Mirzoune et Ciboulette SGSC
Bienvenue sur Mirzoune et Ciboulette!
Derniers sujets
» Affiner les Apports journaliers recommandés
par Luc Sam 11 Juil 2020 - 11:52

» Coronavirus - actualités
par Luc Sam 11 Juil 2020 - 8:13

» Transition vers moins de féculents
par darky35 Jeu 9 Juil 2020 - 9:52

» Fairvital de mauvaise foi
par darky35 Mer 8 Juil 2020 - 10:17

» Joyeux anniversaire Chriscool
par Proserpine Mar 7 Juil 2020 - 9:55

» Hopovac Présentation
par Hopovac Dim 5 Juil 2020 - 15:33

» Yoga & douleurs dorsales
par Luc Sam 4 Juil 2020 - 9:41

» Tactique Coronavirus
par darky35 Jeu 2 Juil 2020 - 11:58

» Presentation Tachilamo
par darky35 Jeu 2 Juil 2020 - 10:06

» Dioxyde de titane & Excipients ds Vitamines B
par darky35 Mar 30 Juin 2020 - 9:41

» Agents naturels pour lutter contre le biofilm bactérien
par Luc Sam 27 Juin 2020 - 21:13

» Notre équipe
par Mpj48 Mer 24 Juin 2020 - 17:30

» Présentation Alzian
par Alzian Lun 22 Juin 2020 - 20:32

» Biofilm Advanced phase 2
par darky35 Dim 21 Juin 2020 - 18:34

» Cleo SIBOMAN
par Luc Dim 21 Juin 2020 - 14:33

» Histoire drôle en image & Funny clip 9
par Hérode Dim 21 Juin 2020 - 10:22

» darky35-Journal de suivi sibo hydrogène/méthane
par Luc Mer 17 Juin 2020 - 10:05

» images png
par darky35 Dim 14 Juin 2020 - 11:33

» Laissez-moi sortir
par Luc Sam 13 Juin 2020 - 14:57

» "Tubes" à partager 1 - clips musique, videos, danse
par darky35 Sam 13 Juin 2020 - 14:56

» Mona lisa en speed Photoshop
par darky35 Sam 13 Juin 2020 - 14:11

» Faire son beurre clarifié (ghee)
par Luc Sam 13 Juin 2020 - 13:27

» créer un gif
par darky35 Sam 13 Juin 2020 - 13:01

» Présentation Pascale
par Proserpine Ven 12 Juin 2020 - 8:48

» Quand les symptômes s'aggravent: Désencrassage, effet rebond, crise de guérison?
par Luc Mer 10 Juin 2020 - 9:59

» Présentation
par Luc Mer 10 Juin 2020 - 8:19

» Bonne fête à toutes les mamans
par Proserpine Dim 7 Juin 2020 - 11:04

» Présentation Sylvain - SIBO et Hashimoto
par SIBO_Sly Ven 5 Juin 2020 - 20:14

» FUT2 sécrétor ou non sécretor ?
par darky35 Lun 1 Juin 2020 - 13:15

» Traiter l’intolérance à l’histamine
par darky35 Lun 1 Juin 2020 - 12:22

» Bon anniversaire Chantal
par Chantal Mar 26 Mai 2020 - 10:30

» Les Associations alimentaires
par darky35 Sam 23 Mai 2020 - 14:25

» Booster le processus de remyelinisation naturelle
par darky35 Mer 20 Mai 2020 - 10:00

» Les 7 principes du stress. Ori Hofmekler
par Luc Dim 17 Mai 2020 - 9:06

» Bon anniversaire Céline 57
par Celine57 Jeu 14 Mai 2020 - 15:48

» Faire connaissance avec le clair ressenti
par Proserpine Mar 12 Mai 2020 - 15:10

» Phagothérapie: Les phages et les lysines, contre les bactéries résistantes
par darky35 Mar 12 Mai 2020 - 12:27

