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Yoga & douleurs dorsales

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Yoga & douleurs dorsales Empty Yoga & douleurs dorsales

Message  Luc le Sam 4 Juil 2020 - 9:41

Yoga & douleurs dorsales
Le yoga agit sur le physique, le mental, les émotions, la vitalité … Le yoga m’a permis de passer d’un état de guerre à un état de paix !
« Yoga : ce cadeau plein d’espoir » (témoignage d’une douleur chronique anéantie)
Le yoga, une pratique réservée aux jeunes et aux gens souples ? Certainement pas. Pour Stéphane Haskell, le yoga s’est imposé comme une thérapie quasi miraculeuse – une rééducation intelligente du corps et du mental – capable de mettre à mal des années de douleurs chroniques invalidantes… jusqu’à la guérison.
Rencontre avec Stéphane Haskell. Interviewé par Annie Casamayou, Naturopathe.
Stéphane Haskell est réalisateur, photojournaliste et écri­vain. Dans son dernier documentaire, Debout, il raconte les histoires, dont la sienne, de ceux qui ont renoué avec la vie grâce au yoga. Depuis, il poursuit sa quête de guérison en explorant le monde des vibrations sonores et leurs effets thérapeutiques sur l’organisme. Son dernier ou­vrage : Écoute, éditions Tréda­niel, est paru en 2019.
Source : SCE N° 48 juin 2020

Annie Casamayou (pour Santé Corps Esprit) : À 40 ans, vous vous retrouvez paralysé. Que s’est-il passé ?
Stéphane Haskell : Un soir de 2006, j’ai perdu le contrôle de ma vessie et j’ai été transporté à l’hôpital. Là, on me diagnostique une hernie discale foudroyante. Je suis opéré du dos en urgence, à deux reprises. Je me réveille paralysé à partir de la taille. Le chirurgien m’annonce que je ne pourrai plus jamais marcher nor­malement. Pendant plusieurs mois ensuite, ça a été l’enfer ; alité, je souffre d’intenses douleurs du dos, d’incontinence, je porte des couches, une sonde urinaire
Au bout de six mois je suis sorti de l’hôpital et j’ai commencé une rééducation classique avec un kinésithé­rapeute, puis j’ai été dans un centre de rééducation réputé, à Grandville, en Normandie. À ce moment‑là je ne pouvais pas faire plus de quelques pas avec des béquilles et j’ai accepté tout ce qu’on me proposait : les exercices en piscine, les plateaux de récupéra­tion, etc.
Au bout de deux ans j’avais réussi à progresser un peu, mon périmètre de marche était à peine de cinquante mètres mais la douleur était atroce et incessante. Je sentais toujours des coups de cisaille terribles dans le dos et je ne pouvais plus travailler. J’étais obligé de prendre des médicaments en masse. Je crois que j’ai avalé tout ce qui existe comme antidouleurs, je suis devenu un zombie.
Puis un jour j’ai rencontré une pro­fesseure de yoga qui m’a proposé de la rejoindre en Allemagne, où elle donnait des cours. Je ne connaissais rien au yoga et je ne voyais pas comment j’allais pouvoir me mettre sur un tapis pour me tordre dans tous les sens avec mon dos à moitié paralysé. Elle m’a inspiré confiance. Je n’avais rien à perdre. C’était un peu le cadeau du désespoir, j’avais déjà tout essayé, rebouteux, magné­tiseur, etc. Au cours des trois années suivantes, je suis revenu à plusieurs reprises en Allemagne suivre des stages avec elle, puis j’ai pratiqué pendant cinq ans dans un centre de yoga thérapeutique à Paris. Peu à peu, avec une pratique assidue, j’ai repris le contrôle de mon corps.
A.C. : Comment le yoga vous a-t-il sauvé ?
S.K. : Ce qui a été intéressant pour moi, c’est de comprendre qu’au-delà du bénéfice physique, le yoga appor­tait surtout un bénéfice émotionnel. Il y a d’abord eu la respiration qui a ouvert quelque chose en moi. Au départ, comme mon dos était bloqué, j’ai beaucoup travaillé le pranayama, des exercices de respiration, ce qui a calmé l’angoisse et aussi l’irrita­tion des nerfs qui me mettait en état j’ai pu faire ma première posture, Tadasana, la posture debout ou la posture de la montagne. C’était sym­bolique de me tenir debout, aligné bien droit, les pieds ancrés. En fait, grâce au yoga, j’ai pris conscience de mon corps, j’ai en quelque sorte étudié l’anatomie du corps mais aussi celle du mental. Progressivement, j’ai gagné en confiance et j’ai travail­lé en yoga thérapeutique à restruc­turer le dos et l’ensemble du corps, c’est là que j’ai vraiment réalisé à quel point il s’agissait d’un outil de guérison puissant.
Quand on est victime d’un trauma­tisme, le mental s’affole et le corps aussi. Pour résister à la panique, le corps se verrouille et les muscles se positionnent pour former un car­can protecteur, ce qui fait que le corps se déforme, le dos se voûte par exemple. Ce qui est important à ce stade-là, c’est de redonner confiance tout à la fois au mental et au corps, ce que permet le yoga.
Durant les deux ou trois premières années où j’ai pratiqué, je vivais avec des douleurs chroniques, mais il m’arrivait d’avoir encore plus mal après ma séance de yoga. Plus d’une fois, j’ai eu envie de tout envoyer balader. Heureusement, j’avais des professeurs incroyables qui m’ont expliqué qu’il fallait commencer par casser le carcan mis en place par le corps pour endurer la douleur. C’est comme le mât d’un bateau, quand il est affaissé et qu’il faut le redresser. Là, il faut restructurer un corps qui a appris à compenser et ça fait bouger tous les nerfs, tous les muscles, tous les tendons, etc. Le rééquilibrage fait mal, vous connaissez ce genre de douleur quand un chiropracteur ou un ostéopathe travaillent à vous déverrouiller et vous ouvrir. Mais le corps a une mémoire et souvent quelques heures ou quelques jours après la séance, le carcan s’installe de nouveau.
À un moment j’ai eu un déclic et j’ai compris que je n’avais pas le choix, j’avais été immobilisé trop longtemps. Il fallait faire circuler une énergie qui était bloquée dans plusieurs endroits de mon corps. Mes professeurs m’ont expliqué comment agir avec mon mental pour qu’il répète à mon corps : « je vais m’ouvrir, ne te ferme pas ». Il m’a fallu d’abord accepter d’avoir mal et comprendre qu’il s’agissait d’une douleur de reconstruction.
Puis j’ai découvert en moi des moyens de guérison insoupçonnés : le yoga permet d’aller vraiment en profondeur pour évacuer les trau­matismes inscrits dans le corps, par les postures, par la respiration et par la visualisation du geste. J’ai pu apporter de nouvelles informa­tions dans les nerfs, les cellules, les muscles, etc. Par la respiration et la visualisation, j’ai fini par sentir une nouvelle énergie circuler dans les jambes et le dos.
Le yoga a un potentiel colossal pour se restructurer de l’intérieur et régénérer aussi bien le mental que le physique.

