vit B3 pour le cerveau

Message  Luc Mer 12 Jan 2022 - 11:44

Vitamine B3 : votre cerveau va l’adorer (voici pourquoi)
Source : SCE 01/2022
Abats, volaille, poisson, avocat, petits pois, céréales, et même cacahuètes... tous ces aliments ont en commun une excellente teneur en vitamine B3 ! Or, selon des chercheurs1 de l'Institute of Healthy Aging à Chicago, cette vitamine est associée à la niacine, une substance qui permettrait de freiner le déclin cognitif, voire les risques de développer la maladie d’Alzheimer. Entre 1993 et 2002, plus de 6000 résidents de la ville de Chicago, âgés de plus de 65 ans, ont complété un questionnaire alimentaire portant sur 139 aliments (huiles, type de viande, céréales...). Les scientifiques ont ainsi quantifié la dose de niacine (vitamine-B3) ingérée quotidiennement par ces participants.
Après neuf ans de suivi, ceux ayant un régime alimen­taire leur fournissant plus de 22 mg par jour de niacine (vit B3) présentaient 80 % de risques en moins de dévelop­per la maladie d’Alzheimer par rapport aux participants n’en consommant que 12 mg par jour. Ainsi, une dose généreuse de vitamine B3 lutterait bel et bien contre les formes de démence cognitive, protégeant nos capacités cérébrales du vieillissement. À noter que pour obtenir cet effet protecteur la vitamine B3, il faudrait aller au-delà du dosage actuellement recommandé de 15 mg quotidiens.
1. Morris MC et al., « Dietary Niacin and the Risk of Incident Alzheimer’s Disease and of Cognitive Decline. », J Neurol Neurosurg Psychiatry. Août 2004.  
        
Commentaire NDLR : OK mais attention aux effets secondaires. Je tourne entre 25 et 50 mg par jour (via l’alimentation), sauf quand je prends un supplément B50 2x/sem. (Apport de B9 et B12). Là, je monte entre 75 et 100 mg. Sinon j'ai souvent une carence de 50% pour la B5.
AJR : 11 – 16 mg  pour la B3 (maxi 54; non stocké) (2)
On trouve facilement 100 mg de B3. Attention à la forme.
100 mg de B3 (niacine, pas la niacinamide, afin d’éviter un flush possible) a un impact favorable sur le stress « effet gaba-like » mais aussi sur la lipolyse. Prise de poids possible si vous ne surveillez pas cet aspect. La prise importante de B3 oriente partiellement la combustion du carburant disponible. A vérifier sur le tas  Wink  Pas de prise continue si dosage > 25 mg.
Explication: Niacin inhibits lipolysis through activation of the niacin receptor (HCA2) in adipose tissue. This action reduces the supply of circulating FFA (free fatty acids) that the liver uses to synthetize trigly for incorporation into VLDL. It affects LDL-C negatively (particularly small dense VLDL, associated with atherosclerosis), and HDL-C positively.
Note: Be also attentive to side effects if diabetes not well under control (glycemia) or if gastro ulcer or gout.
1. Pharmacology - Page 153.  George M. Brenner, ‎Craig W. Stevens · 2012
Commentaire NDLR: Aspect +/ positif sur le cholestérol mais ...
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