» Petit déjeuner de Patiloup
par Anthodu89 Mar 12 Mai 2020 - 9:55

» Petit dej de Luc
par Anthodu89 Lun 11 Mai 2020 - 15:36

» Bon anniversaire Filou68
par Proserpine Dim 10 Mai 2020 - 10:39

» Asthme: ventoline, sélénium et N-Acétylcystéine
par Luc Sam 9 Mai 2020 - 22:43

» Bon anniversaire breizh29
par darky35 Ven 8 Mai 2020 - 9:59

» Présentation Emma
par alexenforme Jeu 7 Mai 2020 - 12:01

» Quand l’énergie fait défaut: Œdème & hypertension
par Luc Mer 6 Mai 2020 - 11:58

» Corriger le déséquilibre hormonal: Excès d'estrogènes
par Luc Lun 4 Mai 2020 - 11:14

» Présentation Lee Loo - Nouvelle abonnée
par Luc Lun 4 Mai 2020 - 9:27

» Péri-ménopause et ménopause. Sérénitude
par Luc Dim 3 Mai 2020 - 8:21

» Comment supporter & digérer les aliments si intestins irrités. IBS
par darky35 Sam 2 Mai 2020 - 12:59

» Les goguettes et Brel
par darky35 Ven 1 Mai 2020 - 15:16

» Jude sibo pas cool
par Proserpine Jeu 30 Avr 2020 - 17:47

» Bon anniversaire Patiloup
par patiloup Mer 29 Avr 2020 - 16:33

» Bon anniversaire Rouly
par Proserpine Mer 29 Avr 2020 - 8:54

» Présentation de Luc, alias Nestor345
par MichelDoc Lun 27 Avr 2020 - 20:39

» Je me présente: MichelDoc
par Chantal Lun 27 Avr 2020 - 13:17

» Contribuez à notre banque de gifs et smileys animés!
par MichelDoc Lun 27 Avr 2020 - 12:02

» Bonjour, moi c'est Myosotis
par Luc Lun 27 Avr 2020 - 10:52

» Journal d'un confiné - Vu par Pablo Andres
par darky35 Dim 26 Avr 2020 - 15:37

» coronavirus et vaccination
par Hérode Lun 20 Avr 2020 - 11:55

» Hello de Darky- j'ai le sibo - + fucosyl transferase 2 (FUT2)
par darky35 Dim 19 Avr 2020 - 15:18

» Nos amis les bêtes et le virus
par Hérode Ven 17 Avr 2020 - 17:32

» La quercétine protège contre les effets nocifs des pesticides
par Hérode Mer 15 Avr 2020 - 16:28

» Vaccins : un rapport parlementaire italien explosif
par Luc Mer 15 Avr 2020 - 11:09

» The salt Fix
par Luc Mar 14 Avr 2020 - 8:51

» Vitamine C liposomée
par Chantal Dim 12 Avr 2020 - 13:44

» Effet du lait sur l'arthrose : tous les types de lait ?
par Gaffal Dim 12 Avr 2020 - 13:26

» Les tons flingueurs
par Luc Sam 11 Avr 2020 - 17:36

» Histoire drôle en image & Funny clip 8
par Luc Mer 8 Avr 2020 - 8:31

» Bon anniversaire Augustine
par Luc Mar 7 Avr 2020 - 9:10

» Anabolisme et synthèse des protéines - SPM
par Anthodu89 Dim 5 Avr 2020 - 11:53

» Présentation Anthony
par Anthodu89 Dim 5 Avr 2020 - 11:25

» Joyeux anniversaire ma frangine!
par Hérode Ven 3 Avr 2020 - 11:17

» Bon anniversaire Aimee
par Proserpine Mar 31 Mar 2020 - 9:40

» Presse économique - Par temps de crise
par Luc Lun 30 Mar 2020 - 17:01

» Les huiles végétales et apports équilibrés
par Luc Jeu 26 Mar 2020 - 20:41

» Les graisses originelles et les ersatz. T. Lauwers
par Luc Mer 25 Mar 2020 - 11:32

» Bon anniversaire Philipou
par Luc Mar 24 Mar 2020 - 9:53

» panique attestée ?
par Luc Sam 21 Mar 2020 - 21:04

» Bon anniversaire Mamoun69
par Luc Jeu 19 Mar 2020 - 8:48

» Propriétés santé et usages du bouleau
par Hérode Mer 18 Mar 2020 - 11:14

» acides gras trans et enzymes
par Ln Mer 18 Mar 2020 - 10:41

» Alerte Rouge sur paracétamol
par Hérode Dim 15 Mar 2020 - 18:41

» Jus de Grenade fermenté
par Luc Mer 11 Mar 2020 - 9:19

» Cholestérol et Graisses Saturées – Les mythes et les faits
par Luc Mar 10 Mar 2020 - 22:03