Le yoga permet de se restructurer de l’intérieur. Il régénère aussi bien le mental que le physique.
A.C. : Quand votre corps s’est délié et que la douleur a dimi­nué, que s’est-il passé ?
S.K. : Un autre bénéfice du yoga est que cela m’a ouvert à des thérapies auxquelles je n’étais pas du tout sensible. J’ai compris que la santé reposait sur l’harmonie des relations entre l’homme et la nature et je me suis tourné vers des soins naturels pour m’aider à sortir de la camisole chimique dans laquelle j’avais été enfermé. J’étais arrivé à des doses démentes de morphine et de kéta­mine, un anesthésiant pour cheval, et mon corps ne supportait plus tout ça. Pour me désintoxiquer et éliminer les médicaments, j’ai entrepris une dé­marche globale où les plantes m’ont beaucoup aidé. C’est comme cela que la douleur est devenue relative­ment supportable. J’ai commencé à me sevrer des antidouleurs.
On a tendance à penser que le yoga est une pratique corporelle avec des postures, les asanas. Dans la tradition, les asanas ne représentent qu’un seul des piliers du yoga, une toute petite partie. Quand on plonge dans la vaste et profonde philosophie du yoga, chacun y trouve sa propre clé pour se guérir. Pratiquer le yoga nous révèle beaucoup de choses sur nous-même dont nous n’avons pas forcément conscience. Ce qui s’est imprimé, les traumatismes phy­siques, mentaux, émotionnels, va ressortir, ce qui est une bonne chose parce que si ça reste à l’intérieur, ça pourrit véritablement. C’est de cette façon que j’ai pu marcher de nouveau et reprendre une vie normale.
Car un des buts du yoga est de nous apprendre à être autonome, notam­ment en pratiquant seul. Certains jours, je sens que la douleur est là ; parfois elle est musculaire, parfois elle résulte d’une tension nerveuse, d’une angoisse ou simplement parce que j’ai mal dormi. Maintenant que j’ai une meilleure conscience de chaque partie de mon corps, je sais que telle posture va agir sur le bas du dos, telle autre sur les reins, telle autre sur mon système nerveux pa­rasympathique, etc. Le yoga agit sur le physique, le mental, les émotions, la vitalité, etc. et je l’utilise en fonc­tion de mes besoins. Plus les années passent, plus je réalise la puissance du yoga.
A.C. : Quand on débute, vers quel yoga doit-on se tourner ?
S.K. : D’abord, il faut savoir qu’il n’y a pas un yoga mieux qu’un autre, certains s’orienteront vers un yoga dynamique, d’autres vers un yoga plus doux, cela dépend beaucoup de son état émotionnel et physique, c’est un choix très personnel.
Aujourd’hui, la culture occidentale s’est emparée du yoga et les studios de yoga se répandent à une vitesse fulgurante. De jeunes professeurs enseignent après 200 heures de for­mation, éthiquement ce n’est pas vraiment acceptable. Ils manient des corps, des émotions, des êtres humains, et il faut qu’ils sachent ce qu’ils font. Les bons enseignants ont suivi une formation sérieuse pendant au minimum trois ans et ils sont censés vous regarder et vous corriger. Donc, on peut se renseigner pour savoir quelle formation a suivi l’enseignant et ensuite faire un cours d’essai. Votre corps est intelligent et tout de suite, il sait si cela lui convient. Si à la fin du cours vous vous sentez bien, avec une bonne énergie, c’est bon pour vous.
A.C. : Le Ôm que l’on entend souvent dans les cours de yoga, c’est quoi ?
S.K. : Le Ôm est une syllabe sanskrite, la langue sacrée de l’Inde, sur la­quelle beaucoup de recherches ont été menées. Dans la tradition, le Ôm symbolise la trinité des dieux Shiva, Vishnu et Brahma ; c’est aussi le son du Big bang, c’est-à-dire la vibration première à partir de laquelle tout a été créé dans l’univers. Enfin, ce serait le son de tous les sons, le son que l’on trouve lorsque l’on réunit tous les autres.