» Chaque jour que je passe sur ce forum...
par Proserpine Lun 9 Mar 2020 - 16:53

» vitamine D : zyma D ou...?
par Luc Dim 8 Mar 2020 - 16:39

» Protéine mTOR, acné et cancers
par Luc Sam 7 Mar 2020 - 8:46

» Bon anniversaire Joséphine
par Luc Mar 3 Mar 2020 - 12:37

» À méditer...
par Luc Lun 2 Mar 2020 - 18:39

» Bon anniversaire Nathalie
par Luc Dim 1 Mar 2020 - 10:35

» Joyeux anniversaire, Mirzoune,
par Proserpine Dim 1 Mar 2020 - 10:31

» Aliments anti-coup de froid & coupe-feu
par Luc Sam 29 Fév 2020 - 9:35

» Et si la maladie se cachait dans votre bouche ?
par Luc Ven 28 Fév 2020 - 12:18

» Le sucre de canne complet est une arnaque
par Luc Jeu 27 Fév 2020 - 17:09

» Les dents dévitalisées sont sources majeures de maladies graves
par Flo Jeu 27 Fév 2020 - 14:08

» Blagues et histoires drôles. Halte aux inquisiteurs 1 !
par Luc Mer 26 Fév 2020 - 7:54

» Booster le microbiote avec le sushi
par Luc Mar 25 Fév 2020 - 14:35

» Vit K Mk4 Vs Mk7 update 02 2020
par Luc Sam 22 Fév 2020 - 11:10

» Remodelage osseux & ostéocalcine
par Luc Lun 17 Fév 2020 - 16:50

» Vous voyez flou, des taches apparaissent…
par Luc Dim 16 Fév 2020 - 12:03

Le Deal du moment : -31%
Climatiseur réversible mobile BEKO BX112H (3400 ...
Voir le deal
449 €

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Luc le Lun 30 Déc 2019 - 23:17

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

PEA : l’arme secrète contre les douleurs chroniques
Source: SCE 12.2019 (Magazine de santé: "Santé - Corps - Esprit")

L’organisme sécrète naturellement des substances pour atténuer la douleur. Parmi celles-ci les endorphines, mais aussi le PEA dont l'action ressemble au cannabis thérapeutique. Sous forme de complément alimentaire, il cumule les avantages : efficacité attestée contre les douleurs chroniques et neuropathiques, absence d’effets secondaires, aucun risque d’addiction. Le tout sans prescription médicale.

Par Didier Le Bail. IL est naturopathe, journaliste santé et auteur de plusieurs ouvrages, dont un de référence sur la vitamine D. Son site : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
D’origine écossaise, Jo Cameron a quelque chose de spécial : elle est insensible à la douleur. Le plus incroyable est que le corps médical ne s’en est aperçu qu’il y a quelques années, à l’occasion d’une opération chirurgicale, alors qu’elle était déjà âgée de 66 ans !

Zéro sur dix au test de la douleur !
Victime d’une rhizarthrose occasionnant une déformation importante de son pouce droit, elle avait dû se rendre à l’hôpital pour y subir une trapézectomie (ablation du trapèze, os malade de la base du pouce). Comme cela se pratique habituellement, on lui a demandé, après l’opération, d’évaluer son niveau de douleur en s’aidant d’une échelle de mesure allant de 0 à 10 (0 = pas de douleur, 10 = pire douleur imaginable). Elle a spontanément placé le curseur sur… zéro ! De quoi intriguer les médecins alors qu’il s’agit d’une chirurgie normalement très douloureuse. Leur étonnement est monté d’un cran quand ils ont appris qu’elle ne s’était pas non plus plainte de douleurs post opératoires l’année précédente, après qu’on lui eut remplacé une hanche !
Soupçonnant qu’il y avait sans doute une histoire de génétique derrière tout cela, des spécialistes de la douleur obtinrent de Jo son accord pour effectuer une analyse de son génome. Ils identifièrent ainsi un gène à l’activité réduite, le gène FAAH, déjà bien connu des spécialistes de la douleur. Ce gène code l’enzyme FAAH, notamment chargée de dégrader le Palmitoyl Ethanol Amide ou PEA, un lipide bioactif que l’organisme fabrique lui-même pour réduire l’inflammation et la douleur. Avec un taux de PEA trois fois supérieur à la normale, l’analyse sanguine confirma la perte d’activité de l’enzyme FAAH.

Le système cannabinoïde : le gestionnaire de votre douleur
Le PEA et l’enzyme FAAH sont rattachés au système endocannabinoïde (SEC), seulement découvert en 1988. Jusque-là, le SEC constituait le chaînon manquant du super système de régulation de l’organisme, auquel appartiennent le système nerveux, le système immunitaire et le système endocrinien. Tous ces systèmes travaillent de concert pour que l’organisme conserve ou revienne à son état d’équilibre (homéostasie). Pour ce qui est du SEC, il régule la douleur, l’inflammation, la température corporelle, l’humeur, l’appétit, la réponse au stress, le contrôle musculaire, l’immunité, etc.

Pour la petite histoire, le système cannabinoïde endogène doit sa dé¬nomination à la plante qui a permis sa découverte, à savoir le cannabis. Quant au terme endogène, il signifie « qui prend naissance à l’intérieur, qui est dû à une cause interne ».
Les trois activateurs du système endocannabinoïde
Les activateurs du SEC sont au nombre de trois : les endocannabinoïdes, les endocannabinoïdes-like et les phytocannabinoïdes.

1. Les endocannabinoïdes
De même que l’organisme est capable de sécréter sa « morphine interne » sous forme d’endorphines, il est aussi capable de produire deux endocannabinoïdes : l’anandamide et le 2-AG.
On peut comparer ces composés à des sortes de clés destinées à s’insérer dans des serrures spécifiques : les récepteurs cannabinoïdes, eux aussi au nombre de deux : CB1 et CB2.

2. Les endocannabinoïdes-like
Vocabulaire : « like » est un terme anglais signifiant « comme », similaire à.
D’autres composés d’origine lipidique ayant peu d’affinité pour CB1 et CB2 produisent néanmoins par différents biais des effets similaires aux endocannabinoïdes, d’où leur dénomination d’endocannabinoïdes-like (1). Le PEA appartient à cette catégorie.

Le PEA : un lipide essentiel

Le PEA est un lipide bioactif du système endocannabinoïde. Une définition si peu explicite qu’elle mérite qu’on s’y attarde un instant :
D’abord, le côté « lipide » : la synthèse de PEA est activée dans la cellule soumise à un stress (traumatisme, inflammation, manque d’oxygène…). Le PEA est fabriqué à partir de lipides prélevés dans la membrane interne de la cellule.
La brique élémentaire du PEA est l’acide palmitique, un acide gras saturé. Les graisses saturées ont été diabolisées en bloc depuis des décennies, étant notamment jugées responsables de la survenue des maladies cardiovasculaires.
Pourtant, aucune étude d’intervention, à ce jour, n’a réussi à démontrer formellement une relation de cause à effet entre risque cardiovasculaire et consommation d’acides gras saturés.
C’est l’acide palmitique issu de l’huile de palme – elle aussi très décriée ! – qui est utilisé pour la fabrication des compléments de PEA.

Passons maintenant au côté « bioactif ». Les lipides peuvent jouer :
- un rôle structurel en tant que constituant de la membrane cellulaire,
- un rôle fonctionnel en partici¬pant au métabolisme énergétique intracellulaire,
- un rôle informationnel en faisant passer des messages capables d’in¬fluer sur les processus biologiques en cours au niveau cellulaire. C’est justement le rôle dévolu au PEA. Voilà pourquoi on le qualifie de lipide « bioactif ».
Pour finir, la partie « cannabinoïde ». Le PEA est l’un des protagonistes du système endocannabinoïde (SEC) dans lequel il joue le rôle de « ligand » ou de messager, si vous préférez.
La santé est affaire d’équilibre. Le SEC a justement pour mission de maintenir ou d’assurer le retour à l’équilibre interne (homéostasie). Le PEA intervient dans ce cadre-là, en tant que régulateur de nombreux processus biologiques, en particulier les processus inflammatoires. Il s’oppose ainsi à la suractivation des mastocytes, des cellules gliales et d’un certain nombre d’enzymes (COX, eNOS, iNOS) fortement impliqués dans les processus inflammatoires et la perception de la douleur.