Mécaniquement, le son est une vibration, c’est une onde qui trans­porte de l’énergie. Chanter le Ôm transmet une vibration extrêmement bénéfique pour le corps et l’esprit. Comme lorsque vous accordez un instrument, avec le Ôm vous accor­dez votre corps. Le corps est traversé par un système d’énergie qui monte et qui descend. Au cours de la journée, le corps se fatigue, il reçoit des messages multiples, il est agressé, etc. À un moment il va se déséquili­brer, se désaccorder. Chanter le Ôm permet de faire vibrer les cellules, les organes et les glandes, cela fait comme un automassage vibratoire interne qui réaccorde le tout.
Que l’on chante faux ou pas n’a pas d’importance, en réalité, personne ne chante faux. On sait que la voix peut être affectée par la santé ou les émotions car la voix est le reflet de notre mental. Moi-même j’ai longtemps cru avoir une voix de crécelle… En faisant des exercices respiratoires, en libérant la colonne vertébrale, ma voix a évolué et je la ressens comme une vibration capable de réveiller mes cellules. Il faut com­prendre que le son est entendu par nos oreilles, mais aussi par chacune de nos cellules.
La science comprend de mieux en mieux l’importance du rôle du son et de son impact sur la mécanique des cellules du corps. J’ai interrogé un chercheur du MIT, aux États-Unis, qui travaille dans la section du Dalai Lama Institute, celle où l’on soumet de grands méditants comme Mathieu Ricard à des tests. Ils ont réalisé beaucoup d’études sur la relation du son à la santé, ses effets sur la physiologie et le psychisme. Ils ont découvert que les langues plus puis­santes en vibrations sont le sanskrit et l’hébreu, ce sont donc les langues les plus thérapeutiques et c’est ce qui explique la force des chants reli­gieux. Tout ce qui est vibration a un effet sur la santé et ils ont prouvé que les vibrations sonores ont un impact sur le comportement cellulaire, sur le déplacement des molécules, etc.
Dans mon parcours, à un moment, ma professeure m’a enjoint de chanter un mantra. Elle m’a expli­qué la signification de ces courtes phrases en sanskrit que l’on récite ou chante avec une certaine intona­tion. Quand j’engage toute l’énergie de mon corps pour le faire, je res­sens les vibrations sonores, l’effet est apaisant, l’esprit se libère, cela agit sur mon état physique et émo­tionnel. Il y a des milliers d’années, les Indiens avaient déjà compris que le fait de répéter ces syllabes avec une certaine intonation de voix permettait de se resynchroniser. La science est en train de prouver que ces techniques millénaires sont de véritables outils de santé.
A.C. : Les sons de la na­ture aussi sont apaisants, comment les scientifiques l’expliquent-ils ?
S.K. : Un chercheur a réalisé une expérience étonnante dans les années 1970. Il a découvert ce qu’on appelle la résonance de Schumann. La terre est parcourue d’ondes électroma­gnétiques de très basse fréquence, qui se situent maintenant entre 7 et 8 Hz. Quelques années plus tard, un autre chercheur allemand découvre que l’électromagnétisme que dé­gage notre cerveau est à la même fréquence que la terre !
D’autres scientifiques ont voulu me­surer l’influence de la fréquence de la terre sur la santé et ils ont enfermé des personnes dans un bunker her­métique. Tous les participants sont tombés malades, ils ont souffert de migraines, de vertiges, etc. Dès que l’on a réintroduit la résonnance de Schumann, leurs symptômes ont disparu. Cela prouve à quel point nous avons besoin de ces fréquences naturelles pour éviter les déséqui­libres. Elles permettent une sédation du système nerveux et un état de bien être, d’ailleurs les chants religieux comme ceux des cisterciens ou du sanskrit sont composés dans une gamme naturelle.
Physiologiquement, chaque organe a sa fréquence vibratoire et quand on a mal quelque part, cela signale la présence d’une dissonance vibra­toire. Un sonothérapeute utilise les vibrations sonores d’instru­ments, comme le gong ou les bols de l’Himalaya, pour rééquilibrer l’énergie du corps et faire des soins. Le fait de pratiquer ce genre de massage sonore rétablit un flux énergétique harmonieux dans les organes. Ce n’est pas ce qui peut soigner une maladie grave mais cela permet d’accorder vos cellules pour les mettre dans un état propice à la santé.

Dans les années 1980, une chercheuse du CNRS a réalisé des expériences en exposant le sang à différentes notes de musique. Elle a découvert qu’une certaine résonnance donnait une belle aura au sang, ce qui veut dire que chacun de nous a sa propre identité sonore. Quand vous chantez ou que vous parlez, même si vous ne vous en rendez pas compte, il y a un son qui va vous faire du bien, c’est celui qui vous correspond et qui est votre note fondamentale. 
A.C. : Serait-ce la médecine du futur ?
S.K. : La médecine moderne est absolument indispensable, il fallait que je sois opéré sinon j’étais cer­tain de finir coupé en deux avec le bas du corps paralysé. Mais c’est une médecine qui, paradoxalement, s’est beaucoup distanciée du corps et je suis convaincu que l’on a tout à gagner à conjuguer cette médecine de pointe au yoga, que je considère aussi comme une médecine.
En accompagnement des soins conventionnels, le yoga peut être un outil de guérison dans beaucoup de maladies.
J’ai rencontré un homme à Los Angeles qui souffre de sclérose en plaques. Pour vous donner une idée, il vit tout le temps avec des douleurs comme je vivais dans mes pires moments à la sortie de l’hôpital. J’ai voulu savoir si vraiment le yoga lui faisait quelque chose. Je crois qu’il faut retenir ce qu’il m’a répondu : « le yoga m’aide à accepter ma maladie et à ne plus la combattre ».
Pour moi, c’est la clé. Quand on n’est plus dans la colère ou les émotions négatives, le corps réagit différem­ment et le yoga est cet outil qui permet de passer d’un état de guerre à un état de paix.

Pour trouver un cours de yoga
Association française de yoga Iyengar :
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Institut Eva Ruchpaul : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

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