Une personne sur quatre souffre de douleurs chroniques (encadré)
Les cibles thérapeutiques privilégiées du PEA et du cannabis thérapeutique sont les douleurs chroniques.
En France, les chiffres de la dernière étude épidémiologique conduite sur le sujet indiquent qu’un peu plus d’une personne sur quatre souffre de douleurs chroniques depuis au moins six mois (27,2 %). Inutile de dire que cela représente un lourd fardeau pour la société.
À l’échelle d’un pays comme les États-Unis, le coût financier annuel de la prise en charge de la douleur dépasserait les 600 mil¬liards de dollars, soit plus que le coût des cancers et des maladies cardiovasculaires réunis ! (fin de l’encadré)

Une découverte « dénichée » par le Prix Nobel Rita Levi-Montalcini (encadré)
On a identifié le PEA pour la pre¬mière fois dans le jaune d’oeuf de poule dans les années 1950. Mais c’est grâce à Rita Levi-Montalcini – Prix Nobel de médecine – que le PEA fait sa vraie entrée dans la communauté scientifique au cours des années 90. Elle et son équipe découvrent le mode d’action anti-inflammatoire du PEA, de même que son activité neuroprotectrice. Ses travaux de laboratoire décisifs ont ouvert la voie à d’autres chercheurs qui sont passés au stade clinique et ont mis ainsi en évidence la capacité du PEA à soulager les douleurs chroniques.
Fin de l’encadré.

Antidouleurs : sortez du cercle vicieux
La douleur chronique est une douleur constante ou récurrente qui dure depuis au moins trois mois et qui est insuffisamment, voire pas du tout, soulagée par des médicaments contre la douleur, lesquels sont d’ailleurs difficiles à manier parce qu’ina¬daptés à la gestion de la douleur chronique.
Le spectre des douleurs chroniques est très large : cela va des douleurs chroniques inflammatoires (douleurs ostéoarticulaires) aux douleurs chro¬niques en lien avec une lésion ou une compression des nerfs (douleurs neuropathiques telles que sciatique et névralgies) en passant par les douleurs chroniques centralisées, dans lesquelles la sensibilité à la douleur est exacerbée (fibromyalgie, syndrome de l’intestin irritable).

Il n’est pas rare que les patients souffrent de douleurs mixtes, par exemple une douleur centralisée associée à une douleur inflammatoire ou neuropathique.
Vers une nouvelle génération d’antidouleurs ?
Les médicaments contre la douleur classiquement prescrits sont le paracétamol, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS (ibuprofène, naproxène) et les opioïdes (codéine, tramadol, morphine, oxycodone). Il faut y ajouter les anticonvulsivants et les anti-dépresseurs dans le cas particulier des douleurs chroniques neuropathiques. À des degrés divers, ces différents traitements exposent à des effets indésirables et à un risque d’accoutumance et de dépendance en cas de mésusage ou d’utilisation prolongée.
Vous en avez sûrement entendu parler : les antalgiques opioïdes sont actuellement sur la sellette suite à la vague d’overdoses mortelles qui frappe les États-Unis. En dépit de leur dangerosité potentielle, leur prescription a doublé en France entre 2004 et 2017, cela s’accompagnant d’une augmentation de 146 % du nombre de décès liés à leur consommation entre 2000 et 2015 – soit au moins 4 décès par semaine !
Le cas plus que préoccupant des opioïdes souligne le besoin urgent de développer une nouvelle génération d’antidouleurs (enfin) adaptés à la prise en charge de la douleur chronique. Or il existe un circuit de contrôle de la douleur inaccessible aux antalgiques classiques (2) qui mériterait d’être davantage exploré et exploité : c’est justement ce circuit endocannabinoïde.
Les marchands du Temple ont déjà flairé le bon coup : il n’est qu’à voir le développement exponentiel du marché du cannabidiol. En Europe, où ce marché n’est toujours pas réglementé, on s’attend à une multiplication par quatre du chiffre d’affaires entre 2019 et 2023 !

2. Mis à part de manière indirecte pour le paracétamol.
3. Keppel Hesselink JM, Therapeutic utility of palmitoylethanolamide in the treatment of neuropathic pain associated with various pathological conditions: a case series, J Pain Res, 2012

Légalisation du cannabis thérapeutique : la France à la traîne
À l’heure actuelle, les trois-quarts des pays de l’Union européenne ont déjà autorisé le cannabis thérapeutique. Quel contraste avec la France où, en 2019, l’Académie nationale de pharmacie en est encore à pinailler sur la dénomination même de cannabis « thérapeutique » qu’elle juge « abusive et dangereuse ».
L’année précédente, dans Le Figaro, le Pr Bouhassira, spécialiste de la douleur, faisait part de son exaspération : « Nous n’avons même pas le droit de mener des recherches sur le cannabis médical, en France. C’est dommage, le pays se prive d’une option thérapeutique supplémentaire pour soulager certains patients ».
On imagine qu’il doit certainement être ravi de la décision récente de l’Agence du médicament de mettre le cannabis thérapeutique à l’essai pendant deux ans à compter de 2020. À cette réserve près que sa prescription sera limitée à cinq indications thérapeutiques : douleurs réfractaires aux traitements classiques, spasticité douloureuse de la sclérose en plaques, certaines formes d’épilepsie sévère, soins de support en oncologie, soins palliatifs.

PEA : une alternative crédible au cannabis thérapeutique
Bien qu’encore largement méconnu en France, le PEA est une alternative crédible au cannabis thérapeutique dans la mesure où tous deux agissent sur la même voie de contrôle de la douleur.
Figure : Vielle dame avec douleurs aux épaules.
Légende : Sans effets secondaires, le PEA se distingue des antidouleurs classiques.
Disponible sans prescription médicale, le PEA bénéficie d’une balance bénéfice-risque absolument remarquable. D’un côté, sa sûreté d’emploi jamais démentie le distingue des antidouleurs classiques, de l’autre son efficacité thérapeutique en cas de douleurs chroniques – notamment en cas de douleurs chroniques neuropathiques qui, à elles seules, concernent 4 millions de Français – est attestée par quantité d’études cliniques, de rapports de cas et de témoignages.
C’est le cas de cet homme de 61 ans atteint d’un cancer de la prostate à un stade déjà bien avancé (métastases osseuses). Du fait de ce contexte particulièrement doulou¬reux, il avait accepté de suivre un traitement expérimental visant à tester un médicament potentiel (candidat médicament) : le sagopilone. Malheureusement, la toxicité du sagopilone n’a pas tardé à se manifester sous la forme de douleurs neuropathiques au niveau des pieds et des mains. Des douleurs qui augmentèrent en intensité en dépit d’un traitement antidouleur à base de tramadol (opioïde) et de prégabaline (anticonvulsivant).
Pour vous donner une idée de ce qu’endurait ce patient, sachez qu’il évaluait son niveau de douleur à 7 sur 10 – avec des pics à 9 sur 10 ! Bref, le prototype même de la situation clinique qui justifierait le recours au cannabis thérapeutique, pour peu qu’il soit légal de l’utiliser dans un cadre médical.
Le spécialiste de la douleur chargé de s’occuper de cet homme eut alors la bonne idée de lui proposer une supplémentation en PEA à raison de 600 mg deux fois par jour en dehors des repas. Résultat : une diminution rapide des douleurs, à tel point qu’au bout de trois semaines le patient situait son niveau de douleur entre 1 et 2 sur 10 ! Comme il ne souffrait quasiment plus de douleurs, il cessa son traitement à base de tramadol et de prégabaline quelque temps plus tard (3).[/b]

Trois cas… et trois succès notables pour le PEA
Le PEA peut être utilisé dans de nombreuses situations : en première intention, en complément ou en dernier recours :
1. En première intention, l’objectif recherché est de substituer le PEA aux antalgiques classiques et leur cortège d’effets indésirables.

● Illustration avec cette étude australienne de 2019 où il s’agissait de tester l’efficacité du PEA chez des patients souffrant de douleurs légères à modérées dues à une arthrose du genou. Les participants, au nombre de 111, ont été divisés en trois groupes : un groupe PEA supplémenté à hauteur de 300 mg par jour, un autre groupe PEA prenant une dose deux fois plus élevée, soit 600 mg par jour, et enfin un groupe placebo (produit inactif). Au terme des huit semaines de traite¬ment, les patients des deux groupes PEA ont constaté une diminution des douleurs et des raideurs articulaires, ainsi qu’une diminution de leur niveau d’anxiété. Conclusion des chercheurs : « L’étude démontre que le PEA peut devenir un nouveau traitement pour atténuer la douleur et réduire les autres symptômes associés à l’arthrose du genou »44. Steels E, A double-blind randomized placebo controlled study assessing safety, tolerability and efficacy of palmitoylethanolamide for symptoms of knee osteoarthritis, Inflammopharmacology, 2019 Jun .
4. Steels E, A double-blind randomized placebo controlled study assessing safety, tolerability and efficacy of palmitoylethanolamide for symptoms of knee osteoarthri¬tis, Inflammopharmacology, 2019 Jun.
5. Chirchiglia D, Effects of add-on ultramicronized N-palmitol ethanol amide in patients suffering of migraine with aura : a pilot study, Frontiers in Neurology, 2018 Aug.
6. Id. Note 3

2. En complément d’un traitement contre la douleur afin d’optimiser les résultats thérapeutiques et de réduire le plus possible les doses d’antalgiques classiques.
● Illustration avec cette étude pilote italienne de 2018 dans laquelle 20 patients souffrant de migraine avec aura ont pris du PEA à raison de 1200 mg par jour en plus de leur traitement habituel à base d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) – essentiellement de l’ibuprofène ou du diclofénac. Au bout de trois mois, on a constaté un soulagement des douleurs, une diminution du nombre d’épisodes migraineux, qu’une réduction de moitié des doses d’antalgiques utilisés lors des crises. En revanche, la consommation d’AINS n’a pas baissé dans le groupe contrôle uniquement traité par antalgiques classiques (5).

3. En dernier recours quand les traitements antalgiques classiques ont échoué à soulager le patient.
● Illustration avec le cas de cet homme de 54 ans atteint d’un diabète de type 2, qui souffrait de douleurs neuropathiques aux pieds, non soulagées par les antidouleurs classiques ou non classiques comme le canna¬bis. On lui proposa alors un protocole thérapeutique alternatif consistant à combiner PEA et acide alphalipoïque (antioxydant). Posologie du PEA : 600 mg deux fois par jour. Résultat : un niveau de douleur passant de 7 sur 10 à 3 sur 10. Après quatre mois de supplémentation, il prit l’initiative de diminuer par deux la dose de PEA. Mal lui en prit, car en l’espace d’une semaine son niveau de douleur remonta à 8 sur 10 ! Il repassa donc à la dose initiale et son niveau de douleur retomba autour de 3 à 4 sur 10. Avec le temps, il put néanmoins réduire la prise de PEA à 300 mg deux fois par jour, tout en doublant occasionnellement la dose lors de crises douloureuses (6). À noter que ce patient a répondu positivement au PEA et négativement au cannabis thérapeutique, alors que tous deux agissent pourtant sur la même voie de contrôle de la douleur. Bref, un très bon point pour le PEA !
Didier Le Bail


Dernière édition par Luc le Lun 6 Jan 2020 - 11:25, édité 2 fois

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 9657
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 66
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Luc le Lun 30 Déc 2019 - 23:22

Infos produits
Deux compléments à base de PEA équivalents en termes de composition et de prix :
PEAlgic (Nutrixéal)
PEA OptiPEA (Supersmart)

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 9657
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 66
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Luc le Lun 30 Déc 2019 - 23:24

PEA : un antidote multitâche (encadré)
Le PEA a de multiples indications thérapeutiques. De façon géné¬rale, il est utile pour soulager les :
- Inflammations chroniques
- Douleurs chroniques
- Douleurs neuropathiques
- Douleurs rebelles

Il existe de nombreuses situations cliniques où le PEA a déjà montré son utilité (liste non-ex-haustive) : lombalgie, sciatique, douleurs orofaciales chroniques, syndrome de la bouche brûlante (glossodynie), syndrome du canal carpien, névralgie post-zostérienne, névralgie pudendale, douleurs pelviennes chroniques, endométriose, douleurs neuropathiques d’origine diabétique ou chimio-induite, migraine avec aura, fibromyalgie – sclérose en plaques, douleurs rhumatismales, douleurs post-chirurgicales (douleurs après échec de la chirurgie rachidienne, syndrome doulou-reux régional complexe de type 2), douleurs cancéreuses.
Dose d’attaque : 400 mg 3 fois par jour au moment ou en dehors des repas pendant 3 à 6 semaines – ou plus si nécessaire.
Dose d’entretien : 400 mg 2 fois par jour pendant 1 à 2 mois – ou plus si nécessaire.
Comme indiqué, il s’agit d’une posologie standard. C’est en définitive à chacun de déterminer quelle est la dose efficace pour lui en fonction de son ressenti. Pour information, dans les études cliniques les doses administrées vont de 300 à 1800 mg par jour.
Le PEA peut, au besoin, être pris au long cours et aucun surdosage n’est à craindre, l’organisme étant doté d’un système régulateur des taux de PEA.
Enfin, le PEA offre une sécurité d’emploi sans égal dans l’univers des antalgiques classiques, ne provoquant ni effets secondaires, ni accoutumance, ni addiction, ni interaction médicamenteuse !
Fin de l’article.


_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 9657
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 66
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Hérode le Jeu 2 Jan 2020 - 11:03

merci,Luc,pour ce complément d'information :mon PEAlgic de Nutrixéal est presque fini , ça m'encourage à en recommander ;bon,ces derniers je n'en avais pas trop besoin  .on ne va pas s'en plaindre ...
Hérode
Hérode
Bien attaqué
Bien attaqué

Messages : 614
Date d'inscription : 05/08/2018
Age : 71
Localisation : Bearn

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Luc le Jeu 2 Jan 2020 - 11:15

Même si c'est censé qu'il n'y ait pas d'accoutumance avec le PEA, j'alternerais avec d'autres moyens phytothérapeutiques.
Par exemple:
1 - curcumine
2 - salicine (extrait de saule blanc)
3 - celadrin (insaponifiables de soja et d'avocat).
NB1: Je commence avec la salicine si douleur présente.
NB2: Pas assez fort en pleine crise.
NB3: En cure. On fait des pauses, et des rotations, pour ne pas bloquer constamment la même voie, sinon l'organisme s'adaptera.
Voir détails sur le forum.

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 9657
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 66
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Luc le Lun 6 Jan 2020 - 11:24

Liens intéressants:
- Update sur la biodisponibilité et l'efficacité de la curcumine:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

- Toxicité des graisses polyinsaturées
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

- Tableau des substances naturelles anti-inflammatoires 
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

- Comprendre le processus inflammatoire (Cascade arachidonique)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
LucH

« La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. »
Albert Einstein

« Dans la vie, il y a 2 catégories d'individus : ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi; ceux qui imaginent le monde tel qu'il pourrait être et se disent : pourquoi pas ? »
G.B. Shaw.
Luc
Luc
Irrécupérable en chef
Irrécupérable en chef

Messages : 9657
Date d'inscription : 19/10/2015
Age : 66
Localisation : LIEGE

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  fidji le Lun 6 Jan 2020 - 20:35

bonjour,
justement, je prenddu curcumaen cachets.
c'est pour celaque je n'ai plus mal pour ainsi dire...
et pour les pieds, je prends désormais 2 poointures au desssus de l mienne. Depuis je n'ai plus mal du tout.
Mais sio on les regarde, mes pieds s ont l'air de péniches !!!  Embarassed
fidji
fidji
Tout frais
Tout frais

Messages : 3
Date d'inscription : 02/01/2020

Revenir en haut Aller en bas

PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques Empty Re: PEA: Un endocannabinoïdes-like contre les douleurs chroniques

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum